Journal de bord

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Fonctionnaires zélés

Guillaume Carabin, un graphiste de 30 ans installé à Vancouver depuis août dernier avec un permis canadien “vacances-travail” en bonne et due forme, a passé trois jours en prison avant d’apprendre qu’il allait être obligé par le Canada à rentrer en France.

La raison de cette mesure : s’être fait confisquer son passeport à la frontière américaine, parce que “le film sur la photo était un peu décollé”, a affirmé le jeune homme à l’AFP.

Il attend maintenant son passeport pour être renvoyé en France par les services canadiens qui lui ont fait signer un avis d’exclusion d’un an.

[…] Reconduit à la frontière canadienne, sans son passeport, il est arrêté par des agents canadiens, placé en détention pendant trois jours avant d’être retenu encore une journée au centre des immigrants de l’aéroport de Vancouver.

[…] Informé du cas de M. Carabin, le consulat de France à Vancouver parle d’une “situation absurde” et “d’une erreur manifeste puisque M. Carabin était en séjour régulier au Canada et que son passeport, après vérifications faites par nos services, était authentique”.

Interrogés, les services canadiens des frontières ont refusé de commenter l’affaire, affirmant dans un courriel à l’AFP avoir agi dans le cadre de leurs procédures réglementaires, permettant notamment d’arrêter des étrangers si un doute pèse sur leur identité.

Agence France Presse : “Son passeport se décolle: un Français est expulsé du Canada”.

Que dire devant une telle imbécillité ? Ayant déjà eu quelques désagréments par le passé avec l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et ne tenant pas à les renouveler, je m’abstiendrai donc de tout commentaire déplacé.