Cela devient un truisme, mais bon : parler de Sarkozy, c’est encore et toujours aider Sarkozy. Son omniprésence le sert puisqu’elle accrédite l’idée absurde que le pays ne repose que sur ses épaules. Personne ne semble à sa hauteur car personne n’a autant de temps de parole, ni la même ubiquité. Que l’on moque sa vulgarité ou qu’on loue son style décontracté revient finalement au même.
Radical Chic : “Splendeur et misère du bling bling”.
On parle trop de Sarkozy. Ou en tout cas, on se focalise trop sur lui en tant que personne, ce qui constitue à mon (pas du tout) humble avis, non seulement une erreur stratégique majeure, mais est en plus, voire surtout, exactement ce qu’il veut… […] Nicolas Sarkozy n’est pas intéressant en lui-même. C’est ce qu’il y’a derrière la personne, l’idéologie, le programme, la politique, qu’il faut combattre. Lui reprocher ses goûts, son train de vie, ses frasques, est rigoureusement inutile et contre-productif.
Comité de Salut Public : “De la nécéssité de ne pas trop parler de Sarkozy…”
Nicolas le sauteur… On va dire qu’après Chirac, notre président est dans la tradition républicaine.
“Nicolas est un sauteur”. Bien. Quoi d’autre? “Nicolas est pingre.” Mais encore? “Un homme qui n’aime personne, même pas ses enfants.” Et puis? “Il a un côté ridicule. Il n’est pas digne. Nicolas, il ne fait pas Président de la République, il a un réel problème de comportement.” Résumons donc. La France est présidée par un sauteur doublé d’un radin, un agité incapable d’amour et dépourvu de dignité… Ainsi parle Cécilia de Nicolas Sarkozy, dans des confidences recueillies au fil de l’amertume par la journaliste Anna Bitton, et offertes à l’édification du peuple dans un livre-portrait, “Cécilia”.
[…] Entre deux plaintes, Cécilia décrit ce que fut sa vie dans un mélange de clichés et de lucidité venimeuse. La politique: “Un décor de western derrière lequel il n’y a rien.” L’entourage de Sarkozy: “Une bande malfaisante”, “de jeunes mecs qui se sont retrouvés gonflés de pouvoir et qui se sont pris pour les princes de Paris”. Les grandes amies, Mathilde Agostinelli de Prada et Agnès Cromback de Tiffany -fringues et diamants- compagnes des jours heureux, qui ont coupé les ponts avec la reine après le divorce: “Des pétasses fardées et intéressées.”
Nouvel Observateur, Claude Askolovitch : “Quand Cécilia Sarkozy règle ses comptes”.
P.S. Ça ne manque pas de sel… “Sarkozy aurait offert une bague identique à Cécilia et Carla”.
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