Journal de bord

vendredi 27 juin 2003

À quai

Petite navigation dans des conditions bien calmes (vents de force 1 à 3) à part un bref coup de vent de NW force 6 le dimanche 22 juin et quelques grains orageux.

Mouillage à St Peter sur l’île Guernesey, histoire de boire quelques bières. Arrivée hier au Havre, quai du Cameroun.

1. Le 27 juin 2003,
Killermart

Alors ca te prend combien de temps faire ce trajet en bateau?

2. Le 27 juin 2003,
Martine

C’est que tu nous as manqué!

3. Le 27 juin 2003,
merriadoc

T’es passé à la télé dans l’émission ’C’est pas Sorcier’ sur le Belem, retransmise la semaine dernière. Marrant, non ?

4. Le 27 juin 2003,
Laurent

Je suis passé à la télé ?

5. Le 28 juin 2003,
merradoc

Oui ! Bon, c’était court, on t’a vu en train de tirer sur un cordage avec un ou deux autres types… A partir du moment où j’ai vu que l’émission portait sur le Belem, j’ai fait attention :-)

6. Le 29 juin 2003,
karl

arrivé en plus dans la plus belle région du monde la normandie

Bon retour dans ce monde de brut

Blah ? Touitter !

Star

Merriadoc m’indique que je suis récemment passé à la télé dans l’émission “C’est pas sorcier”… Dieu merci, j’ai raté cela, car j’ai horreur de me voir dans un film (mes prestations sont généralement assez navrantes et je ne supporte pas de voir ma tête sur un écran). Pour continuer dans la micro-gloire médiatique, les auditeurs de France Inter auront le plaisir de m’entendre au courant du mois de juillet.

1. Le 28 juin 2003,
Iok

Une vach’ment bonne émission en tout cas “C’est pas sorcier” - on peux t’avoir en photo dédicacée entre Fred et Jamie ?

Blah ? Touitter !

Retour à la civilisation

C’est bien difficile de réintégrer la blogosphère, et la société en général, après quelques jours en mer, loin de tout. D’autant plus, qu’à son retour, on observe que la vie a continué et que, de plus, on ne s’est pas privé de mettre la blogosphère à feu et a sang dans des disputes qui, vues de loin, paraissent bien pitoyables et dérisoires.

Sur mon navire, en mer, je réfléchissais au microcosme constitué par l’équipage et à son intérêt sociologique. Comme cette expérience de vie communautaire est proche de ces spectacles de la télé-réalité où l’on réunit en vase clos des individus d’horizons différents… Mais la différence entre le navire en mer et la terre, c’est que l’instauration d’un modus vivendi, d’un savoir-vire maritime presque inné et peu codifié, est indispensable. C’est la conservation du navire et des vies humaines qui est en jeu. Dès l’approche des côtes, cet état de grâce s’effondre et les dissensions reviennent au galop.

Il n’y a pas meilleur lieu qu’un bateau pour juger des qualités humaines d’une personne. On s’y révèle assez vite et les masques tombent rapidement. C’est aussi une grande école de tolérance et d’humanité.

Alors, le retour à terre, c’est toujours difficile, et le retour dans ce microcosme dérisoire de la blogosphère l’est encore plus.

1. Le 28 juin 2003,
Martine

Dérisoire, dérisoire! T’es toujours aussi grognon mais c’est agréable de te lire à nouveau.

Blah ? Touitter !