Journal de bord

vendredi 24 janvier 2014

Cathophonie

[…] Je vais passer délicatement, sans trop m’énerver, sur le « droit d’expression ». Les cathos ont battu le pavé pendant des semaines en acceptant toutes les franges les plus répugnantes de leurs extrémistes voire des chemises bien bronzées, tenant des propos appelant parfois à l’insurrection violente. Alors la seule chose que j’ai vraiment envie de répondre sur ce point précis, oui je l’avoue, cela va les conforter dans leur croyance qu’on les muselle, c’est « ta gueule, connard ». C’est certes grossier, mais cela a au moins le mérite de représenter très exactement ma pensée, et surtout ça défoule c’est très agréable.

Quant à leur opinion rejetée, oui. Elle est rejetée. Écoutée, même entendue, mais rejetée et bien rejetée. L’église catholique a rejeté pendant 2000 ans toute opinion déviant de la sienne jusqu’à brûler des gens en place publique et continue encore aujourd’hui au 21e siècle à nous les brouter menu-menu. Ils ne sont pas tous seuls. Cela fait entre 1300 et 2000 ans que les religions monothéistes nous pompent l’air avec des dogmes sociétaux hérités de l’Antiquité, alors merde. Il est temps de faire avancer la société, avec ou sans eux. Qu’ils restent donc confits dans leur esprit rétrograde.

Glazblog : “Mais zut à la fin…”.

Le problème, c’est que les cathos connards sont plus bruyants que les autres (ça vaut pour les autres religions). Ils existent quelques cathos moins cons que leurs congénères (si, si, j’en connais), mais ils sont inaudibles. Et moins ils sont cons, plus ils se demandent ce qu’ils font dans l’église catholique.

1. Le 25 janvier 2014,
M. LeChieur

Oué, la vieille antienne : “y en a des bien”.

Sauf que non. Le catholicisme est une formation politique qui n’a jamais renoncé à retrouver les privilèges dont elle jouissait en Occident (et ailleurs) : conquérir et gouverner, en imposant à l’humanité toute entière sa morale moisie et sa façon de vivre mortifère. Le concept même de liberté le défrise, comme il l’a toujours défrisé. C’est pour cela que la laïcité est une farce : nous autres, gentils athées qui nous battions pour qu’ils aient le droit de penser ce qu’ils voulaient, étions les moutons qui se battent pour faire une place au loup dans la bergerie. Ils nous l’ont bien montré au cours des 18 derniers mois.

Adhérer au clergé catholique et le soutenir, c’est faire sienne cette entreprise de destruction des libertés. Alors s’il “y en a des bien”, qu’ils se retirent de cette organisation délétère ou qu’ils ouvrent massivement leur gueule. D’ici là, qu’il me soit permis de les considérer complices de leurs curés toxiques.

2. Le 27 janvier 2014,
Anonyme

Le catholicisme est une formation politique

Non, le catholicisme est une foi. Oui, la CEF (conférence des évêques de France) est une formation politico-lobbyiste qui cherche à influencer le gouvernement.

Adhérer au clergé catholique et le soutenir

Non, on est catholique et on peut regretter les choix politiques de la CEF mais on ne quitte le catholicisme que si on n’a plus la foi.

Lors du baptême de mon fils (le 15 août 2012 pour ceux qui se souviennent), j’ai bien cassé les pieds au curé qui a un peu essayé de répondre mais je sentais bien qu’il n’était pas à l’aise avec les choix de ses évêques.

3. Le 27 janvier 2014,
Anne Onyme

Je rajoute que je lui avais dit : c’est parce que je suis catholique que je soutiens le mariage pour tous.

Blah ? Touitter !

BuzzFeed’s model

[…] Which brings us to the problems.

The audiences that Di Petta and Cameron have built are created with the work of photographers who they don’t pay or even credit. They don’t provide sources for the photographs or the captions that accompany them. Sometimes they get stuff wrong and/or post copyrighted photographs. 

They are playing by rules that “old media” and most new media do not. To one way of thinking, they are cheating at the media game, and that’s why they’re winning. (Which they are.)

I interviewed Di Petta on Skype and got him to walk me through the details of building this little empire of Twitter accounts. As he openly talked through how he and Cameron had built the accounts, I asked him how he felt about criticism that they didn’t source or pay for images. 

“The majority of the images are public domain haha,” he responded.

So I said, great, let’s look through the last five together. And not all of them were in the public domain. So, I said, “How do you think about the use of these images?”

“Photographers are welcome to file a complaint with Twitter, as long as they provide proof. Twitter contacts me and I’d be happy to remove it,” he said. “I’m sure the majority of photographers would be glad to have their work seen by the massives.”

I pressed him on this point. Shouldn’t the onus be on him and Cameron to get those rights from the photographers they assume would be grateful?

“It would not be practical,” he said. “The majority of the photographers are deceased. Or hard to find who took the images.”

Then he said, “Look at Buzzfeed. Their business model is more or less using copyright images.”

I said most people in the media don’t appreciate Buzzfeed’s interpretation of the fair use exemption from copyright law. “The photographers I know would want me to ask you if you see anything wrong with profiting from their work?” I asked him.

“That’s an interesting point,” Di Petta responded. “I feel like we’re monetizing our traffic, but they would see it as we’re monetizing their images.”

“They would say, ‘Without our images, you have no traffic,’” I said.

“They do have a point,” he conceded. “But whether we use images X or Y, there will be traffic to the site. But I can see their point of view.”

In this logic, Di Petta echoes the logic of all social media […]

The Atlantic, Alexis C. Madrigal : “The 2 Teenagers Who Run the Wildly Popular Twitter Feed @HistoryInPics”.