journal de bord | octobre 2011 | 07

Les mots de Woz [02 h 04]

Via @loic.

Je dois dire que je suis affecté, au-delà de ce qui pourrait apparaître raisonnable à bien des gens, et qui pourrait me faire apparaître comme un “fan-boy”, ce qui est loin d’être mon cas. Même si oui, Woz et Steve furent des dieux pour moi à une époque où je n’avais pas encore de barbe.

Ma passion de l’informatique a démarré lorsque, jeune adolescent, j’ai découvert l’Apple II au Palais de la Découverte (qui portait bien son nom) à la fin des années 70. Apple a tellement influencé ma vie personnelle comme professionnelle, a façonné tant de mes manières de voir les choses… Les lourds volumes des Apple Human Interface Guidelines figuraient en bonne place dans mes livres de chevet des années 80. J’étais membre du BMUG. La première imprimante Laserwriter a créé mon goût de la typo (il fallait alors l’alimenter de fichiers Postcript rédigés à la main pour faire de beaux dessins). Contre vents et marées, je fus évangéliste dans les périodes difficiles, à combattre le grand Mordor IBM-PC, puis l’hydre MicroSoft. J’ai suivi l’aventure NeXT de près (c’est d’ailleurs la première occasion que j’ai eue de voir le Steve en vrai). Le Web est né sur NeXT et je l’ai découvert par la suite sur un bon vieux Mac II.

Je me suis un peu détaché de Apple avec iPod, je ne me sentais plus concerné, mais le développement de OS X me passionnait malgré ces diversifications gadget (j’étais des bêta-testeurs de 10.0 et j’étais fier comme un coq de ce privilège). Je ne suis pas un gars de téléphone, mais quand j’ai eu entre les mains le premier iPhone, j’ai compris immédiatement la révolution.

Apple a juste marqué ma vie. Le “Think Different” m’a imprégné plus que je n’aurai pu le croire.

Voilà, c’est nostalgique bien sûr, mais le départ de Steve, c’est la fin d’une époque, et quelque part un peu de la mienne, et c’est un peu émouvant.

P.S. Andy Hertzfeld s’est aussi exprimé sur Google Plus :

Steve Jobs was my friend and hero for over thirty years. The Apple II changed my life before I met him, and working closely with him to create the original Macintosh was the high point of my career, if not my entire life. Steve was more than the greatest business person of his generation, he was a passionate artist who poured his soul into his work. I will miss him terribly, even though he will live on in Apple’s products for many years to come.

1. xave le 7 octobre 2011

“Je ne suis pas un gars de téléphone” ? Oh le joli calque syntaxique québécois !

2. Laurent Gloaguen le 7 octobre 2011 Author Profile Page

Yeap, i’m not a phone guy.

3. xave le 7 octobre 2011

Je ne te savais pas si intégré. C’est bien. :)

4. Karl, La Grange le 7 octobre 2011

5. Laurent Gloaguen le 7 octobre 2011 Author Profile Page

@Xave : oui, merci de souligner le progressif abâtardissement de ma langue.

6. samantdi le 7 octobre 2011

S’il te plaît, Laurent, ne conforte pas Xave dans sa croisade pour sauver la pureté de la langue. Vive la bâtardise féconde des gens heureux !

7. xave le 8 octobre 2011

Hé, c’est pas une croisade ! Moi je m’en fous, je me surprends parfois à parler belge… C’est juste que parfois, on ne s’en rend pas compte soi-même. Au contraire, j’aime plutôt bien le français d’ailleurs. Mais les calques syntaxiques ne sont pas ce que je préfère, mais après tout, j’aime plutôt bien le “t’as rien besoin ?” belge, qui en est un aussi.

8. XIII le 13 octobre 2011

“Je ne suis pas un gars de téléphone” -> En effet, tu es plutôt un gars de la prise téléphonique ! :-)

Blah ?

China Girls [11 h 36]

Wikipedia: “China Girl (film term)”.

Blah ?

Die die die u fat gay beast [11 h 49]

1. Martine le 7 octobre 2011

Je ne supporte pas de voir un chat pleurer.

2. xave le 8 octobre 2011

Blah ?

Le chagrin et le mépris [14 h 18]

Bien sûr, je sais que ce n’est pas Steve Jobs qui l’a conçu de A à Z, qu’Apple a su attirer les ingénieurs les plus doués pour réussir ce que tout le monde croyait impossible. N’empêche, ce type avait une vision, il voyait ce que personne d’autre ne voyait et avait la force de les convaincre que c’était faisable. Voilà pourquoi le mot génie n’est pas galvaudé à son égard. Voilà pourquoi, même si l’émotion suscitée par sa mort vous laisse de marbre ou vous agace, vous devez comprendre pourquoi tant de monde est triste, et que ça ne fait pas d’eux des imbéciles, des zélotes béats d’un gourou manipulateur, des victimes décérébrées du marketing. Ils savent ce qu’ils ont perdu. Pas un copain (Steve Jobs n’a jamais soupçonné mon existence), une vision. Je partage cette tristesse, sans pour autant aller déposer des fleurs devant un Apple Store (rares sont ceux qui l’ont fait, mais ça a plu aux télés), sans m’acheter le même pull à 140€, sans accrocher une photo de lui dans mes WC. Le chagrin ressenti est le même qui vous étreint le jour où un artiste que vous aimiez disparaît. Vous pleurez les œuvres merveilleuses qui ne verront jamais le jour. Ce chagrin est légitime.

Nul ne vous demande de le partager. Mais comprenez-le.

Aimé Tréolas : “Pourquoi on pleure Steve Jobs”.

1. Damien B le 7 octobre 2011

“Apple a su attirer les ingénieurs les plus doués pour réussir ce que tout le monde croyait impossible”

C’est peut-être là le point d’achoppement.

2. Nov shmoz ka pop? le 8 octobre 2011

“Les grandes douleurs sont muettes.”

3. michel v le 8 octobre 2011

Qu’est ce que ça m’agace de lire partout qu’Apple a “juste” embauché les bons ingénieurs… Toutes les compagnies de ce calibre en ont, des bons ingénieurs !

Si ça suffisait d’avoir de bons ingénieurs, alors HP ne serait pas en train de couler, Microsoft gagnerait des parts de marché avec Windows Phone, RIM aurait vendu des Playbooks. Toutes ont de très bons ingénieurs, mais manquent de vision. Ce dont n’a justement pas manqué Apple sous la direction de Jobs.

4. TDM le 8 octobre 2011 Author Profile Page

C’est parfaitement dit, et c’est exactement ce que je pense. Sa mort m’a rendu étonnamment triste, au delà de la personne qui était ce qu’elle était, c’est effectivement sa vision que je regrette - beaucoup - aujourd’hui.

5. Jean le 10 octobre 2011

Au delà de la vision qu’il pouvait avoir sur le produit, qui finalement n’aura eu un impact que sur notre consommation (dire qu’on change le monde avec des biens de consommation destinés aux plus riches de la planète reste discutable malgré tout) c’est surtout le charisme, et l’exemple qu’aura été Steve Jobs qui auront marqué plusieurs générations d’entrepreneurs. Il a finalement surtout changé le monde à travers toutes les personnes qu’il aura inspiré.

Blah ?

Nouveau Simon’s Cat [16 h 56]

Meow.

Blah ?

Occupy Everywhere [17 h 49]

budget-cut-2011.

A man holds a protest sign during a march to Foley Square on October 5, 2011 in New York City. (Stan Honda/AFP/Getty Images.)

“Suite aux récentes coupes dans le budget, la lumière au bout du tunnel a été éteinte.”

In Focus, Alan Taylor: “Occupy Wall Street Spreads Beyond NYC”.

Blah ?

99% [23 h 26]

1. Karl, La Grange le 8 octobre 2011

Très très intéressant ce qui se passe. Bien curieux de l’évolution du mouvement.

2. Guillermito le 10 octobre 2011

Il est temps que les citoyens US se rendent compte que cela fait quarante ans qu’ils se font allègrement plumer par leurs élites financières, médiatiques et politiques (souvent les mêmes - par exemple, la moitié des membres du Congres sont millionnaires), qui se moquent totalement de justice sociale et d’égalité. Dans ce grand pays :

Ces chiffres ne font qu’empirer d’année en année. Et on ne les voit que très rarement dans les journaux ou a la TV. En fait, les habitants des USA ne savent pas que leur pays est un colosse aux pieds d’argile. Il était temps que les 99% prennent la parole.

3. Virgile le 12 octobre 2011

Blah ?

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