La tradition du pays veut aussi que pendant la période du Carnaval une messe soit célébrée à laquelle assistent tous les participants officiels et pendant laquelle le Prince Carnaval lit un texte aux fidèles. Avant cette célébration, le curé de la paroisse, l’abbé Luc Buyens, très inquiet du respect du droit canon, a appelé le Prince Carnaval pour lui signaler qu’en raison de son style de vie homosexuel ouvertement revendiqué il ne pouvait s’approcher de la Sainte Table pour y communier. Le curé, pris entre le fer (l’enfer?) du droit canon et l’enclume de la tradition, a ajouté qu’il lui donnerait simplement une bénédiction (une petite croix tracée sur le front) lorsqu’il s’approcherait de la Sainte Table le premier, comme c’est aussi l’usage. Le Prince élu protesta pendant une demi-heure au bout du fil, mais le prêtre refusa de revenir sur sa décision.
[…] Et l’affaire a effectivement fait grand bruit tant dans la presse néerlandaise que dans les milieux associatifs LGBT hollandais. L’évêché a dû intervenir pour rappeler les positions de l’Église catholique: les homosexuels sont les bienvenus dans l’Église et sont admis à la communion seulement s’ils sont repentants et ne pratiquent pas d’actes homosexuels; l’Église catholique ne juge pas les personnes homosexuelles, qu’elle respecte, mais les actes. Divorcés et homosexuels sont accueillis mais invités à s’abstenir de participer à la communion.
Gay Kosmopol, Luc Lebelge : “Feuilleton catholique aux Pays-Bas: le refus d’eucharistie à un gay se transforme en bombe arc-en-ciel”, via Yagg.

Tous les cathos ne sont pas des gros cons. Mais les plus tonitruants sur le Web en sont de vrais.
Donc, du côté des gros cons :
Dimanche 14 février à 14 h, des extrémistes homosexuels ont prévu de se rassembler juste devant Notre-Dame de Paris pour… s’embrasser sur la bouche durant 5 minutes.
Un lieu choisi au hasard ? Non, comme l’admet Arthur Vauthier, l’organisateur : « C’est une façon d’interpeller l’Église, de questionner la religion sur la question de l’amour et du mariage entre gays et entre lesbiennes ».
L’Église n’approuve pas les relations homosexuelles (qu’elle juge « désordonnées » et contraires au plan de Dieu pour l’homme) mais respecte et accueille toutes les personnes quel que soit leur comportement. Autant dire que ce « kiss in » contre l’homophobie devant la cathédrale de Paris est particulièrement malvenu.
Étrangement, les extrémistes de la cause homosexuelle ne se rassemblent pas devant la Grande mosquée de Paris. Or, c’est en pays musulmans (où s’applique la Charia) que sont exécutés des homosexuels !
En réalité, les initiateurs de ce rassemblement savent qu’ils ne risquent rien en se moquant des catholiques. On lit d’ailleurs dans Têtu qu’Arthur Vauthier « ne craint pas les réactions hostiles ».
10 mois et demi après les échauffourées provoquées par la distribution de préservatifs du PCF et des Verts sur le parvis Jean-Paul II suivie du “die in” d’Act-Up, ce rassemblement sonne comme une provocation. La provocation de trop.
Il nous fallait déjà supporter le harcèlement continuel des lobbies homos pour singer le mariage, s’en prendre à nos enfants dans les écoles (cf. l’affaire du Baiser de la lune) ou réduire notre liberté d’expression.
Ne laissons pas certains groupuscules prendre la mauvaise habitude de venir nous insulter devant nos églises. Ils seraient tentés de le faire ensuite dedans comme l’a déjà fait Act up.
Rendez-vous dimanche à Notre-Dame pour la messe de 12h45, de façon spontanée ou avec une association, pour répondre avec fermeté et courtoisie aux provocateurs !
Chrétienté.info : “Défendons Notre-Dame”.
On ne risque donc rien en se moquant des catholiques ? Heureux de l’apprendre. Et bien, nous n’allons pas nous priver…
Côté blogueur-catho-versaillais-UMP, dont la consanguinité n’a pas trop endommagé le capital de neurones, on est cependant beaucoup plus nuancé (évitez toutefois la lecture des commentaires qui peuvent être malodorants).
Bref, à supposer que l’on ressente autre chose que de l’indifférence polie envers l’agitation de dimanche prochain, que l’on veuille véritablement protester contre cette initiative, le mieux est encore l’ignorance, l’absence de réaction. En tout cas, n’y allez pas en pensant défendre l’Église.
Question choix de lieu, j’aurai plutôt pris le Sacré-Cœur… Rien que pour la vue.
Ah, mais… ? Que vois-je ? Ces pédés n’ont pas de couilles, et se replient sur Saint-Michel… C’est pourtant bandant de se bastonner avec du petit FAF !
Deux solutions s’offraient alors à nous : nous obstiner — la sécurité des participants aurait été mise en péril — ou annuler l’événement, cédant de ce fait à la peur face aux menaces de violence. Mais ces catholiques « traditionalistes », s’ils peuvent faire reculer le gouvernement en matière de lutte contre la discrimination à l’école en demandant l’interdiction du court-métrage « Le Baiser de la lune », pourront-ils dire également : « nous avons empêché les homosexuels de s’embrasser dans les lieux publics » ? Cela est inacceptable.
Nous choisissons donc une troisième voie, et appelons tous les participants à se replier sur un autre lieu, voisin du premier : la place Saint-Michel. Ainsi, nous serons en vue de la cathédrale, sans donner à nos détracteurs l’opportunité de nous taxer de provocateurs.
Et lorsque je lis :
Le kiss-in du 14 février à Paris était initialement prévu sur le parvis de Notre-Dame (qui est, puisqu’il faut le préciser, un lieu PUBLIC), et n’avait pas pour vocation d’agresser, ni même de provoquer l’Église et les catholiques.
… Je me dis que les organisateurs de ce “kiss-in” sont non seulement des pleutres, mais aussi des cons. (Ce qui nous fait dire que la connerie n’est pas un monopole catholique, les gays ont aussi le droit d’être idiots.)
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