Vous êtes sur le journal de bord de Laurent, alias « le capitaine », Montréal, Canada.
Recueil de liens, citations et pensées au fil de l’eau… On y parle actualité, politique, journalisme, technologie, internet, air du temps, sens de la vie et sexe, depuis 2002. C’est à ce jour 8208 billets et 71369 commentaires.
En ces temps aseptisés, il convient d’aimer tout le monde et de respecter les différences. Mais là trop, c’est trop… de kilos. Je déteste la pub de Castaluna.
Si vous ne l’avez pas vue, vous ne connaissez pas votre bonheur. C’est un clip qui met en scène une femme trop grosse, pardon, bien en chair, ou mieux présentant une surcharge pondérale. Et elle danse.
A la limite, elle ne bougerait pas, ce serait encore tolérable. Mais non, elle remue. Et ses formes plus que plantureuses aussi. Bien que corsetées, contenues par tous les moyens textiles modernes, ses chairs flottent et le résultat me révulse.
Alors je comprends bien que durant des années, les femmes qui font plus que du 44 ont été rejetées, brimées, moquées, raillées, limite persécutées. Il était temps qu’elles prennent leur revanche, puisqu’elles sont de plus en plus nombreuses. La faute à une alimentation excessive, mais ça chut, il ne faut pas le dire trop fort.
Toutefois, de là à imposer sur les écrans une femme qui se donne pratiquement en ridicule, il y a une marge.
Certes, il est difficile pour une femme qui pèse plus de 100 kilos de se représenter comment serait, sur elle, une robe présentée par une femme de 40 kilos. Mais les “vraies” femmes, comme elles aiment se faire appeler, ne sont plus vraiment à plaindre.
En quelques années, les “rondes” ont réussi à faire passer dans le langage courant qu’une femme normale, mince donc, est une “anorexique”. Comme si faire attention à sa ligne était une maladie.
Autre affirmation véhiculée par les défenseurs des autoproclamées “vraies” femmes : elles plairaient davantage aux hommes que ces brindilles qui les narguent.
Chacun le répète pour faire plaisir, mais il est battu en brèche chaque jour. Voyez-vous Brad Pitt ou David Beckham au bras de “rondes” ? Non. Dès qu’un homme a le choix, il préfère être vu en compagnie d’une femme mince. […]
Le Nouvel Observateur, la revue de presse de Tittine : “Cette grosse qui remue me révulse”.
Piqué de curiosité et de voyeurisme, je me suis précipité sur cette pub Cataluna imaginant le pire, le mauvais goût, le laid, le moche…
Et… déception : je découvre une jolie fille bien dans sa peau, mignonne comme tout, certes un peu ronde, mais rien de cauchemardesque comme dans ma nouvelle émission de télé favorite “Maigrir ou mourir” (version doublée en québécois de “Extreme Makeover: Weight Loss Edition”). Bref, le style de fille qui me conviendrait sans doute si j’étais affecté d’hétérosexualité. (De plus, mon regard est tout à fait habitué à ce genre de filles vu que c’est le format courant au Québec…)
Soit la chroniqueuse voulait faire de l’humour, soit c’est une méchante maigre complexée, ou encore un peu des deux. Mais, faute de talent, ça tombe flasquement à plat. Et le lobby des grosses lui est tombé dessus (car oui, comme pour les homos, avec la fameuse “gaystapo”, c’est bien connu qu’il y a un lobby des grosses qui terrorisent les maigres…).
La rédaction du Plus du Nouvel Obs, après avoir fait le choix délibéré d’éditer et de publier ce texte, a finalement reculé, soit disant parce que ce serait en fin de compte “illégal” de dénigrer les grosses. Je ne pense pas qu’il existe de loi pour réprimer les opinions “j’aime pas les grosses et leur vue me révulse”, clairement un “vide juridique” diront certains. Mais le contraire serait regrettable, une atteinte à la même liberté d’expression qui me permet de penser et dire que Tittine a des idées d’idiote aigrie, et qu’elle se porte probablement bien moins dans sa peau que la magnifique et rayonnante fille de Castaluna.
(L’idée la plus stupide étant de voir de la “normalité” dans la minceur.)
P.S. Lire chez La Tarquine : “La plus épaisse des grossièretés porte désormais une signature : celle de Marie Sigaud… et un mentor : le Nouvel Obs !”.
Dès 1992, alors qu’il travaillait à la Ville de Montréal, Jean Décarie avait en effet étudié en long et en large cette cicatrice urbaine créée par le chemin de fer du CP. Le long du couloir ferroviaire, on avait fait l’inventaire des brèches dans la clôture. En suivant les pas dans la neige, on avait cartographié les « lignes de désir » - jolie expression du génie des transports qui désigne les passages incontournables empruntés instinctivement par les gens.
Ces nombreuses lignes de désir sont très éloquentes. Elles sont le symptôme d’un aménagement urbain déficient.
La Presse, Rima Elkouri : “Les lignes de désir”, via @KZmontreal.
Flight 603 from Halifax to Toronto had been scheduled to leave at 5:40 a.m. before Ripples the cat escaped from its carrier and ran into the cockpit.
The crew scoured the plane as the cat’s owner called out to her pet.
Eventually they determined that the cat had “weaseled its way down into the wiring of the cockpit,” Spurway said.
The cat was found and returned safely, but the flight remained grounded until the cockpit wiring could be checked for damage.
“The maintenance folks had to take panels off… inside the cockpit in order to get at the cat,” Spurway said. Once Ripples was removed, they had to reassemble the cockpit and ensure that no damage had been done to the wiring or hardware.
In the end, though, “there was no real damage done.”
He said despite the delay and some rescheduling, most passengers took the excitement in good humour.
Toronto Star, Molly Hayes: “Cat in the cockpit grounds Toronto-bound airplane”.
P.S.
Un appareil d’Air Canada effectuant la liaison Halifax-Toronto a décollé avec plus de quatre heures de retard, mercredi matin, en raison d’un chat qui a échappé à son propriétaire à bord de la cabine et qui s’est réfugié dans la cabine de pilotage.
« Un passager est entré dans l’avion avec son chat qui était dans une cage. Pour des raisons inexpliquées, le chat s’est retrouvé en liberté, et il a fait son chemin jusque dans la cabine. Il a trouvé un orifice, et personne ne pouvait le récupérer », a expliqué Peter Spurway, vice-président à l’aéroport international de Halifax.
Des employés d’entretien d’Air Canada ont été appelés en renfort. Ils ont détaché des panneaux dans la cabine de pilotage, et le félin a ainsi pu être sorti de sa fâcheuse position trois heures après le départ prévu de l’appareil, a ajouté M. Spurway.
Les panneaux ont été replacés, et les passagers ont pu retourner dans l’avion.
Le vol, qui devait décoller à 5h40, est parti vers 10h.
Celui-là est tiré d’affaire mais songez-bien que chez Le chat provincial, il reste encore 55 chats à sauver !
Dieu merci ils sont tous sauvés. Un réel bonheur : leur regard reconnaissant sur la photo, digne des plus beaux calendriers des P & T d’antan, où elle aurait mérité de figurer. Je suis certain que cela plaira beaucoup au capitaine qui va illico la joindre à sa collection.
Ba ils ne ferment pas le cockpit ? Si un chat peut entrer, c’est la porte ouverte aux terroristes.
Et chacun sait que les chats sont des terroristes.

Yasmine Surovec: “Cat versus Human”.
Moi aussi, je me ferais volontiers maquiller par Arpad Miklos :-P
Vous apprendrez que la France reste la puissance militaire la plus efficace de l’Histoire européenne. L’historien Niall Ferguson a répertorié 125 conflits majeurs sur le théâtre européen depuis 1495. La France a pris part à 50 de ceux-ci, soit plus que l’Autriche (47) et l’Angleterre (43). Et en plus de chercher la bagarre, la France en sort majoritairement gagnante. Selon le livre, de ses 168 dernières batailles, la France en a gagné 109, soit un taux de réussite de 65%. À titre de comparaison, c’est le même taux de victoires que celui des Canucks de Vancouver, l’équipe la mieux classée au terme de la saison régulière 2010-2011 de la Ligue Nationale de Hockey.
Être loin : “Dans la gueule”.
Statistiques idiotes ou idiotie de la Statistique? Des guerres on pourrait tenir une comptabilité dans laquelle le crédit de Marignan ou de la prise de la smala d’Abd el Kader par le général Bugeaud (ou Cavaignac?) suffiraient à compenser le débit de la grande débâcle de 1940? Comme disait le maréchal Mac Mahon contemplant les ruines de Sébastopol : “la statistique, je sais ce que c’est, j’en fais tous les jours ; soit on en meurt, soit on devient idiot.” Un truc plus personnel : ce matin en venant au travail, je me suis rendu compte que la jolie patronne du T* était enfin revenue. J’ai fait demi tour et j’ai été prendre un café au comptoir. Il y avait du monde, comme si on avait tous décidé de fêter son retour. Toute menue, elle a de beaux yeux, je l’ai regardée avec l’amour d’une frisonne regardant passer le TER dans le marais Vernier. Je pense en tout cas qu’elle a une grande maîtrise de ses sentiments car elle a vraiment eu l’air de rien. Ou alors elle se fiche complètement de moi, ce que j’aurais du mal à concevoir. Je suis comme tout le monde : j’essaie de me convaincre que ma vie est intéressante.
Supposons en effet qu’un haut fonctionnaire ou un publiciste turc interrogé en France sur le génocide arménien reprenne la version officielle turque des évènements. Les associations arméniennes saisiront la justice française. La personne poursuivie ne manquera pas de soulever l’inconstitutionnalité de la loi, comme contraire à sa liberté d’opinion et d’expression, par le jeu de la QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité). Dans le débat se trouvera nécessairement posée devant le Conseil constitutionnel la question de la constitutionnalité de la loi mémorielle de 2001 reconnaissant le génocide arménien, dont il n’a jamais eu à connaître. Si, comme le pensent nombre de juristes et notamment en 2002 le Doyen Vedel, cette loi de 2001 est entachée d’inconstitutionnalité, du même coup disparaitront de notre droit et la loi mémorielle de 2001 et la loi répressive actuelle. Ce boomerang judiciaire se retournera contre ses auteurs. Ce sera la revanche du Droit sur la politique.
[…] J’ignore si la constitution turque permet au Parlement de voter des lois sur l’histoire, y compris sur celle des nations étrangères. Si tel est le cas, préparons nous à une réplique des parlementaires nationalistes turcs proclamant que la France est l’auteur de crimes contre l’humanité commis dans ses anciennes colonies, notamment en Algérie pendant la guerre d’indépendance. Protesterons-nous que ces évènements tragiques ne concernent pas la Turquie ?
Le Huffington Post, Robert Badinter : “Génocide arménien : la pitié dangereuse”.
[…] Il faut dire que cette catégorie de la population est loin d’être négligeable numériquement. Selon l’Institut de sondage Ifop, qui a réalisé l’enquête pour le compte du Cevipof, les homosexuels et bisexuels représenteraient environ 6,5% de la population âgée de 18 ans et plus. “Leur poids électoral est supérieur à celui de la population catholique pratiquante”, relève François Kraus, de l’IFOP.
Premier enseignement de l’étude, la gauche part avec beaucoup d’avance dans cet électorat. La moitié des personnes se définissant comme homo ou bisexuelles affirment leur proximité avec un parti de gauche, contre 37 % de l’ensemble des Français. Seuls 15 % se disent proches de la droite parlementaire. Au premier tour de l’élection présidentielle, 49,5 % des sondés affirment qu’ils voteront pour un candidat de gauche, 9 % pour le candidat du Modem, 22,5 % pour un candidat de droite et 19,5 % pour Marine Le Pen. En outre, ces électeurs sont plus sûrs de leur choix, et plus constants que les autres.
Cette préférence pour la gauche ne surprend pas : les droits des homosexuels ont surtout progressé sous des gouvernements dirigés par des socialistes (dépénalisation définitive de l’homosexualité en 1982, retrait de la liste des maladies mentales en 1983, création du pacs en 1999). Plus surprenant est l’attrait pour le Front National, peu enclin au progressisme en matière de mœurs.
[…] Selon le Cevipof, la théorie de la “droitisation” du milieu gay, défendue notamment par Didier Lestrade, fondateur d’Act Up, dans un essai à paraître début février (Pourquoi les gays sont passés à droite, Seuil), est en partie infirmée par ces résultats. La faible adhésion à la droite parlementaire reste stable depuis 2007. L’extrême droite progresse, mais, alors que le vote frontiste était supérieur à celui des hétérosexuels en 2007, il est aujourd’hui comparable à celui du reste de la population.
Cependant, à mesure que le fait d’être homosexuel se banalise, la liberté de parole progresse. “Dire qu’on est gay et de droite devient plus facile, analyse M.Corbin. De plus en plus d’hommes politiques de droite font leur coming out. Les gens sont décomplexés.”
Le Monde, Gaëlle Dupont : “Le Front national séduit aussi les homosexuels”.
En même temps ~20% de fascistes, c’est assez précisément la moyenne dans la population française prise globalement. Si le fait d’aimer les garçons avait prémuni contre les manifestations les plus ostensibles de la bêtise, c’est cela qui aurait été digne d’étonnement.
L’autre chose qui me fait mourir de rire et dont je ne comprends toujours pas l’intérêt ou la mode : une fois votre plat délivré, le serveur revient avec un énooooorme moulin à poivre et il prend tout son sérieux pour vous proposer dans un souffle épique : “Fresh pepper?”. Mais ce n’est que du poivre… Et je ne mens pas leurs moulins mesurent parfois 70 cm de long, et il faut les voir pencher le bouzin et tourner fièrement leur appareil pour mettre du poivre sur les plats. POURQUOI ??? Il y a du sel sur la table ainsi que divers condiments, mais pourquoi le poivre doit-il être ainsi distribué ?
MatooBlog : “New York, toujours et encore ! (et une étude comparée francoamerloque)”.
Je veux aussi savoir pourquoi quantité de restaurateurs montréalais se ridiculisent de la même façon. Ils n’ont pas les moyens d’acheter des petits moulins à poivre pour chaque table ?
Ils te servent le poivre comme si c’était des paillettes d’or fin. Juste grotesque.
J’ai vu ça essentiellement à NYC. Pas que là, mais toujours dans les restaurants de NYC. À noter que contrairement à San Francisco où les locaux ont une approche de la nourriture similaire à la notre (ils mangent bien pour se faire plaisir), la plupart des New Yorkais ne mangent que parce qu’ils y sont naturellement obligés et vont au restaurant uniquement pour se montrer. Je crois que le folklore du moulin à poivre participe à ce cirque.
on m’a fait le coup du moulin Peugeot surdimensionné (entre 50 et 75cm) à Paris, plusieurs fois, ainsi qu’à Nantes et à Rouen, et même à Lille. Je n’ai jamais compris l’intérêt d’un tel engin ridicule non plus…
J’avais lu ça à propos des méga-moulins:
The reason the restaurants have a server come around with a peppermill the size of a rocket launcher is because people would in the past slip a lovely little pepper mill into their pockets or purses. A blunderbuss prevents that. Sometimes I wish they would come around with extra salt. Not enough restaurants put it on the table.
Ça semble tout à fait plausible comme explication aux USA.
Prendre ses clients pour des voleurs, c’est charmant.
@Krysalia : Hu, je suis navré d’apprendre que cette détestable mode atteigne la France. Encore une preuve de l’impérialisme culturel… ;-)
J’avoue avoir déjà volé des accessoires dans les bistrots ou les restaurants. Il n’y a pas que le peer to peer. Ce doivent être de vieux restes comportementaux de chasseurs cueilleurs hérités de l’âge de pierre. Une époque à laquelle il fallait éclater le grain de poivre entre deux silex.
J’ai aussi vu ça à San Francisco il y a quinze ans. Ca nous paraissait très bizarre à l’époque, venant d’Europe. Un peu exotique quoi.
Peut être que ça vient du risque de vol, mais je pense surtout que ça fait un cérémoniel de plus, qui fait “luxe”, un peu à la manière d’antant des coupoles sur les assiettes.
Je crois en effet plus à l’effet “cérémoniel”.
J’ai vu ça à Sofia aussi. Ca va finir en mode internationnale, vous croyez ?
Ca coûte si cher que ça un petit moulin à poivre ? D’accord, ça peut se voler, mais en “made in china”, qu’on me fasse pas croire que c’est si ruineux à remplacer. J’ai déjà volé des verres de bière, mais jamais de salière, ça ne se collectionne pas !
(Que celui qui n’a jamais volé de verre dans un bistrot me jette la première pierre).
C’est exactement ça, cérémoniel et décorum sont plus importants pour eux que la qualité de ce qu’ils servent dans les assiettes. Et ça correspond au public, qui est là pour se montrer, pas pour apprécier ce qu’il mange.
maxime a dit “ça coûte si cher que ça un petit moulin à poivre ?”
ben c’est à dire que dans un restaurant, ils sont très utilisés, peut être une dizaine de fois chacun par journée (midi et soir). du coup s’ils sont petits et made in china, ils cassent, la roulette avec les crans se coince avec le poivre, ils ne broient plus. à raison de trois ou quatre euros le moulin, peut être 2€ chez retif ça chiffre quand même au bout d’une année, sans compter les clients qui piqueraient quand même du made in china :D. Si les moulins à poivre sont petits et de marque peugeot, c’est clair qu’au bout de deux jours il ne doit plus y en avoir dans le restaurant. S’ils sont géants et made in china, ça fait horriblement cheap et ça tombe en panne encore plus vite. S’ils sont géants et de marque peugeot, on ne peut pas se le mettre sur l’oreille et partir comme si de rien n’était…
du coup le restaurateur a deux choix : soit proposer une salière et poivrière avec du poivre déjà moulu (car en effet ça ne se collectionne pas !), et là le client snob n’est pas content. le poivre, ça se mange moulu depuis moins de 5 secondes sinon c’est l’hérésiiiie avec 4 “i”. Soit proposer du poivre moulu à la demande et là le moulin doit ressembler à une batte de baseball. Dilemme.
moi je dirais bien, hé, les gars, et faire vos assaisonnements correctement du départ, en cuisine… C’est possib’ ?
Encore un scandale dans le marché de la photo ancienne…
[…] Si les acheteurs et l’expert Grégory Leroy refusent de livrer le document [une expertise de Paul Messier], c’est, disent-ils, parce qu’il est trop sensible : ce rapport serait tellement détaillé (30 pages) qu’il pourrait, s’il tombait entre de mauvaises mains – notamment celles des possibles faussaires – leur permettre de comprendre leurs erreurs.
C’est le marché de la photo ancienne qui serait en jeu… Leroy justifie :
« Le travail est magnifiquement fait. En ne transmettant pas ce document, je défends l’intérêt du marché et de mes clients contre d’éventuels faussaires qui se baladent dans la nature. »
La Brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) possède également le document classé confidentiel dans le cadre de l’enquête préliminaire. Elle a mandaté une nouvelle expertise, française celle-là.
[…] Grégory Leroy estime que la moitié du commerce de la photo ancienne en France (évalué entre 5 à 10 millions d’euros par an) est touché.
Acheteur de la vente, Jean-Claude Vrain renchérit :
« On sait qu’il y a beaucoup de faux dans l’art mais là, c’est à ma connaissance la première fois que tout le lot est composé de faux. C’est très inquiétant pour la photographie : c’est aussi la première fois qu’on mettrait à nu une véritable entreprise de faux à grande échelle, opérant pour des sommes aussi importantes. C’est le plus grand scandale auquel j’assiste depuis que j’achète. »
Rue89, Eleonore Gratiet-Taicher : “L’un des pionniers de la photo a-t-il été inventé de toute pièce ?”
Quelques observations :
Il y a quelque chose de très curieux dans ces photos de Charles-Édouard de Crespy le Prince (voir les 83 lots ici), c’est que rien ne permet de les dater dans leurs sujets. Que des arbres, des rochers. Bref, de l’intemporel. Tout le corpus proposé à la vente est d’une rare homogénéité. Étrange.
D’autre part, même si c’était de vrais calotypes du milieu du XIXe siècle, la pauvreté de leurs sujets devraient enlever très considérablement de leur valeur.
Enfin, l’argument de Grégory Leroy, expert pour les ventes de photographies chez Artcurial, comme quoi il ne faut pas diffuser l’expertise, car elle mettrait en péril le marché… C’est regrettable.
Le seul moyen d’assainir ce marché véreux, c’est de parler des escroqueries au lieu de les cacher sous le boisseau, et d’être dans une démarche scientifique en communiquant le résultat des expertises, afin de faire progresser la recherche qui n’en est qu’à ses balbutiements.
Pour ce que j’en sais, seul aujourd’hui le papier permet d’irréfutablement dater quelque chose dans un tirage photographique, mais seulement le papier, pas la chimie qui est mise dessus. (Paul Messier est l’expert en papier utilisé pour la photographie le plus reconnu au monde. S’il dit que ce sont des faux, c’est probablement que le papier est postérieur à 1848.)
(Avec du vieux papier, je peux vous fabriquer des faux très convaincants.)
Je ne connais pas le marché et j’avoue ne rien y connaitre en “vieille photo” mais la raison de non diffusion est elle si pitoyable ? S’il sera facile, toujours, de détecter les vieux faux (notamment avec la datation papier), n’y a t il pas un risque de voir d’un coup d’un seul apparaitre des milliers et milliers de photos de 1880, 1915, 1930 etc ?
Je me suis peut-être mal exprimé, il faut diffuser les expertises qui ont permis de déceler les faux afin de faciliter les expertises ultérieures, il faut partager le savoir. (C’est aussi le seul moyen de juger de la qualité de l’expertise.)
Là, j’ai l’impression que c’est “on ne va pas diffuser les résultats pour que les collectionneurs et les musées découvrent des milliers de faux, le marché qui nous fait vivre s’effondrerait.” Si Grégory Leroy laisse échapper que “la moitié du commerce de la photo ancienne en France est touché”, que veut-il dire ? Que la moitié de ce qui est sur le marché pose problème ? C’est hélas possible.
Que fait-on ?
J’ajoute que la datation à l’aide du papier n’a rien de facile (il faut une collection d’échantillons de référence), et il y a très peu d’experts dans le monde capables de les mener.
j’ai l’impression surtout qu’il laisse entendre qu’ils se sont faits flouer par une technique assez simple qui les effraie beaucoup. Pas seulement parce qu’on va découvrir des milliers de faux existants, mais aussi par crainte de la vaste diffusion de la méthode, pour l’instant un secret de polichinelle parmi les initiés.
Je trouve que ça participe de la même bêtise qui veut que les antivols en U aient été vulnérables jusqu’à ce que quelqu’un mette la vidéo sur youtube d’un type qui l’ouvre en 5 secondes avec un corps de bic. Ou alors ces fabricants de logiciels qui attaquent celui qui dévoile une faille dedans, au prétexte que c’est lui qui en compromet la sécurité. Dans tous ces exemples je parierais volontiers que le problème était connu depuis longtemps mais il était interdit d’en parler. Problème réglé. OU PAS.
c’est pourtant évident que compter sur le secret, c’est la pire faille connue dans n’importe quel système de sécurité. Puisque la faille existe déjà, autant apprendre aux collectionneurs, experts de salle des ventes etc à la reconnaître et la gérer. Le dilemme est peut être que c’est tellement bien fait que ça devient ingérable, indétectable sans moyens lourds ?
@Krysalia : “qu’ils se sont faits flouer par une technique assez simple”, c’est effectivement une éventualité.
Et c’est quand même une situation des plus étranges où l’expert d’Artcurial refuse de communiquer une expertise au commissaire-priseur d’Artcurial, James Fattori. Notons aussi que l’expert, qui a donné comme vrai ce qui est possiblement des faux, porte plainte contre X, comme pour se dédouaner de sa mauvaise expertise. Je me pose aussi la question de savoir si ce n’est pas un problème que certains experts soient aussi des marchands de photos, c’est à dire être juge et partie.
L’idée qu’il veuille se dédouanner paraît logique (à défaut d’être un moyen élégant de se sortir de là, pour lui !) : le monsieur a vu dans l’expertise qu’il va passer pour un con incompétent de s’être fait flouer aussi facilement. Il protège donc son boulot et sa réputation en arguant que c’est pour la santé du marché qu’il fait ça :D. j’ai dans l’idée que si le commissaire priseur d’Artcurial mettait la main sur ce rapport, il y aurait une belle guirlande de coups de pieds au cul qui trouveraient leur destinataire…
Je ne connaissais pas Joseph Macé-Scaron, à part l’écume de récentes polémiques intertextuelles dans mes médias en ligne favoris. Par curiosité, j’ai cherché des pages de son roman “Ticket d’entrée” qui a reçu un prix littéraire, le “Prix de la Coupole 2011” (dont je ne connaissais pas l’existence).
J’ai commencé à lire une page, puis deux, puis trois, l’incrédulité montant à chaque ligne… J’ai été accablé de tant de médiocrité. Le degré moins zéro de la littérature. Comment Grasset peut publier de telles insuffisances au style si indigent ? Comment ce genre de livre peut-il recevoir un “prix littéraire” ? Cela défie l’entendement.
Si quelqu’un dans la salle a un début d’explication à me proposer pour cet exemple de la manifeste déchéance de l’édition française…
J’ai cherché la composition du jury : François Armanet, Bruno Bayon, Sylvain Bourmeau, François Busnel, Clara Dupont-Monod, Guillaume Durand, Alix Girod de l’Ain, Marc Lambron, Gilles Martin-Chauffier, Fabienne Pascaud, Bertrand de Saint-Vincent et Pierre Vavasseur.
Mais d’où sortent ces ploucs dont je n’ai jamais entendu parler (à part quand même Alix Girod de l’Ain qui éveille un vague souvenir aux confins de mon cerveau, ayant parlé d’elle comme une pisseuse de feuillets en 2004). Quelle est leur légitimité à parler de littérature ?
(Mon enquête ne fut pas longue grâce à Google : François Armanet, édité par Grasset, Bruno Bayon, édité par Grasset, Sylvain Bourmeau, édité par Grasset, Clara Dupont-Monod, éditée par Grasset, Guillaume Durand, édité par Grasset, Marc Lambron, édité par Grasset, Gilles Martin-Chauffier, édité par Grasset, Bertrand de Saint-Vincent, édité par Grasset… Quel mépris, quel foutage de gueule !)
Et le plus pénible n’est pas que ce livre reçoive un prix littéraire de complaisance, le pire est que Grasset publie et fasse la promotion de livres qui ne devraient à peine figurer au catalogue du plus petit éditeur gay et lesbien de province et que des “critiques littéraires” encensent ce gâchis de papier.
99 francs de Frédéric Beigbeder ferait figure de grand chef-d’œuvre à côté… Tiens, je vais lire du Chardonne, ça va me changer l’état d’esprit et me rappeler l’époque où Grasset fut une véritable maison d’édition. La littérature en France est morte, comme bien d’autres choses.
P.S. La meilleure critique, certes lapidaire, je l’ai lue, non pas dans la presse, mais sur un petit forum de lecture :
Très décue ! Inintéressant sur le fond, on n’apprend rien sur la société homosexuelle, rien sur la société des médias, tout est dit sans être dit. Pas de style. Même pas très bien écrit. Il reprend de vieux jeux de mots qui m’ont à peine fait sourire…
Et Fabienne Pascaud de Télérama, par ailleurs membre du jury de la Coupole, qui y va à mettre ça au niveau de Balzac, Flaubert ou… Proust. Idiote.
P.S. bis. Vu par le très sympathique Gérard Collard, en juillet 2011, avant le chambard intertextuel, Un “livre nul et ennuyeux”, “une daube”, “un cadeau de Noël pour le type que vous haïssez” :
Je ne connais pas ce monsieur Macé-Scaron, j’imagine que ce serait assez loin de mon univers hétéro-coincé, et je suis porté à penser que je partagerais ton agacement étant donné la constante médiocrité stylistique et thématique de la grande majorité de l’édition germanopratine. Mais… ce jury est loin d’être composé d’inconnus : Sylvain Bourmeau fut un pilier des Inrocks puis est passé par Médiapart et maintenant Libé, François Busnel est tous les après-midi sur France Inter et présente une bonne émission littéraire sur France 5, Guillaume Durand est très connu (radio, télé, dont des émissions littéraires), Alix Girod de l’Ain est un nom chez Elle, Marc Lambron est écrivain, Fabienne Pascaud est rédac chef et tient la chronique théâtre à Télérama, et Pierre Vavasseur est le critique ciné du Parisien. Que des gens bien installés dans un petit milieu parisien qui ne brille pas par son indépendance critique, mais pas des anonymes, et une bonne moitié a “une légitimité à parler littérature”…
Dans la littérature récente qui aborde des thèmes “gay” (à défaut d’une meilleure catégorisation), j’ai trouvé “Ce qu’aimer veut dire” de Mathieu Lindon très agréable à lire et parfois assez émouvant.
“Prix de la Coupole” : c’est bien trouvé, ça fait très “Cosa Nostra”, où la Coupole est un genre de comité de surveillance des mafieux.
Bayon était le critique rock de Libé a l’époque ou je lisais encore la version papier. Ses articles étaient illisibles, des séries de mauvais jeux de mots qui essayaient de vaguement rimer, des références obscures, un style genre automatico-éthylique. Aucun intéret. J’espere que ses livres sont de meilleure qualité.
GMC avait pondu des trucs lisibles, de mémoire… :)
Autant je suis entièrement d’accord avec toi sur la débilité de récentes sorties littéraires (notamment celles liant le monde littéraire et journalistique, voire même du monde de l’information en général), autant sur l’affirmation “La littérature en France est morte, comme bien d’autres choses.” il est dur de pouvoir te suivre, et ça dénote une assez mauvaise connaissance des écrits de qualité qui sortent encore malgré tout.
“La littérature est morte en France”. Mon bon, si vous attendez des prix qu’ils vous montrent ce qu’est la littérature en France aujourd’hui, en effet, vous avez raison. Mais éloignez-vous donc des marchands du temple et vous verrez qu’il reste des joyaux à découvrir. Rencontrez des libraires, des lecteurs, des fous littéraires, pas des télévendeurs. Et n’omettez pas les accents là où ils aident à distinguer un mot d’un autre.
@Quentin et Anonyme : partagez donc vos découvertes.
@Anonyme : “Et n’omettez pas les accents là où ils aident à distinguer un mot d’un autre.” Si vous avez vu une faute qui vous dérange, vous êtes autorisé à la signaler sans vous livrer au jeu de la devinette.
Grasset édite ce qui va se vendre ; vu la notoriété du personnage de Macé-Scaron, et ses entrées dans les médias (ie. pub gratos), on sait qu’il va en vendre du papier, qu’importe le contenu. Surtout si on lui trouve un prix littéraire de complaisance.
Je te trouve fort méchant avec 99 Francs, c’est le seul livre potable de Beigbeder (peut-être parce que c’est aussi un plagiat ?). Lui aussi a ses entrées dans les médias, lui aussi édité par Grasset.
La littérature en France est morte, comme bien d’autres choses.
La littérature, c’était mieux avant (tm)(c). Parole typique de vieux con, tu vieillis.
La littérature, c’était mieux avant ? Oui, je persiste et signe.
Pour avoir omis de retourner cinq livres empruntés en septembre 2007 à la bibliothèque de Repentigny et fait fi de payer une amende totalisant 268 $ (incluant les frais administratifs), elle a écopé d’une peine de 11 jours de prison. Le mandat d’emprisonnement a été émis par un juge de la cour municipale de Repentigny quatre ans plus tard, soit en janvier 2011.
[…] À la Ville de Repentigny, le directeur des affaires juridiques, Me Louis-André Garceau, raconte que le cas de cette dame désormais domiciliée à Shawinigan constitue une première en 20 ans de carrière. Le milieu des bibliothèques municipales a cependant en mémoire la cause de Suzanne Poirier, une citoyenne de Lachine condamnée en 1992 à payer une amende de 438 $ pour trois livres rapportés en retard à la bibliothèque de sa municipalité. Sa cause s’était étirée sur quatre ans et s’était rendue jusqu’en Cour suprême. Mme Poirier n’avait toutefois pas obtenu gain de cause. Elle avait dû faire des travaux compensatoires pour éviter une peine d’emprisonnement de 14 jours.
En janvier 2001, un mandat d’emprisonnement avait également été émis contre une citoyenne de Gatineau pour des livres non rendus et des frais de retard datant de 1996. À l’époque, elle n’avait pas voulu payer, jugeant que l’amende de 217 $ était trop onéreuse pour une étudiante qui devait vivre avec les maigres revenus des prêts et bourses. Par contre, elle ignorait que la Ville ne reculerait devant rien pour récupérer son dû. En 2002, elle avait finalement purgé sa peine mais celle-ci n’avait duré que quelques heures plutôt que les 14 jours prévus.
Le Nouvelliste : “Onze jours de prison pour des livres non retournés”.
Oui, au Québec, nous ne badinons pas avec ces faits de délinquance aggravée.
Dura lex…
En tant que french librarist, je sais (comme la majorité de la profession) que les amendes ne marchent pas. Maintenant, c’est plus simple : au delà de x jours de retard, la carte est bloquée (plus d’emprunts possible spour x jours) et si les livres ne reviennent pas, on sort une addition du prix des livres et on envoie au Trésor Public qui récupère les sous directement à l’abonné :) L’amende, c’est le meilleur moyen de dissuader les gens de venir rendre les livres… My 2 cents
J’ai découpé ma carte d’abonné en petits morceaux avec la paire de ciseaux du bibliothécaire lorsqu’il m’a demandé de payer une amende de 2 € pour un retard de trois jours. Le premier en 15 ans de fréquentation. Je n’ai jamais remis les pieds dans cette bibliothèque. Il en va des lecteurs comme des bibliothécaires : certains ne sont pas épargnés par la sottise.

Le travail du photographe Amaury Grisel autour du bondage (NSFW et visuels hétérosexuels qui pourrait heurter la sensibilité de certains de mes lecteurs gays).
Je regarderai le site demain matin au bureau par goût du risque. Cette photo-ci est surprenante et réconfortante comme un discours réussi de François Hollande au Bourget. C’était pas évident à placer, ça.
Ce qui t’as attiré sur cette page ce sont les noeuds qui te rappellent la marine ?
Bien entendu. Quelle question…
Par lâcheté j’ai attendu la fin de l’après midi et le départ des collègues, mais je n’ai rien vu qui puisse me mettre en porte à faux avec la charte informatique de l’organisation. Comme c’était en dehors des plages horaires fixes, je suis doublement blindé. C’est même un peu barbant, la photo de La Redoute de l’autre jour me paraît bien plus intéressante. J’arrive pas à arrêter de commenter, j’ai un pb avec mon routeur SFR (une Tele2 box) sur la téléphonie fixe, malheureusement pas l’internet. Je vais essayer de me faire violence mais je promets rien.

Qu’est devenu ce beau pays
Ce Québec ma belle patrie
On me parle d’accommodements raisonnables
Bande de traîtres, d’irresponsables
Vous donnez des droits à ces bâtards
Réveillez-moi de mon cauchemar
Afin que ma voix soit entendue
Attendez que je descende dans la rueREFRAIN:
Jeune Nationaliste Québécois
Lève-toi et crie avec moi
Accommodements raisonnables, non merci !
Même si ont doit y laisser notre vieGivrer les fenêtres du YMCA
Après que les juifs aient tout payé
Malgré le désaccord de tous les clients
Ce sont les juifs qui mènent avec leur argent
Ré-ouvrons les camps de concentration
Faisons d’Israël une grande prison
Vous allez être confrontés
A une dure réalitéUne parade gay a chaque année
Dans les rues de mon quartier
Comment expliquer ça à mon enfant
Que deux hommes peuvent être des amants
Vous avez maintenant le droit de vous marier
Et même de pouvoir adopter
Une seule solution s’offre à vous
Suicidez-vous, faites-le pour nousLa guerre est maintenant déclarée
Tout le Québec doit s’armer
Afin de combattre l’ennemi
Qui a envahi notre beau pays
Libérer le Québec et toutes ses terres
Repousser l’ennemi vers les frontières
Tu n’es plus bienvenu ici
Car le Québec c’est mon pays.Dernier Guerrier, Québec : “Accommodements raisonnables”.
Le site Web présente aussi les paroles des chansons du groupe, qui ne laissent aucune ambiguïté quant à ses opinions racistes et antisémites. « Ce sont les juifs qui mènent avec leur argent. Réouvrons les camps de concentration. Faisons d’Israël une grande prison », déclarent-ils dans Accommodements raisonnables. « J’ai fait comme tout bon Blanc doit faire. J’ai battu ce nègre à coups de barre de fer. Mais, après tout, je n’ai aucun regret. Je suis un skinhead et ça, tu le sais », ajoutent-ils dans Enfermé.
Le Soleil, Ian Bussières : “Néonazis: discrets mais bien présents dans la capitale”.
Dans un échange de courriers électroniques avec Le Soleil, l’un des membres fondateurs de www.fachowatch.com estime que le Québec vit présentement une montée de l’extrême droite.
« On vit surtout une montée d’un nouveau genre d’extrême droite, encore plus dangereux parce qu’ils cachent leurs vrais visages et tentent d’avoir une image plus modérée pour faire passer leurs idées en douce par la tromperie et la manipulation. C’est principalement ceux-là qu’on veut démasquer : des néonazis qui se dissimulent sous couvert de pseudo-nationalisme, ou en se revendiquant “identitaires” », explique notre interlocuteur, qui a préféré garder l’anonymat.
Notre source ajoute que Québec ne serait pas en reste par rapport à la métropole pour ce qui est de la présence de groupuscules d’extrême droite. « Québec est quasiment aussi pire que Montréal, mais ce n’est que mon avis. L’extrême droite est aussi présente dans plusieurs autres villes, de façon moins organisée. À Québec, le problème, c’est non seulement les néonazis, mais aussi les ultranationalistes, qui sont bien installés là-bas et qui agressent constamment des militants de gauche ou antifascistes », conclut-il.
Le Soleil, Ian Bussières : “Concert néonazi prévu ce samedi soir à Québec”.
Ces militants me foutent les boules pour dire le moins… Mais j’ai également vachement peur du mec bonhomme du coin, le petit bourgeois bien pensant de Québec, de Montréal ou des environs, très américanisé dans son allure bien que grammar nazi au niveau du français.
j’en avais un ou deux exemplaires photographes dans mes lecteurs quand je faisais encore mon blog. Ils avaient l’air tout gentils mais d’un coup ils partageaient leurs vues sur leur blog et ça faisait froid dans le dos. Ils dissertaient sur les emplois volés par les juifs, les noirs qui pourrissent la ville où ils vivent, sur la façon dont il faudrait nettoyer tout ça pour se retrouver entre gens biens, blancs cathos si possible. Quand ils parlaient des homos c’est avec pitié (car il faudrait les aider par des traitements médicaux un peu radicaux certes, mais si efficaces pour effacer leur perversion). Quand ils mentionnent les autres pays, c’est toujours avec un dédain et un dégoût pour tous ces gens bizarres qu’on ne devrait pas laisser venir salir le canada… je m’attendais à voir les gens dans leurs commentaires leur dire qu’ils avaient pété une durite de trop, mais non. Il semblerait que ce “discours modéré” soit l’expression ultime du bon sens qu’il fallait approuver avec une grande vigueur. En masse. Au secours.
A tort ou à raison j’ai l’impression que - certes très dangereux - ces groupes néo-nazis “assumés” resteront toujours minoritaires et en marges (bien que l’ascension des LePen chez nous vers des places éligibles me fasse changer d’avis en ce moment)… Par contre ces gros fachos proprets des banlieues chics, à la fois nombreux, respectés et écoutés, prêts à voter pour faire établir les lois les plus violentes au nom du bon sens modéré, ça me laisse un frisson dans le dos.

“Poète anarchiste homosexuel à Paris.” — Fichier central de la Sûreté nationale, “Carnet B”.
Le fichier central de la Sûreté nationale, trouvé intact par les Allemands en juin 1940 au 11, rue des Saussaies, réputé disparu en Allemagne pendant la guerre, a été retrouvé à Moscou en 1991 avec d’autres fichiers français. Suite à un accord signé en 1992 avec la Russie, des centaines de tonnes de papiers, 6 km linéaires, ont été restituées à la France les années suivantes.
[Source Lettre de la photographie.]

Quand on a une grande queue, il faut que ça serve.
Écureuil à Silver Bay, New Jersey. Photographie Ray Yeager.
Un post sans commentaire c’est triste comme, un jour d’affluence au marché, ces étals où personne ne va, ce qui rend ceux qui les tiennent moroses, amers, aigris puis finalement agressifs. Je ne voudrais pas que le Capitaine, que certes je ne connais pas, finisse ainsi. Alors je me dévoue une fois de plus, ne me remerciez pas, je suis comme ça moi. (C’est mon côté Pierre Bellemare, que j’imagine comme ça à cause aussi qu’il ressemble beaucoup à mon père). Mon commentaire d’hier était un peu négligé, excusez-moi je l’ai rédigé au bureau juste avant l’arrivée des collègues (heureusement plus tardive le vendredi). Ils sont ouverts d’esprit mais j’ignore de quel diamètre. En fait ce n’est pas la petite vérole qu’on attrape en fréquentant le bas clergé, mais juste des puces. Il est bien dommage que l’on ne soit pas sur un Skyblog car des ados sauraient dûment réagir au post d’aujourd’hui et à cette histoire caudale, ils les seuls à faire preuve encore d’imagination, d’inventivité lexicale, grammaticale et syntaxique. Ceux qui pensent le contraire mérite de crever étouffer le Grévisse dans la bouche et le Figaro Magazine dans l’ampoule rectale, ceci dit en toute amitié. Je voudrais parler aussi de la jolie étalagiste brune du rayon de la saurisserie industrielle ce matin à l’hypermarché, mais je ne veux pas monopoliser (la beauté n’a pas de sexe, oui mais les étalagistes masculins de l’hyper ne méritent pas, de ce point de vue, qu’on les mentionne). Voilà. Bon. Je vais me taire pour quelque temps.
Il est aussi mignon qu’un chat :)
Bien plus mignon qu’un chat.
Super photographe ce Ray Yeager. Que d’heure de “chasse” sous la neige avant de pouvoir prendre une telle photo… La première qualité des photographes animaliers : la patience !
Témoignage : « Moi c’est Bob. J’ai 26 ans, je fais des études dans le BTP, je suis sportif… et j’ai une grosse bite. » J’espère que je ne me suis pas trompé de rubrique. Je me suis fié au titre du billet. Trouvé en suivant les liens de Maïa qui vient de faire un topo sur les modèles de bites.
— Il y a un problème de casting.
— C’est quoi le problème ?
— Lui, il est que actif.
— Ah, merde.
— Et le passif qui devait venir… Parce qu’il a jamais tourné lui…
— Et que ça te détendrait si on te mettait une petit film de cul ?
— Et ce qui faut, c’est que tu suces un peu, tu peux essayer ?
Je vois que le sujet n’inspire personne, alors j’ose : c’est même à ça qu’on me reconnaît. Je trouve la scène d’amour dans le bureau assez peu crédible en connaissant d’expérience de bureaucrate la médiocrité du mobilier, avec lequel on attrape des lombalgies aussi sûrement que la petite vérole en fréquentant le bas clergé. Donc soit c’est truqué, soit la performeuse a bien mérité son arrêt maladie. En fait j’ai appris ce matin que l’Europe venait de changer de propriétaire, les nouveaux sont passés au café Illy ; le nouveau percolateur est magnifique, aussi. Et la barmaid bien polie.
Via Guy Verville.
C’est rien du tout cette tempête, la preuve, il y a plein de gens nus-tête ;)
Ben oui, c’est rien du tout.
Cette vidéo est bien jolie, mais elle date un peu… Qui en réalisera une pour 2012 ? Avec encore plus de vélos dans la neige, mais aussi des joggeurs, la grande nouveauté de 2012… (tout le monde court dehors par -15°)
Je ne comprends pas le problème de la video étant ancienne… elle reste belle. simplement.
Oui oui absolument… Je soulignais juste le fait qu’elle était ancienne. Et c’est drôle parce qu’elle tourne partout depuis 2 jours, et cela la fait revivre en quelque sorte. C’est tout.
C’est assez fréquent que des vidéos soit découvertes bien après leur publication. Celle-ci a fait seulement 4 visionnements pendant sa première semaine de publication (1er au 6 avril 2011), et 104 000 cette semaine, contre 34 la semaine dernière.
Ça n’enlève rien à la qualité. Et elle a été publiée il y a 9 mois, c’est quand même pas si vieux.
Aimer la neige, c’est pas donné à tout le monde ; à la campagne ça va, en ville ça prend tout de suite des allures de catastrophe nationale. J’ai la chance d’en habiter une plus septentrionale que Montréal mais où il ne neige jamais, sauf que pour en rejoindre le centre je dois remonter une longue avenue plantée d’un genre de prunus qui font une belle saleté casse-gueule au printemps quand fanent puis tombent leurs fleurs. Illy fait du très bon café en tout cas.
Quel pays horrible ! Si encore il y avait des pentes et des remontes pente !
Voilà ce que ca donne lorsque l’on place un connard de français dans les mêmes conditions ;
http://www.dailymotion.com/video/xfvr2tla-neige-paralyse-une-partie-de-la-francenews?start=18#from=embed
Mais, comme c’est le cas depuis le début de cette affaire, ils sont à prendre avec prudence. Car, depuis le naufrage, un incroyable flot d’informations contradictoires a été diffusé. Ce fut le cas au niveau des horaires, de la durée des opérations d’évacuation ou encore du moment où le commandant a quitté le navire. De même, on ne sait toujours pas avec certitude quelle trajectoire a exactement suivi le paquebot, dont l’AIS n’a pas émis durant plus d’un quart d’heure (a-t-il été coupé ?) au moment critique. Ainsi, hier, des media évoquaient la possibilité que le navire soit passé entre deux grands rochers, au sud de Porto Giglio, une passe extrêmement étroite où s’aventurer avec un paquebot tiendrait de l’opération suicide ! Difficilement croyable mais, encore une fois, cela en rajoute à une multitude d’informations et de rumeurs qui, mis bout à bout, laissent de nombreuses incohérences quant aux scénarios avancés. Concernant les témoignages des officiers également, la plus grande prudence s’impose. Et, déjà, une accusation apparemment proférée lors des auditions s’avère totalement fausse. Ainsi, des officiers auraient selon la Reppublica évoqué un incident qui aurait déjà eu lieu avec le commandant Schettino, le 17 décembre, à l’appareillage de Marseille. Alors qu’il y avait plus de 50 noeuds de vent, celui-ci aurait annoncé qu’il appareillerait quelques soient les conditions, alors même que la plupart des officiers s’y opposait. Il serait pourtant parti, disent les officiers, présentant la manoeuvre comme extrêmement dangereuse. Seulement voilà, après avoir contacté les pilotes du port de Marseille, il s’avère qu’aucun navire de Costa n’était en escale dans la cité phocéenne le 17 décembre. La seule sortie du Concordia qui pourrait correspondre est celle du 29 décembre, où le Mistral s’était renforcé en fin de journée, soufflant à 45 noeuds. Mais le paquebot est sorti sans encombre, au terme d’une manoeuvre certes délicate, mais pas exceptionnelle. Interrogé par le Nouvel Observateur, Patrick Payan, le pilote qui était à bord du navire ce jour là, présente le commandant Schettino comme « une personne professionnelle et digne ». Dans ces conditions, il est permis de mettre partiellement en doute les témoignages rapportés par la presse italienne. D’autant qu’on sait très bien que dans la croisière, les rivalités entre officiers sont courantes. Et que certains, pour protéger leur carrière, ont peut-être voulu se défausser. Quant au caractère du « tonton », dépeindre le commandant Schettino comme une sorte d’Aldo Maccione en uniforme, prêt à épater la galerie et un peu imbu de sa personne, ce n’est pas suffisant pour en faire un coupable. Le milieu compte en effet un certain nombre de « princesses », au comportement parfois horripilant mais qui ne sont pas pour autant de mauvais officiers.
Mer et Marine : “Le commandant du Concordia dans la tourmente”.
C’est bon de lire ça alors que la masse beugle avant même de savoir ce qui s’est réellement produit.
“Vada a bordo, cazzo !”
De toutes manières, il y a une justice et c’est à ça qu’elle sert… Néanmoins, cette conversation téléphonique enregistrée, elle n’a quand même pas été inventée. Je ne vois pas dans quel contexte elle serait excusable. Un commandant qui quitte son navire avant même que l’évacuation soit finie, ce n’est peut-être pas pénalement punissable (je n’en sais rien), mais ça reste totalement méprisable.
L’abandon de navire par son commandant est un délit. S’il n’est pas le dernier à abandonner le navire, c’est passible de deux ans de prison en France. [Code Disciplinaire et Pénal de la Marine Marchande.]
Ah, non, ce n’est plus dans le Code Disciplinaire et Pénal de la Marine Marchande depuis 2010. C’est maintenant l’article L5263-3 du Code des Transports.
Est puni de six mois d’emprisonnement le fait, pour le capitaine, d’abandonner le navire sans l’avis des officiers et maîtres d’équipage. Est puni de deux ans d’emprisonnement le fait, pour tout capitaine, avant d’abandonner son navire, de négliger d’organiser le sauvetage de l’équipage et des passagers et de sauver les papiers de bord, les dépêches postales et les marchandises les plus précieuses de la cargaison. La même peine est applicable au capitaine qui, forcé d’abandonner son navire, ne reste pas à bord le dernier.
Et c’est plus sévère en Italie, ça peut atteindre 12 ans pour un navire à passagers :
Codice della navigazione - Art. 1097 - Abbandono di nave o di aeromobile in pericolo da parte del comandante. Il comandante, che, in caso di abbandono della nave, del galleggiante o dell’aeromobile in pericolo, non scende per ultimo da bordo, è punito con la reclusione fino a due anni. Se dal fatto deriva l’incendio, il naufragio o la sommersione della nave o del galleggiante, ovvero l’incendio, la caduta o la perdita dell’aeromobile, la pena è da due ad otto anni. Se la nave o l’aeromobile è adibito a trasporto di persone, la pena è da tre a dodici anni.
Oui d’ailleurs c’est la repuBBlica, pas la rePPublica comme écrit dans l’extrait. Les fautes d’orthographe méritent l’indulgence sauf s’agissant d’une langue étrangère. Ce redoublement du B est certes peu ordinaire, on s’attend à celui du P. Question de préjugé. Sur le fond de l’affaire, je constate que, grosso modo, ce type de navire c’est à pleine charge 10% immergés, 90% émergés, soit l’inverse d’un iceberg monstre de stabilité. Le jour où les paquebots seront conçus 10% émergés, 90% immergés, je recommencerai à m’intéresser aux pubs Costa Croisière des revues chez mon coiffeur. 19 euros la coupe, il faut vivre en province pour trouver ça ; son seul défaut : il cause trop. Bon.
Ossobuco est au Capitaine, ce que Vialatte était à La Montagne - si, si - et décidément, c’est ainsi qu’Allah est grand :-)
@franCk : vous êtes gentil - mais je crois que le Capitaine préfère la Mer, sinon on l’appellerait l’Alpiniste. Savez-vous que je suis arrivé à cette période de la vie où pas seulement la sensibilité des tétons s’aggrave (je ne me crois pas unique au point de penser que ça n’arrive qu’à moi), mais aussi la sensibilité à la flatterie même moqueuse?
La sensibilité des tétons ? Je sens ce fil de commentaire aller vers des terrains glissants.
@ossobuco : « 10% immergés, 90% émergés, soit l’inverse d’un iceberg monstre de stabilité. » Il me semble qu’un iceberg n’est pas si stable que ça, il est recommandé de ne pas trop s’en approcher car il arrive qu’ils se retournent.
Oui, c’est parce que les icebergs fondent quand ils arrivent dans des eaux de plus en plus chaudes. Il suffira de prévoir des paquebots qui ne fondent pas, quelle que soit la t° de la mer.
@ossobuco : certes :) . Mais il apparaît que d’avoir 90% de sa masse immergée ne soit pas une garantie de stabilité. D’ailleurs il semble qu’il soit rare qu’un de ces gros navires bien émergés chavirent. Les porte-avions ont également une grande partie hors d’eau (je ne connais pas la proportion).
à OlivierJ : bon j’abandonne, je vois que j’ai affaire à forte partie. En fait je préfère la montagne même si j’habite pas loin de l’océan, et mon truc c’est plutôt le genre téléphérique, télésiège, oeufs, etc… Pas les remonte pentes car je ne skie que de fond. L’année dernière, à Grenoble j’ai pris les oeufs qui montent des quais de l’Isère jusqu’au fort dont j’ai oublié le nom et d’où on a une très jolie vue sur la ville et les montagnes d’autour ; c’était en août mais il y avait de la brume, des nuages bas : magnifique! J’en ai même ramené une très jolie photo de moi de profil dans l’oeuf, mais je ne saurais pas comment l’insérer dans ce commentaire. Désolé. Amicalement.
(Si vous êtes sur G+, vous devez suivre Micaël Reynaud.)
J’ai connu Micaël sur les forums de Praktica il y a 10 ans alors qu’il débutait sous le pseudo de Dunun, et j’appréciait déjà son travail (je ne sais pas s’il se souviendrais de moi mais me souviens l’avoir particulièrement encouragé ;-). C’est drôle de le voir citer ici, si longtemps après… Et je constate effectivement que son talent est intacte !

Asymco, Horace Dediu: “The rise and fall of personal computing”.
C’est encore un peu tôt pour parler de “fall”, on est plus dans le ralentissement. Et il est dommage que le graphique ne prenne pas en compte les prix moyens des produits.
Le graphique mis à jour de la fin de l’article est plus complet.
Et puis, l’échelle logarithmique écrase un peu les perspectives. Vous me direz, ça sert à ça. En plus, je me vois mal rédiger ma thèse sur un téléphone mobile. Ce qui tombe bien, puisque je n’en possède pas.
Une croissance quasi-constante en échelle logarithmique (donc exponentielle, rapportée à une échelle normale), c’est une “chute”?!
Je sais bien que la joie des statistiques, c’est de leur faire dire absolument n’importe quoi, mais il faudrait peut-être voir à ne pas abuser…
PS: tout ce que vois dans ce graphe (par ailleurs tout à fait sympathique intéressant), c’est que”
1) l’électronique s’est démocratisée dans le monde au cours des 40 dernières années et plus de gens ont les moyens d’en acheter 2) certains nouveaux produits bénéficient d’une période d’engouement à leur sortie avant que leurs ventes ne se tassent et finissent par décliner…
News at Eleven.
Autre élément trompeur, le mélange entre produit, OS et genre. Par exemple, est-ce que le premier Macintosh (8 MHz Motorola 68000, 128 KB dram, 512×342 pixels) a quelque chose à voir avec… le Macintosh d’aujourd’hui si ce n’est le même nom.
Ah, quand même ! Je me demandais comment faisaient tous ces gens pour s’acheter un smartphone et une tablette tous les ans (+ les éventuels couteux abonnements qui vont avec). Je comprends mieux : ils renouvellent moins souvent leur ordinateur.

It seems a bit strange to me that the media carefully warn about and label any content that involves sex, violence or strong language — but there’s no similar labelling system for, say, sloppy journalism and other questionable content.
I figured it was time to fix that, so I made some stickers. I’ve been putting them on copies of the free papers that I find on the London Underground. You might want to as well.
Tom Scott: “Journalism Warning Labels”.

C’est pas un truc qui est passé il y a déjà plusieurs mois ? (ca ne retire rien à la qualité de la chose, néanmoins)…
—Tristan
PS : Capitaine : tu voudrais pas me mettre un joli avatar à moi aussi ?
This article is basically just a press release, copied and pasted.
@Tristan : je te trouve un truc… (sinon, j’ai le droit de faire du “old”…)
Montreal 2011 Best Place to Have Public Sex
Capitaine, pourrai-je changer d‘“avatar” ? :)
Que veux-tu ?
Je n’en sais rien :)
T’es mieux de savoir sinon tu vas te retrouver avec un pénis.
A Short Film by EricJames Borges.

C’est vraiment triste… dans mon entourage j’ai pu avoir des témoignages de personnes homosexuelles ayant une peur bleue de l’annoncer car peur du rejet. :( On ne peut pas se mettre à leur place évidemment (l’angoisse doit être indescriptible), c’est juste qu’il faut stopper cette vague de suicides. Comment ? Je ne sais pas… j’ai vu un reportage où il y a également des adolescents un peu marginaux qui décident de passer l’arme à gauche (à l’école l’âge ingrat rend cruel, surtout envers ceux qui se détachent de la majorité). Malheureusement la plupart de ceux que je connais ont fait des tentatives, mais y ont échappé, encore heureuse ! J’espère qu’un jour les mentalités évolueront, pour leur donner encore l’envie de vivre sans se sentir constamment rejetés par leurs proches ! Dans certaines familles c’est très bien perçu, mais ils sont trop peu. Au revoir Eric.
Peut être qu’une politique de zéro tolérance face au bullying pourrait aider un peu ?
je dis ça parce que je suis toujours choquée de voir la bienveillance avec laquelle les actes de harcèlement, d’humiliations et même d’attaques physiques sont traitées par les parents et l’équipe pédagogique censés s’occuper de ces jeunes. “il faut bien que jeunesse se passe”, “au moins c’est bien mon fils tape sur les autres ce n’est pas un loser”, “moi je ne veux pas d’ennuis dans mon établissement, et ce jeune homme homosexuel provoquait ses camarades par sa simple présence, il créait des problèmes”… tout ce délire visant à dire que oui c’est bien triste que des jeunes se suicident m’enfin on y peut pas grand chose et puis ils n’ont qu’à “pas être gays”, c’est non seulement d’une débilité profonde et le coeur du problème à mon avis.
Comme certains le savent peut-être j’ai enseigné quelques années, et je n’ai JAMAIS laissé passer un seul propos discriminatoire dans ma classe. pour moi c’était l’évidence et tout à fait en accord avec la politique de l’EN visant à ce que tous les profs enseignent la citoyenneté à leurs élèves. Or j’ai quasi systématiquement été sacquée/mal vue pour cette même raison, on m’a expliqué que ce n’était pas à moi de “prendre parti pour ceux qui perturbent volontairement l’ordre établi ici”, “pas à moi de défendre des jeunes qui provoquent leurs camarades”.
des exemples de ces “perturbations”, je vous le donne en mille : un peu d’eye liner noir sur un jeune homme sensible en classe d’arts plastiques de première, et “avoir été vu par d’autres élèves tenant la main de sa copine”, pour une des filles. même pas dans le collège mais à des km de là lors d’une fête de quartier. la réponse aux “perturbations” de ce genre ? de la part des autres profs : l’autruche de compet. de la part des élèves : violences, humiliations, racket, destruction des affaires dans le casier, crachats, insultes. de la part de l’administration : condamnation molle des violences sans aucune sanction, avec en sous-entendu : si tu ne veux pas te “fondre dans la masse des gens normaux”, tu assumes qu’on ne veuille pas de toi.
le pompon : un connard misogyne CPE qui m’a indiqué qu’avant de faire ce qui était pour lui un choix, ces jeunes là devaient un peu savoir ce que la société pensera toujours d’eux. Et que selon lui “se faire traiter de cette façon c’est se faire rappeler ce qu’il en coûte de vouloir se démarquer d’une façon aussi malsaine. ça les fera revenir à la raison”.
je parierais que les pauvres gamins qui se sont suicidés appartiennent plus en proportion à des établissements qui professent ce genre d’énormités dégueulasse, qu’à des établissements ou toute l’équipe a une position très ferme CONTRE la maltraitance par d’autres élèves. la question est : il leur faudra combien de morts pour finir par admettre qu’on ne doit pas tolérer que des gens infligent de telles souffrances à autrui ?

Photo AFP/Alain Joncard.
Et en bonus, le tweet du jour. “Elle n’a pas changé. J’ai vieilli. L’opposition lui va bien.”
Si je puis me permettre, le lien vers le tweet n’est pas le bon. Mais ça link vers un chouette site quand même (:
Rhaaaa… Merci ! Je corrige.
La Belle et les deux Bêtes. Et paf.
« Ceux qui nous ont aidés, ce sont les cuisiniers, les femmes de ménage, tous philippins. Ils se sont encordés pour nous aider à descendre dans les chaloupes. Nous avons pu monter au dernier moment, avant que le bateau ne se couche. Des gens ont sauté directement à l’eau, d’autres ont réussi à se hisser sur la coque et ont été hélitreuillés ensuite, d’autres encore cherchaient leurs enfants, c’était la bousculade », relate encore Jessyca.
Sud Ouest : “Deux Bordelais racontent leur nuit en enfer”.
Ce n’est pas la première fois que je lis ce genre de témoignage, dans différentes langues, alors j’ai tendance à y a accorder un soupçon de vérité. Il n’y avait, semble-t-il, que le petit personnel hôtelier pour aider les passagers à l’évacuation.
Peut-être pas les mieux formés (ils sont censés l’être, mais juste un peu), très sûrement les moins payés, mais sans doute les plus humains et courageux.
Quant au commandant à terre au lieu de diriger à bord les opérations, si le fait se vérifie, les bras m’en tombent…
Plus largement, cet accident remet sévèrement en cause la course au gigantisme des paquebots de croisière. Il est juste impossible d’évacuer en moins de plusieurs heures des milliers de personnes, souvent âgées. Dans le cas présent, il y a peu de victimes car l’équipage à réussi à faire échouer le navire en perdition et que les conditions météo étaient calmes. 200 m plus au large, le navire aurait complétement chaviré et le bilan serait très lourd.
“Quant au commandant à terre au lieu de diriger à bord les opérations, si le fait se vérifie, les bras m’en tombent…” Euh ? Il manque pas un bout ? (Ce qui m’étonne de toi).
Non il faut juste prendre la phrase par le bon bout.
Hmmm, j’ai beau relire, je me comprends…
Mais bon, j’ai la grippe, alors mon cerveau est un peu embrumé, je veux bien qu’on m’explique.
disons qu’avec une virgule apres le mot “commandant”, ce serait un poil plus clair.
Nous ne devons pas avoir la même prosodie :-)
j’avoue avoir un amour immodere de la virgule :) Par contre je me demandais si, sur ce genre de bateaux, il y avait des tests d’evacuation lors du developpement. Un peu comme ce qu’il se fait sur les avions.
Bah, j’avais compris aussi. Je pense même que la virgule serait moins correcte ici
Est-ce qu’il n’y a pas aussi un problème de stabilité, avec ces bateaux qui culminent 30 ou 40 mètres au-dessus de la mer ? Moi, instinctivement, avec autant de poids hors de l’eau, j’ai un peu l’impression que ça peut se renverser au moindre coup de vent…
Se renverser au moindre coup de vent car je suppose qu’ils ont des ballasts remplis d’eau de mer. D’ailleurs n’est-ce pas le vidage rapide des ballasts côté brêche qui a déséquilibré le navire ?
@rdi : il n’y a pas de tests à ma connaissance, juste une ensemble de réglementations.
@Virgile : il y a effectivement un problème avec la conception de ces navires qui privilégient pour des raisons d’exploitation un faible tirant d’eau par rapport à leur masse en hauteur. C’est le même problème avec les gros ro-ro, la stabilité est loin d’être optimale. http://fr.wikipedia.org/wiki/Roulier_(navire)
tiens j’ai trébuché sur ce lien sur twitter, peut-être que ça peut aider :) http://gcaptain.com/shame-you-costa-concordias/?37697
et soigne bien ta grippe!
En meme temps, a 200 m au large, il avait moins de chances de percuter un eperon rocheux.
Mes excuses, mon capitaine, c’est moi qui avait l’esprit embrumé. Une petite virgule aurait effectivement aidé la lecture, mais on peut vivre sans. Soignez vous bien !
@Matt : je me faisais la même réflexion. Ceci dit là où il est, le navire serait proche près du bord d’une falaise et pourrait basculer… plus bas.
Sur la présence du capitaine à terre, cet article est stupéfiant :
En effet, dans un premier appel à 00h42, le commandant lâche une phrase compromettante en parlant par téléphone avec la salle opérationnelle de la capitainerie:
“nous ne pouvons plus monter à bord car le navire est en train de se cabrer côté poupe (arrière)”.
“Commandant, vous avez abandonné le bateau ?”, demande alors d’un ton très surpris l’officier, auquel le commandant répond :
“non non, évidemment que non !”
@matt : Le navire allait manifestement vite et a continué sur son erre après le choc sur la roche, il aurait pu partir cap au large et chavirer complètement.

L’abbé Guy Pagès, prêtre catholique du diocèse de Paris, est en mission d’évangélisation sur Internet et sur YouTube en particulier, avec l’accord bienveillant de l’archevêché semble-t-il. Il est considéré comme une “star de l’apologétique catholique sur Internet”…
[…] La théorie du genre est une nouvelle expression du péché originel, cette recherche de liberté qui croit ne pouvoir s’affirmer que dans la révolte contre le Créateur regardé comme nous imposant Sa loi en choisissant pour nous d’être homme ou femme. Mais s’il faut accuser Dieu de nous avoir créé sexués, pourquoi ne pas L’accuser aussi de nous avoir créés sans notre accord, et en conséquence se suicider ? A vouloir scier la branche qui nous porte et nous relie à Dieu, que peut-il nous arriver, sinon la chute ? La chute dans l’horreur du non-amour aussi vrai que l’autosuffisance narcissique de l’homosexualité enferme l’individu dans l’impossibilité d’aimer, c’est-à-dire de se donner, et de se donner nécessairement à autrui, à autrui dont l’altérité est précisément inscrite dans son corps. Chute qui entraine toute la société dans la mort, aussi vrai que l’homosexualité est par nature stérile.
Si la procréation n’est pas la seule fin de la sexualité, mais naturellement la principale, puisqu’il n’y a pas de procréation sans sexualité, l’orientation sexuelle de l’humanité ne peut être que l’hétérosexualité. « Bi, trans et homo » ne sont donc pas de simples « orientations sexuelles », comme on ose maintenant l’enseigner, mais des perversions sexuelles, qui, comme telles, damnent ceux qui les adoptent. […]
Via @eustazio.
Un joli paquet de débilités moisies tellement elles sont éculées. « L’homosexualité est par nature stérile » ça va bien faire rire tous les enfants d’homos qui se sont déjà reproduits le plus naturellement du monde. De même « [qu]’il n’y a pas de procréation sans sexualité » ceux nés par FIV (pratique activement soutenue par les cathos locaux ici, mais l’hypocrisie ça les connaît bien).
La seule chose qui soit stérile ici c’est le cerveau du monsieur.
On notera également que la prêtrise catholique romaine est stérile, c’est une religion de la mort.
ah, qu’est-ce que j’aimerais qu’on lui réponde en face pour voir sa tête ! Mais dîtes-moi monsieur l’abbé, et la sexualité sans but précis, alors ? Moi je veux la pratiquer non pour faire des enfants, mais parce que c’est fort délicieux. Non je sais, croyez moi sur parole :D. et ces caresses fort agréables, je veux les pratiquer avec les adultes consentants de mon choix, hommes et femmes, quand il me plaira. Un peu comme les autres êtres humains stériles à qui vous n’interdisez pas non plus les relations sexuelles si ? ah dans le mariage seulement ? le mariage est indispensable alors. c’est bien cela. merci de m’avoir éclairée.
Monsieur l’abbé, ça me touche de savoir que vous êtes pour le mariage pour TOUS, vraiment. et puis c’est cohérent avec vos valeurs, du coup. moi aussi je soutiens le mariage pour tous, et puisque certaines de ces unions ne produiront pas d’enfants et qu’il en existe tant qui manquent de parents aimants, je pense qu’on tombera d’accord sur le fait que rien n’arrive pas hasard, tout est une oeuvre de Notre Seigneur : il faut autoriser l’adoption pour tous les couples également. Hein, quoi ? mais pourquoi il s’énerve le monsieur ?
Je ne crois pas que l’archevêché ait un regard bienveillant. Le lettre de l’évêque dit en fait diplomatiquement que l’abbé Pagès outrepasse sa mission et que ses vidéos ne reflètent pas l’enseignement du Magistère lorsqu’il sort du strict contenu de la Foi.
L’abbé Pagès est un cas. J’ai eu l’occasion de dénoncer son obsession islamophobe sur mon blog, ainsi que sur Radio Notre-Dame (sans vouloir le nommer), ce qui m’a valu ses foudres. Il a été également l’aumônier du groupe de pèlerins du Pèlerinage des pères de famille dont je fais partie, dans des conditions qui ont, m’a-t-on rapporté, fait fuir nombre de ses membres.
Le propos de Mgr Aupetit est prudent, et il a bien raison de l’être, compte tenu des exploitations en tout sens qui sont faites de ce type de courriers, que ce soit par toi ou à l’inverse par des groupes intégristes.
Mais il est faux, et je le sais de source informée et très fiable, de prétendre qu’il bénéficierait de la bienveillance de l’archevêché.
Bien sûr qu’il nous aime, d’ailleurs je crois bien l’avoir aperçu prêcher à la terrasse du Cox
Bon, ben nous voilà rhabillés pour l’hiver et même pas en habits soldés - c’est du lourd, très très lourd …. bon ben bonne année à nous tous “pervers” et fiers de l’être … à oui au fait depuis quand le fait d’être gay empêche de se donner et de recevoir …d’aimer quoi tout simplement ? moi je croyais justement que le message religieux était un message d’amour §!!!
j’irais même un peu plus loin que Koz, car le vicaire général de Paris est loin d’être bienveillant avec lui

[…] Avec la démocratisation du téléphone satellite, tant pour des raisons de sécurité que de confort, bon nombre de marins n’écoutaient plus RFI pour prendre la météo, mais au contraire récupéraient les prévisions qui elles, existaient toujours.
Or, ce matin, recevant les prévisions du jour, l’en tête du message disait ceci :
AVERTISSEMENT : CE BULLETIN MARINE NE SERA PLUS PRODUIT PAR METEO-FRANCE A COMPTER DU 1er FEVRIER 2012.
Et MeteoFrance de nous renvoyer sur des bulletins existants, produits par elle pour les régions côtières, et par les Américains (la NOAA) pour le reste.
Pourquoi les Américains ?
Parce que selon le principe (constitutionnel si je ne me trompe) selon lequel on ne peut faire payer un service s’il a déjà été payé par l’impôt, tant les fichiers “gribs” que les prévisions effectuées par les météorologues américains sont non seulement gratuits, mais diffusés à une large échelle, et récupérables via de nombreux outils : radio, navtex, web, email, …
C’est tout le paradoxe d’un État qui dit vouloir redonner sa place à la France, mais qui assassine un service performant en langue française, et laisse ses citoyens s’adresser à des services étrangers, en langue étrangère, pour une économie de trois franc six sous.
Voilà, en silence, un service public performant, de qualité reconnue internationalement, financé par l’impôt, s’éteindra définitivement le 2 février prochain.
Après la diffusion par France Inter, puis la diffusion par RFI, la diffusion par internet des prévisions MeteoFrance pour la traversée de l’Atlantique seront elles-aussi supprimées. Les Français n’auront plus qu’à se tourner vers les américains, pour un service en langue étrangère. Dans l’indifférence générale.
Bel Ami, Henri : “c’est le service public qu’on assassine”.
Henri est actuellement au milieu de l’Atlantique, en solitaire sur le voilier Bel Ami.
Ce n’est pas constitutionnel, mais il existe effectivement un principe fédéral américain depuis 1895 (Printing Law, puis 1909, Copyrigth Act) qui veut que tout document public (écrit, graphique, photo, etc.) produit par des employés gouvernementaux (dans le cadre de leur emploi) ne peut pas être sous copyright. Ces travaux sont réputés avoir déjà été payés par l’ensemble des citoyens via les impôts et taxes, les citoyens en ont donc libre usage.
Arielle Cassim était la voix du bulletin grand large sur RFI. Voir : Sea Bleue, Arielle Cassim : “Fin du bulletin météo marine de RFI”.
Pour les navigateurs hauturiers qui traversent l’Atlantique dans les deux sens, Radio France International a diffusé une fois par jour, à 11h33 UTC, et ce pendant des années, un bulletin couvrant toutes les zones jusqu’aux Antilles, transportée sur plusieurs fréquences dépendant de la zone géographique de réception. La douce voix d’Arielle Cassim créait ensuite un lien chaleureux, avec sa chronique de la mer jusqu’à 12h00 UTC, qui vennait égayer les longues journées de traversées. Comme pour France Inter et la BBC, un simple récepteur « toutes ondes » et une bonne antenne suffisaient.
Hélas, l’informatique embarquée vient inexorablement remplacer la radio. Les multiples moyens d’obtenir des fichiers météo GRIB, des cartes météo graphiques, des images satellites et même des bulletins textes, dominent sur les tables à cartes.
Malgré leurs indéniables qualités, ces informations électroniques manqueront toujours, pour moi, de cet indispensable plus qu’apporte la voix. Voix éthérée d’une opératrice radiophonique, voix grave et posée d’un speaker anglais, cette chaleur humaine qui nous accompagne dans les meilleurs ou les pires moments en mer, dans ces instants où l’on peut se sentir parfois bien seul sur l’océan.
Navigation Mac, Francis Fustier : “La voix de la météo marine”.
Monsieur Bonijol,
Fidèle auditeur de RFI, qui par la qualité de ses émissions crée un lien avec la France pour les expatriés, mais aussi tous nos amis francophones à travers le monde.
Navigateur, skipper professionnel, je suis indigné par la suppression, programmée pour le 31 décembre 2011, du bulletin météo marine. Un service public prend une décision discriminatoire qui touche à la sécurité de citoyens.
Écouté par des milliers de marins à travers l’océan, il représente l’élément de sécurité primordial pour un grand nombre de yachts qui ne peuvent pas s’offrir des équipements de communication par satellite.
Personne n’ignore que pour la marine comme pour l’aviation la vie des navigateurs dépend de la météorologie et qu’aucun ne penserait la négliger.
Nous souhaitons que par l’ampleur des réactions que va susciter cette décision, RFI peut apprécier le nombre d’auditeurs qui attache une importance primordiale à cette émission pour prendre des décisions lors de leurs navigations.
Nous voulons que ce programme continue, c’est un élément de sécurité, mais aussi un lien avec la terre, support psychologique important pour les marins. Il pourrait être judicieux de renouer avec la diffusion de messages personnels plutôt que la suppression de cette rubrique.
En vous remerciant de prendre en considération notre demande.
Veuillez d’agréer, Monsieur, nos respectueuses salutations.
Philippe Rossignol.
Une immense bouffée de triste nostalgie, à l’idée que le bulletin météo marine grand large ne résonnerait plus jamais sur les ondes radio. C’est comme de perdre à nouveau une grand-mère qui m’aura apporté plus que je ne saurais le dire.
Je suis sur le cul… En tant que fille d’ex-marin, je confirme que plus con comme décision, c’est difficile ! Sans compter qu’on aimait bien l’écouter, ma moitié et moi, cette météo-marine lorsque nous sommes au bord de la mer.
Dégoûtée je suis.
Le principe fédéral dont tu parles semble mis à mal aujourd’hui aux USA : Time to terminate the “Research Works Act” which aims to terminate public access to publicly-funded science?.
Commentaire lu chez Yagg :
Oui je suis socialiste, mais pas un « social-libéral », un socialiste révolutionnaire et par conséquent mon vote pour Marine Le Pen face à Sarkozy sera un « vote révolutionnaire » pour que Marine Le Pen passe et qu’un « grand soir » de révolte voit le jour. Le Système sera broyé et la révolution pourra enfin changer le Système.
Mon inclinaison politique est centre gauche.
En cas de duel le pen/sarko, je voterai le pen, sans hésiter, mais ça me fera mal.
Je ne voterai sans doute pas ps au premier tour (et pas à droite).
marine n’aura jamais de majorité au parlement, au contraire de casanabo (© Pratchett) qui pourrait avoir une majorité à l’assemblée.
Si la blonde fait trop de conneries, elle pourra aussi être débarquée par le parlement.
C’est très triste d’en être arrivé là, je trouve.
Ancilevien74 : http://www.droitenligne.com/matieres/constit.htm
J’dois être bête, je ne vois pas le rapport entre “Marine Lepen” et “révolution”.
Sinon, quelqu’un parle allemand ? Me souviens plus de la signification de cette devise socialiste “Ein Volk, ein Reich, ein Führer” :)
À classer dans « Le mur du çon ! »
Oui, je pense que la lecture des commentaires dans les sites qui les permettent est nécessaire pour se rappeler que l’on vit entouré par les cons. Et il faut commenter pour ne pas oublier que l’on est à coup sûr le con d’un autre. Tout cela tend à prouver que la misanthropie est une voie sans issue - mais c’est aussi un sentiment qui ne se commande pas, comme la bandaison, pour paraphraser Brassens qui nous manque beaucoup. Fréhel aussi, que j’ai entendue ce matin à l’autoradio en remontant la route de Vannes vers le centre-ville dans un soleil beau comme seuls les soleils d’hiver savent l’être.
Je peux comprendre le sens de ces propos. Il est pour moi impensable de voter pour le Front National. De la même façon il est inimaginable que le Front National et Marine Le Pen puissent prétendre à autre chose qu’à un second tour lors de l’élection Présidentielle. Mais ce dont je suis certain, c’est que la classe politique française, le système politique français doivent être secoués. Les partis de Gouvernement doivent se prendre une claque magistale pour les réveiller, nous devons changer de Constitution. Et je crains qu’une présence au second tour de l’élection présidentielle de Marine Le Pen puisse constituer un choc regrettable mais “salutaire”, pour la classe politique, nos dirigeants et les français. Dans l’espoir que nos dirigeants n’aient pas besoin de ce mal pour se rendre compte de la gravité de notre situation.
@Gilles : “Ein Volk, ein Reich, ein Führer” traduit littéralement, ça donne : Un peuple, un empire, un guide.
En fait, la video ci-dessous, Like an april shower, est une référence directe au 21 avril 2002…
Via Le Roncier.
Excellentes chorés!
On me rit au nez quand je m’oppose à l’inclusion de Nantes en Bretagne. Mais on ferait bien de m’écouter parfois. J’avais annoncé la perte de l’Eurovision dès septembre.
Non, je ne la “follow” pas …
On me rit au nez quand je m’oppose au printemps en avril. Mais on ferait bien de m’écouter parfois. J’avais annoncé que le mois de mars ne passerait pas l’hiver.
Ma position est la suivante. Je suis opposé au mariage. Il faut regarder le mariage comme un archaisme et un échec. EN milieu urbain, 60 % des couples mariés finissent par divorcer. Je propose de remplacer le mariage, par un contra d’union civile, égalitaire pour tous, homosexuels comme hétérosexuels.
Lire : Le mariage d’amour a-t-il échoué ?, de Pascal Bruckner

Je ne sais pas trop quel modèle choisir. Un conseil ?
Pourquoi choisir ?
Impressionnante la technique (si j’ai bien compris, il travaille en couches successives) !
Oui, c’est ça, dans des couches de résine.
Et vos poumons ne craignent rien.
Smoking a joint once a week or a bit more apparently doesn’t harm the lungs, suggests a 20-year study that bolsters evidence that marijuana doesn’t do the kind of damage tobacco does.
The results, from one of the largest and longest studies on the health effects of marijuana, are hazier for heavy users - those who smoke two or more joints daily for several years. The data suggest that using marijuana that often might cause a decline in lung function, but there weren’t enough heavy users among the 5,000 young adults in the study to draw firm conclusions.
The Seattle Times, Lindsey Tanner: “Light marijuana use doesn’t harm lung function, study found”.
Sauf que c’est dur de se limiter à un par semaine. Remarque, c’est comme le reste car l’abus engendre les problèmes.
Et sur le cerveau ?
Ces jeunes filles, qu’on a le sentiment de devoir plaindre, n’en sont pas moins bruyantes, et leurs rires faux tout à fait horripilants. Elles perturbent visiblement les visiteurs et en poussent même certains à sortir leurs appareils photo, pourtant interdits, rappelons-le. Je ne suis pas sûr, pour ma part, que ce soit la manière de vivre l’expérience muséale qui soit la meilleure pour tout le monde.
Le dernier blog, Jean-Noël Lafargue : “Femmes-objets et lieux publics”.
Il est de ces vieux cons (je ne vise pas particulièrement l’auteur ci-dessus cité qui pointe opportunément la snob stupidité de Christophe Girard, adjoint à la culture de la mairie de Paris) pour braire à propos de la fort brève apparition de jeunes filles en tenue légère dans un lieu qui ressemble de plus en plus en une entreprise commerciale et de moins en moins à un musée, lieu universellement réputé pour son sans-culotte.
De l’art de faire de la polémique avec trois fois rien. Parce que l’entretenir, voir la créer, c’est finalement participer au buzz (un peu miteux en l’occurence).
“Vivre l’expérience muséale” Mandieu.

[Photo Christopher Austin, Louisiana State University.]
Cette grenouille de Papouasie-Nouvelle-Guinée récemment découverte, Paedophryne amauensis, (8 mm de long) détient le titre de plus petit vertébré de la planète.
J’ai râté la news.. One dime c’est vraiment tout petit !
Mon secret de beauté. Parce que je le vaux bien.
Il y a de ces billets de blogue qui vous frappent comme ça, en plein visage, par son authenticité aussi bien que par sa réserve, on est tenté de l’appeler « son hésitation ». On y pose des questions qui sont au fond sans réponse définitive – on vit comme on peut, de moment à moment, en espérant faire le bon choix. Mais bon pour qui ? Et vers quel but ? Si même il y a un but ?
Le Roncier écrit qu’il vit d’un temps emprunté – il reprend exprès l’expression anglaise de « borrowed time », qui signifie la vie qu’on n’aurait pas, toutes choses considérées (guerre, maladie, accident, etc.), dû vivre. Un temps qu’on rembourse comme on peut.
Au royaume des aveugles : “Le temps emprunté”.
New York Times: “Turning a Page, the Joseph Herscher Way”.
On appelle ca une “Rube Goldberg Machine” :
Chevrolet Motor Division, General Motors Sales Corporation, presents “The Leader News”. Produced by The Jam Handy Organization. 1937.


[En photo : Ah, les charmes de la Dordogne…]
François Bayrou vous l’a dit, il faut consommer français. S’il n’est pas facile de manger des ananas de France, il est cependant possible de confier ce que vous avez de plus précieux à autre chose que du textile asiatique. Grâce à une boutique dans la lignée d’Archiduchesse, voici le slip tissé et façonné entièrement en France : Le Slip Français, fabriqué en Dordogne, disponible en bleu-blanc-rouge comme il se doit, avec des noms de modèles tout à fait appropriés Le Redoutable, Le Vaillant, L’intrépide, Le Triomphant (qui sont également des noms de sous-marins, avançant eux-aussi cachés pour émerger par surprise en zone étrangère et faire preuve de leur force pénétrante). Cocorico !
[Publicité absolument gratuite et patriotique.]
Ce ne sont pas les premiers : http://www.moulinneuftextiles.com/slips-ouverts.html
Orange réponds à Free Telecom, ca va intéresser le capitaine de changer d’opérateur : http://p.twimg.com/Aiy1669CAAAfXnC.jpg
Et l’ananas de la Mâ’tinik alôw ? Fout’ misié kouyon !
Je doute que l’on trouve beaucoup d’ananas martiniquais sur les étals hexagonaux. La production, en baisse, est principalement destinée au marché local et à la conserverie.
Raison de plus pour chercher et favoriser l’ananas de la Martinique. Un peu comme le slip français, il faut savoir les dénicher…
:-)
“embruns”, journal de bord | fins produits hypertextuels depuis 1996 | valid. | © 2012 laurent gloaguen.
1. Joachim le 27 janvier 2012
L’auteure s’exclame “c’est pour troller”…
La réponse de la marque intéressée.
2. michel v le 27 janvier 2012
Le Plus doit surtout commencer à s’inquiéter d’attirer le même type d’articles que Le Post.
C’est la politique de la vitre brisée appliquée au pure-player : tu laisses passer un mauvais article, de pires articles arriveront.
3. Maxime le 27 janvier 2012
C’est chouette Internet, tu écris des trucs bien, tout le monde s’en tape. Tu écris un énorme piège à trolls et là tout le monde en parle
Ca reste quand même un peu vrai… Tiens, je vais rouvrir un blog et écrire quelques articles révisionnistes pour faire buzzer.
Accessoirement, si quelqu’un a le numéro de téléphone du modèle de Cataluna, je suis preneur.
4. Maxime le 27 janvier 2012
Bon, à la relire, il me semble bien deviner que Tittine est en réalité une anorexique du type pro-ana qui se cache (ne googlez pas trop, là pour le coup vous allez trouver des photos horribles) : - elle est dégoûtée par une femme ronde (mais qui me plait beaucoup, et je ne suis pourtant pas amateur de femmes rondes habituellement), comme toutes les anorexiques. - “une robe présentée par une femme de 40 kilos”. Ce n’est pas le poids normal d’une femme. Sauf une anorexique. - “les “rondes” ont réussi à faire passer dans le langage courant qu’une femme normale, mince donc, est une “anorexique””. Comprendre : “on me traite d’anorexique, mais je nie être trop maigre”. Classique.
5. agnesphi le 27 janvier 2012
Ah ouais quand même (le billet). Je comprends mieux les commentaires Twitter. Merci. Je suis tout autant ulcérée que l’auteure, quand je la lis. Laisser accroire que la seule volonté peut permettre d’accéder à une soi-disant normalité (en l’occurrence, une extrême minceur)est en soi dénigrant. Je me rappelle (séquence nostalgie) des 1er janvier chez ma grand-mère. Il y avait la séquence, jugée amusante, mais humiliante pour l’ado que j’étais, des pronostiques sur le poids. Sur la bascule fermière, nous faisons vérification des variations. La grand-mère faisait 45 kg, bon an mal an. Elle était sèche, menue et faisait 1m55 à tout casser. La minceur n’est pas une vertu, c’est un état. Un diktat.
6. ossobuco le 27 janvier 2012
“Bref, le style de fille qui me conviendrait sans doute si j’étais affecté d’hétérosexualité.” Voilà le genre de maxime qui fait de ce blog le plus classy de la webosphere de langue française et qu’on peut pas s’empêcher d’y revenir.
7. Christophe D. le 27 janvier 2012
J’imagine que Titine ne doit pas aimer Beth Ditto. Lesbienne en plus, donc double lobby à combattre ;-)
8. Krysalia le 27 janvier 2012
Assez d’accord avec le commentaire de maxime. Des femmes qui considèrent que les bourrelets et la graisse c’est moche sont légion. Par contre celles qui déclarent directement que de “voir bouger” une grosse les révulse, sont plus nombreuses dans le camp des anorexiques. Ça participe de la même phobie que les arachnophobes qui t’expliquent qu‘“encore, tant que l’araignée ne bouge pas ça va. mais la voir courir, euuuarrrg c’est insupportable”. (Oui bon ça je connais de l’intérieur je suis arachnophobe).
typique également cette idée de comparer une femme qui fait plus de 100kgs à une femme qui en fait 40 : personne de taille moyenne n’en fait 40, même pas les mannequins les plus petites et les plus maigres, sauf les personnes anorexiques. Et la fille de Castaluna est très loin d’en faire cent, je dirais 75/80 à vue de pifomètre. cent peut être si elle fait au delà d’1,95m mais la fille haineuse qui a écrit l’article ne connaît pas plus sa taille que moi.
100, c’est par contre le chiffre fatidique de la monstruosité chez les gens que les obèses dégoûtent. Les personnes haineuses se disent qu’en dessous de 100 kilos une femme est hideuse mais encore humaine. Enfin en gros, quoi (haha). Au delà, une femme serait une espèce de monstre incompréhensible (d’autant plus incompréhensible qu’elles n’ont pas toutes honte de vivre alors qu’elles devraient être entrain d’essayer de se supprimer, ou quelque chose comme ça, selon cette même “logique”).
Je suis pour qu’aucune opinion ne soit réprimée sur le fond, mais pour qu’on surveille un minimum la forme qu’on donne à cette même opinion quand on est lu par un tas de gens. l’article en question avec sa haine pourrait faire beaucoup de mal à des personnes fragiles. Je ne parle pas de femmes fortes qui en ont vu d’autres mais de très jeunes femmes par exemple, ou d’autres en rupture affectives.
9. Maxime le 27 janvier 2012
Elle fait 1,75m et porte du 46…
http://www.hughesmodels.co.uk/14+DIVISION/ClementineDesseaux.html