Cela valait la peine d’attendre, Six Apart vient de publier sa nouvelle grille tarifaire pour MovableType. Pour les utilisateurs personnels (usage non commercial), cela se résume maintenant comme cela :
We feel that what we’ve come up with is great for both Six Apart and our customers. We were able to create pricing that enables us to invest more in the development of Movable Type while also removing the limitations that many users felt were too restrictive. And, ultimately the new licensing is simpler to understand and more flexible in how you can use the tool. (…)
In the next couple of months we are planning a general release of Movable Type 3.x with compelling new features, which will be a free update for Developer Edition users.
[Mena.]
Voilà de quoi faire taire les critiques (légitimes pour la plupart) émises lors de la première annonce (qui figure désormais comme un cas d’école de marketing raté).
Billet lié : Pourquoi je reste avec MovableType.
PS. Dernier espoir : que MT ne soit désormais plus délaissé au profit de TypePad comme on a pu en avoir le sentiment l’année dernière.
[Gros coup de colère après coupure sauvage]
Salariés CGT de l’EDF : vous êtes une bande de voyous et de petits salopards.
[/coup de colère].
Voilà, c’est dit. Ça fait du bien.
PS. En plus, quand on apprend qu’il n’y a même pas 10 % de grévistes fouteurs de merde à l’EDF (source Service de l’Information EDF, 16 juin, à 12 heures)… Bravo la CGT et FO…
Il faudra pas venir pleurer le jour où ta facture d’électricité augmentera. Je ne te savais pas à ce point libéral :)
Je ne suis pas libéral, je suis contre le terrorisme et les prises d’otages.
Je ne voudrais pas parler à la place de Laurent, mais je ne pense pas que ce soit là la question.
Il y a différents moyens pour protester. Et les coupures sauvages ne sont certainement pas un bon moyen. Aussi noble soit la cause, c’est la meilleure manière pour que l’opinion se retourne contre EDF.
Il serait bien qu’on pense aux conséquences matérielles et/ou humaines de ces coupures. A titre d’exemple, après celle qu’il y a eu ce matin dans mon école, un des serveurs semble avoir rendu l’âme. Ce n’est rien si on pense aux conséquences qu’une coupure impromptue peut avoir pour les personnes âgées …
Ah, oui, il y a vraiment de quoi applaudir …
Nous, on a un G4 hors-service et des heures de boulot de perdu. On envoie où la facture à EDF ?
D’un autre côté, le rapport de force est tellement dissymétrique que sans les coupures je ne vois pas bien comment sera enrayée cette marche forcée vers la libéralisation du secteur de l’énergie.
Cependant, la liberté ne peut se concevoir que dans les deux sens, ta (bruyante) colère est légitime.
Bon ca va … Le G5 est encore la, le recrutement peut continuer … Un peu plus et ces ~#^{\~]#^\ de la CGT faisaient un chomeur de plus !
Ca fait longtemps qu’on sait qu’il faudrait remettre de l’ordre dans les syndicats (surtout dans ceux des grosses boites publiques). Ils confondent “j’ai droit de grêve” et “j’ai le droit quand je fait grève”.
Ce que j’attend c’est que l’état et l’EDF portent plaintent pour malveillance. Pour moi c’est aussi grave que si c’était le voisin qui avait coupé l’électricité pour militer contre le score du PS aux élections.
[quote]Nous, on a un G4 hors-service et des heures de boulot de perdu. On envoie où la facture à EDF ?[quote]
euh… à ton assurance…?
(en évitant tout de même de leur parler de “terrorisme” et de “prises d’otages”…)
Moi ce qui me gonfle c’est le gouvernement et leur libéralisme à la con qui étouffe tout le monde. C’est leur putain de croissance du PIB … Si on G4 ou G5 est mort tant pis pour toi, mais tant mieux pour la croissance car çà vous obligera a en acheter un autre (c’est ceux qu’il pense) sans parler des heures supp que généreront sa panne, et donc çà aussi c’est bon pour la croissance (parcontre peut être pas pour la vie privé) … Merde à Raffarin, Merde à Sarkozy, Merde à Chirac, j’en ai assez, c’est invivable ! Ca ne peut pas continuer comme çà … Que ferons nous quand les coupures ne seront plus des coupures volontaires, mais bien des coupures lié à la libéralisation du marché de l’énergie (conf Californie, New York, Italie …)
Tiens, j’ai trouvé un point de division chez les alter*. La croissance du PIB. Un extrémiste de gauche me disait qu’il était possible d’atteindre les 3% par an sans mesure libérale, la preuve, on y était arrivé pendant 30 ans après guerre. Et là, on en a un autre qui est contre la politique de croissance. Bon, c’est pas grave, du moment que les contradictions se voient…
Vous verrez quand on va privatiser FT, comment les factures téléphoniques vont flamber. Et Air France privatisée, c’est la mort de l’aviation en France. Et le droit de publier des livres dans le secteur privé, c’est la mort à court terme de l’édition!
[quote]Que ferons nous quand les coupures ne seront plus des coupures volontaires, mais bien des coupures lié à la libéralisation du marché de l’énergie[quote]
A noter que les coupures d’électricité qui ont eu lieu en Californie étaient pour certaines volontaires, mais là il n’y avait pas de CGTistes… juste des entreprises privées “avicupides” qui se jouaient du marché et des consommateurs - cf. enregistrements téléphoniques traders Enron disponibles sur le net
Un petit panorama des acteurs de l’électricité en Europe, avec les “succès” de la privatisation : http://www.monde-diplomatique.fr/2004/06/ANTOINE/11276
Oui je suis pour un autre calcul de la croissance. La croissance du bonheur/bien-être peut être … il existe d’autres indicateurs que ce foutu PIB que l’augmentation de la consommation des anxyolitiques et anti-dépresseurs fait augmenter… alors que le travail associatif et les effets négatifs de la pollution ne sont pas pris en compte par ce PIB …
Damien: http://www.monde-diplomatique.fr/2004/06/ANTOINE/11276 Quand j’ai vu par qui c’était signé, j’ai eu un gros gros gros doute.
Mais bon, les conclusions vont dans l’autre sens.
En tout cas, ce gars la n’a pas un nom facile a porter.
Raoul
Vu le nombre de contre-vérités et parfois d’inepties économiques lues ci-dessus (n’est-ce pas Oli, pour ton information, la particularité de l’électricité est que c’est un bien qui ne se stocke pas et que donc l’équilibre entre offre et demande doit être assuré en permanence, ce qui, sur un marché libéralisé, nécessite les conditions d’une concurrence pure et parfaite, situation que la science économique a démontré comme pratiquement jamais atteignable dans la réalité, ce depuis plus de trente ans. Mais pour les idéologues libéraux, peu importe la vérité scientifique, seul compte la concurrence!), je vous renvoie d’une part à une discussion amorcée sur le blog de Pascal Mercier :(http://pascal.blogs.com/venture/2004/06/bloqudansuna.html) d’autre part, pour éclairer vos lanternes de citoyens en ces périodes de coupure :-) à un ouvrage fort intéressant: - EDF, chronique d’un désastre inéluctable (www.alapage.com/mx/?id=257261035134924&donneeappel=ALAPAGE&tp=F&type=1&lisbn=270213372X&devise=&fulltext=EDF&sv=XL) qui vous fera peut-être saisir pourquoi, devant l’autisme gouvernemental de dirigeants politiques qui ne comprennent que le rapport de force, on peut en arriver à de telles extrémités. A titre d’information, ce n’était pas arrivé (les coupures) depuis au moins vingt ans. L’enjeu doit être de taille. Et le soutien, implicite ou explicite dépasse les 10% au sein même d’EDF.
Amusante, cette propension à donner des leçons chez Krysztoff… Merci pour l’info, mais je la connais particulièrement bien. En fait, je ne vois même pas pourquoi je suis cité. Et qu’est-ce que ce commentaire vient faire là. Je suis plutôt opposé à l’ouverture du marché de l’électricité en France. Mais je trouve ridicules les arguments lus trop souvent sur certains blogs d’extrême-gauche. A crier au loup pour un rien, ils emportent avec eux la crédibilité de causes justes.
> Oli: “Amusante, cette propension à donner des leçons chez Krysztoff…”
C’est mon côté JFK (pour Jean-François Kahn!). Et il resurgit d’autant plus quand les arguments avancés dans un débat me semblent “légers” par rapport aux enjeux de celui-ci. Ou lorsqu’une vulgate répétée à longueur de blog (syndicaliste = salopard = voyou = terroriste) se répand sans contre-parole forte.
> “En fait, je ne vois même pas pourquoi je suis cité.”
C’est assez simple pourtant. Je réagissais à la fin de ta précédente intervention dans laquelle tu faisait implicitement un parallèle entre le marché de l’électricité et celui du téléphone ou de l’aviation. Parallèle à mon avis (et de l’avis de nombres de spécialistes, pour ne pas faire donneur de leçon :-) hors de propos. Mais comme tu précises dans ta seconde réponse que tu es plutôt contre la libéralisation du marché de l’électricité, j’avais du mal comprendre… Comme quoi un peu de provocation permet de lever les ambiguités!
> “Et qu’est-ce que ce commentaire vient faire là.”
Je croyais que l’on y “débattait” de la légitimité des luttes et des action syndicales des salariés d’EDF face à des décisions politiques que rien, économiquement, techniquement, juridiquement, socialement, ne justifie. J’ai du me trompé encore une fois!
> “A crier au loup pour un rien”
Refuser l’ouverture totale d’un marché, le changement de statut de son entreprises puis l’ouverture de son capital (qui, quel que soit le niveau d’ouverture, représente de fait une privatisation, puisque l’arrivéée d’actionnaires privés, même minoritaires, change totalement la logique de gestion de l’entreprise, cf. l’exemple de France Télécom), certainement à terme le démantelement de l’entreprise en plusieurs entités indépendantes (ce qui est déjà peu ou prou engagé), si tout cela n’est rien…
Suite à discussion de vocabulaire maritime.
Quelques définitions tirées d’ouvrages de référence pour le fameux verbe “sancir” :
Le Cours des Glénans n’est pas vraiment une référence en terminologie ;-) Le problème avec les plaisanciers, c’est qu’ils n’ont souvent que peu de connaissance du vocabulaire maritime, souvent de façon impropre.
“Sancir : Couler à fond sous voiles et à l’ancre, lorsque l’eau embarque par les hauts, se porte à l’avant de la cale et empêche le bâtiment de pouvoir se relever à la lame. Ainsi, le navire qui sancit, plonge et s’abîme en s’enfonçant par l’avant, tandis que les verbes chavirer, sombrer, capoter ou faire capot, s’appliquent à la perte d’un navire qui s’abîme en tournant sur le côté ou autour de son axe longitudinal. (Bonnefoux et Paris, 1856).
“Sancir : On dit qu’un navire sancit, lorsque l’avant se remplit d’eau au point que, s’enfonçant par l’avant, il coule à fond.” (Paasch, 1901).
“Sancir : Couler en mer, en emplissant par les hauts, et en s’enfonçant par l’avant, où l’eau s’accumule et empêche le bâtiment de se relever à la lame.” (Soé-Dupont-Roussin).
“Sancir (ang. to sink) : Un navire à l’ancre sancit, lorsque ayant embarqué de l’eau dans les hauts, il coule par l’avant et droit. Note(s) : Sancir s’oppose à chavirer qui signifie inclinaison et retournement sur le côté. Par comparaison avec le verbe couler, on remarquera qu’ici, le navire est à l’ancre.” Grand Dictionnaire Terminologique.
Le Cours des Glénans utilise le verbe “sancir” à propos de catamarans de sport (qui ne coulent pas !) [cf. edition 1990 , p. 90]. Si un marin dit à un autre “mon navire a sanci”, ce dernier comprend que le navire a coulé. L’usage des plaisanciers, pour un navire qui se retourne par l’avant, est donc proche de l’impropriété.
PS. Bien sûr, il faut prendre ces précisions avec l’humour qui lui sied. On est bien en droit de dire que son catamaran a sanci quand il a “fait soleil” et de “barrer” son bateau quand d’autres le gouvernent, de se prendre un retour de “bôme” quand d’autres se prennent le gui. Mais il est toujours bon de connaître les différences entre le vocabulaire maritime traditionnel et celui propre à la plaisance moderne.
Pour une fois, je peux la ramener :) Moitessier, l’équipage du Damien, Bardiaux et d’autres font souvent référence au bateau de Miles et Beryl Smeeton, le Tzu Hang, qui aurait sancit dans le Sud. Et tous utilisent le terme “sancir”. A l’approche du Cap Horn par l’Ouest, le bateau était très chargé et s’est abimé en mer. Beryl était alors à la barre et croit se souvenir avoir vu une lame gigantesque derrière Tzu Hang. Une fois la catastrophe passée, tous les indices tendaient vers le fait que le bateau est passé cul par dessus tête. Il aurait pris de la vitesse sur la lame venant par l’arrière, aurait rattrapé la lame de devant et aurait “planté” l’étrave dans celle-ci. A cause de son poids, l’avant du bateau n’est pas “ressorti” et poussé par l’arrière (la lame gigantesque), il aurait fait la culbute en venant “applatir” le pont sur l’eau, brisant au passage son gréement et les aménagements extérieurs.
Voilà pour la petite histoire que m’évoque “sancir” …
Once is enough qui existe aussi en français …
En fait, le mouvement est le même, mais les navires de l’époque n’y survivaient simplement pas. C’est probablement pour cela qu’au lieu de sombrer, on est passé à un chavirage cul par-dessus tête…?
Oui, Naf, c’est sans doute l’origine du glissement sémantique. Mais dans sa forme première, sancir n’implique pas du tout le fait de se retourner, juste de couler par l’avant. Un navire important ne se retourne jamais dans cet axe, il coule avant d’avoir atteint la verticale (ou tout juste au moment où il l’atteint) du fait de sa masse et de ses formes.
Avec les voiliers de sport modernes, le bateau voudrait bien sancir, mais il ne peut pas, alors il se retourne cul par dessus tête et, le plus souvent, il flotte dans ce nouvel état de stabilité.
(Précisons aussi que le Tzu Hang était un ketch de 14 m construit à Hong-Konk en 1938.)
C’est quoi un “navire à l’ancre” ? Un navire avec une ancre ? Pourquoi pas “navire à ancre” dans ce cas ?
Un navire à l’ancre a mouillé une ou plusieurs ancres. On dit qu’il est au mouillage.
Au matin pluvieux du 12 septembre 1759, 22 vaisseaux de ligne armés chacun de 50 à 90 canons, 29 frégates et cotres, portant de 4 à 50 canons totalisant 1944 bouches à feu et 752 petits navires mouillaient l’ancre dans le havre entre Québec et l’Ile d’Orléans. À bord, 30 000 marins mouillés.
“embruns”, journal de bord | fins produits hypertextuels depuis 1996 | valid. | © 2010 laurent gloaguen.
1. Mr Peer le 16 juin 2004
Je pense qu’il manque encore une solution intermédiaire (dans les 30$) avec genre 7 auteurs, 25 blogs (ce qui doit etre suffisant pour une utilisation entre amis)…
2. padawan le 16 juin 2004
Mr Peer, la version à 99$ ça te fait moins de 12€ par tête de pipe à 7, et aucune limite en nombre d’auteurs et de weblogues, faut pas espérer avoir du sur-mesure à 30$ quand tu vois que le sur-mesure côté entreprise, ça commence avec 4 chiffres ;-).
3. Mr Peer le 16 juin 2004
tsé, il y a des groupes où il n’y a qu’une personne qui paye… pis bon, à la limite je m’en fous, j’utilise pas MT :p
4. Laurent le 16 juin 2004
80 euros, ce n’est quand même pas la ruine… Et si on en a pas les moyens pour un blogue collaboratif, il reste des alternatives sur le marché du libre. 95 % des blogues peuvent rester en licence gratuite (sans support dédié, comme c’était le cas avec 2.6.x). C’est comme pour les navigateurs, il y a le choix, Opera (34 euros) ou Firefox…
5. turnover le 16 juin 2004
Ou Safari :) 849 euros minimum :D
6. turnover le 16 juin 2004
oups enlevez le 4 au milieu ;) j’ai dit ça car il faut acheter panther (10.3) pour avoir la dernière version de safari …
7. Mr Peer le 16 juin 2004
(il faut surtout acheter un mac pour avoir safari)
8. Laurent le 16 juin 2004
(ça fait cher la copie de Safari ;-)
9. Nicolas le 16 juin 2004
” Nombre d’auteurs et de blogues illimité, avec support : 100 $ ” Hum, “support”, ne serait-ce pas un anglicisme malvenu pour parler de “service après vente” ?
10. Laurent le 16 juin 2004
Oui, vilain anglicisme. ” Assistance technique” serait mieux, je vais corriger. Merci.
11. turnover le 16 juin 2004
Mr Peer : Dans ce cas c’est bien 849 euros minimum (eMac) mdr