YouTube seems to have speech to text in videos. It is obviously one of the most demanded feature on Seesmic and would be amazing. I am starting to look at technologies or suppliers that could help Seesmic with speech to text. If you have an idea or if you know what technology YouTube is using and if they plan to open it up I am all ears. [Loïc Le Meur.]
Quand Loïc découvre les limitations de la vidéo sur le Web. Le Web, c’est du texte… Dans HTTP, il y a TEXT… Le Flash, la vidéo, l’image, c’est inaccessible, c’est du média externe. Pas sans intérêt, mais pas fondamental. ;-)

Web 1.0 was invented to allow physicists to share research papers.
Web 2.0 was created to allow people to share pictures of cute cats.
[Ethan Zuckerman: “The Cute Cat Theory Talk at ETech”, via Karl.]
Flickr’s Cal Henderson says “fuck” a lot, which would seem to come with his job. “I’m Cal Henderson from Flickr, the kitten-sharing website” is how he introduces himself.
[Valleywag: “True confessions of the world’s busiest websites”.]
Flickr: photos tagged with kitten (300,044 photos).
Le mot « Web » a une signification particulière pour chacun de nous. Il touche à notre expérience personnelle, à notre quotidien. Nous avons tous découvert le médium dans une circonstance particulière. Le phénomène est suffisamment récent pour nous souvenir probablement de cette découverte.
(…) Les choses (ressources) que vous trouvez (GET) dans le jardin (Web) sont identifiables (URI). Certaines ont été crées (POST), d’autres modifiées (PUT), certaines ont même été enlevées (DELETE) ou déplacées (Moved). Chaque chose dans ce jardin est une plante, un arbre, un objet de mobilier (Content-Type) d’une variété bien particulière (DOCTYPE, Schema). Vos souvenirs (logs) sont la trace de cette interaction (HTTP) avec le jardin.
La Grange : “Le Web est un jardin”.
Si je blogue depuis 2002, ça fait plus de dix ans que je publie à titre personnel sur le Web. Certains se souviendront peut-être de “Pink Frog”, “Laurent’s World”, “Le monde de Laurent“…
À l’époque, c’était avec un modem Hayes 28.8 kbps, et un espace disque de 1 Mo…
Mais, si les moyens techniques ont changé, l’esprit était le même. Celui du partage, de l’échange, de la rencontre.
Souvenez-vous de Geocities, c’était la révolution, permettre à chacun, même sans connaissances techniques, de publier sur le Web et de s’agréger en communautés (pour moi, c’était West-Hollywood, le quartier GLBT de cette ville numérique).
L’âge d’or de Geocities, c’était justement en 1996. À part l’évolution technologique, à part le public sans cesse plus large, je n’ai pas perçu de changement fondamental de nature.
(On se souviendra que l’esprit Geocities s’est éteint avec le rachat par Yahoo.)
C’est l’essentielle raison pour laquelle je soutiens que le Web 2.0 est du “bull shit”. Un concept vaseux faite de réseaux sociaux morts-nés, d’entreprises “start-up”, basées sur des idées non monétisables et/ou des copies conformes de services déjà existants, qui ont soif de valorisation abusive comme à la meilleure époque de la bulle. Le Web 2.0 est une bulle, le meilleur argument, et le moins contestable, étant le fait que ses principaux avocats sont des gens du marketing et de la finance.
Dans ces dix années, je ne vois qu’une seule révolution importante, le RSS, le fil de syndication. Autant, le “push” nous avait fait bien rire (pour ceux qui s’en souviennent), autant le RSS a non seulement répondu à des besoins, mais a créé des nouveaux usages. C’est cependant une technologie rustique, et sa valorisation ne passe que par ses agents utilisateurs (agrégation).
L’histoire du Web n’est pas fait de ruptures, c’est un long (et trop lent) continuum. Une grand œuvre dont les principaux artisans (notamment dans le domaine du logiciel libre) furent depuis le début ses utilisateurs. Bref, rien de très nouveau. Mais si vous devez présenter un plan d’affaire à votre banquier, vous êtes mieux de dire que vous allez révolutionner le monde.
N’oubliez pas… Qui sont les gens derrière les grandes créations du Web ? À l’origine des méga-succès ? Des Yahoo, Google, Flickr, etc. Des geeks, des nerds. Pas des mecs qui ont fait HEC ou Harvard, et encore moins des gens qui travaillent chez Microsoft.
Pour le monde des blogues, si vous songez à Movable Type, Word Press ou DotClear, c’est tout pareil. Et l’avenir est toujours le même, dans un premier temps, les créateurs créent, ensuite, les financiers développent. Et, souvent, les créateurs se barrent ailleurs pour créer autre chose. Pour ma part, je préfère la fréquentation des créateurs. Comme je préfère Paris Carnet à “Paris blogue-t-il”.
De façon bien plus large, dans la vie, il y a ceux qui initient, qui créent, qui innovent, qui donnent, puis, il y a ceux qui suivent, qui profitent, qui prennent, qui parasitent.
Tiens, qui se souvient de Stéphane Le Solliec ?
En 1996, date de mon premier site Web personnel, laborieusement édité avec SimpleText, il n’y avait pas encore beaucoup de sites. Pour peu que vous eussiez(*) un peu de contenu original et une présentation agréable, vous n’aviez aucun problème à vous faire inscrire dans des annuaires comme Yahoo et même à être le Pick of the Week. Et vos statistiques affichaient rapidement des centaines de milliers de visiteurs. Vous receviez régulièrement des courriers de lecteurs enthousiastes du monde entier. C’était facile, c’était presque magique.
Aujourd’hui, il y a des centaines de milliers, voir des millions de sites personnels. La plus grande partie est souvent sans grand intérêt. Il faut dire aussi que le site (en HTML 2.0) qui vous aurait fasciné en 1996 vous ferait sans doute sourire aujourd’hui. 1996, à l’échelle du temps Internet, c’est déjà vraiment la préhistoire.
Aujourd’hui, votre site personnel a bien peu de chance (sinon aucune) de se trouver référencé sur Yahoo. Et seule une politique de référencement habile et obstinée peut vous faire apparaître dans les toutes premières pages de résultats de l’incontournable Google. En 1996, vous pouviez écrire n’importe quelle fadaise sur la vacuité de votre inintéressante existence, et des milliers de lecteurs vous lisaient, certains même réagissaient et vous envoyaient des courriers de sympathie. En 2003, vous pouvez écrire les choses les plus intéressantes, les plus profondes, les plus bouleversantes et poignantes, pousser un cri dans l’immensité numérique, et être votre seul et unique lecteur.
Moralité : le Web commence a ressembler à la vraie vie. Vous pouvez crier, pleurer, souffrir, agoniser, personne ne vous entend.
(*) Oui, oui, c’est un imparfait du subjonctif…
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