Journal de bord

mardi 12 juillet 2011

He still doesn’t understand

At this point, and I never thought I could say that one day, I don’t trust any more Mozilla’s strategy for Firefox. I don’t trust any more its Product Manager for Desktop Firefox. It’s not the person, it’s the strategy. I’m not angry, I’m incredibly sad. During all these years, I tried to draw the attention on markets addressable by Moz and not addressable by other browsers. I failed. During all these years, I did all my best to give my opinion about how to extend the ecosystem, the true cornerstone of Firefox’s success. I succeeded implementing these ideas for my own product, BlueGriffon, but I failed for Firefox. I’m sorry, I’m so sorry.

At this point, I think the CEO of Mozilla should talk, loud and clear, and talk about this more with both the community and the users. Enough with corporate blah-blah, and I could say corporate bullshit.

Glazblog : “I still don’t understand”.

1. Le 12 juillet 2011,
Karl, La Grange

Le gros enjeu de Firefox en ce moment (c’est qu’au contraire de Apple avec son OS) est de ne pas gérer les transitions de modèles. Il n’est pas interdit d’évoluer mais cela se prépare avec la communauté, pas contre la communauté. Tu annonces que tu veux abandonner une technologie, tu montres pourquoi et tu développes des outils pour le faire sur quelques années. Un autre exemple python de 2 vers 3. C’est plus long, plus coûteux sur le court terme mais tellement mieux sur le long terme.

Blah ? Touitter !

Place de l’intello

Pour Cassivi, Lagacé et Lisée, il y a une équivalence, au moins implicite, entre intellectuel et universitaire. Pour le premier, on ne les entend pas assez dans les médias; pour les autres, ce n’est pas vrai. Or cette équivalence ne va pas de soi.

D’une part, il y a des intellectuels hors de l’Université : au collège, dans la blogosphère, parmi les artistes.

D’autre part, tous les universitaires ne se définissent pas comme des intellectuels, au sens donné à ce mot par Julliard et Winock. Leur travail de spécialiste leur convient parfaitement et ils ne sentent pas le besoin de prendre position publiquement sur des questions qui ne relèvent pas de leur champ d’expertise ni de s’engager politiquement.

[…] C’est à ce genre de rapport au savoir et à son expression que pensent manifestement Wajdi Mouawad et Marc Cassivi. Ils ont raison sur le fond : la société québécoise fait parfois place aux experts médiatiques, mais pas aux intellectuels, dont elle se méfie, et cela depuis fort longtemps.

En effet, l’intellectuel n’a pas bonne presse au Québec. Les médias, à l’exception du Devoir, ne lui offrent aucune tribune régulière où il lui serait possible de consacrer le temps nécessaire à une vraie réflexion. Tout n’est pas rose, en France, sur le plan de la vie intellectuelle, mais il y reste, par exemple à la radio d’État, des possibilités d’expression dans la durée (Du jour au lendemain, les Lundis de l’histoire, Place de la toile, etc.). Ces lieux-là n’existent plus au Québec. La démission de la radio et de la télévision d’État en cette matière auront eu des conséquences catastrophiques.

C’est pourquoi l’intellectuel québécois est de plus en plus forcé d’investir, voire d’inventer de nouveaux lieux de réflexion et d’expression. Sa survie est à ce prix.

L’oreille tendue : “De l’intellectuel et de l’expert”.

(Il est clair que Lagacé n’a rien d’un intellectuel.)

1. Le 12 juillet 2011,
ossobuco

69900! Ma théorie des moineaux se vérifie déjà connue sous le nom d’appeau à trolls.

2. Le 12 juillet 2011,
Karl, La Grange

c’est difficile de troller sur une réalité québécoise, ou disons plutôt nord-américaine. Car l’amalgame de l’intellectuel et de l’universitaire est très fortement ancré dans la culture anglo-saxonne. À se demander parfois si le Québec n’a gardé que la religion catholique et emprunter tout le reste aux protestants. J’imagine que les anglophones étant les riches, ils sont devenus le modèle à poursuivre donc les valeurs latines ont disparu petit à petit. Peut-être pour cela que l’indépendance du Québec ne se fera. Les aspirations du cœur et du statut social ne convergent pas. Finalement faudra peut-être aller trouver les intellectuels au cœur des nations premières s’il en reste encore quelques unes.

3. Le 12 juillet 2011,
Laurent Gloaguen

“Finalement faudra peut-être aller trouver les intellectuels au cœur des nations premières s’il en reste encore quelques unes.”

Si c’est pas du bon troll ça…

4. Le 12 juillet 2011,
Magoua

Fait trop chaud pour commenter ;-)

5. Le 12 juillet 2011,
ossobuco

C’est vrai que le sujet est sérieux et je vois les choses comme ça : universitaire c’est un statut et à titre personnel j’aime les universitaires (de manière générale et avec des exceptions dues à ma susceptibilité) parce que j’aime l’université comme on aime un être cher qui est entrain de passer (du moins pour les universités qui ne profiteront pas du Grand emprunt et qui sont la majorité - et de même qu’on dit d’un trépassé qu’il est entré dans la Lumière Éternelle, on dira de telle université qu’elle est entrée dans l’Autonomie). Bon. Par contre, un “intellectuel”, je ne sais pas ce que c’est précisément aujourd’hui en France et comme “philosophe”, “politologue”, “psychanalyste”, “sociologue”, ça semble devenu une raison sociale pour tout un tas d’activités disparates et plus ou moins honorables. On ne peut plus définir le terme que par l’exemple comme certains dictionnaires pour les enfants définissent les mots par l’image : Julliard, Winock, Badiou, Finkielkraut, Roudinesco, Morin, Serres, Ferry, BHL, etc. Bref ce n’est pas très stimulant. Ni reluisant. Sur les rapports entre universitaire et intellectuel : un universitaire devient un intellectuel (tel qu’on l’entend aujourd’hui encore une fois) quand il abandonne toute méthode scientifique ; ça au moins ça me paraît clair.

6. Le 12 juillet 2011,
Karl, La Grange

D’ailleurs, on voit bien que l’amérique du nord n’a pas que des intellos

Blah ? Touitter !

Citation du jour

Laurent Bourrelly pense que Google Plus est “une daube” qui va faire “un flop”.

Je pense tout le contraire et qu’il est juste à côté de la plaque.

Bref, Google + n’est qu’un flop de plus car je ne peux pas croire que les utilisateurs puissent trouver un quelconque intérêt dans ce service insipide. Parmi mes autres avis sur des outils et service Google, j’avais déjà annoncé l’échec en avance de Google Wave et j’étais resté mitigé sur Google Buzz. Malgré les efforts évidents pour mettre en avant ce service, je suis quasiment sûr que le futur me donnera raison.

Aujourd’hui, l’objectif avoué de Google Plus est d’entamer l’archi-domination de Facebook qui est devenu un Web à lui tout seul. Le service sera peut-être un plus pour les fanas de Google, mais je suis certain qu’il n’arrivera pas à transférer massivement les utilisateurs Facebook.

[…] Google+ est complètement nul et je retiens ma pensée. L’effet d’annonce engendre une certaine émulsion qui va juste faire flop car cet outil n’apporte absolument aucune valeur ajoutée à mon besoin d’être mieux informé par Google. Mon cercle de connaissances pourrait me donner une info pertinente triée par Google, mais nous avons déjà pris les devants en innovant dans une manière de rechercher qui sort du giron des moteurs. C’est la recherche via les outils sociaux ; je pose une question sur Twitter ou Facebook et mes contacts me répondent. Si Google pouvait anticiper cela, c’est le jackpot au lieu du plouf actuel.

Le pire dans cette bataille pour dominer le secteur des réseaux sociaux était déjà à l’avantage de Google bien avant que Facebook existe. Cela s’appelle Orkut et n’a jamais été pris pour plus qu’un projet alternatif, alors que c’était exactement Facebook avant l’heure.

Laurent Bourrelly : “Drag, drop et flop de Google Plus”.

1. Le 12 juillet 2011,
Karl, La Grange

quelle valeur ajoutée tu y trouves Laurent ?

2. Le 12 juillet 2011,
Laurent Gloaguen

Pas le temps de développer làlà, je dois aller faire les courses et préparer les lasagnes.

3. Le 12 juillet 2011,
Laurent Gloaguen

Avant de raper le parmesan, je te dirai avant tout la gestion très fine de son audience.

4. Le 12 juillet 2011,
Damien B

La gestion est toute aussi fine sous Facebook (même si moins ergonomique), et la solution proposée par Twitter est le multi-compte (contrairement à Facebook / Gogole Plus avec l’approche compte unique / nom réel). De toute façon, comme tout réseau social, c’est celui qui arrivera le plus grand nombre de visiteurs d’Hamelin qui va gagner, indépendamment de ses qualités intrinsèques.

5. Le 12 juillet 2011,
Maxime

La plus grande valeur ajoutée d’un site de réseau social, c’est de pouvoir y retrouver ses contacts.

Quand à moi, je le vois bien trouver sa niche Google +.

Tout les moyen de communication/socialisation suivent le même chemin sur internet depuis le débarquement d’AOL sur usenet : d’abord outil de niche pour geek, puis le grand public arrive et ça devient le bordel. Le geek fuit la populace et se trouve un autre outil.

Voilà donc le suivant sur la liste. Avec l’ouverture sur invitation uniquement, Google s’assure que les premiers membres seront sélectionnés sur leur “geekisme”. Et ça marche, tout les gens que Google+ me propose comme ami (donc ceux déjà présents sur Google+) sont justement des geeks/blogeueurs, enfin l’élite du web quoi, qui va trouver un moyen de communiquer entre elle sans être parasité. C’est que twitter, c’est trop grand-public.

Bon, je retourne coder. Moi je suis un geek associal, c’est pire que geek-es-reseau social.

6. Le 13 juillet 2011,
MB
7. Le 13 juillet 2011,
Maxime

Je ne connais pas ce Matthew Yglesias et je m’en tamponne qu’il soit de mon avis.

Je connais suffisamment internet pour savoir de quoi je parle : - J’ai connu usenet avant AOL (2007), je peux donc être qualifié de dino. - J’ai négocié des accords de peering et configuré le BGP kivabien sur le routeur. Cherchez bien, il n’y a pas beaucoup d’ingénieurs réseau a avoir fait ça. Quand les journaux relatent un désaccord de peering, je me marre bien fort (j’ai souvent accès au “off” à ce sujet). - J’avais en 2003 une connection IPv6 native. Un vrai dino. - Mon nom figure sur un brevet logiciel dépose par Microsoft (MS a repompé mon idée en y rajoutant de la crypto pour faire croire qu’ils innovent). - Je sais reconnaitre un belge à l’écrit sur un forum (ils peuvent mais ne savent pas, par exemple). - Ce qui est sur internet, je le trouve, même le plus incongru (une offre d’emploi dans les en-têtes HTTP d’un site ; un message perso qui m’était destiné dans le code source d’un site).

Et là, je ne fais que résumer ; je pourrais facilement tapiner si je n’avais pas de morale (allez savoir pourquoi, je trouverais ça plus facile de vendre mon cul que de devenir community manager). Alors j’ai pas besoin de savoir que mathieu essuie-glace est de mon avis. Je suis assez grand pour savoir de quoi je parle.

Dans le même genre, je suis bien assez grand pour savoir que lorsque les US ont du mal à trouver un accord sur le financement, il y a des doutes sur la dette souveraine américaine(même si cela ressemble plus à un jeu politique et qu’on trouvera un accord au dernier moment). Alors quand je lis qu’on attends que Moody’s se prononce pour vendre du dollar, je me marre. Y savent rien anticiper les gens dont c’est le métier ? Ah, mince, c’est les mêmes qui hier nous disaient que la dette grecque était fiable… pour dégrader leurs notes au fur et à mesure que le reste du marché commence à douter. A se demander à quoi elles servent (dégradée plus tôt/plus vite, enfin je veux dire prévenus dès 2004 que ça puait, la Grêce aurait été moins dans la merde aujourd’hui). Je devrais faire agence de notation ou analyste financier, tiens. Enfin, c’est hors sujet ici.

Mais il dit quelque chose M. essuie-glace sur les dettes souveraines ? Qu’on aille chercher les opinions de gens bien informés, soit, mais il y a mieux : se faire une idée soit-même. Ah, mais je suis con, lobotomisé de kikoo-lol sur les réseaux sociaux, le cerveau ramolli par les publicités, on oublie de penser par soi-même.

Bon, je retourne geeker. Je préfère jouer à l’associal qu’oublier de réfléchir. Il a peut-être raison Thierry Crouzet.

8. Le 14 juillet 2011,
Karl, La Grange

Vol au dessus d’un nid de Google+

9. Le 14 juillet 2011,
LaurentB

Merci pour la citation :-)

Après plusieurs jours d’utilisation, mon sentiment perdure à propos de G+ Cette fameuse gestion sophistiquée des contacts est un joli gadget, mais il n’a pas fallu plus de 24h pour que ça devienne un vrai casse-tête et même casse-couillles. 1) Mon cercle “demander CV car je ne connais pas” gonfle à vue d’oeil. Aucune idée si je connais ou pas les gens qui m’ajoutent. 2) J’en ai marre de cercler et d’être encerclé. 3) La TL est totalement anarchique. 4) Les Sparks n’apportent rien que je n’ai déjà via ma veille. 5) Le système d’édition et de modération n’est pas pas assez puissant (voire même inexistant) 6) La remontée systématique des posts les plus commentées est chiante. 7) Où est le coeur de métier de Google qui consiste à m’apporter de l’info pertinente? 8) Etc.

Qu’on ne me dise pas que c’est un service jeune qui va se bonifier dans le temps. Il existe un cycle bien précis d’adoption de ce type d’outils. Après les early adopters, power users, curieux et autres fanas Google, le grand public va débouler. A ce stade, si la montée en charge s’opère c’est gagné. Sinon, c’est foutu pour toujours. Eventuellement, G+ restera utilisé par ceux qui sont à fond dans les tools Google, mais il ne détrônera pas Facebook. Pourtant, c’est le but avoué par Larry Page qui bave de colère en admettant l’échec cuisant sur le terrain du social.

http://rethrick.com/#google-plus

http://www.thinkoutsidein.com/blog/2011/07/why-i-left-google-what-happened-to-my-book-what-i-work-on-at-facebook/

10. Le 14 juillet 2011,
MB

Euh… Navré, Maxime, je ne pensais pas vous énerver comme ça. Bon, ben, bonne journée, hein, sinon.

11. Le 14 juillet 2011,
Maxime

Mais non, je me suis pas énervé, même si on me relisant je conçois facilement qu’on puisse avoir cette impression.

J’avais juste du temps à perdre pendant que mon PC lançait une simulation (tout comme là j’attends qu’un DVD se grave), et j’en ai profité pour faire un long commentaire. Ça ou un café… La prochaine fois ce sera café.

12. Le 15 juillet 2011,
MB

Oh ! Mais ça ne me dérange pas du tout que vous vous énerviez et vous avez bien le droit de ne pas supporter Matt Yglesias. En revanche, vu votre état, je vous conseille plutôt un décaféiné. :oP

13. Le 15 juillet 2011,
Maxime

Pour que je puisse ne pas supporter Matt Yglesias, il faudrait encore que je le connaisse autrement que par le biais d’un unique billet sur un blog dont on est un peu du même avis.

14. Le 18 juillet 2011,
MB

Ça me semble être une position très raisonnable, Maxime.

Capitaine, ô Capitaine, pourriez-vous sauver mon précieux anonymat en intervenant sur le commentaire n° 12 ci-dessus pour faire disparaître mon adresse électronique que j’ai sottement mentionnée dans la case “URL de votre site”. Votre fidèle matelot vous en serait fort reconnaissant.

15. Le 18 juillet 2011,
Laurent Gloaguen

Fait.

16. Le 18 juillet 2011,
MB

Merci.

17. Le 21 juillet 2011,
Damien B

Bordel, y’a de la vie par icitte.

Blah ? Touitter !

Mon adresse Google Plus

Sur une idée de Daniel Sandler, mon adresse Google Plus est :
http://embruns.net/+.

1. Le 13 juillet 2011,
Karl, La Grange

Les francais émigrent… (roulement de tambours)… et bien non perdu

2. Le 13 juillet 2011,
manu

Ah oui c’est pas con de faire ça !

3. Le 13 juillet 2011,
Deeder

L’idee est bonne. J’en prends note pour un pompage imminent…

4. Le 13 juillet 2011,
Karl, La Grange
5. Le 13 juillet 2011,
bobossuco

Ah j’ai cru remarquer que vous aviez supprimé “figure du net historique” de la rubrique Bio. C’est bien : “historique”, ça fait vieux. “Vendredi c’est sodomie” ça ferait joli dans la rubrique “Introduction”. Mais c’est pas poli d’aller chez les gens pour critiquer la déco.

6. Le 13 juillet 2011,
Laurent Gloaguen

Exactement, c’est pas poli. Elle est où votre déco, hein ? ;-)

7. Le 13 juillet 2011,
bobossuco

Je n’ai pas de webcam ; en plus je ne suis pas épilé.

8. Le 13 juillet 2011,
Laurent Gloaguen

Hmm, je vous ai déjà vu chez Lurid Digs ?

9. Le 13 juillet 2011,
Off Topic

@capitaine: merci pour Lurid Digs, c’est énorme!

10. Le 13 juillet 2011,
Laurent Gloaguen

De rien.

11. Le 14 juillet 2011,
Karl, La Grange
12. Le 14 juillet 2011,
Franck

[RIP] “But when everyone is networked, what will everyone do next? Don’t say content. Content is hard.”, j’ai justement bien envie de continuer parce que le contenu va devenir plus rare !

13. Le 15 juillet 2011,
bobossuco aka ossobuco

Au Capitaine : excusez moi mais hier je ne travaillais pas alors je n’ai pas pu vous répondre ; avant hier je me suis couché tôt. En fait j’ai un reste de pudeur qui est un sentiment que l’on ne devrait bafouer que dans la plus stricte intimité, sinon c’est de l’exhibitionnisme à quoi mon amour-propre m’interdit de me livrer. Donc : non vous n’avez pas pu me voir sur Lurid Guys, que je ne connaissais pas et que je trouve trop explicite outre que ça manque d’amour. La topographie de la ville où j’habite, l’étage inférieur et la hauteur des immeubles voisins font qu’hier soir je n’ai pas vu les feux d’artifices mais très clairement entendu, porté par un léger vent d’ouest, le bruit des explosions qui m’ont fait demande à quoi sert de mourir ainsi dans une guerre que l’on sait d’ores et déjà perdue en 2014?

Blah ? Touitter !