06 décembre 2003

Brandon Vedas était un jeune homme nord-américain ordinaire, élevé à coups de Ritalin et autres psychotropes, de Coke et de Big-Mac. Il avait 21 ans, pas encore un adulte, plus tout à fait un adolescent, c’était un “adulescent”. Il vivait encore chez ses parents, à Phoenix en Arizona. Il travaillait comme assistant en informatique à l’université.
Brandon Vedas est mort le 12 janvier dernier, vers trois heures du matin. Ses dernières paroles furent confiées à 3 h 04 sur un canal IRC : “I’m fukcin” (sic).
Car Brandon Vedas est mort en direct sur Internet. Stupidement.
Ce 12 janvier, c’était la nuit du samedi au dimanche. Comme toutes les nuits, Brandon est connecté sur IRC sous son pseudonyme habituel “Ripper”. Cette nuit-là, il était sur le canal #shroomery où se rencontrent des jeunes en quête de discussions sur les champignons magiques et autres substances stupéfiantes et “récréatives”.
Il a réuni sur son bureau toute une pharmacie. Méthadone 80mg, Klonopin (benzodiazépine), Restoril (benzodiazépine), Inderal (bêta-bloquant), Vicodin (narcotique), etc. Que des médicaments prescrits par le médecin familial. Il allume un joint.
Il invite les hôtes du canal IRC à se connecter à sa webcam (www.klonopinz.com/webcam.html). Le spectacle peut commencer.
Il va tout de suite être encouragé par ses camarades :
[ grphish ] TAKE ONE CAPSULE
[ grphish ] takea thousant!
(...)
[ ripper ] tonight is a ogod night fellas
(..)
[ Smoke2k ] eat more
[ Smoke2k ] thats not much
[ Smoke2k ] I eat that every morning
[ Smoke2k ] you pussy
[ Smoke2k ] you pussy
[ Smoke2k ] lol
[ Smoke2k ] your fucking nuts ripper
[ Smoke2k ] :)
[ Smoke2k ] eat more
(...)
[ ripper ] all the goods
[ ripper ] for a weekend of fun
[ ripper ] those benzos
[ ripper ] fuck yeah
Il ingurgitera ainsi une quantité impressionnante de drogues avant que quelqu’un ne songe à intervenir.
[ @phalaris ] i wonder if we'll see ripper ever again
[ grphish ] don't overdose on us ripper :[
L’intégralité de ce chat est disponible : Ripper_Log. Et il est terrifiant. (Ce log provient semble-t-il de Cleveland, Ohio : il y a deux heures de décalage avec Phoenix, Arizona. Attention, lecture hautement déprimante !).
Au bout d’une heure, la panique s’installe dans la chatroom. On essaie de le localiser via son site web (klonopinz.com) :
Registrant:
Get Ripped Productions
B Ripper - 2000 W. Village Dr.
Phoenix, AZ 85023 - US
(602)555-1234
6604@whois.gkg.net
Created on..............: 06-DEC-2002
Expires on..............: 06-DEC-2003
L’adresse est fausse, tout comme le numéro de téléphone.
On essaie de le convaincre d’appeler le 911. Mais il est trop tard, définitivement trop tard.
Brandon Vedas, aka Ripper, est mort. Bêtement.
Il y a aujourd’hui aux États-Unis plus d’overdoses dues à des médicaments que provoquées par l’héroïne. On trouve sur Internet des sites et groupes de discussions pour se procurer ces substances, avec des “recettes” pour simuler des symptômes auprès de son médecin et se voir prescrire narcoleptiques, benzodiazépines, etc. La solution la plus simple étant souvent de visiter la boîte à pharmacie de ses parents.
La famille de Brendan savait qu’il prenait des anti-dépresseurs, elle ne savait pas que Bredan jouait avec ses prescriptions pour le fun.
Compléments d’information :
- Brandon Carl Vedas, site maintenu par son frère Rich Vedas.
- Wikipedia, Brandon Vedas
- AZcentral Orbituaries
- MetaFilter : Overdose on IRC?
- MetaFilter : Brandon Vedas
- MetTalk : Overdose on IRC?
- User Not Found : Onlines cries for help
- The Shroomery
- NY DailyNews
- BBC, Net grief for online ‘suicide’
- ripper_log.txt
[Republication d’un billet du 4 février 2003.]
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Ma journée d’hier avait débuté par la triste et stupide histoire deBrandon Vedas, et elle s’achevait par la réception d’un titre de Wired dans mon logiciel agrégateur de nouvelles : “Personne ne lui a demandé pourquoi il voulait mourir (no one asked why he wanted to die)”.
Un mois avant sa mort, Michael Benjamins postait un message le 17 septembre 2000 dans un forum Usenet spécialisé : “S’il vous plaît, aidez-moi, je cherche un moyen sûr et rapide pour me tuer. Je ne veux pas me rater”. Il a reçu des réponses, des conseils, mais personne ne lui a demandé pourquoi il voulait mourir. Il avait passé huit ans en thérapie et s’inquiétait de savoir si cela ne pourrait pas l’empêcher légalement d’acheter une arme.
Michael Benjamins avait 24 ans, était programmeur, vivait dans l’Ohio. Il a découvert que rien ne lui interdisait de s’acheter une arme chez Walmart.
Le 17 octobre, Michael Benjamins se tirait une balle dans la gorge. Aucun membre des forums de discussion auxquels il participait n’a tenté de le dissuader, bien au contraire.
Michael Benjamins avait déjà un passé dépressif et des tentatives de suicide à son actif. Il avait pourtant essayé de lutter, lisant des livres, tenant un journal, dessinant et suivant un traitement. Mais sa maladie, la dépression, il n’en voyait pas le bout.
Il s’est refermé sur lui-même, hésitait de sortir, même pour faire les courses.
La veille de son suicide, il a pourtant été voir un ami. Celui-ci raconte qu’ils ont passé la nuit ensemble à discuter, à rire. “Quand il est parti, je me suis dis que c’était vraiment bien de le voir de retour, c’était la première fois que je le voyais aussi heureux.”
Oui, cette histoire est tragique, oui, cette histoire est ordinaire.
Personne, hors de ses proches, n’aurait pu connaître sa banale trajectoire. Mais il y a maintenant Internet qui enregistre les traces de votre passage, d’autant plus si vous avez un site personnel, un blogue, ou que vous postez sur Usenet.
Le 15 octobre 2000, à 20:43, Michael Benjamins postait ce message, deux jours avant son suicide :
From: Mike B. (mbenjamins@gwis.com)
Subject: Epitaph
Newsgroups: alt.xxxxxxx.xxxxxxx
Date: 2000-10-15 20:43:00 PSTWell. It’s getting close to “that time”.
I won’t lie and say I’m not scared. But I’m even more frightened of living. Death is such a weird thing…. unknowable and terrifying, yet at the same time so attractive. It seems to be the only way to release myself from the fear and loneliness and constant barrage of horrible memories and thoughts that plague me.
In physical sense, I am prepared for it. My apartment is clean, my things are in order, a 12 page suicide note is written. I’m clean and well dressed for the occasion. I have few loose ends left.
Mentally and emotionally, I am as prepared as a human can be when faced with death. In truth, I’m not sure it is possible to really prepare mentally for such an experience, because no one can know what will happen, other than the cessation of life functions.
I want to thank all of you ashers for being my friends in this last month. Here I was able to talk about my feelings and plans without having to fear the repercussions. I do not think I could do that in real life. I have been in a mental ward before, and I do not want to go back.
None of you really knew me as a person, other than through my posts. That’s good, I kind of wanted it that way. But at the same time, I want you all to know that I am….I WAS…..a living, breathing human being. Someone with an identity and dignity, who wanted only to be free of depression, to be loved, and to feel safe.
I am Michael Benjamins. Born March 19, 1976. An artist, cat-lover, computer programmer, and thinker, who had a tendency to wear all black clothes. I tried my best to be a decent person.
Tonight will likely be the last time I post to a.s.h. Obviously, if you do not see any more posts, then you know what happened. If I don’t commit suicide, I’ll let you all know that I’m still alive.
Best wishes to you all.
I hope you all find peace and happiness.
Je note cette réponse, parmi les nombreux message de bonne chance qui suivirent dans le fil de discussion :
Good luck Mike. I seem to recall your method was a bullet to the head. I pray you have the courage to pull the trigger and get out of this shithole. If things go the way I want, might be seeing you in a few days. Best of luck to you.
Dans notre activité d’utilisateur d’Internet, nous côtoyons quotidiennement des dizaines de personnes aux quatre coins de la planète. Tâchons chaque jour d’éviter de sombrer dans l’indifférence, même si nous avons nous-même notre poids à porter. Je pourrais vous citer deux ou trois blogues de personnes qui me font penser au profil de Michael. Des gens souvent brillants par ailleurs. Derrière ces pages, il y a des gens, de vraies gens, et on a parfois tendance à omettre cette dimension. Il y a des cris au secours qui se perdent dans l’océan numérique. Il y a Internet qui enregistre froidement tout cela. Et nous sommes là, seuls face à des détresses que l’on souhaiterait ignorer, on jette le regard de côté comme on le fait dans la rue pour le pauvre qui mendie. On s’habitue à la misère du monde, et l’on devient insensible.
Cette histoire vient en écho douloureux à celle de Brandon Vedas. Des histoires parmi tant d’autres.
Voilà que dire de plus, sinon : c’est moche le suicide, surtout celui des jeunes.
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Aide et prévention : SOS Suicide Jeunesse (qc) - Fédération SOS Suicide Phénix (fr) - Gai Écoute Suicide (qc) - À Paris : SOS Dépression, 01 45 22 44 44.
P.S. Si je mets des photos sur ces billets, c’est parce que derrière ces mots, il y a des êtres de chair et de sang. L’Internet a parfois tendance à déréaliser les choses.
[Republication d’un billet du 5 février 2003.]
Publié par Laurent Gloaguen, le 6 décembre 2003 à 10 h 24.
1. Le 6 décembre 2003, Nacara a dit :
J'en aurais, des choses à dire, là dessus, mais mes précédents démélés m'ont conduit à me taire sur ce sujet... Juste un post, de quelqu'un d'autre, pour dire que je me sens très concernée : http://grognon.blogspot.com/20020701grognonarchive.html#78997323 Gouky, c'est Nico. Nico c'est mon ex. Ca, ça date d'avant le "nous". Non, il n'est pas mort, mais il n'en est pas passé loin. Et même maintenant, après le "nous", j'ai encore peur.
2. Le 6 décembre 2003, aqb a dit :
Ce sont effectivement des histoires bien tristes. Ce qui me semble insupportable ce sont les conseils et les "bonne chance..." :-/
3. Le 6 décembre 2003, mewn a dit :
Ce qui est curieux aussi à propos des newsgroups comme ash ou les salons comme bus-stop, c'est qu'il y a toujours les mêmes personnes depuis des années dessus.
Certaines sont connues pour essayer d'entrer en relation avec les demandeurs de recette de suicide, pour parler et essayer de les dissuader. D'autres sont là depuis des années et se contentent de filer des howto sur le suicide, discuttant sans fin des in et out de telles ou telles méthodes, dénonçant ceux qui oseraient s'interesser à la personne qui est venue là.
C'est un monde étrange et malsain que celui des pro-choice, qui ont adopté cette formule conciliante ( pour le libre choix ) pour cacher le fait qu'ils encouragent les autres à faire ce qu'ils fantasment de faire eux-même.
4. Le 7 décembre 2003, Matoo a dit :
C'est sûr que trouver des communautés sur le web aussi dans ce domaine, c'est incroyable et tellement prévisible ! :-////
5. Le 17 décembre 2003, T (de Z & T) a dit :
Plusieurs réflexions, sans volonté de donner de leçon, surtout. Juste apporter une autre perspective à ce fil et mes remarques sur certaines questions.
Tout d'abord, je n'ai pas fait de recherche, encore, mais est-on certain que ce n'est pas un "hoax" très bien réalisé ?
Ensuite, quand on en est à ce point, c'est que le malaise est terrible. Il est difficile de dire qu'il faut soit aider sans rien dire ou bien dissuader sans faiblir. L'attitude à adopter est bien difficile à choisir.
Enfin, je suis étonné que "pro-choice" soit utilisé dans ce contexte, car c'est habituellement un terme utilisé pour les défenseurs du droit à l'avortement. Il me semble délicat, voire dangereux de faire l'amalgame entre le suicide et l'avortement. Les deux sont des choix, certes. Et aussi respectables l'un que l'autre, mais je ne les mettrai pas sur le même plan.
Voilà, mes deux centimes d'euro
6. Le 17 décembre 2003, Laurent a dit :
Pour ma part, la seule chose que je peux préciser, c'est que ce ne sont pas des "hoaxes". Les deux cas ont été abondamment documentés à des sources très diverses et dignes de confiance. Et j'ai passé beaucoup de temps à l'époque à croiser les différentes informations. Le cas de Michael Benjamins est déjà ancien et il reste peu de choses en ligne. Pour Brandon Carl Vedas, j'ai suivi l'histoire au jour le jour en direct, et si on a d'abord cru a un hoax, les journalistes de The Arizona Republic ont vite levé le doute en se rendant sur place, en interrogeant les proches et communiquant avec la police. Infos ensuite reprises par le Times et la BBC et bien d'autres.
7. Le 17 décembre 2003, griotte a dit :
ça reflette bien le mal être de la société, beaucoup en sont arrivé là, peut être que nous voulons laisser une trace de notre mal, on cherche un dernier recours quand on peut en parler a personne, une bouteuille jetée à la mer... ça fait peur non? moi même aprsès ma Ts j'ai créer un blog sur 20six, pkoi ? un appel au secors je pense. depuis j'écris mes idées noirs, mes dernière notes sont privés bien trop noir pour etre lu. le pense que le net a du bon techologiquement mais humainement le net est destructeur. on s'y cache on y cris mais personne nous entends...
8. Le 17 décembre 2003, Miss Purple a dit :
Pourquoi faut il que chaque avancee technologique apporte sont lot de derives ?
9. Le 17 mars 2004, Mike a dit :
Vraiment dommage l'internet et le chat. Tout le monde ce cache derriere et voila les consequence que ca l'a. Mais je crois que tout le monde est comme ca, on change souvent de canal a la télé pour deculpabiliser alors que des milliers de gens meurts.
10. Le 22 mars 2004, Greg a dit :
Le monde est egoiste, il y a pas que le tchat. C kler que pousser quelqu un a ingurgiter ttes sorte de drogue en est l extreme, mais celui qui lance un SOS ne sera jamais entendu. En gros y fo se demerder tt seul. Qui n a pas connu cette situation ? Je ne suis pas unique ?
11. Le 14 juin 2004, Alexandra a dit :
le suicide est la plus heureuse des morts car elle ne fait qu'arrété une vie pourris. Toutes ces personnes sont mortes volontairement, alors soit C triste pour les proches mais jamais je ne pleurerai un suicidé. quand O proches il est tro tar pour les regrets
12. Le 17 juin 2004, nefrun (job) a dit :
euh, bah plutot d'accord avec le post de T(Z & t) et d'Alexandra . sur ce genre de truc, vite le blabla des journalistes... j'y refléchis svt au suicide (moins ces mois-ci) mais je me demande: si tu concois la vie comme née du corps, alors la mort c rien d'autre que.. : " ..." , je veux dire: rien. comme qan tu dors: tu te dis jamais: "ah, je dors" (& les reves n'y changent rien - en + on reve 30 min par nuit, alors l'argument est valable!) et ben idem, une fois mort, eh ben le monde n'existe plus -vraiment (le monde, moi, moi et les autres, moi et le monde, et dieu, ce qe tu veux) -Alors pleurer sur une mort, je vois ca comm les pleurs de ceux qi restent et constatent, et disent "il est mort" (ou "il dort") -et perso: option sur la chute de hauteur (je kifferais faire ca en chute libre, mais y a des sécurité..et surveillance, sauf si t deja pro)
13. Le 14 octobre 2004, dugogh a dit :
Nous sommes tous les Socrates.
14. Le 24 avril 2005, Compositeur a dit :
alala que dire... c'est dingue, ca creind :(
15. Le 25 novembre 2005, khalid a dit :
j'ai froid dans le dos en entendant l'histoire de ce pauvre jeune homme---je lutte pour ne pas mourir--aussi pénible que soit cette lutte---ce qui me révolte c'est cette insolente indifférence des personnes qui croient comprendre ou ne veulent rien voir...parfois meme,ils te disent à ta place ce que tu as...le comble!!!...je suis fatigué de toujours penser...j'ai besoin d'amour,de le comprendre et d'en recevoir surtout---khalid d'ALLEMAGNE
16. Le 3 décembre 2005, out a dit :
é voila k'1 page dénoçan le suicide par internet devien 1 forum de futur suicidé... on é tous isolé, ke ce soi sur le net ou dan la "vrai vi". en ce moment je sui déprimé par lé conversation. ça dépass tellemtn rarement lé banalité. d vré discussion? ça fé chier tou le monde, on é considéré raba-joi. mm si c jsute sur la nature de l'home ou enfin bref noublion kan mm pa ke le suicide a tjrs existé, son taux est mm pratikmt égal ds toute société é de tou temps. l'1 d premiere étude sociologik cf Durkheim "le suicide"
17. Le 31 octobre 2006, ssh a dit :
la seule chose que je peux dire c'est que net ou pas on fait longtemps des blablas et gnangnan à son entourage, on écrit pour soi on essaie de s'en sortir mais quand on passe à l'acte ce ni prémédité ni entouré de décorum, c'est sans retour pour certains... et les blablas il est vrai étant devenu superflus parce que de toutes façons inaudibles pour les uns ou les autres on se demande s'il y a une recette pour communiquer vraiment, point n'est besoin d'incriminer encore puisque personne n'a entendu..et c'est là que les choses deviennent compliqués... trop compliqués quelquefois pour continuer à supporter le quotidien qui pèse, les reproches dont certains peut être sont justifiées d'autres complètement loufoques et inadaptées, l'état de résignation aidant on prend largement sur soi un peu plus ou moins ouisque semble t'il cela n'intéresse personne..alors oui vous entendre dire que c'est vous qui êtes parano, persécuté en plein délire ou autre chose, con ou conne doublée de connasse, incapables sans qu'on vous donne la moindre chance de prouver le contraire alors à quoi bon se dit on et c'est comme une coquille qui se ferme ne parle plus enfermée dans sa souffrance et ça ce n'est pas du spectacle...mais peu importe les raisons elles peuvent multiples nombreuses et ensuite ouf on s'en sort peut être parce que la vie est la plus forte, en se jurant qu'on ne l'y reprendra plus, en se battant encore et encore alors qu'on continue d'un autre côté à ne penser qu'à vous abattre, eneffet avortement et suicide ce n'est pas la même chose et comme je l'ai déjà dit on ne traîne pas en principe le désir ou le non désir d'enfant de ses parents dans sa propre tête c'est une élucubration qui ne saurait tenir, ce qu'on traîne c'est une vie de souffrances ce qui vent dire bien souvent qu'on est la personne adaptée à prendre les coups que les autres veulent vous donner que ce soit en paroles ou par les actes, alors on veut tout quitter on veut s'enfuir aussi on veut s'aimer pour soi-même et faire une nique à tous ceux qui passent leur temps à vouloir vous prouver le contraire..leur aura, leur auréole est plus brillante sûrement pourquoi qu'ils gardent leurs illusions, ils savent oui ils savent quand ils ont de l'expérience quand ils ont enfin compris quand ils ont changé alors ils savent qu'on ne peut traiter personne comme une merde.. et soit dit en passant ne vous y fiez pas au cas où certains espèrent ensuite faire des autres leur pompe à fric par le biais de ce qu'ils savent et en abuserait je tiens quand même à dire que rien ne leur permet d'exercer des pressions sur les dits autres la vie s'en chargera bien elle-même et les griefs qu'on a nourri il n'est pas bon de les entretenir encore moins qu'on puisse avec l'histoire des uns ou des autres se faire un "max" de pognon comme dirait certains parce que ça continue d'entretenir les problèmes et de provoquer le fatal hasard à refrapper où il se doit c'est la famille qui veut ça n'est ce pas.. suis-je assez explicite..chez moi y a pas eu de simulation mais peut être de la stimulation à.. comme dans beaucoup de cas !
18. Le 15 novembre 2006, garcia a dit :
je suis horrifiée de voir l'indifférence de certaines personnes.Alexandra qui dit: je ne pleurerais jamais sur un suicidé par qu'il a choisir de mourrir! quel honte de dire ça. le suicide c'est la mort pour tous ce qui souffrent qui ne trouvent aucun moyen même pas dans les amis de s'en sortir,biensûr c'est dur de comprendre la détresse des gens mais de là à les laisser mourrir et en plus croire que c'est mieux pour eux, c'est stupide. je sais nous avons tous nos problèmes, mais rien nous force à aider les autres sauf la conscience...... seulement la conscience intervient souvent trop tard mieux vaut se fier à son coeur et à sa raison.
19. Le 11 mars 2007, sardonie a dit :
je suis horrifiée de l'indifférence de certains, moi aussi. Des commentaires de blog sont sans doute uniquement là pour donner son opinion et sans plus! C'est à mourir ( ou se suicider) de rire!! Certains messages sur ce site sont les appels à l'aide qui n'ont pas été entendu, dont vous parlez. L'aveuglement est un serpent qui se mord la queue. Les gens font ce qu'ils veulent de leur vie, mais devant tant de bêtise, ça donne presqu'envie de mourir...
20. Le 25 octobre 2007, sarah a dit :
Bonjour, je m'appelle sarah, j'ai 21 ans et j'ai raté ma vie,j'ai fais les mauvais choix, je me suis détruite toute seule et j'ai manqué toutes les opportunités,et les chances que l'on me tendais, j'ai menti, bcp menti, à mes proches, ma meilleure amie, mon ancien ami, et je me rend compte que toute ma vie na été tissée que de mensonges de ma part le plus souvent, j'ai volé aussi, des choses bien inutiles, pour me prouver quoi je ne sais pas...ou si.. je continue à mentir et pour éviter ca j'évite le plus possible de parler au gens, jem'enferme et j'invente des excuses bidons pour qu'on se désinteresse de moi, résultat, aujourdhui je n'ai ni amis, ni famille sur qui me rattacher, je n'ai que moi et mes croyances sur la mort, je pense en tout cas que j'ai aujourdhui ce que je méritais, du moins j'ai récolté ce que j'ai semé et je regrette tellement de chose, j'aimerai risquer de revenir en arrière comme dans l'effet papillon, meme si ca pourrai etre pire je pense que je retenterai... depuis des mois et des mois je fais la liste des moyens de mettre terme a ma vie, je gamberge tt le tps, la nuit le jour, je me repli dans ma petite chambre, j'y reste sans bouger de mon lit sauf pour uriner, je sais que je me détruit, je ne me sens plus sociable du tout, je grossi de jour en jour, je n'ai plus de volonté, toutes les portes me sont fermées...je négative, je fais des reves déroutants, je pense suicide tt le temps mais j'arrive pas a passer a lacte... j'en connais la raison, j'ai peur de la douleur que la plupart des méthodes a ma disposition pourraient me procurer... mais je sais pas pourquoi je sens que c'est mon destin très proche... mon père reviens dans trois jour de madagascar, le pauvre, il a tout fais pour moi, du moins derrière son caractère authoritaire et trop réaliste a mon gout il misait tt sur moi, je sais qu'il est terriblement décu par la plupart des choix que je fais, qu'il est terriblement malheureux, il mérite pas davoir un efille comme moi alors jaimerais qu'il n'ai plus de soucis a se faire pour moi, je veux dire par la que jaimerai qu'il m'oublie comme une amnésie, je veux mourir, je sais que je n'ai pas peur de la mort en elle meme..j''en ai marre de décevoir mon père surtout...j'aimerai mourir avant qu'il ne revienne, bien sur je ne suis pas du genre a écrire des mémoires ou les choses qu'on écrit et qu'on laisse trace avant de mourir, peu etre quau fond je ne suis pas prete? en écrivant ceci, je ne demande pas d'aide particulière (pensez vous qu'elle est inconsciente?)
21. Le 25 octobre 2007, robert a dit :
Sarah, si tu choisis de mourir, tu laisses à d'autres le soin d'écrire ton histoire, tu laisses à d'autres le soin de consoler ton père, de lui expliquer que tu pensais qu'il méritait mieux que toi ou de raconter d'autres choses sans doute fausses qui le rendraient encore plus triste. Je suis père de deux filles, et même s'il m'arrive d'être mécontent de leurs choix, jamais je n'ai désiré ou même simplement pensé que je méritais des enfants différents. Elles sont ce qu'elles sont, et jamais rien de pourra venir me decevoir à ce point que je désirerais avoir des enfants différents; et ce sentiment, me semble-t-il, est partagé par tous les parents, même s'ils semblent parfois exprimer le contraire. Pour finir, tu as le choix entre une mort certaine, celle que tu envisages, et le risque de sortir du tunnel, en consultant les services téléphoniques et les sites web que Laurent a indiqué ci-dessus. Tu devrais envisager sérieusement le fait qu'il y a une possibilité pour toi de mener une bonne vie, il suffit de prendre le risque d'appeler et de consulter.
22. Le 7 décembre 2007, ju a dit :
bonjour a tous, je suis depressif depuis plusieurs années. et je me sent tres conserner par ce sujet.je viens vous faire part de ma situation pour enfin parler de ca. ma famille est merveilleuse et meme si ils savent que j ai passer des moments difficiles je ne laisse plus rien transpirer de cette maladie.je n en parle pas meme a mes amis. j ai passer donc des periodes de detresse et tristesse totales.mais aujourd'hui les choses sont differentes. j ai casiment tout les troubles du a la depression. probleme alimentaire, sexuel, aucune confiance en moi. j ai demander un nouveau traitement a mon medecin cela fait 2 mois mais je conserve les antidepresseurs afin d en avoir sufisament pour mettre fin a mes jours. je n ai jamais fait de tentative de suicide car si je dois le faire je ne veux surtout pas me louper. mon gros probleme meme si je n ai pas peur de la mort, c de laisser ma famille dans la tristesse.jai une petite soeur qui m aime beaucoup et j ai peur de detruire sa vie et son equilibre. cependant ca fait bien trop longtemps que je me bat pour ma famille.jespere trouver un bon compromis pour qu ils sachent qu ils n y peuvent rien.
23. Le 17 décembre 2007, Patricia a dit :
Bonjour à tous ! Je réalise que ce site à raté son but et plutôt que de sensibiliser les gens contres le suicide, se sont des gens qui on envie de se suicider qui le visite.Je suppose que vous avez tous fait comme moi, vous avez tappez "mourir" dans le moteur de recherche ou quelque chose du genre ...
Alors voilà ce que moi j'ai à vous dire ... Je suis dépressive. ( ahah je sais, je ne suis pas la seule lol) Je prends des antidépresseurs tout comme ma mère qui était suicidaire quand j'était petite. Il y a beaucoup de maladie mentale dans ma famille et beaucoup de douleur aussi. Mon copain est dépressif aussi. (non c'est pas des blagues!) il a énormément peur de la mort, ça l'obsède, il n'arrive pas à fonctionner parfois car il sait qu'il pourrait mourir d'un jour à l'autre.
Moi aussi j'ai peur de la mort parfois et comme se soir cette pensée m'était pesante et comme j'étais seule j'ai décidé d'aller lire sur le sujet sur internet.
À lire tout ces messages de gens qui veulent se suicider, j'ai réalisé à quel point je veux vivre. Que même si je suis terrorisé par la vie, par mon future ... que ça fait si mal parfois, je sais pas, je veux quand même vivre! Il y a des milliers de raisons, mais je pense pas que vous avez envie que je les disent car vous n'y croyez sans doute plus.
Et je me sent si triste. Car vous êtes de véritables personnes qui lance un cri à l'aide dans le vide en pensant que personne ne vous entend ... Et je vous entend, mais je me sent bien impuissante. C'est trop bizarre internet, de pouvoir être si près des pensées intime d'une personne et en même temps si loin d'elle.
Je ne vous connais pas, mais je suis certaine que vous souffrez beaucoup ( oh elle est brillante celle là ! lol) Ce que je veux dire, c'est que je comprend la souffrance, peut-être que c'est pas la même que la votre, mais je sais que lorsqu'on prend le temps de connaitre quelqu'un on découvre que tout le monde est intéressant à sa manière, unique et pour moi chaque personne qui meurt est une tragédie. Je ne veut pas que vous mourriez, il n'y aura jamais deux vous ...vous êtes importants et merde même si je ne vous connais pas j'en suis certaine ok !
Et là je panique parce qu'il n'y a aucune chance pour moi de trouver les bons mots pour vous convaincre de vivre. Même que ma tentative doit vous paraître bien naîve, je sais comment on a l'impression que tout le monde est stupide quand on est dépressif ... Mais bon, je suis certaine que la sensibilité est quelque chose que beaucoup de gens dépressif on et même que la plupart d'entre nous sommes trop sensible et c'est pourquoi on souffre plus.
Donc, pensez ce que vous voulez de mon message, mais voilà je ne suis pas indifférante, je me sent seulement impuissante comme beaucoup de gens. Je ne veut pas fermer les yeux sur votre détresse, j'aimerais vous aidez. Je sais pas vraiment ce que je pourrais faire en fait, mais si vous avez envie qu'on jase ...je sais pas ...
Je vous dis simplement de ne pas hésité si vous voulez parler, si vous n'avez pas d'amis, moi j'en ai pas trop d'amis et je suis pas une fille bizarre ou quoi que se soit, je suis pas non plus un obsédé sexuel de 80 ans qui essai de profiter de petite adolescente suicidaire lol.
Oui je sais, j'ai un drôle de sens de l'humour, mais je pense que ça fera pas de tort à ce site un peu trop dépressif...
Bref, écrivez moi si vous en avez envie, je pense que je suis peut-être mieux placer que certains pour vous comprendre et je ne vous jugerez pas, mais j'ai encore en moi assez d'espoir en la vie pour ne pas être un confident qui vous encourage à vous suicider, quel horreur ! C'est certainement pas à ces gens qu'il faut parler car eux aussi sont mal en point. Enfin ça tombe sous le sens :)
Bon alors je vous fait cette invitation, j'ai bien peur que c'est tout ce que je peux faire. Venez discuter avec moi en m'écrivant sur mon email.
Hypholia@hotmail.com
Et là je prend une chance en mettant mon email sur se site, jespère que personne ne profitera de mon geste pour m'envoyer des imbécilités d'accord ! lol
Patricia, qui s'inquiète de voir que des gens souffrent encore plus qu'elle.
24. Le 2 mars 2008, bouche a dit :
Je suis sur ce site un peu par hasard. Vous parlez de suicide. J'ai 48 ans. J'ai fait des tentatives de suicide à 17 puis 18 ans ; ensuite d'autres à 29 et 30 ans. C'est difficile à dire aux autres mais vu où j'en suis à 48 ans, toutes les impossibilités que j'avais perçues dès le départ s'étant confirmées, je ne suis pas heureuse de m'être ratée à l'époque. J'ai fait une psychanalyse basée sur l'interprétation des rêves, j'ai vu beaucoup de psychiatres, mais rien n'a changé. Par passion et imitation à la vue de "bébé" métaphysique que comme disait Françoise Dolto, j'ai eu un enfant. Je ne le regrette pas, ma fille a 20 ans et va très bien (elle est un étonnement pour moi, et je suis fière de ne pas lui avoir transmis ma névrose) mais pour l'élever j'ai dû composer avec le siècle et maintenant je suis au bout du roulo. Son père a dû aussi rentrer dans le monde du travail après avoir été bien marginal. Il s'est occupé d'elle mais comme il gagnait moins d'argent que moi et qu'il ne vivait pas avec elle, c'est moi qui a pris la plus grande part d'investissement personnel. Comment faire quand je ne suis plus capable de remplir le rôle sociale qui me donne un salaire à la fin du mois et que je dois payer les études de ma fille, ce que son père ne peux pas faire ? Je n'ai pas le droit de faillir à ma fille et pourtant je ne peux plus continuer. Je ne peux pas la laisser j'ai peur qu'elle n'ai plus de toit, de nourriture, de chaleur ... Je ne peux pas faire à ma fille une chose pareille que de mourir quand elle a 20 ans. Alors je pense que si j'étais morte lors de mes tentatives de suicide, cela aurait été aussi bien et que ce qui a suivi ensuite n'a été qu'une réalisation de l'échec que je connaissais d'avance. Je suis sur ce site par hasard et je pense que tout cela n'est pas dans vos préoccupations, mais tant pis, je vous le transmets, et tout mon encouragement pour tous. Elisabeth BOUCHé.