Journal de bord

mardi 19 février 2008

El Comandante se va

No me despido de ustedes. Deseo solo combatir como un soldado de las ideas. Seguiré escribiendo bajo el título “Reflexiones del compañero Fidel”. Será un arma más del arsenal con la cual se podrá contar. Tal vez mi voz se escuche. Seré cuidadoso. Gracias.

Je ne vous fais pas mes adieux. Je souhaite combattre comme un soldat des idées. Je continuerai à écrire sous le titre “Réflexions du camarade Fidel”. Ce sera une arme de l’arsenal avec lequel il faudra compter. Peut-être que ma voix sera entendue. Je serai prudent. Merci.

Ainsi, sur Digital Granma Internacional, vous pourrez continuer à suivre les pensées de Fidel, en version originale, comme en français.

1. Le 19 février 2008,
raoul

j’ai du mal à saisir le “je serai prudent” ?…

2. Le 19 février 2008,
Laurent Gloaguen

Je crois que c’est la traduction française qui ne donne pas tout le sens de “cuidadoso”.

Cuidadoso : soigneux, attentif, soucieux du résultat, précautionneux, prudent.

3. Le 19 février 2008,
Olivier G.

(Laurent, tu as inversé les informations de langue, tu as indiqué la traduction comme étant de l’espagnol ^^)

4. Le 19 février 2008,
Laurent Gloaguen

Cher Olivier, mon gardien du sémantiquement correct, que ferais-je sans toi ? ;-)

J’ai corrigé mon xml:lang déplacé, merci de l’info.

Blah ? Touitter !

Neutralisme

Wikipedia Talk: Muhammad/FAQ: “Why should the images of Muhammad not be removed?

Technaute : “Mahomet : Wikipédia ne « censurera » pas”.

Vote juif et gay

[…] Dans le cadre d’une campagne municipale, venir reprocher au maire en exercice de vouloir bénéficier du “vote juif” et du “vote homosexuel” par une dilapidation des subventions relève peut-être d’une polémique politique de bas niveau, d’une argumentation misérable mais en aucun cas d’un scandale moral qui devrait susciter une indignation générale. Celle-ci, d’ailleurs, a été réduite à sa plus simple expression : celle du parti socialiste qui se sert de tout, et c’est de bonne campagne.

La seule question qui aurait mérité d’être débattue est celle de la vérité ou de la fausseté de l’accusation formulée. Apparemment, cette élémentaire validité ou non du propos n’intéresse personne. Seul a été monté en épingle le fait qu’ont été mentionnés “le vote juif” et la cause homosexuelle.

Nous en sommes arrivés à un point tel de domestication intellectuelle et de conformisme bêlant que des mots, aujourd’hui, n’ont plus le droit d’être prononcés, sauf à être revêtus d’emblée d’une inconditionnalité admirative. Suggérer l’existence d’un “vote juif”, en quoi est-ce offensant ? La politique n’est pas forcément un marigot de crocodiles mais pense-t-on vraiment que ceux qui se plaisent à donner des leçons de morale n’ont pas d’objectif ni de but à atteindre. Il y a, en politique, et c’est un poncif, l’affirmation de flatteries ou de considérations qui se doivent d’avoir nécessairement une visée opérationnelle. Même la pure éthique susceptible de créer lien et rassemblement n’est pas dénuée de pesanteurs tactiques. Le désincarné est un voeu pieux et serait d’ailleurs insupportable. En quoi l’allusion, donc, à un “vote juif” serait-elle indigne? Peut-être absurde, elle sera, dans ce cas, aisément détruite par Bertrand Delanoë.

Pour la cause homosexuelle, il me semble que l’analyse est rigoureusement la même. Ce n’est pas parce que Bertrand Delanoë, contrairement à d’autres, ne nous a pas abrutis avec un militantisme gay qu’il est forcément insensible à l’importance de cette communauté, sur le plan électoral, à Paris. Ce soupçon, s’il est grotesque, n’a rien d’abject. Il ne se rapporte pas à l’immoralité de celui qui le profére mais à la qualité ou non de sa pertinence politique, de sa vigueur partisane. […]

Alors, j’ose l’écrire, il n’y a pas de scandale. Il y a juste une polémique dure et vive qui devra trouver son issue dans une réplique politique, une contradiction factuelle. Je n’ai d’ailleurs pas entendu Bertrand Delanoë s’engager dans cette voie dangereuse qui consisterait, faute de savoir contredire victorieusement son adversaire, à tenter de le disqualifier moralement. Il ne s’est pas servi moralement de cette passe d’armes politique et à ma connaissance il n’a insulté personne. En public au moins, “tocard” n’est pas sorti de sa bouche.

[Justice au singulier, Philippe Bilger : “Le scandale à la mode !”]

(Comme d’ordinaire, il est toujours peu aisé d’extraire une citation courte dans la prose de Philippe Bilger.)

Je me suis permis de faire une retranscription rapide des propos de la vidéo qui a initié la polémique (retranscription qui manque à mon avis au débat public, souvent remplacée par des citations partielles, hors-contexte) :

Quand j’ai vu dans les associations que les loubavitchs ont des crédits, et que Delanoë a fait des discours là-dessus quand il était dans l’opposition… et qu’aujourd’hui, parce que le vote loubavitch, et on entre dans le côté Delanoë, c’est purement vieux politicien… C’est à dire que pour le XIXe, pour M. Madec, pour M. Charzat dans le XXe, pour M. Dreyfuss dans le Xe, et pour M. Vaillant dans le XVIIIe, le vote juif est un vote très important, ça fait une bonne partie du vote dans chaque arrondissement.

Donc, pour se mettre bien, on va, avec la complicité de la droite d’ailleurs bien souvent, là, les frontières politiques se gomment… on va voter ces subventions. Et on peut aller plus loin, si on demande aux services de l’inspection de la ville si les subventions sont justifiées, si on va voir ce qu’ils font… mais on ne demande surtout pas aux services de la ville de voir si ce sont uniquement des enfants juifs qui sont dans ces écoles, or ce sont uniquement des enfants juifs. Or nous ne sommes pas pour le communautarisme, on est en république, donc les écoles doivent accueillir les enfants de toutes les confessions. C’est la loi de la république à partir du moment où l’on leur donne des subventions.

J’ai vu et je le raconte dans le livre, c’est madame Hoffman-Rispal qui a pleuré parce que M. Geismar (?) est passé comme un serre-file dans les rangs et l’a obligé à voter. Et ceux qui ne votaient pas, ils étaient à la buvette, ils sont partis un peu plus loin pour ne pas voter, et ce, ça existe à droite comme à gauche. C’est le problème du vote juif et c’est le problème des subventions, et ça, c’est pire que Dachau [Note : référence à la conversation qui a au préalable porté sur les inégalités de traitement entre les différentes associations de déportés, dont l’Amicale du camp de concentration de Dachau], parce que c’est donner des subventions à des gens qui ne les méritent pas, ce sont des activités privées au service d’une confession. Cette école devrait recevoir aussi bien des enfants de confession israélite, juive, protestante, de toutes les religions, il n’y a aucune raison. Et en plus, ils nous font des embouteillages fantastiques, ils bloquent la circulation parce que les voitures viennent du 93, du 94, avec les petits enfants, avec des gros 4x4 et nous bloquent tout… et polluent ! Alors là, je trouve qu’on arrive à un truc de fou et ces subventions ne sont pas pour moi justifiées.

[Propos d’Yvan Stefanovitch, lors d’une réunion “Café politique”, à l’Alice Café, cours Saint-Émilion, en présence de Jean-Marie Cavada, le 13 février dernier, retranscrite par mes soins.]

Sur Paris.fr, les chiffres des subventions de la ville [PDF] sont vieux de 2004…

J’y ai trouvé, donc pour 2004 :

D02869 - ASSO JEUNESSE LOUBAVITCH - ASS - 8 RUE LAMARTINE - 75009 PARIS - 425 183,07 €
E00188 - JEUNESSE BETH LOUBAVITCH - ASS - 8, RUE LAMARTINE - 75009 PARIS - 128 780,00 €

[La subvention de la Direction des affaires scolaires (DASCO) D02869 concerne l’ensemble scolaire (école, collège, lycée), la E00188 de la Direction des familles et de la petite enfance concerne deux crèches.]

Par ailleurs, on peut apprendre que “par lettre de mission du 20 décembre 2005, l’Inspection générale de la Ville de Paris a été chargée de mener un audit de l’association Jeunesse Beth Loubavitch” :

L’association gère deux crèches collectives dans le 19° arrondissement, rue Petit et rue Riquet, comportant 81 places. Elle bénéficie de subventions qui se montent respectivement à 120.875€ et 25.848€, en application des conventions qu’elle a passées avec la Ville de Paris (Direction des Familles et de la Petite Enfance).

Par ailleurs, elle gère un ensemble scolaire (école, collège, lycée) et bénéficie de subventions de la Ville de 447.661€ pour l’école et 75.668€ pour le collège. En 2004, l’association a accueilli en tout 1658 élèves.

Au terme de leur audit, les rapporteurs souhaitent mettre en avant les éléments suivants :

  • La réalité de la vie associative ne correspond pas toujours aux statuts.
  • L’association ne peut être regardée comme une association cultuelle au sens de la loi du 9 décembre 1905, car elle n’a pas pour objet exclusif l’exercice d’un culte. La Ville et le Département sont fondés à subventionner ses activités.
  • L’association présente une situation financière toujours fragile, même si le dernier emprunt souscrit lui a permis d’en refinancer d’autres et de faire face à ses dettes courantes et donc de lever son interdiction bancaire. Son fonds de roulement demeure toujours négatif. Tout nouvel investissement doit donc être différé dans l’attente que l’association dispose d’un montant minimum de fonds de roulement.
  • Le prix de revient des deux crèches apparaît modéré par rapport aux autres crèches associatives. Le montant des participations familiales et celui de la subvention municipale par berceau sont également plus faibles.

PDF “Audit de l’association Jeunesse Beth Loubavitch - septembre 2006 - Rapport de l’inspection générale”.

Alors, les crèches Chabad Loubavitch sont-elles subventionnées à juste titre ? Sont-elles réservées aux enfants de familles de confession juive ? Les déclarations d’Yvan Stefanovitch sont-elles particulièrement choquantes et méritent-elles un tel opprobre ? Jean-Marie Cavada devait-il quitter la réunion ou manifester publiquement un désaccord ?

P.S. Dans le rapport de l’inspection générale, j’ai noté :

En ce qui concerne le public accueilli, l’Inspection générale souligne que 20% des enfants de la crèche de la rue Petit habitent en banlieue et 13% de ceux de la rue Riquet, contrairement aux dispositions des conventions conclues avec la Ville de Paris qui prévoient que les établissements accueillent des enfants Parisiens.

Les chiffres communiqués par l’association font apparaître que, sur 97 enfants inscrits à la crèche Haya Moutchka (chiffre supérieur au nombre de place en raison d’inscriptions à temps partiel), une proportion non négligeable (près de 25 %) habite dans d’autres arrondissements que le 19° mais aussi (20 %) en banlieue.

Ça explique les 4x4 ;-)

Dans une lettre datée du 14 août 2006, adressée à l’Inspection générale, la sous-directrice de la Direction des Familles et de la Petite Enfance, se plaint que ce constat est “en contradiction avec les documents transmis par l’association à l’appui de ses demandes de subventions annuelles de fonctionnement. […] Or, les éléments produits par l’association à la DFPE n’attestent pas de facturation à des familles en banlieue”. Elle conclue par : “Le contrôle effectué par l’IG me paraît donc remettre en cause la fiabilité des justificatifs remis par l’association et me conduit à m’interroger sur le bien-fondé du calcul du montant des aides, étant entendu que la subvention municipale n’est destinée à financer que l’accueil des jeunes enfants parisiens.”

Également lu dans le rapport de l’Inspection générale :

De manière plus générale, les conventions passées avec l’association précisent dans leur article 1er que l’association accueille des enfants « sans distinction de race de religion ou de ressource ».

En pratique, la nourriture servie dans l’établissement est casher et les établissements sont fermés pour les fêtes juives. Les horaires d’ouverture des crèches sont classiques, de 8H à 18H pour la crèche Loubavitch et 18H30 pour la crèche Haya Moutchka. Le vendredi après-midi, les établissements ferment plus tôt car c’est la veille du sabbat.

Même si les directrices des crèches participent, en principe, à titre informatif aux commissions d’admission qui se réunissent à la mairie du 19° arrondissement, ce sont elles qui décident des admissions.

Dans la mesure où il y a environ trois demandes pour une place et où les crèches sont à vocation confessionnelle, les directrices ont exposé aux rapporteurs qu’en pratique ce sont des parents de religion israélite qui y inscrivent leurs enfants.

L’association remplit donc, avec son caractère propre, les missions qui lui sont fixées par les conventions qu’elle a signées avec la Ville de Paris.

P.S. bis. Après, on en arrive à des dépêches d’agence de presse, comme Reuters, avec le titre “Le PS demande à Cavada de s’expliquer sur la vidéo antisémite”. Du boulot ordinaire de journaliste… destiné à alimenter la poubelle. Sans surprise, le MRAP s’y colle…

1. Le 19 février 2008,
VinZ

Moi je ne trouve rien de choquant dans ce qu’a dit Stefanovitch. C’est juste de l’anti-communautarisme.

On m’a répondu que le mec faisait dans le cliché antisémite des juifs et de l’argent quand il dit que c’est eux qui ont les plus grosses subventions et qu’ils ont des gros 4x4, ou que c’était un langage codé destiné à séduire l’extrême-droite… Bref les gens extrapolent ce qui a été dit, tout ça parce qu’on leur présente les choses en leur disant “attention dérapage antisémite”.

2. Le 19 février 2008,
aymeric

Disons que ça n’a rien de véritablement scandaleux, effectivement, mais que rajouter ça : “Et en plus, ils nous font des embouteillages fantastiques, ils bloquent la circulation parce que les voitures viennent du 93, du 94, avec les petits enfants, avec des gros 4x4 et nous bloquent tout… et polluent !” c’était, pour le moins, dispensable…

3. Le 19 février 2008,
michel v

Je ne sais pas si le reste est justifié ou non, mais cette fin complètement délirante sur les juifs qui polluent en 4x4 ne donne aucunement envie de prêter attention à cet énergumène.

4. Le 19 février 2008,
aymeric

J’ajoute que je ne trouve pas non plus spécialement choquant que ces crèches bénéficient de subventions et, pour le coup, c’est Stefanovitch qui me parait se scandaliser bien facilement (au point de devoir sortir la pollution et les embouteillages pour donner un peu de contenu à sa “juste colère”).

5. Le 19 février 2008,
authueil

Sur le fond, rien à dire, et je partage l’avis de Bilger.

Reste que le propos est un peu confus, avec un mélange de plusieurs choses qui ne sont pas du tout du même niveau. On sent l’argumentation électorale qui cherche à faire feu de tout bois.

Ce qui est amusant, c’est qu’apparemment, cest Cavada qui est attaqué, alors que l’auteur des propos n’a lui, subi aucune attaque, aucune demande d’excuses. Etrange…

6. Le 19 février 2008,
tokidoki

Je ne vais pas developer sur le fond parce que je n’ai pas le temps. Mais c’est tellement rare de nos jours (y compris chez les journalistes pros dont ca devrait pourtant etre le metier) de voir quelqu’un prendre la peine de verifier les sources d’une info, presenter les differents points de vue, et ne meme pas trop chercher a influencer ses lecteurs que j’avais envie de faire un grand bravo et merci en passant.

7. Le 19 février 2008,
VinZ

@autheuil : ce n’est pas de l’argumentation électorale. Cavada précise au début de la soirée que “ce monsieur n’est pour rien dans ma campagne”. Et Stefanovitch, dans la presse, n’a pas dit que du mal de Delanoë, même s’il lui consacre un livre à charge :

Quel bilan dressez-vous de cette mandature ?

Elle est nettement meilleure que celles de Jacques Chirac ou Jean Tiberi. Bertrand Delanoë a nettement réduit les gaspillages. Il y en a encore, mais par rapport à ce que c’était avant, c’est le jour et la nuit. (…)

Vous publiez ce livre à six semaines des élections. Votre but est-il de dissuader les électeurs de voter Delanoë ?

Pas du tout. Delanoë a des qualités et il a de grandes chances d’être élu… Et je suis loin de faire l’éloge de Mme de Panafieu. Il faudrait quand même qu’elle travaille de temps en temps. On peut reprocher beaucoup de chose à Delanoë mais personne ne pourra dire que ce n’est pas un grand bosseur.

8. Le 19 février 2008,
authueil

Ben voyons Vinz, ce monsieur accepte de venir à un meeting électoral de Cavada (parce que cette réunion, ce n’était que cela), mais il n’est pour rien dans la camapgne.

Ce qu’a voulu dire Cavada, c’est que Stephanovitch n’a aucune fonction officielle et ne fait pas partie de l’équipe de campagne. Il n’engage donc pas Cavada. Mais il le soutient un peu quand même…

9. Le 19 février 2008,
Marie-Aude

Le premier niveau, c’est l’article de Bilger. Parler du vote juif (ou du vote homosexuel, ou du vote des postiers) au détour d’une phrase n’est pas “choquant” en soi, mais c’est un procédé rhétorique bien connu, de mettre une affirmation essentielle dans les adjectifs.

Dire “Delanoe fait ça à cause du vote juif” appelle comme réponse “c’est ben vrai ça ma bonne dame” ou “absolument pas d’accord”, et valide “par la bande” l’existence du vote juif.

Pour être honnête, il y a quand même un contexte différent entre le vote juif et le vote des postiers. Derrière le ’vote juif’ pointe très vite l’idée d’un complot, d’une pression, et hop on revient au lobby juif international.

Or .. 1. comme on n’a pas le droit de faire ce genre de stats, personne ne sait chiffres en main si il y a réellement un vote juif, 2. dans ce cas particulier, et étant donné que ça concerne des associations loubavitch, ça m’étonnerait bien que ça rapporte des voix dans ’toute la [hypothétique] communauté’ on a donc une double approximation.

Ensuite sur le fond, oui ça fait longtemps qu’il y a des subventions - et même d’état - à des établissements cultuels, et que je sache, les boites privées cathos n’acceptent pas les Sikhs, alors amha, il n’y a pas de problème, la seule étant de savoir si oui ou non les subventions sont raisonnables et correctement utilisées.

10. Le 19 février 2008,
Laurent Gloaguen

@Marie-Aude : permettez moi une légère correction sur “les boites privées cathos n’acceptent pas les Sikhs”. De très nombreux établissements d’enseignement privé catholique acceptent des élèves d’autres confessions, musulmane par exemple. C’est ainsi que des élèves voilées exclues des établissements publics se sont retrouvées dans des collèges de l’enseignement catholique.

11. Le 19 février 2008,
Eolas

@ Laurent : je confirme. Ayant fait les deux écoles, dont la catho, nous avions avec nous des juifs, des orthodoxes, et même des protestants. Outre des agnostiques, bien sûr.

12. Le 19 février 2008,
Laurent Gloaguen

@Eolas : Même des protestants ? C’est dire l’ouverture d’esprit de l’enseignement catholique…

13. Le 19 février 2008,
Denys

Je dévie un peu, mais j’ai déjà eu l’occasion de parler du centre Loubavitch de la rue Petit chez Baptiste Coulmont, rare exemple de vrai sociologue blogueur et spécialiste des religions (oui, j’ai une toute petite méchanceté à me faire pardonner). Il ne s’agit pas seulement d’un bâtiment d’une taille considérable, bien au-delà des possibilités financières de son commanditaire : conformément à sa doctrine, il s’agit aussi d’une construction où la stricte séparation entre les sexes est poussée au point qu’elle comporte des couloirs pour les garçons, et des couloirs pour les filles.

Je veux bien que ce soit réglementaire et tout, j’ai quand même du mal à encaisser que de l’argent public serve à financer ce genre de chose. Et, même si je n’y connais rien, je ne vois pas comment on peut assimiler les juifs, même pratiquants, aux seuls Loubavitch. Et a fortiori, comme l’écrit Marie-Aude, pour évoquer cet histoire de vote juif.

(et moi, je suis bien placé pour affirmer que le vote motard, ça n’existe pas).

14. Le 19 février 2008,
koz

Je confirme aussi : j’ai également fait “les deux écoles” et, dans mon école catho (Saint-Erembert), et en particulier dans ma promo, il y avait des protestants, des juifs, et des musulmans (tiens, je me souviens du nom de deux d’entre eux : Lévy , et Allaouchiche). Bon pas de Sikhs. C’est pas qu’on n’aurait pas voulu, mais c’est pas si facile de s’en trouver un, de Sikh (vous en voyez beaucoup passer, vous, des Sikhs avec turbans se rendant à l’école ?).

J’apporterai d’ailleurs un éclairage sur une école dans laquelle ma femme a enseigné, Charles Péguy (à République) : les lieux ont été confié par des juifs durant la seconde guerre mondiale à une communauté catholique, à la condition que l’établissement soit axé sur une réalité multiconfessionnelle, parce qu’ils voulaient encourager le dialogue entre les religions. Cet établissement accueille donc des enfants de toutes les confessions (dont les enfants d’un blogueur que nous chérissons tous, mais dont je ne suis pas certain qu’il tienne à ce que je donne cette précision). Et il est toujours tenu par une communauté religieuse. Cette communauté jésuite tient également un établissement à Bobigny, qui propose même la possibilité d’approfondir sa foi aux musulmans et aux juifs (par des musulmans et des juifs), ainsi que des rencontres inter-religieuses.

Bon, désolé, là non plus, ils ne semblent pas avoir trouvé de Sikhs.

15. Le 19 février 2008,
samantdi

L’article de Wikipedia éclaire les différents statuts des établissements privés : la plupart d’entre eux sont “sous contrat d’association” avec l’Etat (et donc relèvent de l’Education Nationale), qui impose des contraintes en terme d’accueil des élèves, de respect des programmes et de formation des professeurs.

D’autres établissements sont “hors contrat” (avec l’Etat) ce qui leur laisse ue grande liberté pour faire (presque) tout et n’importe quoi : des pratiques innovantes, pour certains, un endoctrinement religieux, éventuellement, pour d’autres.

Parmi ces écoles privées, certaines sont bien tenues par des sikhs.

16. Le 19 février 2008,
Scykhan

Cette communauté jésuite tient également un établissement à Bobigny

Pour être exact, il ne s’agit pas de jésuites mais d’un centre Madeleine Daniélou, géré par des membres de la communauté apostolique Saint-François Xavier, ce qui en ferait de bien curieux jésuites, vu que cette communauté est à ma connaissance exclusivement féminine.

J’ajoute qu’outre les centres que tu cites, il y en a un autre dans la ville la plus dangereuse de l’ouest de Paris, mais là non plus, pas de Sikhs.

dont les enfants d’un blogueur que nous chérissons tous, mais dont je ne suis pas certain qu’il tienne à ce que je donne cette précision

si c’est celui auquel je pense, il me semble qu’il a déjà fait son coming out à ce sujet son blog …

17. Le 20 février 2008,
Julien Tolédano

Je suis à la Mairie de Paris. Pour avoir contrôlé financièrement et budgétairement (pas très élégant) toute l’année passée les subventions de fonctionnement versées aux associations culturelles (et uniquement culturelles-cultuelles), je peux dire avoir vu passer 5 demandes sur l’ensemble de l’année. Au total, 3 ME accordés sur les 73 accordées au titre de la culture en fonctionnement.

Une grosse asso juive (que je ne citerai pas) demandait une augmentation à la Ville totalement injustifiée vu son activité ronronnante: là, oui, le Conseil de Paris ferme les yeux et “prend ses responsabilités” quand il vote le projet de délibération. Mais c’est aux élus qu’il faut s’en prendre, pas à l’administration, qui fait un vrai travail de veille financière, quoique inefficace.

Le Bureau de subvention des associations appose toujours un “avis très négatif” lorsque ce type de structure demande des fonds publics tout en ayant des comptes tout à fait satisfaisants ou une présentation lacunaire du bilan financier (le plus fréquent !).

Les asso juives sont grosses demandeuses, mais sans plus…

18. Le 20 février 2008,
Olivier G.

“une lettre datée du 17 août 2008” ??? La poste est vachement en avance sur ce coup…

(oui, je ne fais pas que dans l’accessibilité)

19. Le 20 février 2008,
Laurent Gloaguen

Arghhhh, je corrige ! :-)

Blah ? Touitter !

Trafic d’influences

Au sujet de la blogo-influence, l’élégant Cratyle y va de son billet, “Qu’est-ce qu’un blogueur influent ?” (allez lire le billet au complet, c’est plus riche que la citation qui suit) :

[…] Trois discours affleurent au fil du temps. Ils se répondent de loin en loin et se suscitent l’un l’autre tout en faisant mine de s’éviter. Le premier se rit très nettement de l’idée d’influence et de la capacité d’un blog à orienter quoi que ce soit de sérieux ou de bien posé. Le second en sourit seulement, préfère l’évocation à la réflexion de fond. Le troisième enfin, sur l’air du grand dévoilement, se perd dans la description des mystérieux rouages qui permettent aux bloggeurs influents de se maintenir et de se distinguer.

Il suffit d’exposer les discours pour imaginer ceux qui les tiennent. La disqualification de l’influence est évidemment la position des blogueurs qui sont les plus influents. La disqualification de l’idée de pouvoir n’est-elle pas l’apanage de ceux qui le possèdent?

Pourtant, à l’encontre de ce que pensent les “dévoileurs” patentés, cette position parait souvent honnête et bien argumentée. Les blogueurs influents ressentent très bien les limites de ces étranges pouvoirs qu’on leur prête à tort. Ils notent à juste titre que l’internet est véritablement immense et décentralisé. Que leur voix porte peu, qu’ils ne peuvent faire changer d’avis leurs lecteurs immédiats, et que ces lecteurs mêmes ne constituent qu’un goutte d’eau dans l’océan des discussions bloguosphérisées.

[…] Sur les nouveaux médias, en revanche, où chacun influence chacun et finit -au lieu d’y assister- par participer à la discussion, l’influence est la capacité de générer une discussion sur un sujet donné. Elle ne permet certes pas d’imposer unilatéralement un avis, mais de catalyser la participation de chacun autour d’un thème.

[…] Par delà les différences d’approche, il y a donc bien des blogueurs influents. Ce sont ceux qui sont le plus largement intégrés aux discussions de la toile, qui fond le mieux corps avec elle, et qui sont donc les plus largement capables d’orienter ses discussions et d’en susciter de nouvelles.

Le blogueur influent est celui qui est le mieux capable de faire vivre et participer une communauté.

1. Le 19 février 2008,
celui

« Le blogueur influent est celui » Je démens.

2. Le 19 février 2008,
LOmiG

intéressant…je suis assez d’accord sur le fond : le nombre de commentaires déclenché par les billets est un bon indicateur de l’influence d’un blog… à ma grande peine…;)

3. Le 19 février 2008,
Laurent Gloaguen

@LOmiG : vous ne connaissez pas Skyblog… ;-)

4. Le 19 février 2008,
Cratyle

@Laurent - merci pour le compliment. Je suis tout à fait flatté

5. Le 19 février 2008,
mry

Tu vois Laurent… tu te défausses dans une note et Cratyle te le rappelle : tu es un blogueur influenceur… (tu lui as a minima influencer ce billet). Aller assume Ô Grand Blogueur !… (et non je ne suçe pas).

6. Le 19 février 2008,
Laurent Gloaguen

@Mry : tu ne suces pas, mais encules-tu ?

7. Le 19 février 2008,
GreG

Eh oui LOmiG, comme le souligne Laurent, vous ne connaissez pas les Skyblogs dont certains billets, notes, articles, posts peuvent générer plus de 2500 commentaires. Autrement dit, est influencé(e) celui ou celle qui est influençable, et tout le monde comprend que les adolescents sont dans l’ensemble plus influençables que les adultes.

Concernant l’article de Cratyle, j’ai l’impression qu’il y a autant de définitions du mot “influent” que d’articles postés sur le sujet. A mon sens, une personne influente est quelqu’un qui est capable d’imposer ses opinions ou ses choix de telle sorte que ceux-ci soient pris comme parole d’Evangile et ne souffrent d’aucune contestation. En marketing on appelle ces personnes des “prescripteurs” si je ne m’abuse. On peut ainsi mesurer une influence à l’impact qu’elle aura sur les autres (nombre de personnes convaincues)

Il y a d’abord une notion de hiérarchie ou d’ascendance. Est influent celui qui est considéré par les autres comme le plus compétent ou le plus convaincant dans un domaine précis. Qu’il s’agisse d’un homme politique, d’un directeur d’une rédaction ou d’un critique gastronome, la personne influente bénéficie en outre d’un charisme et d’une notoriété qui lui permettent d’asseoir son influence.

En ce sens, Cratyle fait bien d’opposer les médias traditionnels aux blogueurs. Dans le premier cas, il n’y a pas de discussion ou d’échanges. La personne influente expose ses opinions dans une relation unilatérale, et adopte la politique du Qui m’aime me suive. En revanche, un blogueur exprime ses opinions de la même façon, mais dans une relation bilatérale. Sa pensée est alors ouverte à la critique, à l’objection, voire au bashing, de telle sorte que la discussion reste toujours évolutive et que chacun reste libre d’en tirer ses propres conclusions. Dans ce cas, même l’opinion de l’auteur d’un article peut être susceptible de changer, ou du moins d’être nuancer car c’est l’intérêt d’un débat, de faire évoluer les pensées.

Aussi je pense qu’un blogueur digne de ce nom n’est pas une personne influente, dans le sens premier du terme mais plutôt quelqu’un qui s’apparenterait à un maître de cérémonie (MC Embruns) ou de conférence. Sa popularité lui permettra alors de faire participer un nombre plus ou moins élevé de participants ou de lecteurs.

Maintenant, il est clair que certains blogueurs aimeraient sûrement devenir des personnes influentes auprès de leur lectorat, ou qui croient être influents, et c’est peut-être ce que Mry appelle les “influenceur”.

8. Le 19 février 2008,
Laurent Gloaguen

“MC Embuns” ? Ça me plaît :-)

9. Le 19 février 2008,
Axel

“l’influence est la capacité de générer une discussion sur un sujet donné”

Il faudrait distinguer la capacité de générer une réelle discussion productive, de celle de créer une polémique rebondissant stérilement sur les éternels même clichés.

Le nombre de commentaires est très souvent lié à la teneur polémique d’un billet. Et cela ne fait pas avancer grand chose, c’est le ronron de la blogosphère s’excitant d’un lieu commun à l’autre, se confortant dans ses certitudes.

C’est souvent la part d’inexactitude d’un billet qui suscite la réaction, commentaires et liens. A ce jeu c’est donc le blogueur (ayant une certaine audience) racontant le plus de conneries qui suscitera la plus grande influence réactive, mais pour quel résultat productif au final ?

Bon exemple avec LePost.fr qui suscite plus de réactions suite aux billets les plus cons, que pour les billets intéressants.

Comment parler d’influence, quand il s’agit seulement de générer des rectifications à une contre-vérité, un peu partout ?

Parmi les blogueurs “influents”, qui est capable de présenter un artiste inconnu et en faire un sujet de discussion, donc lui permettre d’exister, éventuellement de vendre des disques, au-delà des 12 copains du blogueur ?

Personne sans doute. Cela montre la distance entre “générer un nouveau sujet de discussion”, créateur de quelque chose, et “mettre en branle les systèmes nerveux des Internautes à la recherche du sujet polémique du jour”.

10. Le 20 février 2008,
magoua

Dans cette influence il y a aussi un élément de contenu varié et de commentaires heureux comme le dit Laurent dans son article. Il y a aussi le coté modèle ou référence tant dans la technique que dans le contenu. Certes,il n’y a pas un modèle standard idéal mais plein d’exemples dont on s’inspire pour le recréer chacun de son coté selon nos sensibilités et intérêts. Évidemment les blogues connus ou anciens comme embruns sont des repères mais j’aime bien tomber sur des blogues nouveaux découverts ici ou au hasard des navigations.

11. Le 20 février 2008,
versac

Dommage, avant la fin (moi je sers l’intérêt général, boudiou), et si l’on oublie le cpôté aigri du propos à l’encontre du maitre des lieux (jalousie ?), Axel disait des trucs assez justes sur les commentaires et les discussions.

Si le nombre de commentaires ou de reprises est synonyme d’influence générique, je veux bien être pendu. C’est souvent synonyme de putasserie, oui. Et quand elle est assumée, c’est un rare plaisir.

Eventuellement, on pourrait isoler un côté faiseur d’agenda, ou parler de pouvoir d’attention. Mais influence ?

Cratyle (qui est élégant et fin dans ses propos, je confirme) dit des trucs un peu faux, à mon avis, sur l’influence. Confusion influence-popularité. Confusion lieu-central et influence. A trop utiliser ce mot d’influent, on en oublie le sens.

Je n’ai pas le courage ni le temps d’un billet, mais il faudrait quand même, un jour, relire doucement et au calme la notion d’influence. Blogs populaires, blogs visibles, oui. Blogs influents ? Ca ne s’accole pas comme ça, tout seul. Ca n’existe pas en soi, de manière générale, encore une fois.

12. Le 20 février 2008,
versac

Bon allez, quelques pistes. J’ai été un peu dur avec Cratyle.

Quelles influences pour un blog ?

  • l’influence sur l’opinion Oui, un blog peut servir à faire changer le point de vue sur un sujet, un produit. Cela dépend de la source qui émet, et est un savant mélange entre la qualité du contenu, la crédibilité de la source, et le mode d’échange. De ce point de vue, il n’existe pas de blogs influents en soi. Mais des blogueurs qui peuvent être influents sur les sujets juridiques, sur le choix de matériel photograpique, sur les recettes de cuisine qu’on va faire le soir ou l’envie, finalement, d’essayer un nouveau matériel érotique.

  • la capacité à attirer l’attention Ce n’est pas vraiment de l’influence, mais bon. Une influence sur son lectorat pour lui signaler quelque chose. Soit.

Cet effet est étendu par la visibilité d’un blogue, et sa capacité à générer des relais (des liens, en quelque sorte). Il y a quelques blogues qui sont un peu faiseurs d’agenda, d’une petite partie de la blogosphère, de leurs réseaux. Ils attirent l’attention sur un sujet, on le reprend. Ils sont très rares.

— Mais il n’existe rien de tel que “des blogs influents”. Pas d’élite du blogging. Une immense majorité des internautes ne li et ne relaie pas les fameux blogs influents. Ces blogueurs, d’ailleurs, n’en ont pas la prétention. Et c’est cette confusion, je crois, qui est insupportable : il n’existe pas, en tant que telle, une élite, d’un côté, et des manants, de l’autre. Cela conduit à des analyses en victimisation d’un côté, et un focus excessif sur les premiers rangs de la longue traine, avec une focalisation stupide sur les blogs à plus fort degré d’autorité.

Ce qui compte, dans les blogues, c’est la diversité, l’infinité de petits blogs qui parlent à peu et bien, qui donnent des millions de pépites. Pas cette course illusoire et stupide à une pseudo célébrité.

Je lis, pour l’essentiel, des blogs jugés “non influents”. J’y discute tranquillement. Je les aime bien. Ils modifient ma perception du monde qui m’entoure, m’enrichissent, m’émeuvent, me font rire. Et je me fiche bien de savoir s’ils sont influents ou non, ou plutôt : je ne souhaite qu’une chose, c’est qu’on ne les classe jamais dans cette catégorie, au risque de perdre cette petite intimité sympathique qui se crée avec eux.

Fait chier, cette influence machin, on s’en fiche (mais oui, c’est un “blogueur influent” qui dit ça, on tourne en rond).

13. Le 20 février 2008,
Ouinon

« Cet effet est étendu par la visibilité d’un blogue, et sa capacité à générer des relais (des liens, en quelque sorte). » (Versac)

Ben oui, je suis d’acord avec Versac, il me semble que la définitions de « l’influence » ou de l’« autorité » communément admises concernant les blogs se rapportent essentiellement aux nombres de liens entrant (Classements Technorati, Wikio par exemple), c’est à dire la capacité à faire relayer ses billets par d’autres blogs, non ? Pourquoi essayer de réinventer une autre définition que celle que nous employons depuis des années ?

Pourtant, la capacité à servir de relai est déjà à relativiser puisque cela privilégie les thématiques qui sont les plus largement suivies par d’autres blogueurs (qui eux seuls peuvent relayer un billet). Autant des thématiques comme la techno, les gadgets, le 2.0 sont lues par 80 % de blogueurs (donc liens -> donc « influence ») ; autant des blogs de télé, de BD ou de cuisine sont lus par 10 % de blogueurs (donc peu de liens -> peu « d’influence »). Ce qui ne signifie pas moins de lecteurs car les flux et les spécificités des lecteurs sont différents.

Comme pour les autres médias, je crois qu’il faut que nous apprenions à ne plus mélanger « influence », audience et popularité, 3 notions qui n’ont pas forcément de rapports entre elles. Des blogs comme Techrunch sont influents mais peu populaires (au delà de leur lecteurs) ; des blogs de BD sont très populaires mais peu influents ; d’autres blogs comme le miens sont bien classé chez Wikio mais sont relativement peu lus.

Avis perso.

14. Le 20 février 2008,
GreG

Je ne suis pas vraiment d’accord et je pense justement que l’on s’éloigne de la définition première du mot “influence” dans lequel il y a la notion d’autorité et d’ascendant.

Concernant les divers classements Technorati et autres Wikio, il est question de popularité, de notoriété, mais je ne vois pas en quoi cela rend les blogueurs concernés des personnes influentes.

Lorsque Laurent nous propose un article, un sujet, il sous-entend à chaque fois : Et vous ? qu’en pensez-vous ? De fait, sa popularité va faire que des milliers de personnes vont se poser la question (ou pas), mais une infime minorité (les commentateurs) vont se donner la peine d’y répondre. Par ailleurs, Laurent ne cherche en rien à nous influencer, bien au contraire, plus ça part en live et plus il est content.

En revanche, si l’on prend l’exemple d’un blog de cuisine, dont certains sont également très populaires, il peut devenir influent dans le sens où une recette originale va être publiée, et que des centaines de nanas vont suivre à la lettre cette même recette pour la reproduire chez elles. Là il y a une influence, parce qu’elle se concrêtise… on achète l’huile de marque que la blogueuse nous a recommandé, on reproduit son astuce de cuisine, on suit la recette dans l’ordre chronologique qui nous a été donné, etc…

15. Le 20 février 2008,
Cratyle

@Versac: “fait chier, cette influence machin, on s’en fiche (mais oui, c’est un “blogueur influent” qui dit ça, on tourne en rond)”.

En fait, c’est un peu le point de départ de mon billet… et c’est précisément une solution à ce cycle que j’essaye de proposer. Solution à discuter mais qui évite assez nettement les deux travers que tu cites

1- L’influence ne se confond pas avec la popularité. La popularité peut-être un moyen d’obtenir de l’influence, éventuellement une conséquence, pas plus. Il est des popularités fondamentalement dépourvues d’influence. Je laisse de coté les classement, les “authority”, et tous ces faibles reflets qu’il est toujours possible de piper.

2- Il n’y a en effet pas “d’élite” véritable du blogging, car internet est bien trop vaste et morcelé pour cela. Cela n’empêche pas que certains soient plus connus et reconnus que d’autres - selon les caractères, ils peuvent d’ailleurs s’en plaindre ou s’en délecter - parfois même alterner

De la définition que je propose -le blogueur influent comme fédérateur d’une communauté- il suit en tout cas qu’un blogueur peut-être extrêmement influent sans être en rien une “star”.

A la limite, il suit presque le contraire, car l’influence est largement proportionnelle à la capacité de s’intégrer dans une discussion. C’est à dire qu’obtenir de l’influence suppose d’être à son tour influencé, soit par le choix soit par la matière des sujets.

Média fondamentalement démocratique, l’internet fait vivre une discussion sans hiérarchie durable. Cela ne signifie pas que toutes les voix portent à égalité. Cela signifie par contre qu’une voix ne porte -n’est influente- qu’à mesure de sa capacité à s’intégrer aux discussions, à les catalyser, à les faire vivre.

Fédérer une communauté, faire vivre une discussion. Deux choses dont au fond on ne peut pas ne pas se louer.

16. Le 20 février 2008,
Laurent Gloaguen

@Greg : “Plus ça part en live et plus il est content”… Je ne dis pas non.

Sinon, mon billet le plus “influent” dans votre sens (“recette de cuisine”) et qui est le plus lu, c’est celui là. Un article plutôt hors de ma sphère d’activité habituelle.

17. Le 20 février 2008,
Ouinon

GreG : en fait, je pense que nous sommes d’accord, seulement les guillemets que j’emploie systématiquement lorsque je parle « d’influence » pour ce qui concerne les blogs sont là pour signaler que la notion « d’influence » des blogs est biaisée par rapport à la notion d’influence telle que décrite dans les dictionnaires (c’est dire, pour faire court, de faire autorité dans un domaine précis – nous sommes d’accord). Elle est biaisée précisément à cause des divers classements, modes de référencement et échanges de liens propres à l’outil blog. Par exemple, quelqu’un comme Aphatie, l’homme le plus écouté de France, est dans l’absolu sans doute bien plus influent que Versac sur la question politique, pourtant, du point de vue des blogs, un billet de Versac a des chances d’être plus relayés sur d’autres blogs car celui-ci est mieux implanté dans le milieux. Nous sommes d’accord sur le fond mais puisque nous parlons des blogs, il convient aussi de se référer aux spécificités du support. Laurent est très peu influent dans l’absolu (par rapport aux autres médias), en terme de Rudeboy et de littérature, mais il l’est probablement sur le support blog (par rapport aux autres blogueurs). Après, les notions de popularité et d’audience répondent parfois à d’autres lois, mais sont tout autant à mettre en relation avec le support.

18. Le 20 février 2008,
Anonyme

Les histoires de “blogueurs influents” à la LoLeMe et consorts, ça fait très concours du plus long quiqui sur la cour. Grands créateurs de tempêtes dans un verre d’eau. Et leur côté club chicos me gonfle la patate. Passons.

Il y a aussi les “posteurs influents”. Je veux dire, ceux qui squattent tel ou tel blogue, qui y tiennent cour ouverte - ou qui encombrent (restons poli) tout le monde. Allez donc sur la RDL d’Assouline…

19. Le 20 février 2008,
Axel

“nombres de liens entrant (Classements Technorati, Wikio par exemple), c’est à dire la capacité à faire relayer ses billets par d’autres blogs, non ?”

Liens et commentaires sont deux systèmes “corrompus”. Ils valorisent largement la putasserie, comme dit versac, et pas la qualité ni l’influence positive.

Mon compteur Wordpress m’indique 24016 commentaires, pour 4995 billets.

Presque tous ces commentaires sont concentrés sur les sujets polémiques, comme c’est le cas pour la grande majorité des blogs.

Depuis juillet dernier, j’ai cessé de produire ce genre de billets, je ne veux plus perdre de temps à ce jeu action-réaction.

Le nombre de commentaires s’est effondré, de même que les liens Technorati, mais parallèlement le nombre de lecteurs a augmenté (y compris les lecteurs réguliers).

Je me méfie donc des indicateurs d’influence que sont les commentaires, les réactions et les liens. Ils sont déconnectés de la qualité et de l’audience, ils correspondent essentiellement à un type de production éditorial fondé sur la critique, qui suscite en retour des contre-critiques (ou des soutiens venant de blogueurs partageant nos critiques).

Lorsqu’on cesse de critiquer, on ne suscite plus de contre-critiques, pour autant la vie éditoriale d’un site ne cesse pas, et son lectorat ne s’effondre pas.

Son influence peut se mesurer à des critères plus silencieux, comme le nombre de lectures d’une vidéo diffusée, qui indique un comportement actif du lectorat, influencé par un article.

Ces critères ne sont aujourd’hui pas mesurés par les divers classements d’influence, qui enregistrent essentiellement le bruit réactif. On mesure la nuisance et ses réactions, plus que l’influence.

J’ai un jour eu droit à un lien chez embruns, réaction à un billet à la con que j’avais écrit, en réaction à un billet à la con que versac avait écrit.

Ce lien à PR 7 était donc, non une appréciation qualitative positive, mais une sorte de prime à la polémique. On tournait en rond entre billets à la con; et tout cela générait commentaires et liens réciproques, sans rien produire de bien intéressant.

Un exemple fameux est celui de Carignano. Je pense qu’il a eu une influence pendant la campagne sur certains sujets, à son échelle (la vie interne de l’UMP et ses dysfonctionnements).

Cette influence n’avait rien à voir avec la polémique stérile blogueurs/journalistes qui lui a valu un nombre considérable de commentaires et de liens un peu partout.

Les courbes respectives de l’influence réelle, et du nombre de réactions suscitées, ne correspondent pas.

20. Le 20 février 2008,
versac

Axel : tu es amer comme quelqu’un qui s’est pris à un jeu ne l’aime plus.

Correction : “un billet à la con que j’avais écrit, en réaction à un billet à la con que versac avait écrit”. Un billet pas si à la con que ça de ma part (critique des classements d’influence débiles fondés sur le linking technorati). Et un billet injurieux de la tienne, où tu me traitais de con.

21. Le 20 février 2008,
Laurent Gloaguen

Versac est un vieux con… (Pour mémoire, hein…)

22. Le 20 février 2008,
Axel

Je ne suis pas amer. Mais je continue de trouver dommage cette prime au négatif.

Je sais qu’écrire des billets sur le mode critique et polémique me ferait remonter en quelques semaines dans Technorati.

Je n’ai pas envie de le faire.

Pour autant, sans regrets et sans amertume, je peux, lorsque le sujet porte sur la question des liens et des réactions, rappeler leur côté très factice.

(Ton billet sur Technorati comportait des erreurs me concernant, erreurs corrigées par Thierry Crouzet.

Mon billet réactif était certes injurieux, mais j’appréciais peu ta façon de vouloir faire la police du Web, surtout en étant à côté de la vérité.

Et il y a peu de temps, tu as recommencé de vouloir faire la police du Web, en demandant le déréférencement de Google News des blogs indépendants hébergés par 20minutes.fr Franchement là tu pousses un peu. Laisse Google faire vivre le web avec un peu plus de pluralisme que tes choix élitistes. On ne condamne pas tout un système de référencement, au prétexte que certains s’en servent mal. Beaucoup de petites voix trouvent de l’écho grâce à ce système 20minutes. Personne ne t’oblige à suivre les liens pointant vers des blogs indépendants).

23. Le 20 février 2008,
padawan

Moi ce sont les commentaires à la con de lâches anonymes aigris qui me gonflent la patate.

24. Le 20 février 2008,
Anne Onyme

“Moi ce sont les commentairesà la con de lâches anonymes aigris qui me gonflent la patate”.

Mmmm… “qui me gonflent la patate”… Ça vient de moi, ça. Si votre réction me vise, sachez que vous seriez fondé à me donner la leçon si vous même n’étiez anonyme : on ne trouve pas d’adresse mail sur votre blogue.

Ou alors, j’ai mal vu ?

Par ailleurs, je ne suis ni aigri, ni jaloux de certaines exhibitions de nombril.

Désolé ;-)

25. Le 20 février 2008,
Laurent Gloaguen

@#24 : en tout cas, vous êtes anonyme… et certainement pas François Nonnenmacher, alias Padawan (regardez donc dans la colonne de droite de son blogue).

26. Le 20 février 2008,
Anonyme

Le commentaire 24 est de moi.

Pourquoi cette signature, Anonyme ? Par dérision envers ceux qui signent de leur nom ou du même pseudo parce qu’ils tiennent beaucoup à être reconnus (ce qui exclut ceux qui le font par simple sincérité d’affichage).

Je ne suis pas anonyme : le blogmestre d’ici a mon adresse mail, et pourrait vérifier qu’elle n’est pas bidon. C’est celle d’un posteur régulier et “voté” favorablement sur Rue89. Qui poste également sur le BBB, qui postait sur a@si, qui poste sur la RDL, chez Dupin, sur Big Picture, etc. A chaque blogue ou presque son pseudo.

Poue quelles raisons ? - Pour vivre heureux vivons caché. Ça me permet de fuir les malveillants voire les diffamateurs (non, pas l’ogresque AllJuCo ;-) - Ce que je dis a plus d’importance que ma personne, qui n’intéresse que les gens de mon entourage, famille et amis.

27. Le 20 février 2008,
Anonyme

Laurent Gloaguen,

Dont acte. Je présente mes excuses à Padawan. Mais la chose ne sautait pas aux yeux pour quelqu’un habitué à voir (ou ne pas voir) Ecrivez-moi sur le portail d’un blogue/site. Fonction qu’on peut trouver aussi, parfois, dans Afficher mon profil complet.

Par ailleurs, vous avez pu voir qu’avec mon “CV”, je n’avais rien pour être aigri ni jaloux.

Bah, tant que vous ne vous êtes pas reconnu dans “ceux qui signent de leur nom ou du même pseudo parce qu’ils tiennent beaucoup à être reconnus”, il n’y a pas de quoi fouetter un lemeur !

28. Le 20 février 2008,
GreG

@ Anonyme : Attends… Anonyme ça me dit quelque chose. Heu… Ano… anneau. Nan… attends… Anonyme… Arnaud… oui… Arnaud Nyme… ARNAUD de Nîmes !!! Mais oui c’est toi mon ami, je t’ai reconnu. heu nan en fait.

Ouais bon tu m’excuseras ma couille, mais le coup du j’reste anonyme parce que moi je suis humble et que je ne veux pas que la Société me reconnaisse comme quelqu’un d’hypra intelligent et de cultivé, bah ça ne convaincra personne je pense.

Mais le meilleur reste quand même “vous avez pu voir qu’avec mon CV, je n’avais rien pour être aigri ni jaloux”.

Excuse-moi mais je ne vois pas le rapport, ou alors tu ne connais pas les “grands” de ce monde.

Avec tout le respect que je te dois, sache que si l’on commente à lien découvert, c’est juste dans le but “d’assumer” ses propos, et non pas pour se la péter ou récolter je ne sais quelle reconnaissance, comme tu sembles l’insinuer.

Sans rancune et bonne soirée.

29. Le 20 février 2008,
padawan

Il y en a un à qui le concept de pseudonymat échappe visiblement.

Sur les blogs, comme dans la vie, tous les anonymes sont gris (et souvent grisâtres). L’expérience montre que discuter avec quelqu’un qui n’a pas le courage de signer, ne serait-ce que par un pseudonyme, ses opinions, fussent-elles sans aucun risque, portée ou même épaisseur, n’a aucun intérêt.

30. Le 20 février 2008,
Anonyme

@GreG.

Bravo pour votre humour. La moquerie est supérieure à la colère. Bon, puis-je vous inviter à relire mes posts, où vous verrez que je n’insinue pas… j’affirme ! Mais en me gardant bien de généraliser, de traiter l’ensemble des blogueurs-influenceurs de je m’la pète, ce qui justifierait votre réaction.

Parler de mon « CV » ne me servait ici qu’à contrer l’argument de Padawan, rien d’autre. Et je ne vois pas le rapport avec le fait que oui, je ne connais pas les « grands » de ce monde, et m’en tape le coquillard à en faire une crêpe aussi épaisse que la modestie d’un Nicoléon.

31. Le 20 février 2008,
Anonyme

Padawan, je vous ai envoyé un courriel.

32. Le 20 février 2008,
padawan

Mais en me gardant bien de généraliser, de traiter l’ensemble des blogueurs-influenceurs de je m’la pète […]

Ah oui ? Dans votre commentaire #18, cette subtilité m’avait singulièrement échappée. J’ai même cru que vous étiez aigri ou jaloux de « certaines exhibitions de nombril », dites-donc !

C’est fou comme le fait de lire ce genre de propos de la part d’un parfait anonyme change la réception du message. Pour un peu je vous aurais pris pour un troll, c’est dingue ça.

33. Le 20 février 2008,
La Police !

Attention c’est la police ! vérification des papiers de tout le monde !

J’adore comment Axel ne peut s’empêcher de voir en moi un méchant qui veut faire la police. j’avais dénoncé son tagging exagéré, ses multiples mot-sclefs, ce genre de choses qui ne plaisent qu’à ceux qui veulent remonter de manière un peu artificielle dans les moteurs de recherche. Evidemment, Crouzet est un bon maitre à penser sur ce sujet. Pour ma part, je m’en contrefiche, des mecs qui viennent va google, et ce, depuis le début de mon blog.

-

je veux donc faire la police : c’est une vision biaisée et négative de mes articles, une vision qui verrait en moi un “blogueur influent”, et donc un maitre, détenteur de l’autorité, peut-être ?

Jamais je ne veux faire la police. Chacun fait ce qu’il veut. Je suis un bon libertaire. Quant à google news, nous avons déjà eu ce débat : google news se vend comme un agrégateur de contenus journalistiques. Y mettre des blogs tenus par des activistes de tous types produisant de la m…. porte à confusion. On a vu ses effets sur le cas Carla Bruni enceinte.

d’ailleurs, je ris en voyant qu’Axel a plusieurs fois contesté l’audience des fameux blogueurs influents, les raillant, en se fiant à un indice d’audience de blogbang. hahaha, tout fier il était d’avoir plus d’uaidence que les patrons !

Redescend sur terre, coco. l’audience, on est beaucoup à n’en avoir à peu près rien à faire. Ce qui compte, c’est pas le volume (on truffe pas nos sites de google ads), mais d’avoir des discussions sympas avec des gens intéressants.

Ca me fait marrer, ces mecs qui donnent des leçons de vertu après avoir fait une chasse indue au référencement. Ils ne comprennent peut-être pas que les blogs, c’est aussi fait pour discuter, pas juste pour être un espace de wannabes google squatters (même si ceux-là ont le droit d’exister)…

34. Le 20 février 2008,
Axel

“qu’à ceux qui veulent remonter de manière un peu artificielle dans les moteurs de recherche”

encore une fois tu racontes n’importe quoi. Les tags Technorati ne font pas monter dans le classement. Ils sont une façon de renvoyer les lecteurs vers les autres blogs traitant du même sujet, et amènent quelques lecteurs cherchant ce sujet, de façon ciblée plus qu’en volume (les volumes sont très faibles en provenance de Technorati, ce n’est pas du tout un moyen rentable de vendre de la pub).

Si tu t’en fous de Google, versac, mets un “no index” sur ton blog, chiche.

Le problème c’est que tu passes ton temps à partir au quart de tour dans des attaques personnelles, pseudo-psychologisantes, sans rien connaître des personnes. Ton blog en est plein. Tu ne connais pas les personnes, mais pour un rien tu les démontes, on l’a vu récemment avec Plenel que tu as publiquement lynché sans aucune hésitation.

Et tu affirmes avec beaucoup d’assurance des trucs qui sont tout simplement faux. Pire, tu ne publies jamais de correctif après.

Si je faisais la course au référencement, comme tu dis, je ferais comme toi: j’irais parler aux journalistes à la république des blogs, pour avoir un beau lien à fort PR dans Le Monde.

Et puis en revenant de la république des blogs, j’aurais droit à 4 ou 5 liens d’autres blogueurs me citant comme présent.

C’est comme cela que ça marche pour toi, non ?

Tu es largement plus présent que moi dans ce petit jeu mondain qui conduit à obtenir des liens qui n’ont rien à voir avec le contenu de ton blog.

Pour ma part j’ai cessé de fréquenter la république des blogs car ce truc complètement artificiel ne m’intéresse pas.

Je ne fais pas un blog pour parler aux autres blogueurs, et tourner en rond entre blogueurs se citant réciproquement, presque déconnectés de toute autre audience.

Pour finir, ton idée du blog espace de discussion, je te laisse cet attachement pour les petits salons Verdurin où l’on cause entre douze fidèles.

Je n’ai pas besoin d’ouvrir un blog pour cela, il y a de bons moyens de discuter entre amis, sans le faire sur la place publique.

Un blog est un lieu public, et n’a pas d’autre sens que la rencontre du public, ce n’est pas MSN ni Facebook, ce n’est pas pour discuter entre soi.

J’ai une approche du blog plus “média” que “salon Verdurin”, donc en effet je suis plus intéressé par l’audience que par le nombre de liens d’autres blogueurs et les petites discussions entre soi.

35. Le 21 février 2008,
Laurent Gloaguen

Axel, votre argumentation serait plus intéressante si vous aviez un blogue digne d’intérêt, j’ai parcouru 4 pages d’archives et je ne m’étonne guère que l’on ne vous cite pas.

Je n’ai pas très bien compris aussi votre promotion croisée à outrance du site “misspace.net”, un site concupiscent dédié à l’exposition de jeunes femelles.

Franchement, je suis surpris que vous prétendiez avoir des lecteurs réguliers, ne serait-ce qu’une dizaine.

Vous ne faites pas “un blog pour parler aux autres blogueurs”, comme vous dites, vous faites un blogue orienté vers le néant et les robots indexeurs. Me trompé-je ?

36. Le 21 février 2008,
La Police !

Axel : c’est bien ce que je dis, t’es aigri, quoi. Du coup, tu dis n’importe quoi et tu en rajoutes sur les délires de ce que tu interprètes.

Je ne dis pas que ça me rassure d’être la cible de cette aigreur, j’ai connu récemment des moments difficiles à cause de ça, et je n’accepte pas tellement d’être traité de con sur des motifs illégitimes.

Tu as ta conception du blog : montrer des jeunes femmes dévêtues.

J’ai la mienne : dialoguer avec d’autres personnes en partageant interrogations, coups de gueules et sujets divers.

Je te suggère de trouver les tiens, sur missbiduletruc.com ou autres sites du genre. Et de cesser de tenir ce discours de père la vertu.

PS : quant aux journalistes, non, rien. Tu n’es décidément rien d’autre que ce que dont tu me qualifies.

37. Le 21 février 2008,
Axel

“Tu as ta conception du blog : montrer des jeunes femmes dévêtues.”

oh c’est fin, cela !

C’est du même niveau de vérité que si je disais que ton blog est un blog de tecktonik, pour avoir lu 5 billets à ce sujet chez toi.

Face à tant de mauvoise foi intellectuelle, je quitte le débat. J’ai 5000 articles en ligne, tu n’en trouveras pas beaucoup avec des jeunes femmes dévêtues, beaucoup moins que chez Mry. Il y a une section présentant des comédiennes, ce qui n’a rien à voir avec des jeunes femmes devêtues. Tu préfères voir des bites chez embruns ?

Il y a aussi beaucoup de billets sur des auteurs, je préfère citer Paul Valéry que de citer comme tu fais Yves Jégo, qu’on peut lire partout ailleurs sur 100 blogs et sites de presse.

Oui, Laurent, j’ai plusieurs centaines de lecteurs réguliers, en dehors des lecteurs Google, qui préfèrent venir lire un petit mot de Paul Valéry qu’un éternel commentaire indigné sur Sarkozy comme font en chaîne 90% des blogs du Top de Wikio.

Je ne vois pas trop l’intérêt du billet de versac sur Jégo, comme de tous les billets où il fait la leçon au monde entier, pour le moindre propos de travers d’un politique…

Dans trois jours plus personne ne s’intéressera à ce billet sur Yves Jégo, tandis qu’on pourra toujours lire avec intérêt un mot de Valéry ou de Chardonne.

Passons…

38. Le 21 février 2008,
Axel

“Je n’ai pas très bien compris aussi votre promotion croisée à outrance du site “misspace.net”, un site concupiscent dédié à l’exposition de jeunes femelles.”

Si c’était de jeunes mâles cela ne te gênerait pas. Tu n’aimes pas les femmes, c’est ton droit. De là à caricaturer…

Le site présente des chanteuses et des jeunes comédiennes, théâtre et cinéma,

la numéro est auteure de chroniques sur un blog bd.

Les profils présentés sont plus intéressants qu’au concours Miss France, cela n’a rien à voir.

Blah ? Touitter !

Au Monoprix

Au rayon fromages, un jeune brun aux oreilles décollées s’élance vers moi. Il m’apostrophe virilement, me laissant dans l’état d’une biche nocturne surprise dans les phares d’une automobile, alors que je comparais les prix des emmenthals :

— Bonjour !
[Hmpfr ?] Bonjour… [Mon regard se plante dans les yeux du quidam. Une discrète contraction fébrile parcourt mon anus. P’tin, le chose est sexy.]
— Vous êtes blogueur ?
— … [Soupçon de déception. Mon regard tente une diversion sur le mozzarella.]
— Vous êtes Embruns, hein ?
— … [Ouais, ouais, c’est moi, c’est un fardeau que je me traîne…]
— Je vous ai déjà croisé dans le quartier, je me disais bien que c’était vous.
— Oui, je confirme. [Mon regard s’égare en dessous de la ceinture, à hauteur de mozarella.]
— Je suis X.
— … [Effort désespéré de trouver qui est le quidam.]

Une femme enceinte s’approche avec un caddie.

— Laisse-moi te présenter ma…
— … [Désespoir. Accès subit de déréliction.]

1. Le 19 février 2008,
be-rewt

sa… bite ? En plein monoprix ? Au rayon fromage, c’est douteux quand même.

Ahem, je me cache.

2. Le 19 février 2008,
Laurent Gloaguen

Si ç’avait été sa bite, je ne serais pas ici en ce moment à raconter cette histoire, j’aurais des choses plus intéressantes à pratiquer.

3. Le 19 février 2008,
ledretch

Merde, Laurent, tu achètes ton fromage au Monop’!!??

4. Le 19 février 2008,
XIII

Et c’était qui donc, ce chose sexy ?

5. Le 19 février 2008,
michel v

Pour l’avoir pratiqué, je peux dire que le Monop’ de XXXXXXX a très peu à envier au Maxim’s, ledretch. C’est pas le monop’ du 18è.

6. Le 19 février 2008,
padawan

J’espère que sa femme lit ton blog. Elle va pouvoir faire un club avec Géraldine :D.

7. Le 19 février 2008,
Laurent Gloaguen

@XIII : et bien… j’aimerai bien qu’il se manifeste ici, il gagnera un lien chez un “blogueur très influent”…

8. Le 19 février 2008,
Jujupiter

Ah, toi aussi, ça te le fait, le coup de la contraction anale?!

9. Le 19 février 2008,
samantdi

Ah, l’attrait des oreilles décollées …

10. Le 19 février 2008,
Laurent Gloaguen

Et… oui. C’est mon talon d’Achille.

11. Le 20 février 2008,
eustazio

Oreilles décollées, un atout ? Ca fait plaisir à lire, tiens. Je dubitate, mais ça fait plaisir.

12. Le 20 février 2008,
versac

Les oreilles décollées, c’est surtout très pratique. Un peu comme des poignées.

13. Le 20 février 2008,
Anne Onyme

@Versac: tu parles en connaissance de cause ?

14. Le 20 février 2008,
Dagrouik

oups, au dessus ^ , là c’est moi : j’ai un probleme de cookie qui chie depuis passage a FFox 3.0 béta.

15. Le 20 février 2008,
kikoolol

@dagrouik : bien sûr que j’en parle d’expérience. J’ai connu des partenaires sexuels n’ayant pas d’oreilles décollées, et leur ai fait poser des poignées (amovibles toutefois, pour ne pas les gêner dans la journée). Les personnes aux oreilles décollées sont touchées par la grâce.

16. Le 20 février 2008,
padawan

Les personnes aux oreilles décollées sont touchées par la grâce.

Encore une belle journée qui commence :-).

17. Le 20 février 2008,
Sitenreveuxyenrena

Dagrouik >>>> J’ai le même problème de cookies, sur netvibes et tous les blogs. Vivement la prochaine version.

18. Le 20 février 2008,
ArnoFromParis

Le Capitaine sera bientôt autant harcelé que Britney Spears !

Leave Embruns alone!

Il ne manquerait plus qu’un fan t’offre un Polite Boy pour remplacer ton Rude Boy!

19. Le 20 février 2008,
Laurent Gloaguen

@ArnoFromParis : “Il ne manquerait plus qu’un fan t’offre un Polite Boy pour remplacer ton Rude Boy!”

Déjà fait.

Blah ? Touitter !

Private joke

Demain, LePost.fr va titrer « Laurent Gloaguen, leader d’opinion sur le Web, admet bloguer avec un sex-toy dans l’anus ». Gaffe…

Tag : lepost.

1. Le 19 février 2008,
Bob Marcel

“lepost” ça sonne bien comme nom pour un jouet sexuel. Mais ce n’est pas ce que tu voulais dire bien sur.

2. Le 20 février 2008,
versac

Je trouve que tu nas effectivement pas le comportemen qui sied à un blogueur influent. Il serait bien temps que tu cesse de tenir ce type de propos grivois. Quand même, tu es un blogueur influent, fais attention, quoi, merde !

3. Le 20 février 2008,
celui

J’aime bien le choix des tags. Tu aurais aussi pu mettre “sexe” et “bloguer”…

Blah ? Touitter !

Aznavour et bons sentiments

La Commission européenne, par la voix du libéral-rigide Charlie McGreevy, veut allonger la durée des droits des artistes-interprètes à 95 ans contre 50 ans aujourd’hui. Champagne chez Charles Aznavour, Johnny Hallyday et autres chanteurs dont la carrière a débuté à un époque où la télévision était encore un objet de luxe. Leurs premiers tubes, encore vendus aujourd’hui, ne tomberont pas dans le domaine public, selon l’expression dépréciative commune. Ils ne pourront circuler sur des CD pressés par tout un chacun ou être téléchargés sur le Net sans qu’ils puissent réclamer leur dîme.

[La suite à lire chez Florent Latrive : “Qui veut la peau du domaine public pour faire plaisir à Aznavour ?”.]

1. Le 19 février 2008,
Eolas

… et notons bien que c’est la faute du libéralisme. Et de son cheval de Troie, l’Europe. Aznavour et Halliday, eux, n’ont JAMAIS rien demandé. Et puis s’ils connaissaient des gens hauts placés, ça se saurait.

Salaud de libéralisme !

2. Le 19 février 2008,
Maxime

Le libéralisme économique sous-entends la rareté de la marchandisme. Si on peut se procurer les premiers enregistrement de Johnnny sans les payer (ou pas cher parce que n’importe qui sera habilité à les presser), les disques récents auront affaire à une concurrence déloyale qui les rendront invendable et qu’il convient donc de combattre. Il est donc tout à fait légitime de rétablir cette rareté.

Le libéralisme économique sous-entends une concurrence “libre et non faussée”. A cause des droits d’auteur (et de ses droits voisins), ce la n’est pas le cas, car ils donnent un monopole de droit sur la voix de Johnny constistuant ainsi une véritable rente à quelques artistes, ce qui fausse la concurrence. Le droit d’auteur doit donc être supprimé de toute urgence.

Merde, en adoptant le libéralisme, j’arrive à deux réponses opposées…

3. Le 20 février 2008,
smggl

“Leurs premiers tubes, encore vendus aujourd’hui, ne tomberont pas dans le domaine public, selon l’expression dépréciative commune. Ils ne pourront circuler sur des CD pressés par tout un chacun ou être téléchargés sur le Net sans qu’ils puissent réclamer leur dîme”

deja dans le cas d’Aznavour il faudrait distinguer les tubes dont il est l’auteur et/ou compositeur en plus d’etre l’interprete (au hasard “je me voyais déjà”),

et quand bien même on parlerait d’une chanson dont il ne serait que l’interprète ça n’empêcherais pas de continuer a considérer les droits de l’auteur et du compositeur qui ne sont probablement pas mort depuis plus de 70 ans, rien que ça , ça doit déjà empêcher un passage dans le domaine public (l’interprétation n’étant finalement qu’un moyen de diffusion de l’œuvre originale) non ? …

4. Le 20 février 2008,
Eolas

@ Maxime : Il n’y a nulle contradiction. C’est juste que vous n’y avez rien compris. Mais vous n’êtes pas le seul.

Le libéralisme ne sous-entend pas la rareté. Où alors l’économie la plus libérale est celle de Cuba. D’autant que parler de rareté en matière de propriété littéraire et artistique, aisément reproductible à l’infini, relève du contresens.

Le libéralisme ne sous-entend d’ailleurs rien du tout. Il constate que le meilleur moyen de lutter contre les pénuries, c’est de laisser faire les acteurs économiques. Entre nous, ce qui nous met à l’abri de la famine, c’est que c’est le secteur privé seul qui s’occupe de nous approvisionner.

Le libéralisme ne sous-entend pas non plus la fameuse “concurrence libre et non faussée” qui a filé la diarrhée aux nonistes, pour qui la concurrence doit être contrainte et faussée pour mener au bonheur de l’humanité. Le libéralisme, par exemple, n’a que faire des monopoles de fait qui apparaissent (comme Rockefeller en son temps). Les législations anti-trust sont antilibérales par nature, car elles imposent une concurrence artificielle au détriment du consommateur (la Standard Oil avait, avec son quasi monopole, réduit drastiquement le prix de l’essence pour le consommateur, obligeant ses concurrents plus chers à fermer : c’est exactement ce que lui reprochera un de ses pires ennemis le sénateur (Rép.) William Mason : >”trusts have made products cheaper, have reduced prices; but if the price of oil, for instance, were reduced to one cent a barrel, it would not right the wrong done to people of this country by the trusts which have destroyed legitimate competition and driven honest men from legitimate business enterprise”. Traduction : oui, les petits pétroliers s’engraissaient sur le dos du consommateur mais ils votent pour moi ça créait des emplois.

Donc, quand on ne comprend rien à quelque chose, cher Maxime, on peut lui faire dire n’importe quoi. L’erreur consiste à se croire du coup plus intelligent que ceux qui ont vraiment compris.

5. Le 20 février 2008,
Tweakie

“la Standard Oil avait, avec son quasi monopole, réduit drastiquement le prix de l’essence pour le consommateur, obligeant ses concurrents plus chers à fermer”

Et pour quelle raison voulait-elle obliger ses concurrents à fermer ? Par bonté d’âme, afin de ménager le pouvoir d’achat des consommateurs ? Par méchanceté gratuite ? Ou, plus vraissemblablement - et comme celà avait été souligné à l’époque - pour faire payer le prix fort à ses clients captifs ?

> “The evidence is, in fact, absolutely conclusive that the Standard Oil Company charges altogether excessive prices where it meets no competition, and particularly where there is little likelihood of competitors entering the field, and that, on the other hand, where competition is active, it frequently cuts prices to a point which leaves even the Standard little or no profit, and which more often leaves no profit to the competitor, whose costs are ordinarily somewhat higher.”

6. Le 20 février 2008,
Markss

@Eolas : Il ne me semble pas que la régulation de la concurrence soit le sujet ici, mais dire que “Les législations anti-trust sont antilibérales par nature, car elles imposent une concurrence artificielle au détriment du consommateur”, c’est contredire un fameux libéral

People of the same trade seldom meet together, even for merriment and diversion, but the conversation ends in a conspiracy against the public, or in some contrivance to raise prices. (ici, Richesse des Nations, Livre 1, ch. 10)

7. Le 20 février 2008,
Eolas

@ Tweakie : S.O. n’a pas “forcé ses concurrents à fermer”. Il les a racheté pour la plupart.

@ Marksss : L’oncle Adam ne pourfend pas ici les monopoles, puisqu’il parle de “people of the same trade”, ce qui implique qu’ils sont au moins deux. Il critique ici les ententes sur les prix, les cartels. Qui sont d’ailleurs favorisés par les réglementations distordant la concurrence, comme le nombre restreint de licences de téléphonie mobile, ou la limitation de l’implantation des grandes surfaces. Dès lors que les entreprises ne luttent plus pour s’étendre mais pour se partager un marché limité par l’autorité publique, la tentation de s’entendre pour vivre à plusieurs sur le même gâteau est grande. C’est une conséquence de la concurrence contrainte et faussée…

8. Le 20 février 2008,
karl, La Grange

Le libéralisme est un concept. Il ne prend pas de décisions, il n’a pas de morales, tout comme tous les autres systèmes économiques.

Les hommes prennent des décisions en utilisant un système économique qui est un outil. Il n’y a rien qui tient du domaine de la vérité dans un système.

9. Le 20 février 2008,
Maxime

Note pour le futur : ne pas troller rapidement avant d’aller me coucher sur embruns (ou s’assurer de l’absence d’Eolas).

Le libéralisme ne sous-entends pas “rien du tout”. Le libéralisme sous-entends au moins la propriété privée. C’est d’ailleurs au nom de celle-ci (ce que j’ai enregistré il y a 50 ans est à moi) que l’on justifiera l’augmentation de la durée de la protection. En toute logique en continuant sur cette voie, la protection devrait même n’avoir aucune limitation de durée, et permettre à mes héritiers (et tout leurs descendants) d’en profiter. Donc mettre ça sur le compte du libéralisme est faisable pour les disciples de Proudhon, bien que très inapproprié.

Cependant, si vous avez du temps à perdre à lire des libertariens, vous verez qu’ils critiquent fortement le droit d’auteur, au nom bien évidemment du libéralisme.

Une “concurrence libre et non faussée”, c’est l’inexistance d’une loi anti-trust. Ca file peut-être a bad case of diarrhea aux nonistes, mais c’est tout à fait exact : libéralisme et concurrence libre en non faussée vont de pair. Et oui, la gauche dite anti-libérale réclame bien une concurrence faussée, on l’a vu récemment.

10. Le 20 février 2008,
OX

@ Eolas:

Le libéralisme, par exemple, n’a que faire des monopoles de fait qui apparaissent (comme Rockefeller en son temps).

Il faut le dire vite, alors.

Je ne connais pas de penseur libéral qui ne se soit pas senti concerné par les monopoles.

Il existe un relatif consensus sur l’inefficacité des monopoles, qui se traduisent par une gestion de la ressource moins optimisée, et donc (notamment) une menace d’épuisement à terme.

Mais là où je vous rejoins, c’est qu’un libéral ne prônera jamais un retour au dirigisme pour “réguler” le marché monopolisé “de fait”. Ou alors, c’est un renégat. Blood ’n Guts.

Le marché s’équilibrera de lui-même, parce que le monopoleur constatera inévitablement le gaspillage de sa ressource. Et il n’a aucun intérêt à causer sa propre perte.

En bref, le monopole naturel fait partie de la vie d’un marché donné. Mais c’est un état de moindre efficacité.

Le libéralisme se soucie donc des monopoles, mais il fait confiance au marché pour se réguler de lui-même.

Et pardon au Capitaine pour cette digression économique qui n’est pas l’objet du billet. OX

11. Le 20 février 2008,
Markss

@Eolas : Donc vous êtes contre les articles 81 et 82? Ils doivent pas vous aimer, vos collègues en droit de la concurrence…

@OX : Si, si, un libéralisme “de marché”, type DG Concurrence de la Commission, pensera que les firmes peuvent avoir des comportements anti-concurrentiels qu’il faut corriger, de type entente (cartels), concentration (fusions d’entreprises qui risquent d’avoir un trop grand pouvoir de marché), prédation (ce que faisait la Standard Oil : fixer des prix tellement bas que les autres devaient quitter le marché, puis les remonter en faisant savoir que tout nouvel entrant sera chassé aussitôt). On peut croire en une “concurrence libre et non faussée” tout en pensant qu’il est nécessaire qu’un régulateur s’assure que ces comportements “anti-marché” n’aient pas lieu.

12. Le 20 février 2008,
Matthieu

La facon dont je le vois est que le liberalisme dit que l’optimum pour la société s’obtient naturellement quand la concurrence est maximale (marché parfait), sans préciser les moyens (laissez-faire la plupart du temps, lois anti-trust, privatisations, …) pour y arriver. L’ultraliberalisme ou libertarianisme inverserait moyen et but, voulant d’abord le laissez-faire et supposant qu’il en decoulerait le meilleur pour la société. L’etatisme, lui, pense attendre cet optimal en créant une situation, un niveau de prix, ad hoc, supposé optimal.

Vous me direz ou je me trompe

13. Le 20 février 2008,
edgar

je ne sais pas si eolas a les oreilles décollées mais pour les chevilles ça a l’air d’aller.

14. Le 20 février 2008,
ALLUJAINLEScoloc@tion

@edgar : parce que toi, tu n’es pas du tout sur de détenir la vérité, hein ?

Sinon, je remarque un bon trolling, made in Eolas himself. Ou comment ne pas parler du sujet évoqué. Cas d’école.

15. Le 20 février 2008,
NoPageRank

Oui, Eolas est étrangement imbuvable dans cette intervention, ça a du le soulager d’apprendre que l’”influence” n’existait pas…

16. Le 20 février 2008,
OX

@Markss

C’est un vaste débat, il faudrait lire quelques thèses pour commencer à avoir un début d’avis sur la pertinence d’un nuage d’étatisme dans un grand broc de libéralisme, mais j’en resterai là.

On doit bien pouvoir trouver un billet chez Posner pour continuer cette discussion!

;) OX

17. Le 20 février 2008,
edgar

Ah, Alain Jules le gentil en vrai confirme sa réputation de méchant en ligne. il ne me semble pas t’avoir lu chez moi. je t’ai maltraité en commentaire ou c’est juste mon existence qui t’énerve ? il n’y a que toi qui peut te payer un blogueur influent ?

18. Le 20 février 2008,
VinZ

@edgar, fais attention, tu n’as pas affaire à “ALLAIN JULES C@MMUNICATION” mais à “ALLUJAINLEScoloc@tion”, c’est pas du tout pareil ^^

19. Le 20 février 2008,
edgar

Doux Jésus, un autre influent !

C’est sûr, Versac m’a prié tantôt d’oublier le non, de passer muscade et d’oublier toutes ces histoires européennes, pour me concentrer sur l’essentiel (la tecktonik, la durée des droits d’auteur…)

Bon, chacun son truc. y’en a c’est le foot moi c’est le piège européen. Y’a pas de sot métier. Mais ça me fait rire de lire sous la plume de gens qui n’ont jamais mis plus d’un commentaire (fielleux) sur mon blog, que je refuse le débat. JMFayard (il a craqué y’a pas longtemps) ou Valéry discutent régulièrement sans problèmes.

20. Le 20 février 2008,
Nicolas Krebs

« Salaud de libéralisme ! » (Eolas)

Si vous êtes sincère, je vous félicite pour votre arrivée du bon coté de la force. Si vous n’êtes pas sincère, alors vous un sale menteur.

« Le libéralisme, par exemple, n’a que faire des monopoles de fait qui apparaissent »

Donc vous êtes toujours néolibéral. Donc vous êtes un sale menteur. Mais comme j’estime les néolibéraux pire que les menteurs, cela ne change pas grand chose.

« Et pardon au Capitaine pour cette digression économique qui n’est pas l’objet du billet. » (OX)

À une époque L.G. consacra plusieurs articles aux ultrra-libéraux (c’est d’ailleurs pourquoi je vins et restai suffisamment longtemps pour conserver l’adresse du site web), tel que http://embruns.net/logbook/2003/02/01.html#000238 .

21. Le 20 février 2008,
edgar

et merci Vinz !

22. Le 21 février 2008,
Laurent Gloaguen

@Nicolas Krebs : me ressortir ma prose de 2003, je suis admiratif, mais cela ne nous rajeunit pas.

23. Le 21 février 2008,
Eolas

@ Versac en N°14 : je n’ai aucun mérite. Parler de libéralisme chez Embruns, c’est comme amener un naturiste dans une backroom. Diversion assurée.

24. Le 21 février 2008,
Laurent Gloaguen

Embruns n’est pas une backroom !

(Hélas.)

25. Le 21 février 2008,
Tweakie

@eolas (#7): certes, mais ça ne change rien au fond de mon propos: S.O. n’était pas une organisation caritative. Pourquoi se contenter d’”économies d’échelle” quand on peut aussi tirer les prix vers le haut ?

Blah ? Touitter !

Comme une boîte à Palavas-les-flots

Ici, à Rue89, on vous prédit que Facebook finira comme une vieille discothèque. Passant de boite gay à club branché, puis night club étudiante, avant de survivre de concours de miss et de Karaoké le samedi soir (d’accord, le mois dernier, on comparait Facebook à Ikea, on a encore d’autres métaphores plein nos cartons).

[…] “Les parias sociaux vont signer la fin de Facebook”, résume Epicenter en reprenant l’analyse de Cory Doctorow à propos de ces gens que vous n’avez pas vraiment envie de voir et sur qui vous tombez trop souvent quand vous vous loguez sur Facebook. Tous ceux qui postent des vidéos moyennement drôles sur votre Fun Wall, c’est un peu comme ceux qui occuperaient la piste pour y danser la “Danse des canards”. Ça les fait rire eux mais ils font partir tout le monde.

[Rue89, Guillemette Faure : “Facebook va se ringardiser comme une boîte de Palavas”.]

1. Le 19 février 2008,
Maxime

Ici, à Rue89

A Bruxelles, rue du congrès 50, on fait la même prédiction.

2. Le 20 février 2008,
mich"

Ahhhh, la boîte sous les arènes…

3. Le 20 février 2008,
François

Chez moi, on a appris à s’en servir et on sait que ça va durer…

Surtout que chez Rue89 ils ont oublié que c’est parti d’un night club étudiant, avant d’être envahi par effet de mode par pleins de personnes qui pensent maintenant que c’est inutile… (ah ces journalistes…)

4. Le 20 février 2008,
Pierre-Selim

Mais c’est le principe de facebook d’être un “night club” étudiant! C’est un peu un Yearbook sur internet.

Blah ? Touitter !