Journal de bord

mercredi 6 janvier 2010

Touché, coulé

Le mois dernier, Philippe Massonnet et Juliette Hollier-Larousse nous expliquaient que l’AFP était un phare dans l’océan de la mal-information, que l’agence offrait “une information fiable, certifiée, que les autres médias pourront sans danger relayer, diffuser, analyser, commenter”.

Ce matin, je tombe sur cet article de Libération, “Baleines: un bateau d’écologistes sombre après un accrochage en Antarctique”, crédité “Source AFP”.

Il se trouve que le sujet tombe dans l’un de mes champs d’intérêt et de connaissance, les choses de la mer. Force est de constater que le journal Libération fait mauvais usage des informations “fiables, certifiées” de l’AFP. La début de l’article :

Le catamaran ultra-rapide utilisé par des écologistes australiens pour traquer les baleiniers japonais a été détruit après un accrochage avec les pêcheurs en Antarctique, ont affirmé ce mercredi des écologistes.

Deux informations erronées, une impropriété et trois maladresses en une seule phrase. Autant je suis prêt à pardonner l’impropriété de la part d’un terrien, autant les erreurs factuelles sont regrettables. Il s’agit là probablement du résultat du travail d’un “forçat de l’info”.

Le Ady Gil n’est pas un catamaran, mais un trimaran. La vérification de l’information est fort simple, il suffit de regarder la photo qui illustre l’article.

La Sea Shepherd Conservation Society est basée dans l’état de Washington aux États-Unis d’Amérique, c’est une organisation sans but lucratif régie par le paragraphe c-3 de la section 501 du code fédéral des impôts américain. Il suffit d’aller faire de la vérification rapide sur Wikipedia et le site officiel de l’organisation. Elle a été déclarée légalement en 1981 en Oregon et est héritière de la Earth Force Society fondée en 1977 à Vancouver. Son fondateur, Paul Watson, est un citoyen canadien, né à Toronto. Le trimaran, anciennement le Earthrace, est sous pavillon néo-zélandais (NZ1271) (et bat le Jolly Roger, mais c’est de la fantaisie).

Dans la pratique, la Sea Shepherd est une organisation non gouvernementale internationale au même titre que Greenpeace. Même si la Sea Shepherd Conservation Society est fortement représentée en Australie, elle ne peut pas être résumée par “des écologistes australiens”. Les équipages du Steve Irwin et de ses embarcations secondaires sont constitués de citoyens australiens, étasuniens, canadiens, britanniques, sud-africains, suédois, bermudiens, néerlandais, hongrois, néo-zélandais, et même japonais.

À bord du Ady Gil se trouvaient au moment de l’abordage 4 Néo-zélandais, 1 Australien et 1 Néerlandais [source]. Nous sommes loins de la somme “des écologistes australiens”.

Enfin, les navires ne sont pas des automobiles, et en langage maritime, nous parlons d’abordage et non d’accrochage. La notion d’accrochage étant relative à la croche qui est un obstacle immergé, roche ou épave, dans lequel se prend un engin de pêche.

Comme dans le domaine juridique, le langage de la mer ne souffre aucune imprécision, il ne s’agit pas de faire littérature, mais de nommer les choses par leur nom, avec précision et sans équivoque. Mais comme je l’ai mentionné plus haut, cela est moins grave qu’une erreur factuelle.

En passant, attention avec l’éperonnage si le terme vous tente pour décrire les faits présents. Éperonner, c’est aborder volontairement de l’étrave un navire pour provoquer une brèche et, par la suite, une voie d’eau [Conseil international de la langue française, 1989, Dictionnaire de l’océan]. Il vous resterait à prouver que le Shonan Maru 2 ait volontairement abordé le Ady Gil, que la manœuvre fut délibérée.

Nous passerons rapidement sur l’imprécision du “ont affirmé ce mercredi des écologistes”. Et je n’enculerai pas les mouches pour dire qu’il est préférable de parler de nos jours d’Océan Austral, et que le navire a coulé plutôt qu’il fut détruit.

Lorsque je constate quotidiennement ce genre d’erreurs de la part des journaux dans les domaines que je connais, j’imagine qu’il ne doit pas en être différent dans tous les autres (sans doute moins dans les champs où les journalistes sont par la force des choses spécialisés, comme le sport par exemple).

Un peu agacé, je suis…

Paul Watson déclarait que son objectif était de “couleur la flotte japonaise, économiquement”. Nous devons constater que les Japonais ont coulé (intentionnellement ou pas), la vedette de la S.S.C.S. littéralement.

C’est le prix à payer lorsqu’on se livre à de graves actes de criminalité maritime.

Ady Gil towing a rope intended to entangle the Nisshin Maru propeller and rudder.

Janvier 2010. L’équipage du Ady Gil tente de bloquer à l’aide d’un cordage l’hélice et l’appareil à gouverner du Nisshin Maru. Photographie Institut de recherche cétacée (Japon).

Vidéos YouTube : Abordage vu du tribord du Shonan Maru 2, abordage vu du Bob Barker.

(Question Bonux : expliquez-moi la valeur ajoutée de la production d’un journaliste le cul sur sa chaise sous perfusion d’AFP qui doit alimenter le “canon à dépêches” [© Narvic]… Et par rapport au travail d’un blogueur spécialiste, voire expert ?)

1. Le 6 janvier 2010,
Vicnent

Lorsque je constate quotidiennement ce genre d’erreurs de la part des journaux dans les domaines que je connais, j’imagine qu’il ne doit pas en être différent dans tous les autres (sans doute moins dans les champs où les journalistes sont par la force des choses spécialisés, comme le sport par exemple).

Ben c’est pas mieux dans les autres disciplines (sciences pour ma part, et de mémoire, même courte, pour mes amis dans d’autres domaines : droit, bio, etc…)

2. Le 6 janvier 2010,
Marc

Travaillant quotidiennement avec des journalistes, je confirme qu’ils sont de plus en plus des spécialistes en généralités et qu’entre la pression de la célérité d’Internet et le désastre financier de la plupart des journaux papiers, faut pas trop s’étonner d’en voir sortir de la merde.

Sauf bien sûr dans le sport, savoir si Henry a touché, effleuré ou caressé le ballon est chose beaucoup trop sérieuse pour confier cela à des béotiens incultes.

3. Le 6 janvier 2010,
Off Topic

Sur la video “Ady Gil Being Rammed, View From Bob Barker”, on voit clairement le Shonan Maru 2 changer lourdement de cap (20° 30°) et venir sur tribord en direction de la pétrolette. Personnellement, je pense que la manoeuvre était délibérée ou que l’homme à la barre du gros cul était complètement bourré. Ca deviendrait un défaut de veille non ?

4. Le 6 janvier 2010,
Laurent Gloaguen

Oui, le changement de cap est manifeste sur la seconde vidéo. Sur l’autre vidéo, on voit que le Ady Gil était presque stoppé quand le Japonais arrive. Il paraît mettre les gaz juste au dernier moment, bien trop tard. Il me semble qu’il y a eu une erreur d’appréciation du capitaine du Ady Gil. Naviguer, c’est prévoir.

Cela dit, une erreur de barre du côté japonais n’est pas à exclure. Le Shonan Maru 2 a pu vouloir se rapprocher juste pour mieux arroser l’équipage du Ady Gil. On voit bien aussi qu’il vire sur babord juste avant le choc ce qui évite peut-être un abordage par le milieu, plus dangereux. Difficile de conclure.

Ce qui est sûr, c’est que ces coques de noix couvertes de kevlar ne valent rien question résistance mécanique ;-) L’acier, c’est mieux : http://www.youtube.com/watch?v=7ZMApz5Exfw

5. Le 6 janvier 2010,
Off Topic

Damned, c’est la guerre!

Tiens à ce propos, je viens de payer une amende (photomaton routier) sur www.amendes.gouv.fr. En guise de justificatif de paiement par carte, une page qui affiche un “numéro de commerçant”. L’état à décidément le sens de l’humour.

6. Le 6 janvier 2010,
Laurent Gloaguen

Bon, après avoir regardé 10 fois la vidéo, j’ai l’intuition que le Shonan Maru 2 a voulu se montrer menaçant mais a raté son imprudente manœuvre.

J’essaie aussi de me mettre à la place de l’équipage, probablement à bout, qui a été harcelé pendant des jours (entraves à la navigation, gaz puants, rayons lasers aveuglants). Je n’ai pas beaucoup de sympathie pour ces manières de faire.

7. Le 6 janvier 2010,
Denys

Personnellement, le BatBoat américain contre les méchants japonais, je trouve que ça a un côté déjà vu, comme film.

8. Le 6 janvier 2010,
Damien B

expliquez-moi la valeur ajoutée de la production d’un journaliste le cul sur sa chaise sous perfusion d’AFP qui doit alimenter le “canon à dépêches”

Aucune, mais est-ce que c’est ce qu’on lui demande ?

… Et par rapport au travail d’un blogueur spécialiste, voire expert ?)

Si personne (proportionellement) ne lit le blogueur, la valeur ajoutée du canon à dépêche à un niveau plus global est énormément supérieure :-)

9. Le 6 janvier 2010,
Off Topic

@Laurent: il se peut que tu aies raison. Mais vu le tangage du bateau au début de la video, ca confinerait à la débilité d’avoir tenté une telle manoeuvre.

D’un autre coté et connaissant maintenant le score, les japonais ont donné une bonne raison aux pirates noirs de vouloir les tuer. Ca promet de nouvelles videos toujours plus musclées!

Au passage: ‘nanée à toi et au lapin ;)

10. Le 6 janvier 2010,
Laurent Gloaguen

@Damien B. La question n’est pas vraiment de savoir ce qu’on demande à l’ouvrier spécialisé (et je doute qu’on lui demande d’agrémenter une dépêche d’erreurs et approximations de son cru), mais de jauger de la qualité de l’offre. Côté concurrence, dans le genre canon à dépêches, il y a Yahoo qui reproduit les dépêches AFP brutes, sans rajouter des fantaisies, et Google News qui agrège aussi les sites spécialisés parfois assez pointus… Bref, c’est journaux contre géants du Net, qui gagne à la fin s’ils offrent la même chose, et en moins bien ?

@Off Topic : ‘nanée à toi aussi. Bisou.

11. Le 6 janvier 2010,
Guillermito

C’est plus marrant quand les bateaux sont de tailles égales :

http://www.youtube.com/watch?v=hXQq78lvKrU

J’aime bien les Sea Shepherds. Je sais, c’est mal de dire publiquement que l’on soutient des pirates éco-terroristes, mais je les aime bien. Il faut aussi que je fasse honneur a mon petit drapeau sur Embruns. Et puis un bateau tout noir, ca a de la gueule. J’avais même dans l’idée de faire du bénévolat sur un de leur bateau pendant une de leur campagne (baleines dans l’Antarctique ou phoques au Canada - héhé). C’est l’émission “Whale Wars”, un suivi d’une campagne au jour le jour, qui m’a un peu refroidi. Ils ont tous l’air franchement assez incompétents pour des opérations en mer (le zodiac qui part en oubliant le téléphone satellite, perdu pendant plusieurs heures, et le capitaine qui ne fait strictement rien), un brin psycho-rigides (pas d’alcool sur le bateau, pas de fête, pas de tabac, pas de viande), les bénévoles sont traités comme de la merde, ils sont assez menteurs dans leurs communiqués de presse, et ont parfois un discours un peu irrationnel (“Nos vies ne sont pas importantes, je suis prêt a mourir pour une baleine”).

Mais quand même, je les aime bien :)

12. Le 6 janvier 2010,
Laurent Gloaguen

Pirate !

Comme toi, j’avais un présupposé plutôt positif à leur égard, mais à suivre leurs campagnes, ils m’effraient de plus en plus.

Surveiller les pêches japonaises de près, produire des images, faire fuir les baleines, c’est très bien.

Faire fi des règles de sécurité en mer, mettre en danger des vies, harceler des marins (jets de bouteilles d’acide butanoïque par exemple) qui font ce dur boulot pour gagner leur vie, je trouve ça très con. Couler des bateaux, c’est aussi très con. L’abordage de l’année dernière dont tu donnes le lien me fait frémir, ces gens sont cinglés et ce sont des actes criminels. Ces hommes ne méritent pas la qualification de marins, mais de brigands.

Des brigands qui desservent la cause dans l’opinion publique des pays pratiquant cette chasse. Je suis tout à fait sur la ligne Greenpeace sur le sujet. Ce combat ne justifie pas d’action violente.

Et privé d’alcool, de tabac, de viande et de fêtes, je n’embarque pas.

13. Le 6 janvier 2010,
Eolas

La parole est à la défense.

Oui, en effet, Libé n’a pas dans sa rédaction un spécialiste de la navigation maritime en mers australes ET des ONG environnementalistes. Dommage qu’ils ne te connaissent pas et n’aient donc pas pu essayer de te contacter pour avoir cet intéressant éclairage. Peut être est-ce là l’avenir de la relation presse-blog : fournir des sources techniques pertinentes et disponibles aux journalistes sur les sujets les plus pointus. J’ai pour ma part assez bashé la presse pour me sentir tenu, aujourd’hui, de répondre aux questions de tous les journalistes qui cherchent des lumières sur des questions juridiques. Même ceux du Post, qui te demandent de simples explications techniques pour un article et publient une interview exclusive de maître Eolas.

D’un autre côté, j’imagine que le journaliste qui a rédigé l’article a déjà eu du mal à le vendre à la conférence de rédaction. C’est déjà pas mal qu’il soit passé du stade de dépêche AFP peu lue du public à article dans Libé. Ca assure la diffusion de l’info. Au passage, le mot trimaran est bien employé dans le sous titre de l’article.

La partie sur le vocabulaire maritime me paraît injustifiée dans son pointillisme. Je peste contre les clichés et les phrases toutes faites (“vide juridique”, “bataille de procédure”) qui ne sont pas une info mais une excuse pour ne pas faire son travail. Car Libération n’est pas destiné à un public de marins. Les lecteurs de libé pratiquent plus le vélib que la croisière (mot qui pour lui indique une semaine de vacances sur un paqueot avec un spectacle de Jean Amadou). Et abordage, pour lui, c’est des pirates qui prennent possession d’un navire par la force sous les yeux effrayés d’une jolie jeune fille en robe à jupons. Pas un choc involontaire. Passer du vocabulaire technique au vocabulaire courant pour que le lecteur comprenne quitte à risquer le contresens dans le vocabulaire technique, c’est une partie du travail de journaliste.

Je cède en revanche sur les approximations sur l’orgnaisation et la nationalité des marins : l’info était disponible facilement, tu l’as démontré, c’était son travail d’aller la chercher.

Je demande donc la dispense de peine.

14. Le 6 janvier 2010,
Laurent Gloaguen

@Eolas : “La partie sur le vocabulaire maritime me paraît injustifiée dans son pointillisme.”

Merci de noter que j’ai écris que “je suis prêt à pardonner l’impropriété de la part d’un terrien” et plus loin, que cela était moins grave qu’une erreur factuelle. Et, je demeure persuadé que le grand public est prêt à comprendre l’acception maritime du terme abordage.

Il n’est pas d’honneur particulier de concéder des évidences incontournables, comme une erreur sur le type de bateau (dans le passage rédigé par le journaliste qui n’est pas, comme le reste, un copier-coller de l’AFP) et sur la nationalité de l’organisation à l’origine des faits.

Je demande comme peine exemplaire et douloureuse la lecture du projet de charte des journalistes pour cette mauvaise copie.

15. Le 7 janvier 2010,
Patrick

Je ne suis pas sûr que “trimaran” soit le terme exact ici. Un trimaran est un bateau à trois coques, hors, ici, il me semble que nous soyons en présence d’un bateau à une coque (au maître-bau très réduit) et deux flotteurs. J’ai du mal à considérer comme des coques les deux appendices au bout des bras de liaisons, cette embarcation relèverait donc plus de la “pirogue” ou plutôt d’une évolution moderne de la pirogue à double balanciers. Mais ça n’est pas très important, les salopards qu’ils tuent des baleines ou qu’ils soient des voyous illuminés, restent des salopards.

16. Le 7 janvier 2010,
Laurent Gloaguen

@Patrick : C’est pourtant le terme adéquat. le trimaran est un multicoque composé d’un corps principal au centre stabilisé par deux flotteurs latéraux. Certaines pirogues peuvent effectivement être considérées comme des trimarans.

17. Le 7 janvier 2010,
Damien B

Bref, c’est journaux contre géants du Net, qui gagne à la fin s’ils offrent la même chose, et en moins bien ?

La valeur ajoutée étant le prix de vente moins le prix d’achat du produit avant utilisation / transformation, celui qui gagne à la fin est celui qui a placé le plus de publicités évidemment !

18. Le 7 janvier 2010,
Karl, La Grange

Un autre exemple de journalisme avec une petite phrase reprise à la va vite sans analyse critique.

19. Le 8 janvier 2010,
Aranno

“Il se trouve que le sujet tombe dans l’un de mes champs d’intérêt et de connaissance, …” Pfiou! J’ai eu peur, je pensais que c’était l’écologie! ;-)

20. Le 8 janvier 2010,
Laurent Gloaguen

Il y a aussi l’écologie ;-)

21. Le 13 janvier 2010,
Laurent Gloaguen

Il y a une troisième vidéo, prise du Ady Gil, qui accrédite la thèse d’une attaque délibérée du navire japonais, visible sur le site de la SCCS.

Blah ? Touitter !

Bilan de fréquentation

La lecture de ce billet du Monde tranquille de Marion (à aller lire par ailleurs) m’a donné l’idée de regarder mes statistiques, ce que je fais rarement.

Donc, bilan 2009 : 471 531 visiteurs uniques et 607 556 pages vues (hors flux RSS qui n’est pas comptabilisé).

Une érosion considérable par rapport à 2008 où c’était 1 035 433 visiteurs uniques et 1 416 204 pages vues (toujours hors RSS). Une chute qui s’explique par le fait que j’ai peu blogué les 6 premiers mois de l’année, avec le record de un seul billet en mai 2009.

Les visiteurs qui viennent plusieurs fois (identifiés via cookie, donc trafic largement nettoyé du “bruit-Google”) sont passés de 329 852 à 111 429. Ça fait encore beaucoup…

1. Le 6 janvier 2010,
Guillermito

Ne t’inquiète pas : même avec dix visiteurs par an, on t’aime quand même.

2. Le 6 janvier 2010,
Laurent Gloaguen

Ouf. :-)

3. Le 7 janvier 2010,
user.von

même avec un billet par an.

4. Le 7 janvier 2010,
Kowalsky

Toujours là, via le flux RSS.

Et puis de toute façon, c’n’est pas le nombre qui compte, mais la qualité.

5. Le 8 janvier 2010,
Nicolas B.

C’est bien pour ça qu’on se demande pourquoi on est toujours aussi nombreux !

6. Le 8 janvier 2010,
Aranno

Boaf… Même avec un seul billet, il restera les commentaires, alors…

7. Le 9 janvier 2010,
william

Pas moyen d’avoir de stats sur le rss ? Ce serait intéressant, j’arrive pas trop à me faire une idée de savoir si ça s’est démocratiser ou si ça reste un truc un peu marginal de boulimique du net (ceci dit, vu ton lectorat :x).

Sinon, +1 Aranno (qui ne fait que paraphraser le capitaine d’ailleurs).

8. Le 9 janvier 2010,
Laurent Gloaguen

Il y a bien un moyen (pas super fiable) via FeedBurner, mais cela ne m’intéresse pas plus que ça et je n’utilise pas ce service. Les stats brutes via les logs Apache n’ont pas grand sens parce que fil RSS est pompé par des milliers d’agents non-humains (robots, logiciels d’agrégation).

Un truc assez fiable serait de regarder les affichages d’une image (les images sont affichées via le RSS et ça élimine la majorité des robots).

Je crois que le lecteur RSS concerne le cœur de mon lectorat, souvent des blogueurs eux-mêmes et des férus de technologie (donc, pas super représentatif). Ceux-là ne sont pris par mon outil de stats (javascript sur les pages html) que lorsqu’ils atterrissent de temps en temps sur le site (pour commenter par exemple). C’est à ce moment que je vois dans le referrer que bcp utilisent Netvibes.

Les statistiques, c’est toujours compliqué, jamais fiable à 100% et on peut souvent leur faire dire n’importe quoi. Ça donne juste une idée et permet de voir des évolutions.

Blah ? Touitter !