journal de bord | novembre 2008 | 17

Champagne [09 h 11]

D’emblée, ce congrès nous comble au delà de nos espérances les plus folles : on pensait bien que ça allait être ce désastre qui allait nous ouvrir un boulevard, certes ; mais franchement, franchement, pas à ce point.

C’est génial.

[Comité de Salut Public : “Pathétisme”.]

1. marie-Hélène le 17 novembre 2008

Clochemerle, les pieds nickelés, la famille Fenouillard, la guerre des boutons, ils ont de la culture les socialistes français, pas à dire !

Blah ?

Amuser le postier [11 h 00]

russell-letter.

We may be living in the era of the email, but one young illustrator has proved that the art of correspondence is far from dead. While working for her degree at Glasgow School of Art Harriet Russell decided to find out exactly what lengths the men and women of the Royal Mail were willing to go to to ensure the safe delivery of her missives.

To put them to the test she concealed the addresses of 130 letters to herself in a series of increasingly complex puzzles and ciphers. Among the disguises she employed were dot-to-dot drawings, anagrams and cartoons. The answer, it seems, was very far indeed. Amazingly, only 10 failed to complete their journey back to her.

[The Independent: “Return to sender: Artist puts Royal Mail to the test”, via Karl.]

Harriet Russell.

1. Stéphane le 17 novembre 2008

J’adore :-)

2. Celui le 18 novembre 2008

Ça marche aussi en France, hein. Je me rappelle avoir écrit une lettre avec pour adresse “Le grand immeuble blanc sur les boulevards” et une autre avec simplement “42 et des poussières” en plus du nom et du prénom. Elles sont arrivées les deux fois.

3. krysalia le 18 novembre 2008

Ca m’a rappellé ce vieil article anglophone sur les expérimentations postales ! J’avais bien aimé entre autres le coup du ballon :

Helium balloon. The balloon was attached to a weight. The address was written on the balloon with magic marker; no postage was affixed. Our operative argued strongly that he should be charged a negative postage and refunded the postal fees, because the transport airplane would actually be lighter as a result of our postal item. This line of reasoning merely received a laugh from the clerk. The balloon was refused; reasons given: transportation of helium, not wrapped.

Blah ?

Carnets publics [12 h 27]

Lionel Jospin aurait acheté un pantalon rose dans les années 70. [Source.]

1. gasper le 17 novembre 2008

héhé…

le plus drôle, c’est le journaliste qui se pince le nez, prend a témoin ses lecteurs et rapporte les ragots un à un, en prenant une mine dégoutée. A ce petit jeu, ts les journalistes se sont relayé, c’est à celui qui lâchera un nom de plus, un ragot de plus.

2. Jujupiter le 17 novembre 2008

Allez, sur Edvige Jospin!

3. karl, La Grange le 17 novembre 2008

c’est quand même bête. Si ces carnets avait été décrits en RDF, on aurait pu les utiliser plus intelligemment. :p

Blah ?

Mièvrerie altruiste [16 h 38]

Je n’aime pas les enfants, et encore moins les enfants heureux. Ne cliquez pas, merci.

P.S. En parlant d’enfants, leur abandon était interdit au Nebraska — on se demande pourquoi — jusqu’à ce qu’une loi l’autorise récemment. Et les autorités de découvrir leur texte détourné dans son esprit au profit de l’abandon d’adolescents ingrats… Le Monde : “Adolescents abandonnés dans le Nebraska”, via Mr Peer.

P.S. 18 novembre :

Le Nebraska est le dernier État à avoir adopté une Safe Haven Law, en juillet dernier. Mais c’est aussi le seul État qui a oublié de fixer un âge limite. Les conséquences de cet oubli sont assez stupéfiantes : presque la totalité des 34 enfants abandonnés dans le refuge officiel du Nebraska depuis juillet ont plus de… 10 ans ! La presse nationale américaine fait grand tapage ces jours-ci d’une mère qui est partie de Floride pour se débarrasser de son fils de 12 ans au refuge du Nebraska. Il y a eu aussi une jeune fille de 14 ans. Il y a eu ce couple de l’Arkansas qui a porté ses quatre enfants au refuge. Quatre d’un coup. Paraît qu’ils ont embrassé l’asphalte de l’aérodrome en arrivant à Lincoln (la capitale du Nebraska).

Voilà tout à coup que le Nebraska, cet obscur État dont on ne parle jamais, soulève un immense intérêt. Un immense espoir aussi. Des milliers et des milliers de parents d’ados dans toute l’Amérique et même dans le monde entier rêvent ces jours-ci du Nebraska. Pas d’enquête, pas de travailleuse sociale, pas de question, tu conduis la bête au Nebraska et ça finit là. Fi-ni.

[Pierre Foglia.]

1. Macsym le 17 novembre 2008

Ça me rappelle des choses…

2. marie-Hélène le 18 novembre 2008

J’avais découvert cette info dans the independant il y a un mois : http://www.laslavia.com/wordpressfr/?p=1612

3. âne le 18 novembre 2008

@m-h : mais franchement qu’est ce qu’on en a à foutre de quand et où toi tu l’as lu la première fois ?

4. Bob le 18 novembre 2008

« Plus gros le logo, plus gros. » Je parle du bouton “faire un don en ligne”, parce que j’ai quelques doutes pour la viabilité du reste.

5. Celui le 18 novembre 2008

N’y allez pas, cela va se répercuter sur ma facture téléphonique !

6. Tristan le 18 novembre 2008

Enormissime ! Fabuleux ! Le pire c’est quand les parents regrettent leur geste et qu’on leur dit “trop tard”… J’en reviens pas :-D (enfin, vu la tragédie que ça génère, vaut mieux en rire qu’en pleurer)

7. Pervers le 20 novembre 2008

Et est-ce qu’ils acceptent aussi les animaux de compagnie ? J’ai un chien que j’aurai bien laissé sur le bord de l’autoroute… Est-ce que je peux abandonner mon chien dans le Nebraska ? Ça serai bien pratique… ;-)

Blah ?

Minute de trop [20 h 24]

Un homme dépressif assassine sa (probable) maîtresse, âgée de 43 ans et mère de deux enfants, avant de se suicider. Que fait l’Assemblée nationale, celle là même qui a voté les peines planchers, la rétention de sûreté et le jugement des déments ?

Réponse : une minute de silence.

[…] Qu’on me comprenne bien. Le suicide est un drame terrible, mais tous ceux qui décident de partir ne se sentent pas obligés d’emmener quelqu’un avec eux pour le Grand Voyage, surtout si cette personne est mère de deux enfants. Et un meurtre est un meurtre, fût-il perpétré par un député.

Cette minute de silence de la part de la représentation nationale est obscène. Et de la part d’une majorité qui vote des textes répressifs comme d’autres avalent des petits fours, ce geste sonne comme l’hommage de l’hypocrisie au crime.

[Eolas : “Devinette”.]

1. Nick Carraway le 18 novembre 2008

Il n’y a rien de choquant. Les députés ont rendu hier hommage à l’un des leurs. Ils n’ont pas engagé un acte de la Nation tout entière comme cela aurait été le cas si l’on avait mis les drapeaux en berne ou projeté de lui organiser une cérémonie militaire aux Invalides.

http://tinyurl.com/64xqzl

2. Vicnent le 18 novembre 2008

@Nick Carraway : si c’est parfaitement choquant. L’Assemblée Nationale est la représentation de la population française. Je ne comprends pas que si le décès d’un député peut valoir une minute de silence de son corps représentatif, alors cela peut se faire au prix du silence de son acte en tant qu’humain quelques minutes avant.

Ce mec, tout député qu’il soit, dépressif certes, a BUTÉ d’une BALLE DANS LA TETE une autre personne. Et mère de deux enfants…

Je ne crois pas que l’assemblée ait rendu hommage à la mère.

Et s’il avait buté un ministre voire mieux… Là aussi, il aurait eu sa minute ?

Écœurant.

3. Chris le 18 novembre 2008

“Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres”

4. Daniel C. Hall le 18 novembre 2008

Habitant juste à côté de Thionville, je ne vous parle même pas des hommages des politiques locaux de droite (et un peu de gauche) qui louent son côté acharné, dur et presque violent (sic) de sa gestion municipale et de sa carrière. Bref, mieux vaut être un politique meurtrier qu’un mineur même pas récidiviste. Ajouté à cela les déclarations homophobes de Gérard Longuet assimilant la pédophilie à l’homosexualité, le triomphe de Vanneste et autres joyeuseté… Pouark ! Et re pouark !

5. Nick Carraway le 18 novembre 2008

@Vicnent : C’est une tradition immuable depuis les débuts de la République. Quand un député démissionne, accède à l’assemblée en cours de mandat, ou meurt, on ouvre toujours la séance par une pensée. La minute de silence est facultative mais non choquante. C’est la marque d’un esprit de corps. Les députés, au-delà de leurs empoignades en séance, ont le sentiment d’appartenir à un même corps, celui des représentants de la Nation.

Que le député Demange soit meurtrier ou non ne change rien à l’affaire : ce député est mort. C’est à ce titre qu’hommage lui a été rendu.

Il aurait été choquant qu’on mît les drapeaux en berne ou que des cérémonies eussent été prévues aux Invalides, par exemple. Ce qui n’a pas été le cas.

On attend maintenant des députés qu’ils dénoncent l’acte de folie commis par un des leurs. Mais fort heureusement, malgré les circonstances, hommage lui a été rendu. On n’attend pas moins des élus de la Nation qu’ils constituent un corps.

6. Eolas le 18 novembre 2008

Grâce au Journal d’un assistant parlementaire, j’apprends que cette femme était sa maîtresse ET son assistante parlementaire.

Ce mélange des genres est plus fréquent qu’on ne le pense. Les parlementaires ayant une totale liberté de recrutement de leurs assistants, la tentation est grande d’utiliser cette enveloppe pour rémunérer des services que l’on pourrait difficilement faire entrer dans la catégorie “travail parlementaire”. Souvent c’est la maitresse parisienne qui est salariée, c’est plus discret. En circonscription, ça finit par se voir et se savoir, et ce n’est pas toujours bon pour la réélection.

Ce double statut de compagne et assistante est source de problèmes. Comme l’assistante est recrutée sur d’autres critères que la stricte compétence professionnelle, cela peut créer des tensions au sein de l’équipe, les autres assistants assumant le boulot, pour un salaire parfois inférieur à celui de la maitresse “qui ne fout rien”. Le raisonnement fonctionne de la même manière quand c’est l’épouse légitime qui émarge sur l’enveloppe collaborateur.

Et dire que je ne m’émeuvais que d’une minute de silence.

7. C’est Raoul le 18 novembre 2008

Il reste présumé innocent jusqu’a preuve du contraire…

Je m’en vais troller ailleurs…

8. Laurent Gloaguen le 18 novembre 2008 Author Profile Page

Et moi d’imaginer Autheuil employé pour d’autres talents que ceux d’assistant parlementaire stricto sensu…

9. Laurent le 19 novembre 2008

Pour info : Cette fois (mais cette fois seulement), ne condamnons pas trop vite les députés. Ils n’avaient pas eu connaissance des circonstances du drame (ils pensaient à un suicide simple à ce moment là) au moment où ils ont procédé à la minute de silence.

La minute de silence est toute légitime sans connaissance des circonstances non ?

10. Laurent Gloaguen le 19 novembre 2008 Author Profile Page

Le meurtre était connu dès la première dépêche France Presse.

11. Laurent le 21 novembre 2008

Pas par les députés qui ont simplement reçu le texte à diffuser… C’est con, mais bon…

Blah ?

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