
It seems a bit strange to me that the media carefully warn about and label any content that involves sex, violence or strong language — but there’s no similar labelling system for, say, sloppy journalism and other questionable content.
I figured it was time to fix that, so I made some stickers. I’ve been putting them on copies of the free papers that I find on the London Underground. You might want to as well.
Tom Scott: “Journalism Warning Labels”.

Il n’empêche que cette niche fiscale laisse un sale goût dans la bouche des journalistes. Tout le monde comprend bien l’injustice de la mesure et le souci éthique qui se pose. Dans ce débat, les journalistes sont juge et partie puisqu’ils ont le pouvoir de mobiliser ou non l’opinion publique. Ce n’est pas plus glorieux que les parlementaires qui votent eux-même leur rémunération.
Slate.fr, Vincent Glad : “Pourquoi les journalistes payent moins d'impôt”.
Quebec’s Culture Minister, Christine St-Pierre, announced this week that she is pushing forward with a plan to create “a new model of regulation of Quebec media.” Public consultations on the project will be held across Quebec this fall.
Key to the plan would be legislation establishing the “status of professional journalist” in order to distinguish those committed to “serving the public interest” from “amateur bloggers.” It is proposed that state-recognized professional journalists would enjoy unspecified “advantages or privileges” not available to the great unwashed.
La Presse reported that one of the privileges Ms. St-Pierre has in mind is “better access to government sources.” A consultation document published Monday asks: “Should the status of professional journalist be accompanied by privileges for the journalists as well as the companies that hire them? If yes, which [privileges]?”
The government says it does not want to prevent anyone from practicing journalism. But it would create a separate class of journalists, who in exchange for their new privileges would have to respect certain criteria, yet to be defined. The new status would not be awarded directly by the state but by organizations representing journalists.
National Post, Graeme Hamilton: “Quebec seeks special status for select journalists”.
Je tiens à vous faire part de mon profond désaccord avec le traitement réservé à Mitterrand dans le Monde. Cet article immonde, à charge, digne d’un brûlot d’extrême droite est une honte qui n’aurait jamais dû être publiée. Il rappelle le temps de Plenel/Gattegno et de la “chambre du président’”. Je le prends en outre comme un acte anti-Bergé pour marquer l’indépendance du journal vis-à-vis d’un actionnaire.
Je regrette de m’être embarqué dans cette aventure. Payer sans avoir de pouvoirs est une drôle de formule à laquelle j’aurais du réfléchir ! Je considère que contrairement à ce que j’ai VOULU et à ce qu’ils prétendent, les journalistes du Monde ne sont pas libres mais prisonniers de leurs idéologies, de leurs règlements de compte, et de leur mauvaise foi.
Tout cela est très grave.
Attentivement.
Pierre.
Le drame du Japon, ce n’est pas l’exposition aux radiations, c’est l’exposition au mauvais journalisme, aux informations approximatives et bidonnées, aux conneries sensationnalistes. Ca n’est pas anodin. À cause de ça, des familles s’inquiètent inutilement, des entreprises se retirent du Japon sans raison. À cause de ça, partout dans le monde, des gens font des stocks de bouffe et assiègent les pharmacies pour avoir des pilules d’iode. À cause de ça, au lieu d’avoir un débat intelligent sur le nucléaire, on va avoir des hystériques jouant à « c’est à bâbord qu’on gueule le plus fort »…
Ad Virgilium : “Nucléaire (1)”.
Voir aussi xkcd radiation chart.
So I decided to start a wiki Bad Journalism Wall of Shame and invite some of the other people who were frustrated with some of the shoddy, alarmist, and shocking wrong journalism we’ve seen since last Friday’s Tohoku quake.
I take everything I read with a grain of salt these days, and have for many years. When I read an article or see a television report that makes sensational claims, I try to fact check on my own, because I no longer trust most journalists to have done it for me. There are several major areas that journalists particularly suck at:
- Science reporting. I have a degree in fine arts, and I could write better science articles than most science writers could. Any journalist who suggested that Fukushima could be “another Chernobyl” should be made to retake his 9th grade science class and then have his journalist license revoked. Oh wait…
- Reporting on Japan. JAPAN IS SOOO WEIRD! JAPANESE PEOPLE HAVE NO EMOTION! If everything you think you know about Japan was learned from the movies Gung Ho and Mr. Baseball, then maybe you’re not qualified to write an article about Japan. Also, spending a few days, hell, even a month in Japan (probably in a hotel or furnished apartment, or otherwise isolated location) does not make you an expert on the place. Nor does interviewing someone who has lived here for a few months (or even year, if living in one of the many gaijin bubbles).
- Disaster reporting. Two and a half words: Exaggeration and fear-mongering.
A perfect lover has no memory, Andrew Woolner: “Why Bad Journalism Has Driven Me To Desperate End”.
L’idée de contrôler l’activité journalistique par du “fact-checking” sur un wiki est assez séduisante. On pourrait faire un classement des journalistes et médias les plus fiables.
Il faudra faire le bilan de ce tsunami hystérico-politico-mediatique…
News piece after news piece full of inaccuracies, misinterpretations, and just plain lies. (My favourites are the photos, shown out-of-context. For instance, showing a photo of a girl in a surgical-style mask and implying that she was wearing it due to radiation, while the reality is that we’re in allergy season here and many people wear masks to keep pollen at bay.) Ibid.
“The only exposure we’re worried about is exposure to sensationalist bullshit printed in the foreign press that is worrying our families and causing panic.”
HEZO Magazine, Sophie Knight: “This is not Chernobyl – Response to Skewed Media Coverage of Fukushima Nuclear Plant Incident”.
[Page 64] Si la création d’un statut professionnel est primordiale pour régler les ques- tions liées aux aides publiques, celui-ci pourrait aussi s’avérer fort utile pour contribuer à régler d’autres problèmes. Il permettrait notamment de faire la distinction entre les journalistes professionnels, qui respectent les règles de déontologie des entreprises de presse ou des organisations professionnelles, et les autres « journalistes » dits citoyens ou amateurs.
Un groupe de travail sur le journalisme et l’avenir de l’information au Québec a remis son rapport au ministre de la Culture et des Communications.
Et que lit-on, sous la plume du visionnaire patron du groupe Nouvel Obs ? Ça :
“En théorie, [Internet] c’est l’univers de la liberté. Dans la réalité, c’est celui des citations et rumeurs infondées. Aucune éthique, aucun contrôle, aucun moyen de démentir la fausse nouvelle. C’est pire encore que l’absence de régulation financière.” [Claude Perdriel.]
Des rumeurs infondées ? Comme celle-là, par exemple ?
krstv - low blogging : “Internet Bullshit Award 2010 : Perdriel grand favori”.
Bien sûr. Quand j’évoque les journalistes, je veux parler des généralistes qui débarquent quelque part, ne connaissent pas le contexte, et ne cherchent pas à le connaître, ce qui entraine un effet moutonnier et fabrique des emballements médiatiques comme celui auquel on a assisté à Outreau. Le chroniqueur judiciaire sait conserver ses distances, il apprend à douter mais aussi à relativiser à force d’observer tous les jours le fonctionnement de la justice, ce qui n’est pas le cas des journalistes non spécialisés qui débarquent pour un seul dossier. Ceux-là ont des avis à l’emporte-pièce sur tout, la main de Thierry Henry, l’innocence de Florence Cassez. Ils cherchent surtout la photo sur les marches du palais et ne s’intéressent à rien d’autre. L’essentiel dans ce métier, c’est le terrain, il faut y aller, et faire l’effort de le connaître et de le comprendre. Or, j’ai peur que ce soit de moins en moins le cas aujourd’hui.
La Plume d’Aliocha : “Profession : chroniqueur judiciaire”.
Un entretien riche et passionnant à lire intégralement.
[…] Il fut néanmoins proprement stupéfiant de voir, lundi en fin d’après-midi, la quasi-totalité des sites des médias les plus sérieux, reprendre sans le moindre conditionnel la thèse de la tentative de suicide, propagée par TF1. Une fois de plus, l’exemple montre comment une rumeur peut prendre corps dans un groupe humain (et le groupe humain des journalistes des dits sites n’est pas différent, finalement, de celui des braves bourgeois d’Orléans, qui crurent fermement, dans les années soixante, que les cabines d’essayage de certains magasins de prêt-à-porter de la ville amenaient directement certaines clientes à des bordels du Maghreb). […]
Ces phénomènes sont éternels. Qu’y change le Web ? À première vue, il en accélère la propagation, et… le dégonflement. Dans les années 80, la rumeur selon laquelle Isabelle Adjani aurait été atteinte du SIDA avait circulé souterrainement, des semaines durant, avant que Adjani ne vienne la tuer sur le plateau du 20 heures. S’agissant de Laura Smet, il n’aura fallu que quelques heures pour que la version officielle ne vienne concurrencer, environ à égalité, la thèse de la tentative de suicide. Au total, on peut considérer qu’on a gagné du temps.
Arrêt sur Images, Daniel Schneidermann : “Laura Smet, la rumeur acceléré”.
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