Journal de bord

samedi 25 mai 2013

Citation du jour

On devient adulte quand on accepte, et qu’on est capable, et qu’on se satisfait, d’un seul exemplaire du même plaisir. On boit UN verre de vin. On mange UN bonbon. On couche avec UN partenaire.

GQ Magazine, Maïa Mazaurette : “Résister à la nostalgie sexuelle”.

OMG, OMG, je ne deviendrai jamais adulte.

1. Le 25 mai 2013,
William

Allo, Mamie.

2. Le 25 mai 2013,
Virgile

Elle disait des trucs bien, avant, Maïa. J’ai pas compris exactement à quel moment elle est devenue si normative. C’est triste.

3. Le 25 mai 2013,
wam

pour le reste, je ne sais pas, mais pour le vin, … c’est ‘niet’. une dégustation est aussi un exercice de comparaison. et ça m’arrange.

4. Le 25 mai 2013,
JMU

Heu… C’est quoi le raisonnement derrière la première phrase ?

Tant qu’on y est, on boit UN demi-verre de vin. Ou non, plutôt UNE gorgée. C’est déjà débile (ou pour le moins, injustifié) pour les choses où la consommation se mesure en entiers, mais alors quand les fractions sont autorisées, le “1” sort de nulle part.

5. Le 26 mai 2013,
Krysalia

en gros elle dit qu’on devient adulte quand on renonce à explorer l’excès. Vu qu’être adulte est normalement un permis de la société de commencer à faire juste ça, c’est un peu con :/…

Blah ? Touitter !

Maru a 6 ans

1. Le 25 mai 2013,
flor

mais pourquoi pourquoi pourquoi m’avoir infligé ça??? pourquoi ? j’ai regardé en me disant : “doit y avoir un truc drôle à un moment”… mais… non. pourquoi ???

2. Le 26 mai 2013,
Mahabit Emboua

Je pense que ces derniers temps, ce blog sort du placard. Seul un chatophile refoulé pouvait proclamer avec autant de véhémence sa chatophobie. La gangrène aura donc gagné !

Blah ? Touitter !

La truie qui chante

Les mamans truie chantent pour leur bébés.

Campagne végétarienne aperçue dans le métro de Montréal.

Pour le dilemme exposé, les Chinois ont tranché : ils mangent les deux.

Les chats sont aussi cons que les poulets.

Cette question est effectivement intéressante : pourquoi ne pas bouffer du chat ? C’est aussi bon que le lapin.

1. Le 25 mai 2013,
Joachim

Et le chien, aussi bon que le veau.

2. Le 25 mai 2013,
Corentin

“attachante”, “Intelligents”, “liens affectifs”

Ces gens n’ont pas du voir beaucoup de poulaillers dans leur vie.

3. Le 25 mai 2013,
padawan

Je plussoie Corentin, il suffit d’avoir vu un poulailler pour savoir que la poule est l’animal le plus con de l’univers (après, peut-être, le hanneton glouton de Tron).

4. Le 25 mai 2013,
Yogi

Bah non les poules n’ont pas d’amis, on peut donc les bouffer. Et les geeks aussi alors ?

5. Le 26 mai 2013,
Zerh

Soit on se décide à tuer tout les animaux et les bouffer (on tue déjà des millions de chats errants, sans les manger, c’est des calories qui se perdent…)

Soit on décide de s’alimenter directement avec ce qui pousse dans le sol.

Mais le consensus actuel, “aimer l’un et bouffer l’autre” est complètement hypocrite et malsain.

Pour ma part j’ai déjà choisi (go vegan).

6. Le 26 mai 2013,
Krysalia

les poulets intelligents, c’est aussi con que “la mère truie chante pour ses enfants”. Elle les bouffe parfois, ses enfants :D…

Bon clairement dans l’intelligence, le porc, le chat, et le chien doivent être à peu près semblables, le poulet est en dessous de très loin.

mais l’intelligence n’est pas le problème : il n’y a rien à manger sur un chat, à peine plus que chez un lapin et encore. En revanche au niveau des relations avec l’être humain il peut apporter beaucoup. La balance penche donc plus vers “en ami” plutôt qu‘“en rôti” :D.

Le lapin, c’est 50/50… C’est bien mignon mais ça ne fait rien, ça ne tient pas de discours², ça n’échange pas, ça manque de personnalité. Alors on en a qu’on mange et d’autres qu’on regarde d’un air attendri.

Pour être attendri par un cochon adulte (et les cochonnets type babe ne manquent pas de le devenir :D), il faut quand même se lever tôt !

²toute personne me disant “le chat non plus” n’a jamais connu le mien ni certains autres, plus que convaincants dans la maitrise de la persuasion par le dialogue :D.

7. Le 27 mai 2013,
padawan

Mais le consensus actuel, “aimer l’un et bouffer l’autre” est complètement hypocrite et malsain.

Sur la seule question de l’hypocrisie, qu’on acquière un animal de compagnie ou un bout de viande j’ai un peu de mal à voir la différence. Dans les deux cas on s’accapare un animal pour son plaisir personnel.

(J’ai entendu une voix dans le fond qui crie « un chat c’est un chapa et une chaman ! » #okjesors :p)

8. Le 27 mai 2013,
Krysalia

oui, dans les deux cas il y a une subornation totale. mais peut être que dans le cas d’une adoption (contrairement à une digestion) il y a des gains aussi du côté de la bête ? le chat par exemple, supporte cette subordination mais en échange il est nourri, au chaud, et peut réclamer toutes sortes de choses comme des câlins, des grattouilles, des cartons, le droit de faire chier quand on écrit ou quand on dort etc.

en gros d’un côté l’animal ne perd pas tout, de l’autre il n’a plus rien, vie comprise. à notre profit pour les deux, ça c’est certain !

9. Le 29 mai 2013,
armel h

Mais, déjà, les affiches partent du principe que soit on aime, soit on mange. Alors que rien que ça déjà est très discutable : il y a des gens qui élèvent des poules de compagnie… et qui mangent du poulet.

On peut avoir un lapin de compagnie (même un vrai, un grand, pas un lapin nain kawai du tout), et manger du lapin.

Quant aux espèces considérées comme “de compagnie”, on peut très bien savoir que c’est culturel, que c’est différent d’un pays à l’autre (cf chats/chiens en Asie, cochons d’Inde en Amérique du Sud), et l’assumer. Il faudrait montrer en quoi le fait d’adopter certains animaux interdirait logiquement d’en manger d’autres.

Sinon, concernant les commentaires, vivent les jugements de valeurs sans appel et sans argumentation : “Dans les deux cas on s’accapare un animal pour son plaisir personnel” - genre “moi qui ai étudié profondément la question pendant des années, en vivant au contact de plusieurs personnes différentes entretenant une relation d’affection avec un animal de compagnie, et en laissant mes préjugés de côté, je peux affirmer que” ?

Ou bien ‘moi qui passait comme ça sur internet et qui aime bien avoir un avis sur tout ?

(Ou alors on pourrait répondre aussi : et alors ? Le plaisir, c’est mal ? Au nom d’un principe moral supérieur dans lequel vous croyez, vous ? :-)

Je crois que certains oublient un peu vite que beaucoup d’animaux AIMENT la compagnie, et aiment jouer. Vraiment. Pour de vrai.

Et les poules ce n’est même pas forcément idiot, soit dit en passant.

10. Le 29 mai 2013,
Nicolas B.

Les animaux de compagnie peuvent tout-à-fait aimer leur « maître » — rien qu’écrire ce mot a quelque chose de dérangeant. Comme un captif peut aimer son geôlier.

Mais ce sont des animaux aliénés, ils n’ont pas leur environnement naturel, ils ont un comportement aliéné. Certes, ils ont moins de prédateurs, aussi, ils y gagnent personnellement sur ce tableau. Ils sont dans une prison dorée.

D’ailleurs, quand (re)met dans la nature des animaux qui ont longtemps vécu avec les humains, ils sont incapables de se débrouiller. L’humain les a rendus inaptes.

11. Le 29 mai 2013,
Nicolas B.

Et non, les poules, c’est vraiment trop con. Mais c’est pas une raison pour les manger. Si on se met à manger les cons, ça va faire du ménage ! Mais je laisse ça aux amateurs. Quand je lis le Figaro, je ne trouve franchement pas les cons appétissants.

12. Le 30 mai 2013,
padawan

@Krysalia : les chats sont hors comparaison. Tout le monde que ce sont des spacecams télécommandées par des aliens pour nous espionner.

@armel h : oui sur intenet, comme dans la vie, on peut avoir une avis sur tout. La preuve, vous qui avez visiblement tout compris à tout y compris ce que vous croye que j’ai voulu dire, nous gratifiez du votre ici même.

13. Le 30 mai 2013,
armel h

@Padawan Oh, si j’ai fait un contresens et mal compris votre propos, je veux bien que vous me tiriez de mon erreur en précisant votre pensée. Disons que lorsque je tombe sur un jugement de valeur expéditif, qui contredit ce que j’ai pu voir ou expérimenter, je doute. (un peu comme “de toute façon les homosexuels c’est des pédophiles”, vous voyez, ce genre de chose, toute proportions gardées.)

14. Le 30 mai 2013,
armel h

@Nicolas B Et vous, vous avez votre environnement naturel ? Vous vivez dans la savane en vous cachant des prédateurs dans les hautes herbes ? Et l’ordinateur par lequel vous vous connectez à internet pour discuter ici, il pousse dans la nature, aussi ?

Donc, visiblement, nous-mêmes trouvons un certain bien à vivre dans un environnement modifié qui n’est pas à proprement parler “naturel”. Difficile, du coup, de poser comme principe qu’un milieu non complètement naturel est forcément et complètement mauvais.

D’autant que les espèces domestiquées depuis longtemps ont maintenant pour milieu naturel… la cohabitation avec l’homme. On rappelle aussi que les animaux s’adaptent, dans une certaine mesure - et que ceux qui accueillent chez eux des animaux et en assument la responsabilité, se renseignent sur les conditions de vie idéales : lapin en liberté dans la maison, poules les pieds dans l’herbe, etc…

D’autres s’en fichent et traitent ces animaux un peu comme des meubles, souvent plus par ignorance que par véritable malveillance, mais on ne peut donc pas décréter, sans savoir et sans s’être penché sur la question, qu’avoir un animal chez soi c’est forcément le mépriser et se l’accaparer. (haha, s’accaparer un chat, héhéhé… quelqu’un a déjà essayé ? :-D

“D’ailleurs, quand (re)met dans la nature des animaux qui ont longtemps vécu avec les humains, ils sont incapables de se débrouiller. L’humain les a rendus inaptes.” Et quand on met avec des humains des animaux sauvages, ça se passe mal : la nature les a rendu inaptes. Bon. Ça prouve quoi ?

Que lorsqu’on est adapté à un milieu donné, on n’est pas adapté à d’autres milieux très différents. Je ne vois pas trop comment de cela on peut tirer la conclusion qu’avoir un animal chez soi, c’est mal. J’en concluerais plutôt que, si un animal s’est adapté à un milieu donné, il ne faut pas le plonger de force dans un autre trop différent.

D’ailleurs, dans le même ordre d’idée, le problème surgit aussi quand quelqu’un qui habite dans une ville bruyante adopte un chien élevé jusque là dans un coin calme et reculé de la campagne : le chien ne va pas bien et devient phobique et dépressif. Et bien, ça ne veut pas dire que c’est mal de promener un chien en ville, ou mal d’élever un chien à la campagne. Ça veut dire simplement que, soit on le maintient dans le milieu dans lequel il a été élevé, soit on prend sur soi de mettre en place une période d’adaptation progressive.

D’une manière générale, je m’étonne vraiment de trouver ainsi, sous-jacents à plusieurs commentaires, ces préjugés sur “la nature” brute et inviolée, que pourtant on dénoncera tout de suite dès qu’ils seront utilisés de la même manière, disons, hm, dans d’autres débats…

Ce qui est amusant c’est qu’on semble retrouver là un rejeton de l’idée d’âge d’or ou de paradis terrestre. Ainsi que l’opposition binaire et radicale (là encore implicite mais évidente) entre “la civilisation” et “la nature”.

Enfin, vous avez repris le terme que j’employais, mais en changeant son sens : je ne parlais pas d’un captif “aimant” son geôlier, je parlais de comportement : nombres d’animaux apprécient réellement de vivre en groupe, y compris avec des humains s’ils y ont été habitués tôt (après tout des canetons peuvent être élevés par des poules, si c’est elle qui a couvé), et de jouer. Un chien qui joue avec un humain, aime vraiment cela. Un cheval aussi. Si si.

(J’aimerais bien connaître l’expérience de ceux qui portent ainsi ces jugements, en matière de comportement animal, d’éthologie, de sociologie des relations humain-animal,…)

Mais surtout, ôtez-moi un doute, est-ce qu’on est en train de dire qu‘“un animal ça vit dans la nature, c’est ça qui est naturel donc c’est ça qi est bien” ?

15. Le 3 juin 2013,
Nicolas B.

Mon ordi, il s’appelle Pomme. Quoi de plus naturel qu’une pomme ?

16. Le 3 juin 2013,
Nicolas B.

Plus sérieusement, la différence, c’est le consentement.

Et si des poissons géants me prennent et m’enferment au fond de l’océan dans un « aérium » aux vitres transparentes, en me fournissant tout ce qu’il faut pour vivre ?

Eh bien je ne serais pas content. Je n’aurais plus besoin de travailler de toute ma vie, je serais aimé, soigné… À l’abri. Mais il me manquerait une chose : ma liberté.

17. Le 3 juin 2013,
armel h

@NIcolas B.

…ce à quoi la plupart répondront, et me semble-t-il avec un certain bon sens, que vous n’êtes pas un poisson.

Pour développer : ce à quoi vous aspirez et savez aspirer, c’est votre liberté. Et ce comme nombre d’êtres humains (enfin, normalement). Pouvez-vous vraiment en déduire directement qu’il en va de même pour tout animal, et affirmer par exemple qu’un lapin qui se promène en liberté dans une maison est forcément malheureux par rapport à celui qui se promène en liberté dans une garenne ?

Pas certain. Même plus que pas certain : car qu’est-ce qui indique objectivement qu’il se sent malheureux ? Rien. (alors que dans le cas d’un animal détenu dans des conditions ne lui permettant pas du tout de s’épanouir, de nombreux signes objectifs au contraire montrent qu’il se sent malheureux, ou en tout cas pas bien du tout)

Pour en revenir à la question de la nature : si l’objection à l’adoption d’un animal chez soi c’est, comme avancé plus haut, qu’il n’est pas dans son milieu naturel, on pourra aussi répondre qu’il semble par contre assez naturel à pas mal d’animaux de se faire manger. (sans d’ailleurs que le prédateur ne se soit soucié de leur consentement, soit dit en passant).

Si donc il ne faut pas adopter d’animaux parce que ça ne correspond pas à la vie qu’ils mèneraient naturellement dans la nature, par contre on doit en conclure que les manger ne pose aucun problème : ça au moins c’est naturel.

Quant à chercher leur consentement, on voit que de toute façon ça n’est pas naturel : les animaux entre eux se mangent sans se soucier de consentement. Manger un animal sans son consentement, c’est donc tout ce qu’il y a de plus naturel.

Il faudrait donc, en toute logique, en partant de ces postulats, s’opposer aux animaux de compagnie, mais pas au fait de manger des animaux.

Blah ? Touitter !