Journal de bord

lundi 20 novembre 2006

Menhir non grata

Samedi 18 novembre, quelques 500 personnes, selon la police, se sont retrouvées dans les rues de Ploërmel (Morbihan) pour protester contre l’installation, en décembre d’une statue de 8 mètres de Jean-Paul II.
Le défilé, qui rassemblait des manifestants venus de tout le département, s’est achevée sur le place Jean-Paul II, où a déjà été érigé un socle en béton destiné à recevoir la statue en bronze offerte par l’artiste russe Zurab Tsereli.
La municipalité, la communauté de communes et le conseil général du Morbihan ont pris en charge les 8 000 euros que coûte le socle. Une somme de 30 000 euros a également été votée par le conseil municipal pour financer l’inauguration.

Lire aussi, Libération : “Ploërmel ne croit pas au pape”.

Un bâton de dynamite devrait faire l’affaire…

1. Le 20 novembre 2006,
Nébude

Je lis dans le texte de libé : “protester contre l’érection d’une statue géante du pape Jean Paul II dans la ville” … ça me donne très envie de contrepéter, dès le matin … Mais dans l’article, on apprend aussi que non seulement on érige une statue de 9 mètres d’un pape somme toute assez controversé chez les laïques, mais que c’est également un cadeau de la Russie à la France approuvé par le président Poutine.

Vraiment, ce sont deux personnalités rès sympathique qui viennent envahir ce petit village gaulois plein de menhirs … qui ferait effectivement bien de résister à l’envahisseur :-)

Blah ? Touitter !

Xénophobie anti-française

La Presse : “Les Français d’ici outrés par un sketch d’Éric Salvail”.

Scène ordinaire du racisme anti-francais ambiant.

Dans la même ligne, un commentaire sympa (abonné Bell - Montréal) aujourd’hui, auquel je n’ai même pas la force de répondre que si l’Europe fut libérée du joug nazi, ce n’est certes pas en raison de l’enthousiasme québécois.

1. Le 20 novembre 2006,
michel v

D’un autre côté, en France on peut dire sur France Inter d’une certaine communauté qu’elle est zoophile, consanguine, xénophobe, radine et bovine.

Puis hop quand la mise en examen arrive, c’est RSF qui défend une certaine liberté de la presse. Woohoo vive l’anti-racisme à deux vitesses.

2. Le 20 novembre 2006,
Eric Mainville

Moi ça me fait plutôt marrer que les kébékois se moquent des Français, même quand c’est lourd. Les comiques français ont assez moqué leurs chanteuses…

3. Le 20 novembre 2006,
Laurent

Communauté zoophile, consanguine, xénophobe, radine et bovine… hmmm, j’imagine que tu parles des Corses ;-)

4. Le 20 novembre 2006,
Laurent
5. Le 20 novembre 2006,
michel

se moquer des accents ou des travers des gens tout le monde le fait, de paris envers le Nord, du Nord envers paris, des bretons envers les marseillais,

mais dire qu’un tel est “sale” ou “zoophile” ou quoique ce soit comme un fait. non ,c’est de l’insulte.

j’ai très souvent regardé les émissions de thierry ardisson sur la 2 . ce n’est pas un modèle de sobriété et de retenue, mais je n’ai jamais vu l’animateur ni son comparse insulter un invité québecquois.

Oui l’accent prête à la caricature, mais jamais ils n’ont énoncé des mensonges genre “vous mangez que du caribou”, “pas propres”, “vous êtes des américains de pacotilles” ou autre bêtises que, moi, J’invente là.

beaucoup de bêtises, ragots et mensonges furent répétés par la presse “people” sur Céline Dion, par exemple. Mais faut il rappeler que : 1: la presse people n’est que ragot et pertes de temps 2: toutes ces chanteuses quebecquoises que vous dites victimes des moqueries des “français” sont adorés et ont connu de grands succés.

— l’humour devient racisme quand il stigmatise un peuple entier et se met à énoncer des “faits” montés de toutes pièces. Immédiatement vous voyez la différence et comment les gens se mettent à réagir.

6. Le 20 novembre 2006,
Michel D.
7. Le 20 novembre 2006,
Stéphane Z.

Je rejoins un peu Michel D. Ce qui est dommage, c’est qu’il y aura autant de Québécois que de Français pour prendre ça au premier degré. Pour moi, l’humoriste en question s’est plus ridiculisé en se vautrant dans les clichés les plus grossiers qu’il n’a ridiculisé les Français…

8. Le 20 novembre 2006,
michel v

(Pour référence : le sketch en question, la réaction de RSF.)

Je ne sais même pas comment un français a pu accepter de se soumettre à un tel déballage de racisme prépackagé dans cette émission québécoise…

9. Le 20 novembre 2006,
Antoine

15 février 2006, sur RTL, durant l’émission Les Grosses Têtes, Jacky Berroyer interprète la chanson suivante :
Ah ! Connaissez-vous bien la Bretagne,
avec ses femmes en coiffe et ses hommes vêtus de pagnes,
leurs enfants sont hydrocéphales,
les garçons sont aussi méchants que les filles sont sales.

En Bretagne, en Bretagne,
on boit du jus d’andouille et du sirop d’artichaut
et nus sur la lande, ronds comme des chapeaux,
on fait la nuit des rondes à la lueur des fars aux pruneaux.

Et de Quimper jusqu’à Concarneau,
on voit passer des femmes promenant des porcs dans des landaus
pendant que leurs marins de maris se soulagent dans les flots
et refusent de signer le protocole de Kyoto.


Une plainte pour “propos incitant à la discrimination” est déposée, qui sera (bien évidemment) classée sans suite par le Parquet de Paris en avril dernier.

No comment.

10. Le 20 novembre 2006,
Laurent

Autant je trouve le sketch sur les Corses lamentable parce qu’avant tout pas drôle et idiot, autant la chanson de Jacky Berroyer aurait plutôt tendance à me faire sourire.

11. Le 20 novembre 2006,
Patrick

Cela dit, tout le monde s’exprime fort joliment sur cette question, mais pour moi, Français, qui a passé plus de 30 ans dans différents pays du monde j’aimerais bien vous interpeller sur un point. Avez-vous déjà eu honte du comportement des Français lorsqu’ils sont à l’étranger ? Les avez-vous vus, moqueurs, arrogants, méprisants, lorsqu’ils sont en visite et même en affaires ? Se moquer des coutumes locales, de la manière de s’habiller, de manger… De temps un temps il y a un retour de manivelle, j’ai quand même l’impression que nous en sommes en grande partie responsables.

12. Le 20 novembre 2006,
Laurent

“Avez-vous déjà eu honte du comportement des Français lorsqu’ils sont à l’étranger ?” Ouh lala, oui, et plus d’une fois…

13. Le 20 novembre 2006,
xave

Pareil. Je bosse dans une institution européenne, ou le plus gros du contingent est constitué de traducteurs de tous les pays européens, rangés par divisions linguistiques. C’est l’endroit idéal pour se rendre compte que toutes les images caricaturales sur les différents peuples européens ont un gros fond de vérité.

Dans cette optique, je peux vous assurer qu’aller assurer une intervention dans la division française est une punition : ils sont chiants, ils sont hautains et tout leur est dû…

Ici en Belgique, il ont une histoire drole que j’aime beaucoup : C’est un belge en train de pêcher dans une rivière frontalière avec la France. Passe sur l’autre rive le garde-pèche français. S’ensuit le dialogue suivant :

-Hep vous là, qu’est-ce que vous faites ?
-Ben vous voyez bien : je pèche.
-C’est interdit en cette période de l’année !
-C’est interdit chez vous, en France, pas ici.
-Et qu’est-ce qui vous fais croire que vous ne pèchez pas de poissons français ?
-Ho pour ça, pas de risques, hein ? Quand j’attrape un poisson, je le regarde bien, et s’il a une trop grande gueule, je le rejette à l’eau.

non, je ne suis pas belge, je suis français moi même, et plutôt content de l’être, parce que la France, ça a énormément de bon côtés, et énorméments de mauvais aussi d’ailleurs, mais comme le disait Lincoln : “je sais par expérience que les gens sans défauts n’ont que peu de vertus.”

J’aime bien les gens entiers, ça doit pouvoir être adapté aux pays.

14. Le 20 novembre 2006,
padawan

“”Avez-vous déjà eu honte du comportement des Français lorsqu’ils sont à l’étranger ?” Bin, comme Laurent. Sauf que ça n’a rien de spécifique aux français. Vous n’avez jamais vu d’étrangers se comporter comme des cons en France ?

15. Le 20 novembre 2006,
Louis.

Si, ceux du 75….

[me barre avant de ma faire agrapher au mur]

16. Le 20 novembre 2006,
Louis.

Pardon, “me” c’est mon coté féminin…

17. Le 20 novembre 2006,
Guillermito

C’est curieux de découvrir les clichés sur les francais en Amérique du Nord. On pense un peu naivement a des trucs relativement positifs, le vin, le parfum, la culture, la sophistication. Et puis on découvre que ce n’est pas exactement ca. Les francais ne se lavent pas, ils puent, et ils sont laches et arrogants. On entend ca tous les jours aux US. Apparemment, le concept a traversé la frontiere du nord, c’est dommage. La différence, c’est que vu la taille conséquente de la diaspora francaise au Québec, l’outrage fait un peu plus de bruit.

18. Le 21 novembre 2006,
La Moole

Moi, en tant que maudit Français, ça me fait plutôt marrer. Il faut savoir aussi se moquer de soi-même. C’est vrai que la partie cliché “les Français puent” n’est pas du meilleur goût. Ceux qui en rient au premier degré sont de toute façon déjà irrécupérables. Le maudit québécois existe tout autant que le maudit français. Moi, je préfère en rire avec ceux qui le prennent au second degré. Quant au comportement des Français à l’étranger, je pense je n’ai pas encore vu de nation qui puisse s’enorgueillir du comportement de l’intégralité de ses ressortissants quand ils font du tourisme.

19. Le 21 novembre 2006,
brem

Le metteur en scène Robert Lepage a traité récemment les habitants de la ville de Québec (dont il est originaire, moi aussi d’ailleurs) de xénophobes. Évidemment, il a nuancé ses propos par la suite, nous traitant tous d’ignorants. C’est beaucoup mieux. Je suis soulagé de voir que la ville de Québec n’est pas unique dans la province et que Montréal est aussi xénophobe sinon plus que nous.

Blague à part, Éric Salvail c’est une pute à auditoire. Il veut scorer fort dans les cotes d’écoutes et est prêt à tout. Il faut dire que l’émission qui passe à la chaîne publique en concurrence lui chauffe les fesse. C’est Tout le onde en parle, version québécoise.

Pour les clichés, tous les peuples en ont, soit on vit frustrés toute sa vie ou on les accepte et on en rit.

Je ne crois pas qu’il y avait de la méchanceté, de la xénophobie ou du racisme dans le sketch. Tout au plus un manque de goût. On a essayé de faire une blague avec les clichés reconnus des français, mais ça n’a pas marché. Pourtant, plusieurs humoristes le font et ça marche pour eux.

J’en conclus donc qu’Éric Salvail est un très médiocre humoriste.

Tschuss.

Blah ? Touitter !

Détruire le mythe du web 2.0

Clément Hardoüin s’est attelé à la traduction en français de l’article de Nova Spivack que j’avais lié il y a quelques jours : « Web “MoiAussi2.0” — Détruire le mythe du web 2.0 ».

Alors que tout le monde se demande ce que pourrait bien recouvrir le terme “Web 3.0”, pourrait-on déjà arrêter de tout appeler “Web 2.0” ? J’en ai tellement marre du Web 2.0 !

Le Web 2.0 est un mythe, le web 2.0 n’existe pas. C’est toujours le même web, avec plus de fonctions collaboratives, plus de tags, plus d’AJAX. Jusqu’à présent, le Web 2.0 n’a rien amené de bien spectaculaire. En plus, la plupart des applications web 2.0 qui inondent le marché auront disparu d’ici quelques années. A peu près n’importe qui peut mettre de l’AJAX dans une page, ajouter quelques tags et faire une belle interface. Mais ce n’est pas suffisant pour créer de la valeur sur le long terme.

J’ai déjà vécu ça, c’était il y a à peine 10 ans à l’époque de l’émergence des applets Java. J’en sais quelque chose, j’avais lancé http://www.gamelan.com, LE portail des applications Java. Hé bien devinez quoi, 10 ans plus tard que reste-t-il de ces applets Java ? Pas les centaines de milliers de petites applets que les gens avaient faites (bien que certaines étaient vraiment formidables). Non. Elles ont presque toutes disparues. Ce qui reste et qui continue à croître, c’est la plateforme Java elle-même, les grosses plateformes applicatives Java et les outils de développement. C’est ça la vraie valeur.

Il en va de même aujourd’hui. Nous touchons à la fin de la période de fascination pour AJAX et les technologies Web 2.0. Préparez-vous à des spasmes puis des morts violentes. Seules les plateformes robustes et les applications d’envergure survivront. Et devinez quoi ? Ces systèmes n’ont pas été créés en un week-end par 2 types avec un budget de 100 dollars. Ils ont nécessité des efforts importants, à long terme en termes d’investissement et de travail. On parle ici de dizaines si ce n’est de centaines de programmeurs. Le mythe perpétué du Web 2.0 de coûts extraordinairement réduits pour produire des logiciels de qualité se résume à ça : un mythe. Fabriquer un bon logiciel est toujours aussi compliqué, que vous utilisiez Ruby on Rails, C# ou Java, et ça vous coûte aussi le même prix. La possibilité de réutiliser du code open-source est intéressante, mais vous devrez toujours réussir à construire quelque chose de différenciant et de significatif par-dessus tout ça. Et ça, ça demande encore du travail. Et puis franchement, racomoder des petits bouts d’outils open-source parfois inaboutis ou buggués pour faire un système cohérent n’est pas aussi simple qu’il en paraît au départ.

En ce qui concerne les services en ligne, exception faite des coups d’éclat de ceux qui grossissent et se font racheter avant de dépenser vraiment de l’argent, la plupart des sites qui grossissent sont aussi une grosse source de dépense (parmi les coûts : dimensionnement, bande passante, service client, sécurité, maintenance, internationalisation, intégration, API, amendes, etc.). Il n’est en rien plus facile de lancer un site d’envergure aujourd’hui qu’il y a 10 ans. En fait, en faire une réussite commerciale est même plus compliquée : il y a plus d’utilisateurs, de compétiteurs et les attentes des utilisateurs sont plus élevées.

Beaucoup de gens m’ont dit cette semaine qu’ils ne trouvent pas le “Web 2.0” si impressionnant jusqu’à présent et qu’ils espèrent vraiment qu’un nouveau web se prépare, quelle que soit son appellation. La conférence Web 2.0 qui s’est tenue à San Francisco a été décrite comme une grande réussite, il s’est surtout agi d’une séance d’auto-congratulation entre grands noms (récemment rachetés) du secteur. Où est l’innovation ? Où sont les perspectives d’avenir ? Il en est ressorti une conférence centrée sur ce qui s’est passé l’an dernier, pas sur ce qui va survenir l’an prochain.

Mais ce qui s’est passé l’an dernier est déjà tellement dépassé. Et franchement, il manque beaucoup de choses au Web 2.0. Quand Tim Berners-Lee a pensé le Web Sémantique, c’était pour que le web libère son plein potentiel. Le Web 2.0 ne craint pas complètement, juste un peu. Il y a vraiment des idées utiles et apporte du sang neuf par rapport à ce que nous connaissions jusqu’à présent. Mais il pourrait faire tellement mieux !

Soyons francs, au bout du 500e site communautaire en AJAX bourré de tags, on se lasse un peu et on commence à se demander quelle sera la suite. Montrez-moi quelque chose de vraiment nouveau, pas quelque chose que j’ai déjà vu 500 fois. Si c’est si simple de créer une application Web 2.0, quel est vraiment leur intérêt ? La plupart de ces sites fonctionnent la curiosité, une fois passée, jamais nous n’y retournerons.

En ce qui concerne les technologies du Web 2.0, en dehors d’AJAX, de l’idée de mixer des applications (les mash-ups), de faire des widgets, quelle technologie réellement nouvelle est apparue ? Pas grand chose, vraiment. AJAX présentait un intérêt l’année ou elle est apparue, et il est toujours sympa de rendre les interfaces utilisateur plus riches. Mais les questions qui se posent maintenant sont les suivantes : que fait au juste cette belle application AJAX, en quoi est-elle différente de ses 500 concurrentes, est-elle vraiment utile ? L’emballement général pour AJAX est en train de s’essouffler. Nous savons maintenant tous que nous pouvons faire du drag’n’drop, bouger des widgets, réarranger du contenu. YOUPIIIII! Et maintenant ?

Le contenu généré par les utilisateurs, c’est super, et nous nous le répétons tous les soirs avant de nous coucher. Mission accomplie, grands gourous du logiciel communautaire ! RSS et ATOM sont également de merveilleux systèmes de notification et de syndication. Très bien, nous allons tous pouvoir intégrer cela dans nos applications et nos services maintenant. Ca, c’est fait. C’est tout ?

L’aspect collaboratif, c’est important et on aime tous ça. Mais à part pour trouver du travail, recruter ou faire des rencontres (parfois les 2 à la fois), en quoi est-ce VRAIMENT utile ?

Bloguer, c’est sympa et même parfois utile. Très bien, mais les blogs ce n’est que le début, pas le but ultime pour mettre mon contenu sur le web. La publication personnelle n’a pas encore atteint le niveau de sophistication de la bureautique façon 1989. Non seulement les outils d’édition sont primitifs, mais le formatage ou la mise en page des éléments relèvent du fantasme (le petit éditeur de texte où j’écris ne fait pas exception).

MySpace et Youtube sont des succès et des centaines de suiveurs essayent maintenant de les imiter. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais en quoi MySpace est-il différent de Geocities (un service tellement Web 1.0) ? Pour ce qui est de la vidéo, je ne vois pas la révolution à pouvoir voir une vidéo dans une fenêtre et pouvoir envoyer l’URL à mes amis. Certes, c’est joli, mais encore ? On pouvait faire tout ça en 1997. En quoi est-ce fondamentalement différent ou mieux aujourd’hui ? C’est hébergé quelque part ? C’est plus rapide ? Il n’y a pas de plugin à télécharger ? Il y a plus de contenu illégalement mis en ligne pour moi par des entreprises qui valent des milliards ? C’est plus simple à télécharger ? Rien de tout cela ne m’impresionne. On pourrait faire tellement plus avec la vidéo sur le web que de simplement la télécharger et la jouer.

En ce qui concerne le partage de photos, Flickr est super. Nous sommes tous d’accord. Ainsi les deux douzaines de sites de partages de photos. D’accord ? C’était super l’an dernier, et maintenant ?

Parlons des wikis, je les adore, je les utilise, mais j’espère vraiment qu’il ne s’agit pas du processus ultime de collaboration humaine, parce que c’est vraiment primitif et encore très technique (raison pour laquelle les entreprises promouvant les wikis n’ont pas encore réussi à les rendre grand public). Mais il n’y a pas que les wikis, aucune application Web 2.0 n’a réussi à atteindre le niveau d’adoption, de fonctionnalités, d’utilité que les bons vieux produits des années 1980/1990 tels que Lotus Notes. C’est pourquoi malgré un marché potentiel de 100 millions d’entreprises, même des outils comme BaseCamp (l’un de meilleurs outils collaboratifs 2.0) ne comptent qu’un million d’utilisateurs. Il y a encore du chemin à faire !

Regardons du côté de la vente en ligne. Le Web 2.0 a apporté très peu d’innovation. Ebay, Paypal et Amazon sont sensiblement les mêmes depuis des années. Le Web 2.0 n’a pas apporté grand chose au e-commerce d’après ce que j’en sais, à part rajouter un peu d’AJAX et des tags bien sûr. Oh, j’allais oublier, certains sites récupèrent des petites annonces sur plusieurs sites et les centralisent. Devinez quoi les amis, WhizBang! faisait ça dans les années 90. Rien de neuf de ce côté non plus.

J’en ai vraiment assez que le Web 2.0 (terme qui n’a jamais été clairement défini) soit considéré comme “cool”, juste parce que… c’est l’étape suivant le Web 1.0. J’ai déjà vu un nombre incalculable de fois toutes les astuces du Web 2.0, maintenant je voudrais voir quelque chose de fondamentalement différent. J’ai vu des multitudes de fonctionnalités simulant des applications et je peux vous prédire que la plupart d’entre elles vont disparaître. Mais quelle sera la valeur qui restera ? C’est ça qui m’intéresse. Il est vrai qu’il y a beaucoup de possibilités d’améliorer le Web 2.0, mais j’en vois déjà les limites et je m’intéresse à ce qu’il y a au-delà de ces limites.

Je veux arriver à une nouvelle frontière. Je veux des outils, des contenus plus intelligents, une expérience web plus riche, plus intégrée, plus unifiée, plus connectée. Un web plus intelligent. Je veux être en mesure de faire des choses que je ne peux pas faire maintenant, pas ce que je peux déjà faire avec quelques tags en plus. Je veux le prochain web, pas le web d’hier, pas toutes les applications “MoiAussi2.0”. Je veux le web de demain ou, mieux, le web d’après-demain quoi que vous l’appeliez (ou pas). Faites-moi une faveur, s’il vous plait. Quand le prochain web arrivera, vous ne voudrez peut-être pas l’appeler Web 3.0, mais au moins ne l’appelez pas Web 2.0.

1. Le 20 novembre 2006,
Pi-Xel

Rien à voir avec la choucroute, mais tu gere ton flux RSS avec quoi ?

J’ai aucun lien dans mon Netvibes, suis obligé de me connecter sur ton site (so Web1.0…) si je veux en suivre un, sans compter que certains billets sont ininteressant si tu ne vois pas qu’il s’agit de lien… (y’en a aussi des ininteressants, meme avec les liens, mais ca, c’est un autre débat :-D)

2. Le 20 novembre 2006,
Off Topic

Et soudain des vibrations négatives s’abattent sur toi. Ton ciel bleu devient orage. Ta poitrime se sert contre ta volonté qui repousse l’étau meurtrier. Tu dois cette fois maîtriser une Angoisse Mère qui tente de négocier avec ta volonté. C’est bien ton destin immédiat: aplanir l’émotion ou bien connaître à nouveau le plaisir de bouchonner dans du force 12. Repousser la pensée négative et voir la risée.

3. Le 20 novembre 2006,
Laurent

@Pi-Xel : la technologie courriel fait encore partie du Web 2.0.

4. Le 20 novembre 2006,
karl, La Grange

Dans un aggrégateur au Japon, la vision du Web 2.0 en images

5. Le 20 novembre 2006,
Laurent

Rire ! Puisque je fais partie des bêta-testeurs de ce livre de Christophe Porteneuve, je dois dire que, malgré son titre putassier, c’est un très bon bouquin. J’y reviendrai.

Blah ? Touitter !