Journal de bord

jeudi 6 mars 2014

Mallevoüe, journaliste et grenouille de bénitier

Delphine de Mallevoüe, « journaliste » au Figaro, probablement copine avec l’impayable Stéphane Kovacs, gagne à être connue. Entre ses flirts avec la diffamation la plus crasse, son indéfectible militantisme pour l’ordre moral et ses témoignages issus d’un réseau d’informatrices mères de famille indignées, sa prose mérite le détour.

[…] David Kawena est Shaul Dadon, un illustrateur tendancieux.

Mais l’existence de cette guerre juridique entre les deux artistes ouvre une autre polémique : la personnalité sulfureuse du présumé auteur réel de la Marianne, David Kawena. Un pseudo voué à protéger sa vraie identité : Shaul Dadon, illustrateur aux dessins très sexués et « très tendancieux », concède Olivier Ciappa. Adulé des ados et des fans de DeviantART, il est notamment connu pour sa célèbre série de héros de Disney détournés en chippendales très sexués et dont les poses et attributs plus que suggestifs exaltent la communauté homo. En outre, son nom est associé, avec ou malgré lui nul ne sait véritablement, à de nombreux dessins pornographiques et pédophiles. [Journalisme, désinformation, ou diffamation ?]

« Il n’ignore pas ce fait, témoigne un proche de Shaul Dadon. Comme sa famille est très religieuse en Israël, il avait pris ce pseudo de David Kawena, un personnage de Disney devenu un véritable avatar pour lui ». Pourtant, c’est encore sous une autre identité — à consonance allemande — que David Kawena a rempli son contrat à La Poste, pour laquelle il a fait de nombreux autres timbres (Tour de France, Aquarium tropical de Paris…). Une personnalité trouble apparue lors de l’inauguration du timbre Marianne à l’Élysée, selon des proches français et des organisateurs. « Il n’a pas pu assister à la cérémonie parce qu’il lui fallait fournir ses vrais papiers d’identité pour entrer à l’Élysée. Or ils n’auraient ni correspondu à son pseudo Kawena ni à son nom figurant sur le contrat », se souvient un de ses amis. Shaul Dadon se défend de son absence ce jour-là en arguant n’avoir jamais reçu d’invitation…

Reste que sa personnalité crée l’indignation des citoyens qui le découvrent. À l’instar de nombreuses mères de famille alertées par leurs enfants et qui appellent aujourd’hui les médias « à s’indigner de la désinvolture et de l’indifférence inouïes du président de la République et de La Poste dans cette affaire ». « Je ne peux concevoir que le président de la France a commandé le timbre de notre Marianne à cet individu sans savoir qui il était vraiment, se révolte Géraldine. D’un côté un photographe qui fait poser des artistes avec une pancarte qui dit “oui à la GPA, PMA et adoption pour les homos”, et de l’autre un dessinateur plus que tendancieux, ça me rend malade ».

Le Figaro, Delphine de Mallevoüe : “Timbre Femen : vers un procès en France”.

(“Journaliste” — heu, lol ? — au Figaro, cela ne doit pas payer assez : “croyante et pratiquante”, Delphine de Mallevoüe a des activités complémentaires : le commerce de bondieuseries en ligne avec des chapelets new-look pour être “KTO-chic”.)

Flynn Rider

[David Kawena : “Disney Heroes Collection - Flynn Rider”.]

Ci-dessus, exemple de “dessin de héros de Disney détourné en chippendale très sexué et dont la pose et attributs plus que suggestifs exaltent la communauté homo” qui suscite l’indignation et la révolte de Géraldine, l’une des “nombreuses mères de famille alertées par ses enfants”.

Souvent, tu te dis que le Figaro touche le fond, mais régulièrement, tu découvres que le fond était encore plus profond que tu n’aurais pu l’imaginer.

P.S. Une grenouille de bénitier “new-look, flashy et top-tendance” :

Quand elle compose ses bijoux, elle prie. Delphine de Mallevoüe revisite joyeusement croix, chapelets, rosaires, dizainiers… Avec un franc succès.

Croix des mages, dizainier des stars, chapelet des miracles, fantaisies bénies et bondieuseries jolies… Delphine de Mallevoüe n’a peur de rien ! Ni de choquer les bien-pensants avec ses chapelets revisités en colliers tendances rock ou classique, ni de séduire les agnostiques avec ses médailles mariales miraculeuses aux couleurs flashy rose bonbon ou jaune citron « garanties bénies et trempées dans l’eau de Lourdes ». Peur de rien, et surtout pas de traduire ses convictions en une entreprise « dédiée à Jésus », ni de porter sa foi avec gaieté et raffinement. Silhouette longiligne, grands yeux bleus, cette journaliste sept fois maman (!) porte cet après-midi-là plusieurs de ses créations au cou et au poignet. Perles noires, piquées de médailles argent, le chapelet des miracles fait sur cette jolie femme l’effet d’un bijou rare et discrètement attestataire.

Qui est-elle ? Une catholique ­pratiquante – « J’y suis revenue par choix intellectuel et spirituel » – qui va à la messe du dimanche, en pèlerinage à Lourdes chaque année comme hospitalière – « Je crois au rayonnement de la Vierge. » Et qui brouille un peu les clichés qu’on aurait vite fait de plaquer sur ces recommençants jugés parfois exaltés. « Je ne trouvais pas de “support” de foi à mon goût. Trop tristes, trop chers ou trop traditionnels… J’ai voulu décom­plexer la croix, l’afficher de manière belle, gaie, légère. Donner un moyen d’offrir de la tendance tout en glissant un message. Et que des ados fashion, des mamies gentilles, des curés tradi ou des jeunes femmes branchées fassent de mes dizainiers de coton coloré un support de piété et d’évangélisation ou un simple accessoire de mode, je n’ai aucun jugement à porter. J’aspirais, à côté de ma famille et de mon travail, à faire quelque chose qui ait du sens, quelque chose pour “Lui”, qui porte son message… Quand je compose mes bijoux, je prie. »

Surlaterrecommeociel.com, la prière qui a donné son nom au site, semble, en tout cas, bel et bien exaucée. Depuis le lancement, le 21 mars dernier, les commandes affluent du monde entier, de la Procure aux concept stores comme Colette. Les bijoux de ­Delphine, travaillés en gamme basique (de 10 à 50 €) ou en joaillerie, sont disponibles dans les coins tendance de la capitale.

Vous aimez les accueils personnalisés ? Alors rendez-vous au showroom de la dame (103 rue de Grenelle à Paris). Parfum d’encens litur­gique (le bien nommé Spiritus sancti !), consoles d’église, lanternes de procession… Et bientôt une moquette léopard. Tout un monde de piété « revisité » ressuscite dans ce cabinet de curiosités qui avoisine des bureaux design, à Paris VIIe.

« Ces choses anciennes nous parlent de la foi de nos grands-parents, d’un monde qui n’est plus, et cela nous rassure, affirme la créatrice. Je crois à la force des paradoxes. Dans une société où les signes religieux sont relégués à l’espace intime, il n’est pas facile d’assumer. Et, paradoxalement, on a besoin aussi de “porter” sa foi. Une croix des Templiers montée sur un bracelet de couleur me parle d’un paradis perdu mais aussi d’une différence spirituelle à revendiquer dans un monde ambiant qui lisse tout. On aspire tous à cultiver la part spirituelle de notre vie. Je vois nombre de clients qui disent “ne pas croire” et qui, à partir de ces objets de piété, reprennent vraiment contact avec la foi. » Et Delphine de se réjouir : « Regardez, cette amie… Depuis qu’elle porte nos bijoux, elle s’est remise à pratiquer. Rien de magique bien sûr ! Mais c’est comme si, avec ce petit objet qui véhicule le sacré, elle retissait les liens et se reconnectait à quelque chose. »

[La Vie, Élisabeth Marshall : « Une dévotion nouvelle pour les bijoux de piété », publié le 16/02/2012.]

“Quand je compose mes bijoux, je prie”. Je suis sûr qu’elle fait la même chose quand elle écrit un article dans Le Figaro. Il ne saurait en être autrement.

P.S. bis. Daniel Schneidermann ironise aussi sur les “scandales” dévoilés par l’équipe de choc du Figaro : “Annaleaks et timbregate, les scandales du Figaro”.

1. Le 6 mars 2014,
La mouche du coche

Nous ne nous en rendons pas compte, mais la question de ce timbre est de la plus haute importance : http://www.youtube.com/watch?v=cHidHtfzt3g minute 11.15

Blah ? Touitter !

Vilain petit canard

Il y a peu de chance pour que les deux jeunes bourreaux d’Eddy Bellegueule, le « grand aux cheveux roux » et le « petit au dos voûté », qui lui crachent au visage dès le premier chapitre, lisent un jour l’exceptionnel roman d’Edouard Louis. Non parce qu’ils sont des personnages de fiction – ils ne le sont pas. Mais parce qu’ils n’ouvrent jamais un livre. Ils appartiennent, comme Eddy le narrateur, « au monde de ces enfants qui regardent la télévision le matin au réveil », s’ennuient à l’école, jouent au football et « passent des heures dans les rues, le soir et la nuit, à zoner ».

Eddy et ses bourreaux sont de milieu modeste, celui des dominés, des « petits », comme dit Monique, la mère d’Eddy ; ils habitent la campagne, dans le nord de la France. Sauf qu’Eddy, quand il parle, c’est plus fort que lui : sa voix prend « des intonations féminines », ses mains s’agitent « dans tous les sens ». Ses parents le traitent de « gonzesse ».

Pendant toute son enfance, Eddy essaye « d’être comme tout le monde » : devenir « un dur », grossier, couillu, un bagarreur. Il se force à draguer les filles, à aimer le football, à s’empiffrer de frites trop grasses, une « bouffe d’homme qui tient bien à l’estomac, a décrété le père, pas comme dans les trucs de bourges où plus c’est cher moins t’en as dans l’assiette ». Mais rien n’y fait. En finir avec Eddy Bellegueule est l’histoire d’un échec salutaire.

Rossé et humilié quotidiennement au collège, menacé par un frère alcoolique, raillé par un père infantile et tyrannique, montré du doigt par tous et toutes, « Bellegueule, la pédale » finit par rompre avec les siens – et fuir.

[…] C’est l’histoire d’un évadé qui, une fois à l’air libre, se retourne sur son passé. Et raconte, par le menu, comment son milieu, version picarde et lepéniste, avec sa violence et ses codes de classe, s’est littéralement insurgé contre lui, l’inassimilable, « le pédé ». La fuite a été « la dernière solution envisageable ».

[…] Cri de colère, le récit du jeune homme exprime son « dégoût » devant le mythe – tenace – qui fait des prolétaires de « braves bêtes, gentils au fond, des bons vivants ». Edouard Louis sait de quoi il parle. Il en a réchappé. Par la grâce d’un roman, mêlant avec audace l’ordure et la lumière.

Le Monde, Catherine Simon : “Eddy se fait la belle”.

Édouard Louis.

1. Le 6 mars 2014,
Tristan

Allez hop, acheté !

—Tristan

2. Le 6 mars 2014,
La mouche du coche

Oui enfin, être la tête de turc des enfants n’est pas l’apanage des homos. je l’ai été moi aussi un temps et n’en suis pas mort. Cela forge au contraire le caractère et oblige à une certaine dextérité mentale qui permet de s’en sortir mieux que les autres plus tard, ce qui semble être le cas de ce garçon. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, tout va bien. Il y a une justice.

3. Le 7 mars 2014,
Jérôme

@ La mouche du coche: vous le répéterez à ceux, homos ou non, qui en sont mort

4. Le 7 mars 2014,
La mouche du coche

Et oui Jérôme. La vraie vie, ce n’est pas facebook (où on ne peut que dire “j’aime” et jamais l’inverse). La vraie vie est rude, il faut vous y faire. Désolé.

5. Le 7 mars 2014,
Krysalia

il fallait bien ce poisson pourri qu’est la mouche pour nous sortir un truc aussi débile que “ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts”.

ce qui ne nous tue pas nous oblige à aller chercher des fonds de tiroirs de résilience qu’on avait déjà, OU PAS, bien avant qu’on soit confronté au problème. Si on a de la chance, ils suffisent. Sinon on ne survit pas. Et même en cas de survie, ces fonds de tiroir, on les aurait volontiers dépensé dans autre chose que survivre à des agressions inutiles, comme dans des projets ou des envies.

C’est toujours rigolo de constater qu’un privilégié se permet de donner des leçons à des types de populations opprimées (et opprimées par lui, en plus oO).

non mais bien sûr, hein, le racisme anti cathos est très douloureux, d’ailleurs y’a des gens qui se suicident tous les jours à cause de ça.

Y’a des enfants cathos qui changent d’école dans l’opprobre générale, des viols correctifs, des harcèlements de cathos partout avec violence, des tabassages terribles. Tellement qu’ils peuvent se permettre de prétendre à quoi il est facile de résister et ce que c’est censé avoir amené dans ta vie, et sinon tant pis pour toi. C’est comme le “racisme anti blancs”, la misandrie (pardon : la misandriiiiiiiie), entre autres. Woké.

On y croit autant qu’au père noël ou à la fée des dents : effectivement c’est cohérent avec le reste ! et bon dieu, qu’est-ce que ça pue :/…

6. Le 7 mars 2014,
Q@F

Ah, quelqu’un a encore oublié de changer la couche du moche…

Blah ? Touitter !

Astonishing

The most astonishing thing about the man behind bitcoin, who went by pseudonym “Satoshi Nakamoto” online, is that his real name is in fact Satoshi Nakamoto.

Quartz : “Pretty much everything about the real identity of bitcoin’s mysterious creator will surprise you”.

Un parti d’affairistes

Plq 2014: Ensemble on s'occupe des vraies affaires

[Instagram.]

Slogan de campagne du Parti libéral du Québec pour les élections législatives : “Ensemble on s’occupe des vraies affaires”.

1. Le 6 mars 2014,
Matt

Voici un slogan sévèrement burné

2. Le 6 mars 2014,
Gilles

Le Tapie québécois ?

3. Le 6 mars 2014,
Krysalia

en voilà un au moins qui saura les poser sur la table Ö les affaires, quoi Ö.

4. Le 8 mars 2014,
politoblog

P’tain la barbe à la Régis Laspalés ! P’tain les communicants politiques c’est qui ces tocards. Sur ce détail c’est des centaines de milliers de voix de perdues ! Achetez lui un rasoir au lieu d’un bus à la con ! Bande d’incapables ! Vous croyez que la barbe style bucheron sorti du grand froid ça fait encore mouiller la ménagère !

Blah ? Touitter !

Jeudi, c’est…

…ma chatte sur mon blogue.

Ma chatte ke j'aime

Ma chatte kelle est la plus belle

Ma chatte ki a de beaux yeux

Ma chatte ki est trop mignonne

1. Le 6 mars 2014,
Krysalia

un chat sur les internets HORS d’un carton pourtant présent sur la même image ! je crie à la légende urbaine :D. C’est du photoshop !

2. Le 6 mars 2014,
samantdi

Quelle beauté! Il faut dire et répéter qu’on trouve de beaux et gentils chats dans les refuges. Ils rendent les maisons plus douces et procurent fous-rires et d’attendrissement, comme les autres.

Ta bestiole, comme la mienne, sont la preuve qu’un chat adulte et abandonné peut se montrer un excellent compagnon, aussi bon si ce n’est meilleur qu’un animal de race acheté à prix d’or.

Comment vous l’appelez, finalement ? Cléo ? Clio ?

3. Le 6 mars 2014,
leeloo

elle est superbe !

4. Le 6 mars 2014,
La mouche du coche

Une chatte noire, mon rêve. J’en ai eu un un jour qui a disparu très tôt, hélas. Les poils un peu trop longs de celle-ci (dus probablement à la période de l’hiver) lui donnent des airs quasi persans et un charme fou. Longue vie à elle. :-)

5. Le 6 mars 2014,
freagine

Oui, c’est une splendeur, ta chatte kelle est la plus belle :-)

6. Le 6 mars 2014,
Laurent Gloaguen

@samantdi : oh, elle a plein de noms, souvent des rimes en -ette, mais c’est officiellement Clio.

7. Le 6 mars 2014,
Zelda

J’aime bien son air blasé (et ses jolies moufles). Et à part ça, pas de nouvelles de ta Quéquette ?

8. Le 7 mars 2014,
Valérie de haute Savoie

Tu as vraiment l’art de photographier les chats. Et Clio est un modèle de très haut de gamme. Elle est particulièrement belle sur la dernière photo, alanguie sur la table non ?

9. Le 7 mars 2014,
Laurent Gloaguen

Alanguie avec un regard qui dit “Qu’est-ce que ce zigue fabrique encore ?”

10. Le 7 mars 2014,
Laurent Gloaguen

@Zelda : très tristement, la réponse est non.

11. Le 7 mars 2014,
......

Ah ben… ce blog prend de plus en plus des allures de maison de retraite…

12. Le 7 mars 2014,
Garfieldd

Superbe… C’est une diva dans l’âme qui pose joliment, cette minette :)

13. Le 8 mars 2014,
Matoo

<3 #ronron

14. Le 9 mars 2014,
Off Topic

Meffiez-vous des images de chats (ou de couchers de soleil).

Blah ? Touitter !