Deux raisons peuvent vous amener à vouloir faire tourner Movable Type en local. La première est le développement d’un site, plus souple et plus rapide que sur un serveur distant. La seconde est d’utiliser le CMS à des fins strictement personnelles, comme la gestion d’une base de connaissances par exemple.
MAMP (Macintosh, Apache, Mysql, PHP) est un environnement serveur complet permettant le développement Web en local. Son installation a l’avantage d’être d’une grande simplicité et de ne pas interférer avec OS X (il laisse votre système intact).
Téléchargez MAMP. Glissez le dossier MAMP dans “Applications”. Double-cliquez sur l’icône de l’application. Et voilà… c’est déjà installé !

Sur la page d’accueil de MAMP (http://localhost:8888/MAMP/), cliquez sur SQLiteManager.
> Lire la suite de “Movable Type en local sous OS X”…
02-08-2008 | lien permanent | commentaires (25) | trackback (0)
[Ceci est un billet de Nicolas Vanbremeersch.]
Merci à Laurent d’accepter ma demande de publier chez lui un billet qui ravira les amateurs du genre : la narration du consommateur perdu dans l’enfer du service client d’Orange.
—
Je suis, outre un ex-blogueur, un “entrepreneur”, qui a besoin, en situation de mobilité (en déplacement chez des clients en province, quand je prolonge un week-end, quand je suis en réunion chez un client, quand je suis en séminaire professionnel toute la journée, quand je suis en semi-vacances) d’un accès à internet pratique et efficace. Bref, je suis le client type, cœur de cible des offres 3G des opérateurs mobiles. La PME, coco, y’a que ça de vrai pour faire de la masse.
La 3G, c’est le Graal. L’avenir. En tout cas le présent. Comme l’explique mon histoire.
Il y a un an, donc, je passe en agence France Telecom Orange, et je souscris une offre 3G Orange. Le commercial est un peu survendeur, je pense, puisqu’il me parle d’illimité, et de compatibilité de cette carte PCMCIA dont il me vante les mérites, avec Windows Vista. À l’époque, un peu dans l’urgence, je ne fais pas tellement attention à ces fariboles, que j’écoute, un peu crédule, sous le charme de la promesse vantée par tant de publicités du “haut débit mobile”.
Je me connecte, je peux regarder des vidéos de tecktonik sur YouTube dans le TER breton, envoyer les slides de la dernière présentation à mes collaborateurs depuis mon hôtel, et même livebloguer en direct lors de divers événements (sans compter la joie de pouvoir, bêtement, échanger des e-mails avec ses collaborateurs). Tout va bien : j’étais à l’époque sous Windows XP, et ça me semblait tourner pas trop mal, pour des usages occasionnels.
Je migre ensuite sous Windows Vista. Erreur, je sais. Je m’en mords encore les doigts tous les jours. Mais enfin, que voulez-vous, quand on a besoin d’un nouveau PC, fin 2007, et qu’on n’est pas un hypertechnicien, il est difficile de faire autrement (sauf à passer sous Mac, mais j’utilise trop d’applications dédiées aux PC, bref, c’est un autre sujet).
Évidemment, ma carte PCMCIA ne fonctionne plus. Et Orange n’a pas, à l’époque, de matériel adéquat. Soit. Pendant quelques semaines, j’utiliserai un deuxième PC pour la mobilité en sus de mon nouveau. Follement pratique !
Orange sort ensuite, enfin, une clé USB 3G+, pour ces drôles de personnes utilisant des ordinateurs modernes (enfin, sous Vista) et souhaitant se connecter en mobilité (ça paraît bizarre, non, de vouloir avoir le dernier VAIO et, en même temps, une carte 3G ?). J’appelle le service client d’Orange, en mars, pour en bénéficier. Je passe par divers filtres, au 3970, pour tomber sur quelqu’un, de je ne sais quel service (commande à distance, je crois), qui me propose une clé USB en remplacement de ma carte PCMCIA. Je lui fais part du fait que je ne souhaite pas me réengager, puisque le matériel que j’avais commandé était inutilisable et m’avait été vendu comme compatible. Il m’envoie une clé pour 1 € et m’assure qu’évidemment, cela ne m’engage à rien. Je la reçois quelques jours après.
Ainsi qu’un courrier qui mentionne que je suis réengagé pour douze mois avec Orange.
> Lire la suite de “Souffrir avec Orange 3G”…
30-07-2008 | lien permanent | commentaires (42)
J’ai toujours été fasciné par l’art du discours politique, par les grands orateurs. En écoutant l’intervention de Barack Obama hier à Berlin, je suis une nouvelle fois [...]
25-07-2008 | lien permanent | commentaires (61) | trackback (0)
La révolution domestique à venir, c’est la fin de l’éclairage à incandescence. Victime de l’évolution technologique, alliée à la nécessité d’économiser l’énergie, la vieille ampoule est condamnée. [...]
08-07-2008 | lien permanent | commentaires (63)
Il s’est fait un peu attendre, le voilà enfin… J’ai obtenu mon visa de résident permanent au Canada ! Champagne ! [...]
18-06-2008 | lien permanent | commentaires (95)
Le gouvernement français a lancé une initiative qui mérite toute l’attention des professionnels de l’Internet et du logiciel, Les Assises du Numérique. “Ces Assises seront un [...]
30-05-2008 | lien permanent | commentaires (12)
Comment différencier facilement un blogue de qualité d’un blogue sans intérêt ? Voici un organigramme qui vous aidera à rapidement séparer le bon grain de l’ivraie : Librement inspiré [...]
21-05-2008 | lien permanent | commentaires (131) | trackback (1)
Je n’aime pas les “chaînes”, mais j’aime encore moins celles dont je me sens exclu. Je l’ai découverte d’abord chez Martine, puis chez un grand nombre de [...]
24-04-2008 | lien permanent | commentaires (25)
Actus et opinions (59) | Autres sujets (20) | Best Of (20) | Blogosphère (29) | Internet (7) | Invités (2) | Lectures (8) | Marc (18) | Movable Type (19) | Notes du carnet (19) | Québec (13) | Standards du Web (8) | Tests produits (1) | Vie privée (19) | Étude du blogue (14) |

Donc, c’est Kim, 23 ans. C’est mieux qu’un XXX anonyme.
[Photographie Guy Verville.]
lien permanent | commentaires (0)
Cela dépend de ce que trouvent les avocats des stars sur leur bureau le lundi. Chaque début de semaine, la douzaine de plaideurs parisiens spécialisés dans le genre décortique la presse people, et propose des procès à sa clientèle.
En cas d’info importante, les avocats obtiennent leurs exemplaires dès la veille au soir, grâce à des complicités dans les réseaux de distribution. Maître Emmanuel Pierrat, qui défend des personnalités comme Mazarine Pingeot ou Chantal Goya, et l’ex-couple Ferrari-Hugues jusqu’à son divorce, reconnaît que ses confrères et lui ont une sorte de grille tarifaire en fonction de l’information publiée :
« On regarde ce qu’il y a dans l’article, sa superficie, la taille des photos, le degré de notoriété des intéressés et leur complaisance avec la presse people. »
Cette « complaisance » désigne le « droit au caprice » que s’arrogent certains people : une interview autorisée dans Paris Match, et un procès à Voici qui évoque le même sujet. Ensuite, qu’on aperçoive une poitrine dénudée ou seulement un bout d’épaule peut faire varier la somme demandée d’un zéro.
[Rue89, Augustin Scalbert : “Les people en maillot pendant l’été, à la barre à la rentrée”.]
lien permanent | commentaires (1)

Calligraphie lumineuse de Julien Breton, “Le Savoir” - Photographie Guillaume J. Plisson (rien à voir avec le Guillaume, fils de Philip…).
Enfant du “graff” et de Massoudy, Julien Breton, calligraphe à Nantes.
SVM Mac : “Guillaume J. Plisson, Il écrit avec la lumière…”
Flickr G.J.Plisson’s photostream. Hassan Massoudy, “Le Rêve”.
[Via MeFi.]
lien permanent | commentaires (3)
“If the casserole is missionary style, foodporn takes its devotees into the foodie kama sutra.”
lien permanent | commentaires (1)
6. Good blogs are weird. Blogs make fart noises and occasionally vex readers with the degree to which the blogger’s obsession will inevitably diverge from the reader’s. If this isn’t happening every few weeks, the blogger is either bored, half-assing, or taking new medication.
[Merlin Mann : “What Makes for a Good Blog?”]
lien permanent | commentaires (3)
La double, je connais ! Non, je n’ai pas eu le bonheur de m’y essayer (Dieu sait cependant que je peux être un garçon ouvert)… mais, grâce à Internet, j’ai pu avoir accès à pas mal de photographies et vidéogrammes documentant la pratique. (Ma conclusion étant un risque traumatique avéré pour les vertèbres lombaires de certains participants.)
Mais, la triple ? Est-ce un mythe ? Quelle acrobatie digne du Cirque du Soleil permet un tel exploit, quel savant emboîtement des corps participe-t-il à telle prouesse ?
Ami lecteur, si tu as de la documentation illustrée sur le sujet prouvant la réalité la chose, merci de partager. Nous aurons ainsi l’occasion de créer un nouvel article sur Wikipedia en vue de l’édification des masses. Merci par avance de votre effort collaboratif.
[Ce billet est la conséquence d’un recentrage éditorial exigé par certains mes lecteurs historiques.]
lien permanent | commentaires (42)
Après les déboires de Nicolas Vanbremeersch, une nouvelle histoire d’horreur avec Orange.
À l’heure qu’il est, j’attends le bon vouloir d’Orange. Je dois être recontacté… Ma ligne a toutefois été rétablie. Un grand feuilleton commence, n’hésitez pas à faire tourner l’info, vu la quantité d’iPhone 3G vendue avant les vacances, je ne dois pas être le seul et visiblement, Orange dépasse les bornes en piégeant littéralement les clients. Je tape ce soir même une lettre recommandée au service consommateur, j’écris à la revue 50 millions de consommateurs, je fais passer l’info à mon carnet d’adresses, à divers médias et autres blogs influents histoire de partager mon bonheur orange. Affaire à suivre…
lien permanent | commentaires (6)
J’interroge un général bordure, dépenaillé et puant l’alcool : pourquoi livrer cette guerre absurde à des innocents, pourquoi livrer une guerre contre le monde libre ? Il ne comprend pas. Il me montre des photos d’armes dont il souligne lourdement l’origine santhéodorienne. Il avoue alors :
« Nous avons convoqué, à Szohôd [capitale de la Bordurie, ndlr], le ministre des Affaires étrangères d’Alcazar. Et il lui a été dit que, s’il continuait à fournir les Syldaves, nous continuerions, nous, de livrer le général Tapioca. »
On me confie des blessés, une vieille femme et une femme enceinte. Victimes pathétiques et tragiques, visages pâlis et yeux immenses. Et ce fameux regard. Tout cela me rappelle cruellement la Bosnie. Et me ramène douloureusement à mon impuissance. A notre impuissance à tous, devrais-je écrire mais je porte cette mission à accomplir. Cette mission qui alourdit les épaules du juste que l’on nomme témoin. Je suis ce témoin. Je suis ici, dans cette guerre pour porter leur parole. Tout cela me semble lourd.
[Rue89, “Bernard-Henri Levy” : “Choses vues dans la Syldavie en guerre”.]
lien permanent | commentaires (2)
Delphine Dumont est une baroudeuse, le genre de fille qui écrase une mygale d’un coup de talon sans aucun frémissement. Prête à toutes les expériences extrêmes qui nourrissent sa vie aventureuse, elle n’hésite pas une seconde quand il s’agit d’affronter… les productions de TF1.
On voit donc des gens, plutôt bien faits physiquement, en maillot de bain ou tenue light, qui se frôlent à longueur de temps tout en tenant des conversations où il n’est question que de “gérer son moi intérieur”, “accepter l’autre dans son identité”, “dépasser ses angoisses primaires”, “reconnaître sa valeur personnelle en tant qu’individu”, etc… Si vous aimez la psychologie façon test de Femme Actuelle, vous allez adorer ! Si vous aimez étudier l’anatomie façon Newlook, vous allez adorer aussi !
[Delphine Dumont : “J’ai regardé L’Île de la Tentation et j’ai survécu”.]
lien permanent | commentaires (2)
Je suis en train de tester le tableur d’Apple “Numbers” que je trouve très plaisant à l’usage… Je vais en avoir besoin pour établir ma “packing list” destinée aux douanes canadiennes.
À titre d’exercice, j’ai réalisé mon premier graphique.

[Les chiffres de 2003 sont probablement surévalués (recensement du gouvernement indépendantiste). La population de l’Abkhazie seraient passée de 525 061 habitants en 1989 à moins de 180 000 aujourd’hui, dont 90 000 Abkhazes. Avant les guerres, les Abkhazes représentaient 17.8% de la population (1989), pour moitié de religion musulmane.]
Libération/AFP : “L’Abkhazie va demander à Moscou de reconnaître son indépendance”.
lien permanent | commentaires (2)
Monsieur,
Poursuivi par les révolutionnaires, M. le vicomte de ***, M. le comte de ***, M. le marquis de *** (on avait soin de choisir le nom d’une personnalité connue et récemment proscrite), au service duquel j’étais en qualité de valet de chambre, prit le parti de se dérober par la fuite à la rage de ses ennemis ; nous nous sauvâmes, mais suivis pour ainsi dire à la piste, nous allions être arrêtés lorsque arrivâmes à peu de distance de votre ville ; nous fûmes forcés d’abandonner notre voiture, nos malles, enfin tout notre bagage ; nous pûmes cependant sauver un petit coffre contenant les bijoux de Madame, et 30 000 francs en or ; mais, dans la crainte d’être arrêtés nantis de ces objets, nous nous rendîmes dans un lieu écarté et non loin de celui où nous avions été forcés de nous arrêter ; après en avoir levé le plan, nous enfouîmes notre trésor, puis ensuite nous nous déguisâmes, nous entrâmes dans votre ville et allâmes loger à l’hôtel de ***.
Nous nous informâmes en soupant d’une personne à laquelle on pût, au besoin, confier des sommes un peu fortes ; nous voulions charger cette personne de déterrer notre argent, et de nous l’envoyer par petites parties au fur et à mesure de nos besoins, mais la destinée en ordonna autrement.
Vous connaissez sans doute les circonstances qui accompagnèrent l’arrestation de mon vertueux maître, ainsi que sa triste fin. Plus heureux que lui, il me fût possible de gagner l’Allemagne, mais bientôt assailli par la plus affreuse misère, je me déterminai à rentrer en France. Je fus arrêté et conduit à Paris ; trouvé nanti d’un faux passeport, je fus condamné à la peine des fers, et maintenant, à la suite d’une longue et cruelle maladie, je suis à l’infirmerie de Bicêtre. J’avais eu, avant de rentrer en France, la précaution de cacher le plan en question dans la doublure d’une malle qui, heureusement, est encore en ma possession. Dans la position cruelle où je me trouve, je crois pouvoir, sans mériter le moindre blâme, me servir d’une partie de la somme enfouie près de votre ville. Parmi plusieurs noms que nous avions recueillis, mon maître et moi, à l’hôtel, je choisis le vôtre. Je n’ai pas l’honneur de vous connaître personnellement, mais la réputation de probité et de bonté dont vous jouissez dans votre ville, m’est un sûr garant que vous voudrez bien vous acquitter de la mission dont je désire vous charger, et que vous vous montrerez digne de la confiance d’un pauvre prisonnier qui n’espère qu’en Dieu et en vous.
Veuillez, Monsieur, me faire savoir si vous acceptez ma proposition. Si j’étais assez heureux pour qu’elle vous convînt, je trouverais les moyens de vous faire parvenir le plan, de sorte qu’il ne vous resterait plus qu’à déterrer la cassette ; vous garderiez le contenu entre vos mains ; seulement vous me feriez tenir ce qui me serait nécessaire pour alléger ma malheureuse position.
Je suis, etc.P.S. Il n’est pas nécessaire de vous dire qu’une affaire semblable à celle que je vous propose doit être faite avec la plus grande discrétion ; ainsi, dans votre réponse, qui devra passer par le greffe de la prison avant de m’être remise, bornez-vous, seulement à me répondre, oui, ou non.
[Type de “lettre de Jerusalem”, en vogue entre 1789 et l’an VI de la République, citée par Eugène François Vidocq, ex-chef de la police de sûreté, dans “Les voleurs, physiologie de leurs mœurs et de leur langage. Ouvrage qui dévoile les ruses de tous les fripons, et destiné à devenir le Vade Mecum de tous les honnêtes gens.” Chez l’auteur, 20, rue du Pont Louis-Philippe et chez tous les libraires marchands de nouveautés. 1837. Réf. Google Books.]
Les Nigériens n’ont rien inventé…
LangueFrançaise.net : “Des lettres de Jérusalem au scam africain”.
Wikipedia Fr : “Lettre de Jérusalem”.
lien permanent | commentaires (7)
Trouvé chez le Padawan :
« On a de la chance cette année, l’été est tombé un week-end. »
lien permanent | commentaires (5)
Sa moquette sent la gerbe et sa poubelle sent le sperme.
Juste pour vous prévenir au cas où vous seriez invités…
lien permanent | commentaires (4)
J’ai eu le bonheur de photographier XXX, jeudi dernier. 23 ans, ce bel homme s’est fait happer par le virus HIV, il y a trois ans. Bien qu’il soit en très bonne forme, son jeune corps possédant tous les outils pour combattre l’intrus, XXX a tout de même appris qu’on ne peut pas résister longtemps à une autre maladie humaine: l’hypocrisie. Du jour au lendemain, il perdit tous ses amis par le seul fait d’avoir maintenant en lui le virus. On apprend certes à vivre avec une maladie chronique, mais je crois qu’on aura toujours du mal à se prémunir face à la méchanceté ou à l’ignorance humaine.
Reçu par courriel aujourd’hui. Que dire de plus ?
Les mentalités n’ont pas évolué, j’ai tendance à penser qu’elles ont régressé. Merde, baiser SSR avec un séropo qui se soigne, il faut savoir qu’il est bien plus dangereux de prendre son vélo. Rien à voir avec il y a 14 ans et des charges virales dont nous n’avons plus idée aujourd’hui (bien avant les tri-thérapies, il n’y avait alors que l’AZT). Pratiquant le SSR à l’époque, mais sans plus, je suis encore séronég aujourd’hui. (J’ai mis au moins dix ans à digérer ça, séro-, la honte, la trahison, je ne sais pas si vous pouvez comprendre ça sans l’expérience du moment.)
Des mecs pestiférés alors que le risque est nul si l’on se comporte en adultes responsables ? Des beaux jeunes gars comme XXX qui ne peuvent inspirer que l’amour et la tendresse ? Qui ont leur vie devant eux malgré la présence cachée de la saloperie ? Pire, perdre l’amitié alors qu’il n’y a pas d’enjeu sexuel ? Vraiment, je ne comprends pas. Il y a 20 ou 15 ans, je veux bien, et encore. J’ai connu cette époque… Mais, aujourd’hui ?
J’ai le sentiment que nous sommes, communautairement parlant, pas à la hauteur. La nature humaine n’est pas altruiste, c’est mon expérience de la vie. Oh, bien sûr, il y a de formidables exceptions (et j’ai l’infinie chance d’en compter parmi mes amis), mais l’égoïsme et la lâcheté sont les qualités les plus communément partagées. D’autant plus quand elles sont alimentées de peurs irrationnelles. La peur, le moteur invariable de toutes nos horreurs.
J’en ai retenu l’amère leçon, le jour où j’en avais besoin, nombre de mes “amis” se sont évaporés. Ceux qui sont restés pour m’accompagner se comptaient sur les doigts d’une main. Sacré écrémage… Lâches, enfants d’une société qui perd pied et qui valorise le dérisoire après avoir tué dieu, d’une société où la mort ne fait plus partie de la vie, où elle est considérée comme obscène, mais, je m’égare dans le ressentiment personnel… Les plaies sont toujours vives.
Si vous devez choisir, prenez plutôt un séro+, ils ont souvent plus de choses dans le crâne, plus à offrir du fait de leur expérience de la vie. Un supplément d’humanité. Pas tous bien sûr, il y a de vrais sales cons (et c’est un virus sans thérapie aucune), mais beaucoup. Tout dépend de votre choix de vie. Et comme dans une fameuse publicité de rillettes, de valeurs. Placer l’homme avant tout, ça, c’est une vraie valeur.
Lutter contre la “sérophobie” n’est pas un vain combat.
lien permanent | commentaires (10)
Glop.