journal de bord | novembre 2004

Divination [lundi 1 novembre 2004]

Mon intuition me fait dire que Kerry va être élu avec une avance inattendue.

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Jason, An American In Paris [lundi 1 novembre 2004]

En mars dernier, à New-York City, M. Jason Stone a dit “bye-bye boss”.

Il venait de prendre la décision définitive de venir vivre à Paris, avec son compagnon. Délicate attention, ses collègues de bureau lui ont organisé un joli pot d’adieu, avec gâteau au chocolat orné d’un drapeau français, le tout arrosé de Perrier. Il s’inquiète de savoir s’il y a des rats à Paris, du comment suivre ses séries favorites (The Sopranos et Six Feet Under). Et les alertes à la bombe dans le métro ne le rassurent pas vraiment.

Le 12 avril, le grand saut vers l’inconnu : le départ pour la France. Sitôt arrivé, un grand défi : apprendre le français. Après, trouver un boulot… En attendant, c’est aussi les découvertes et surprises d’un Américain à Paris, comme, par exemple, la révélation du Picard Surgelés, ou encore les automates de La Poste, les terminaux de cartes bancaires portables dans les restaurants, le téléphone fixe activé en 5 minutes, les suppositoires, les sanisettes, le cablo-opérateur Noos (le pauvre…) ! Et la recherche de repères : où trouver du café à emporter comme chez Starbucks, des bagles ou des brownies. Quelques mois plus tard, il pouvait écrire : “I had dinner with Christine Ockrent last night”.

Jason a un blogue, et on suit sans s’ennuyer ses tribulations, ses découvertes, dans une écriture pleine d’enthousiasme et d’humour, et même, parfois une certaine (feinte ?) naïveté.

Merci à Google qui m’a mené, au gré d’une recherche qui n’avait vraiment rien à voir, sur ce charmant carnet : Jason Stone, NYC à Paris. Vive la sérendipidité du Web ! (Pour tempérer, Jason semble un peu trop libéral, dans le sens français du terme, but nobody is perfect…)

A must read.

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American Dream [lundi 1 novembre 2004]

L’Amérique ne fait plus rêver que dans quelques banlieues déshéritées et autres pays du tiers-monde. Pire, elle devient synonyme d’arriération. Que s’est-il passé ? L’Amérique a-t-elle changée ou regardons-nous là d’un nouvel oeil ?

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Misanthropie raisonnée [lundi 1 novembre 2004]

Je suis glacé jusqu’à l’os. Peut-être êtes-vous comme moi si vous avez regardé ce soir, sur Arte, le documentaire L’ennemi intime de Patrick Rotman. Foin de race, de religion, ou de que sais-je encore, l’homme est un loup pour l’homme, et tout n’est que prétexte à la sauvagerie, à la meute aveugle, haineuse et sanglante. Une bête avec une formidable capacité d’adaptation à l’innomable, au sordide, à l’abject, à l’horreur.

Insoutenable, n’oublions jamais la leçon d’inhumanité de l’Algérie. Une réalité tangible et proche, sans même à avoir à chercher du côté de la Shoah ou du Vietnam.

Ce n’est pas un passé révolu, jaunissant, ce ne sont pas des images teintes de bistres, c’est la réalité du sang qui coule dans nos veines. Demain, tout est encore possible. Notre ennemi n’est pas dehors, il est en nous. Effroyable.

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John [mardi 2 novembre 2004]

Dans le sable, j’écris ton nom.

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Les cons [mercredi 3 novembre 2004]

Dites-vous qu’on a bien ré-élu Chirac…

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N’oubliez-pas… [mercredi 3 novembre 2004]

Blogue Sans Chat - Blog Without A Cat

La lutte continue.

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En mer [jeudi 4 novembre 2004]

Cargo

Parti en mer. Retour à terre vers le 15 novembre.

P.S. Oui, sans Internet, sans télé, sans radio, sans journaux, sans nouvelles… Vous imaginez ça ? De vraies vacances. Tâchez de garder le monde (et la blogosphère) dans l’état où je l’ai laissé.

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En vie [mercredi 17 novembre 2004]

Arrivé à Montréal. Avec un peu de retard.

Sain de corps, et sauf d’esprit — enfin, presque.

Tempête, immigrés clandestins, autorités canadiennes. J’ai eu mon voyage.

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Viol psychologique [mercredi 17 novembre 2004]

C’est la dernière fois que je mets les pieds au Québec, et sur tout le continent Nord-Américain. J’ai déjà hâte d’être revenu en France. Je me sens humilié, dégradé. J’en veux pas de votre pays de merde. Le Québec, le pire de la France et de l’Amérique, c’est dire. Je veux rentrer chez moi.

Mise à jour : explication de ma colère ici.

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En vrac [vendredi 19 novembre 2004]

Je loge dans une ancienne “piquerie” entre Frontenac et Papineau. Hier soir, j’ai fais mon pèlerinage chez Chi, sur Saint-Laurent. Je recouvre de mes émotions et je retrouve le Montréal que j’aime, qui, à part ses habits de grisaille sale, n’a pas changé depuis mai. C’est amusant, avec les tribulations de notre histoire, c’est presque une nouvelle résidence à chaque voyage et donc une nouvelle géographie de la ville qui s’offre à moi, un autre angle de vue. Par ailleurs, je vous tiendrai au courant du sort de “mes iraniens”.

Je fais un peu de rattrapage rapide. Houssein a montré son cul. J’observe que des dizaines de blogues, auparavant 100 % sans chat, arborent désormais, grâce à moi, un macaron avec un adorable chaton. Il semblerait que le Bâtiment et les Travaux Publics nous aient fourni une nouvelle vedette de la blogosphère. Mouche (qui publie une horrible photo de félidé) a enfin lu Blog Story : “Blogstory le livre parle des adultes/chiants pour les adultes/chiants” (réf.). Mais il me reste encore tant à lire…

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Greasy Spoon [dimanche 21 novembre 2004]

Hier après-midi, histoire de communier avec les racines profondes de l’âme du pays, j’ai traîné mon lapin au Green Spot, (3041, rue Notre-Dame Ouest), un “greasy spoon” du côté du marché Atwater. Car, qui a-t-il de mieux que d’adopter la nourriture locale pour comprendre les gens du cru ? Que de faire de l’anthropologie avec le ventre afin d’approcher la vérité des coeurs ?

J’ai le nez fin pour dénicher ces endroits improbables, hors du temps, mais tellement authentiques. Le Green Spot est sans doute un monument historique à l’échelle du quartier Saint-Henri puisqu’il ouvre ses portes aux affamés depuis pas moins de 63 ans, ce qui représente beaucoup dans le Nouveau Monde.

Un couple avec cinq enfants (il est bon de voir des gens qui ont encore à coeur l’avenir de la Belle Province), non loin de notre table, nous offre le spectacle réconfortant de lardons le sourire et les fils de mozzarella fondu aux lèvres. Nous porterons donc notre choix sur ce plat si typiquement canadien, la pizza 12 pouces “all dressed”. Par crainte de manquer, nous y rajoutons de bon coeur un Pogo et une assiette de frites, le tout arrosé de Sprite et de d’orangeade.

Hummm, c’était bon en tarbarnac. Et l’avantage avec le pepperoni, c’est que vous profitez encore de votre pizza pendant toute la journée, au gré de renvois stomacaux mêlés de la décapante et chimique boisson appelée “orangeade”. Et je ne vous parle pas du mythique Pogo et des frites confites dans la graisse qui fondent dans la bouche… Inutile de vous dire que nous ne laissâmes pas une miette dans nos assiettes.

L’homme préposé aux fritures, profitant d’un calme dans l’achalandage, vint donner un coup de balai de notre côté, souci sanitaire bienvenu qui me permit de détailler sa chemise empesée des marques d’au moins une semaine de plats du jour. Mon lapin, qui a du nez, me précisa qu’il y avait aussi l’odeur qui allait avec.

Pour terminer, un passage aux toilettes m’a fait bénir mon intuition pratique de ne m’y être pas rendu avant de déjeuner. L’urinoir, réceptacle de chewing-gums et de mégots, la cuvette et la chasse d’eau, ornées d’un genre de Jackson Pollock fait de projections de chiasse, et le lavabo, qui n’a pas connu une éponge depuis le dernier référendum sur la souveraineté, ont, de leur concert d’odeurs, failli avoir les effets physiologiques que les tempêtes hivernales de l’Atlantique Nord n’ont pas réussi à provoquer.

Nous sommes sortis repus, le coeur au bord des lèvres, mais heureux de vivre, dans l’air vivifiant et bénéfique… en nous promettant de revenir essayer les autres restaurants de ce quartier de haute gastronomie.

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Blogue intime [mardi 23 novembre 2004]

Après les blogues sans chats, dois-je soutenir ou m’opposer aux blogues avec bite et couilles ? Dilemme…

Si même la “blogosphère de qualité” représentée par Pierre Carion s’y met, on peut se demander : mais où va-t-on ? Va-t-on bientôt voir des trombinoscopes de blogueurs composés de photos de services trois pièces ? Et si les filles s’y mettaient aussi (non, pas ça…) ?

(Si ce billet recueille plus de 100 commentaires…)

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Alors, maintenant ? [jeudi 25 novembre 2004]

Now what ?

Je ne peux pas dire que je ne sois pas flatté par l’intérêt démesuré de mes lecteurs pour mon service trois-pièces. Plus de cent commentaires comme espéré. De là à conclure que je suis lu par des obsédés sexuels…

Ai-je un impératif moral à satisfaire à une promesse que Pierre Carion n’a pas (encore) honorée ? Dois-je prouver que j’aie plus de parole que lui ? Ou encore, puis-je finasser en faisant observer que je n’ai émis aucun engagement clair dans mon billet, au profit d’une ellipse qui vous a laissé accroire ce que vous vouliez bien ?

Rassurez-vous, je ne suis pas un père La Pudeur, et je trouve bien plus impudique d’exposer le contenu de sa tête que celui de son caleçon, et bien plus obscène l’exposition de certaines idées nauséabondes que celle de l’exposition d’un anus offert et dilaté, ou d’une verge turgescente et suintante (je ne parle pas d’anatomie féminine, que je connais si mal et qui m’intéresse si peu).

Je dois dire que nos sociétés occidentales, imprégnées de judéo-christianisme, nous offrent trop peu d’occasions d’exposer notre anatomie, et en particulier les parties qui expriment avec le plus de force notre animalité. Et c’est empreint d’un rousseauisme de bon aloi que je regrette les paradis perdus et imaginaires où nous vivions nus au soleil, sans entraves, sans mauvaises pensées et sans névroses.

Pensez-vous mieux me connaître à la vue de mon (beau) membre ? Navré de vous décevoir, mais pour en avoir connu au moins un millier, rien n’est plus dénué de sens quant à son propriétaire que cet appendice érectile, si ce n’est une inexpressivité parfois rompue par un afflux sanguin provoqué par une chimie hormonale réflexe dont personne n’a la maîtrise. Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es, passe encore… montre-moi ta bite, je serais bien en peine de te dire qui tu es.

Dans nos temps modernes où la transgression butte sur les limites de notre histoire, où tout semble avoir été déjà fait, montrer sa queue ne contrevient même plus à l’ordre moral, si ce n’est le tabou de se livrer à ce genre d’exercice vêtu d’un imperméable à la sortie des écoles. Cependant, il persiste chez une majorité de nos contemporains une pudeur mal placée, marque des aliénations de nos sociétés. La sexualité fait peur ou fait rire. Sous l’effet de forces réactionnaires et conservatrices, je vois même la montée, notamment chez les plus jeunes, d’une désespérante néo-pudibonderie (est-ce lié au néo-libéralisme ?). Nous nous abstrayons trop de notre condition et de nos origines, pourtant, nous aurions peut-être bien à apprendre des bonobos, et à enfin vivre en se disant qu’il n’y a pas de mal à se faire du bien, surtout pour les cathos, avec ce que Dieu a bien voulu nous doter entre les jambes.

Mais, je m’égare… Vous voulez voir ma bite ? Il suffisait de demander poliment (S’il vous plaît, Monsieur, montre-moi ton chibre). Je n’ai aucune fausse pudeur de ce côté-là. Je n’ai rien à cacher. Les seules choses que j’ai peut-être à dissimuler sont confinées dans les replis des circonvolutions de mon cerveau.

Il me reste juste à négocier certains aspects pratiques avec mon lapin, qui sur ce sujet, fait preuve d’un conservatisme qui ne cesse de m’étonner. Et puis, oublier temporairement que je suis lu par des milliers de personnes, dont des amis, la famille, des collègues de bureau, et même des clients. Mais bon, j’ai déjà montré mon cul et cela n’a traumatisé personne (faut dire qu’il est très beau, j’en profite pour remercier mon papa et ma maman de m’avoir si bien doté de ce côté là).

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Retour à Paname [vendredi 26 novembre 2004]

Bien arrivé à Paris.

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Infospectacle [samedi 27 novembre 2004]

Les journaux télévisés ne brillent pas pour leur déontologie et leur sérieux, les reportages livrant sans précaution des informations non vérifiées, les faits de société assaisonnés de sensationnalisme, les commentaires mélangés à l’info brute, les jugements de valeur inutiles, les montages biaisés, les raccourcis discutables, les dramatisations abusives, les intervenants non pertinents ou hors-sujet, y sont monnaie courante, y sont quotidiens. Sans parler des trop nombreuses erreurs factuelles, sous-titres erronés, fautes de français, etc. Les deux raisons principales en sont la course à l’audience et la médiocrité des journalistes.

Là où le bât blesse, c’est que depuis un bon bout de temps, à zapper en les “20 heures” de TF1 (télé privée) et France 2 (télé publique), je me fais trop souvent la réflexion que c’est France 2 qui gagne la palme de la médiocrité. Parce que dire que le journal télévisé de TF1 est le meilleur, franchement, ça m’agace, même si c’est vrai.

Alors quand des fans de jeux vidéos découvrent les techniques de “mise en scène” de l’info et le “pipeautage” sur France 2, je ne suis pas surpris une seconde, et je serais presque prêt à sourire de leur “découverte”.

Encore plus inquiètant, si de tels procèdés sont employés sur un sujet aussi simple que le jeu vidéo, quid des sujets sur la politique ? Sur les relations internationales ?

Je crois que réponse est incluse dans la question. Souvenons-nous du “départ” de Juppé…

D’un autre côté, personne ne regarde le journal d’Arte. Alors, le public a le “produit” qu’il attend. Car aller au-delà des attentes du public, s’opposer au nivellement par le bas, c’est définitivement “élitiste” et cela ne fait pas sonner le téléphone de la “régie pub”. On va quand même pas donner du caviar aux cochons.

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En passant… [samedi 27 novembre 2004]

Arte-radio adopte une licence Creative Commons pour ses contenus (via Davduff). Alors, à diffuser et consommer sans modération.

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Blague suisse [samedi 27 novembre 2004]

Aujourd’hui, vouich.com revient dans son nouvel habit de lumière et avec l’envie d’essayer autre chose, de proposer une nouvelle “ligne éditoriale”. À découvrir dans les jours et semaines à venir…

C’était le 7 novembre dernier. Depuis, un seul billet, le 10 novembre, sur un sujet aussi inédit que FireFox. Marc-O., sa nouvelle ligne éditoriale, c’est plus épisodique et parcimonieux que jamais. ;-)

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ECAC = Encore une Conférence À propos des Carnets [samedi 27 novembre 2004]

Montreal social software conference. Si la date pouvait tomber à un moment où je suis à Montréal… À suivre.

P.S. Parce que vous n’allez quand même pas croire une seconde que c’est 4 crisses de douaniers mal embouchés qui vont m’empêcher de revenir au Canada…

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Terrorisme pro-chats [samedi 27 novembre 2004]

Yvo*NET, courageux soutien de la cause “blogue sans chat”, attaqué par des fanatiques pro-chats (voir les commentaires).

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Promotion touristique [samedi 27 novembre 2004]

Ah, ben oui, ça fait mal : http://www.google.com/search?q=bienvenue+au+québec

(Et d’avoir le sentiment que Google donne une importance disproportionnée aux blogues…)

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Hauts et bas d’une blogostar [samedi 27 novembre 2004]

La nouvelle Maia me fait l’impression d’un mélange de Carrie Bradshaw, Barbara Streisand et de Miss Piggy. Effrayant…

(Si je reçois une claque au prochain Paris Carnet, je saurais pourquoi.)

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A Message to ’Dubya dodgers’ [dimanche 28 novembre 2004]

So go ahead - come home to Canada, losers! But consider one last thing before you do. Every Dubya dodger who leaves will reduce by one the pool of moderates in America, and thereby raise the level of fundamentalism infecting the world’s most heavily armed nation.

If you could just hang in for a few years, Canadians - and perhaps most of the rest of the world - would be most grateful. But, if you must come, please bring money.

[Newsday.com, Gregory Boyd Bell.]

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Release the Clowns! [dimanche 28 novembre 2004]

Our Mission — We at www.StopClownPornNow.org, and our militant wing, the Stop Clown Porn Brigade, mince no words over our mission. We are out to bring an end to clown pornography both in old media and on the World Wide Web.

Cette louable oeuvre de moralité nous propose une édifiante liste de liens. Jusqu’où la perversité peut nous mener… Il manque cependant le clown le plus obscène à ce florilège.

Bon, il est 10 h 30, il est temps de me rendre à la messe. Bon dimanche à tous.

People are listening, and many communities are realizing that clowns have no place in adult entertainment. Because of this, and the inherent risk to public safety, many towns and cities are considering bans on clown pornography.

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Paris Carnet décembre [dimanche 28 novembre 2004]

Paris Carnet, c’est mercredi prochain. Attention, le lieu va changer (mais ne me demandez pas où ! à suivre sur le wiki).

SOS : Delphine cherche un hébergement à Paris pour cette soirée.

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Blogo-notoriété fulgurante [lundi 29 novembre 2004]

Ouah… plus de 4000 commentaires sur un billet de 4 lignes (mise à jour, 30/11, le billet concerné a été supprimé, probablement par LiveJournal). Faut dire aussi que la jeune blogueuse de 16 ans, Rachelle Waterman, aurait tué sa mère. [Réf.]

De quoi vous donner des idées si vous êtes en manque de trafic.

Rachelle Waterman had posted to an online journal dating back to February. In the journals, which she titled “My crappy life, the inside look of an insane person.” She says she lives in Hell, Alaska, details conflicts with her mother and writes about a desire to commit violent acts against herself and others, KRBD reported.

One of her last entries was posted Nov. 14, hours after troopers say Arrant told her her mother had been killed. In the entry, she writes about her trip to Anchorage and having purchased some new boots, KRBD reported.

In a final entry last Thursday, Waterman wrote that her mother had been murdered and that she would not have computer access for a few days because police were confiscating it, KRBD reported.

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Annonce Paris Carnet [lundi 29 novembre 2004]

Nous avons enfin un lieu ! (grâce à Phérine). Merci de relayer l’info.

  • Date : Mercredi 1er décembre 2004
  • Horaire : À partir de 19 heures.
  • Lieu : Latin Corner, 27 rue de la Huchette, 75005 - 01 43 54 16 04
  • Métro : Saint-Michel
  • Inscription : FractalWiki
  • Règles de participation : Paris Carnet

P.S. Recherche perruque blonde (les initiés comprendront).

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