journal de bord | décembre 2003

1er décembre [lundi 1 décembre 2003]

J’avais promis un billet sur le 1er décembre dans le cadre de cette opération. C’était avant que je décide de couler le navire.

Mon billet du 1er décembre est donc publié sur mon nouveau carnet Web : Embruns.

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Paris Carnet, 5e rencontre [mardi 2 décembre 2003]

Mercredi, c’est la cinquième édition de la rencontre “Paris Carnet”. L’occasion pour les blogueurs, carnétistes, jouébeurs et autres wikistes de se rencontrer de manière informelle et amicale autour d’une bière ou tout autre breuvage.

Paris Carnet, c’est le premier mercredi de chaque mois.

Date : Le mercredi 3 décembre.
Horaire : À partir de 19 heures.
Lieu : Hall’s Beer Brewery - 68, rue Saint-Denis - 75001
Métro : Châtelet - Les Halles - Étienne Marcel

Pré-inscription facultative wikistyle (facultative) : FractalWiki/FR / Paris Carnet.

Et à Montréal, cela se passe toujours à la Cabane, 3872, rue Saint-Laurent, vers 20 heures (YULblog).

[Ajout, suite au commentaire de Karl] Les blogueurs montréalais ont un nouveau site YULblog (PETblog ?) splendide, réalisé en pur XHTML 1.0 Strict et CSS, par Patrick. Outre un annuaire des blogueurs de la métropole québécoise, on y trouve les très sévères règles de participation à la réunion mensuelle du premier mercredi de chaque mois.

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La fin des tapettes [mardi 9 décembre 2003]

Copie d’un commentaire que j’ai publié chez Matoo :

Il y a un truc qui me gêne vraiment, c’est quand tu parles de toi comme d’une “tapiole” ou d’une “pédale”. Entretenir ces stéréotypes dépassés, cela est peut-être encore en vogue parmi les derniers piliers de bar du Marais, mais je trouve ça extrêmement dévalorisant et ridicule.

Je pense que l’ultime étape de l’acceptation, de s’assumer en tant que tel, est de dépasser ces clichés vieillots. Et surtout cette féminisation outrancière qui ne veut plus rien dire. Arrêtons l’auto-caricature. Les folles sont condamnées à mourir, c’est le passé de l’affirmation. Il faut aller vers autre chose. Entretenir ce discours, c’est nous cantonner dans un ghetto. Excuse-moi de le dire comme cela, mais je pense que l’on a un travail à faire et cesser de nous dévaloriser par des figures de style éculées.

Bref, il y en marre des tapettes.

PS. Et que l’on ne me fasse pas des leçons d’homo-normalité… Le milieu gai, je connais. Mon premier boulot rémunéré, c’était photographe au Gai Pied, les boites, les bars, j’ai pratiqué, le sida, je l’ai vécu, et j’ai même travaillé pendant plus d’un an pour Têtu… Et quand je vois ce que c’est devenu, je ne regrette (vraiment) pas d’avoir quitté. Et quand bien même, aurais-je besoin de me justifier dans mon jugement sur ces pédales qui ne vivent, comme d’autres, leur navrante existence que par le sentiment d’une éventuelle transgression qui les émoustille et leur donne la fatuité de se croire différent(e) ?

PS bis. Ce que je veux dire, mais j’ai le sentiment de mal m’exprimer, c’est qu’à entretenir des préjugés dévalorisants, sous prétexte de l’affirmation d’une soi-disante identité gaie, nous nous enfermons dans un stéréotype sans avenir.

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Ah non, Monsieur Bebedjia ! [mardi 9 décembre 2003]

Ah non ! Il y en a marre ! Cessez l’hécatombe ! Je n’aime pas les billets intitulés “Fin”.

Le blues du blogueur, je sais ce que c’est, je l’ai vécu. Mais cela se surmonte très bien. Alors, Monsieur Bebedjia, vous êtes prié de prendre un peu l’air et de nous revenir bien vite. Cessez vos enfantillages. Une voix disparue dans la blogosphère, c’est un public laissé orphelin, c’est une lumière qui s’éteint, ce sont des éclats d’esprit à venir qui ne seront plus partagés, et c’est vraiment dommage. Bloguez à votre rythme, oubliez la pression, faites comme moi, mais n’abandonnez pas les gens qui ont appris à vous apprécier au fil de vos pensées. C’est de la désertion ! Faut-il que les gens s’en aillent pour que l’on dise que leur voix compte ? J’ai eu tort de ne pas vous le dire assez tôt. Revenez.

Car, sachez que les mots ont un pouvoir, une inimaginable puissance, et si nos modestes mots peuvent seulement faire réfléchir ou encore rêver un inconnu, ne serait-ce qu’un instant, un seul inconnu aux antipodes, ils méritaient d’être publiés et l’aventure du blogue ou carnet web est loin d’être terminée. Il serait dommage que les meilleurs éléments nous abandonnent en chemin.

Monsieur Bebedjia, revenez, ne démissionnez pas. Ne soyez pas aussi lâche que moi sur mon navire.

J’ai besoin d’air et de bruit, ou plutôt de musique.

Et puis il y a ces petits morceaux de désespoir qui s’agrègent et viennent parfois se fixer ici, qui tournent dans l’ellipse et n’en sortent plus.

J’en suis quitte pour un petit billet tout gris, tout étriqué, et je tire ma révérence.

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Fil Atom 0.3 [samedi 13 décembre 2003]

Je ne sais pas si cela peut intéresser la moindre personne sur Terre, mais j’ai un fil Atom 0.3 sur Embruns et qui est valide.

The Atom Syndication Format 0.3 Pre-Draft.
DiveIntoMark : Atom 0.3 snapshot.

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Houssein a des problèmes… [mardi 16 décembre 2003]

Son blogue Hou-Hou est redirigé vers une page :

This Account Has Been Suspended.

Please contact billing department and include full detail about your account and domain name.

Et Houssein étant très investi dans la blogosphère, les blogues qu’il hébergeait comme le blogue bertholdien, ou encore son outil Blogolist, subissent le même sort. Espérons qu’une solution soit rapidement trouvée.

Pendant ce temps, Weblogues.com semble entrer lentement en déshérence. Quelqu’un a-t-il des nouvelles de Marc-O ?

PS. On m’informe que Houssein a été viré sans préavis par son hébergeur pour cause de script PHP pas orthodoxe à leurs yeux et qu’il est donc en train de déménager (bon courage).

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Stop à la pub à tout prix [mardi 16 décembre 2003]

La liberté du commerce s’arrête là où ma liberté d’avoir la paix commence. Cela vaut pour le spam comme pour la publicité dans les lieux publics (hors commerces et autres lieux de vente).

C’est pour cela que j’ai la plus grande sympathie pour le mouvement Stop à la pub. (Le prochain rendez-vous de dégradation festive et anarchiste est fixé au 19 décembre). Si les flashmobs me laissent de marbre, les mobilisations anti-publicitaires me ravissent, rien que pour le plaisir de lire ce genre d’aphorisme. D’ailleurs, plus la dimension poétique sera intégrée dans ce genre de manifestation, plus son impact sera fort et grand.

“92% du chiffre d’affaire, l’usager le paye chaque mois pour aller au boulot. 3% du chiffre d’affaire, c’est le prix pour de la pub d’un bout à l’autre de la voie, de centaines de panneaux par jour, dans les stations, les rames, les abribus, les bus, les tramways, les entrées de stations, les escaliers, les couloirs, les ascenseurs, les plans de métro.” Citation d’un boulot de journaliste signé le Petit Padawan.

Et si vous attendez auprès de nos pouvoirs publics et de nos parlementaires pour limiter l’intrusion publicitaire, vous pouvez toujours attendre. En témoigne le lobbying des pros du marketing direct pour contrer les dispositions d’application dans le droit français de la directive européenne de juillet 2002 relative au courrier publicitaire non sollicité…

Les lobbys, les corporatismes et les marchands du temple ne font pas bon ménage avec la démocratie.

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Courriel en mer [mercredi 17 décembre 2003]

Je viens de recevoir ce courriel :

Salut Laurent !
Comment vas-tu ?
Moi, c’est la pleine forme depuis une semaine, le début de mon embarquement fut très difficile, un peu de mal à s’intègrer à l’équipage.
On est en ce moment même sur l’Océan Indien vers Madagascar à destination de Taiwan et ensuite Singapour d’où je débarquerai surement fin décembre.
A bientôt.

Non seulement la marine marchande a accompagné l’histoire des télécommunications (pose des câbles sous-marins, développement et essor de technologies de communication, etc.), mais elle fut aussi profondément transformée par chaque révolution des télécoms.

L’avènement de la radio-télégraphie embarquée, d’abord en corde Morse, puis en phonie, fut un grand chamboulement à bord des navires (sans parler du domaine de la radio-navigation). Ce fut l’apparition à bord de nouveaux techniciens, les officiers radio, des gens un peu à part dans l’équipage, et surtout la fin de la solitude en mer. Ainsi, le commandant n’était plus vraiment le seul maître après Dieu, il y avait désormais un lien avec la terre, et surtout avec l’armateur qui pouvait suivre la route du navire et dicter ses consignes. Ce fut aussi un gain en sécurité (que l’on se souvienne du premier SOS) et même la possibilité d’avoir un contact avec un médecin ou encore la famille pour un événement important. “Ici Saint-Lys radio, centre des communications avec les navires en mer. Cette transmission est effectuée au niveau normal de parole pour permettre le réglage des récepteurs de bord. Ici Saint-Lys radio, en veille sur 8, 12 et 16 mégas. Saint-Lys 8 mégas, j’écoute, y-a-t-il des appels ?” Cette époque est aujourd’hui révolue, le relais radio de Saint-Lys a disparu en 1997, victime des progrès des télécoms. Maintenant, c’est l’époque de la télécommunication satellitaire, les équipements se sont simplifiés, ont gagné en performance, et les officiers radio ont disparu.

Mais la nouvelle révolution à bord, c’est bien sûr Internet. Des compagnies comme Louis Dreyfus attribuent ainsi à chaque membre d’équipage une adresse e-mail temporaire. C’est enfin la possibilité de communiquer en toute liberté avec ses proches, même en pleine mer, là où les téléphones portables sont devenus muets. Ainsi, ce courriel a été envoyé d’un LNG ship (Liquefied Natural Gas) quelque part au milieu de l’Océan Indien. Le métier de marin change…

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Idées gourmandes [mercredi 17 décembre 2003]

sapin Ladurée

Une charmante idée de décoration gourmande pour les fêtes de fin d’année : ce “sapin de Noël” fait 2 mètres de haut et est habillé de 1200 macarons au chocolat noir, recouverts de feuille d’or, de la maison Ladurée. Il est disponible, uniquement sur commande, pour la modique somme de 4 000 euros (4 800 USD).

La religieuse cassis violette

Les gourmets plus désargentés pourront se rabattre sur la délicieuse religieuse cassis-violette…

ladu_02.jpg

Et au rayon des nouveautés, le choix sera vraiment dur entre le macaron “Havana” à l’arôme de tabac roux et havane, épicé au rhum, le macaron anis et le macaron noir à la réglisse…

La maison Ladurée est mon fournisseur officiel en gourmandises. Alors, si vous avez besoin d’idées de cadeaux…

[Publi-rédactionnel gratuit.]

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J’aime pas Noël [lundi 22 décembre 2003]

Pour la maison, les cadeaux à trouver, le menu du dîner de Noël à préparer, etc.

Pour le bureau, les clients qui veulent tout avant de partir en vacances, avant 2004, etc.

Noël = surmenage. (Même pas le temps de bloguer).

J’aime pas Noël. Vivement l’année prochaine.

PS. Je me plains, mais au moins, j’ai un four en état de marche pour préparer le dîner, ce qui n’est pas donné à tout le monde

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Noyeux Joël [jeudi 25 décembre 2003]

Ma mère n’est pas venue hier soir, clouée au lit par la grippe. Nous nous sommes donc couchés vers 10 heures 30, après un bouillon de poule bien chaud. Adieu festin de rêve, adieu carpaccio de Saint-Jacques à la coriandre, salade de langoustines aux agrumes et escalopines de pétoncles, petites cailles au foie gras, etc. Nous sommes tous malades comme des chiens.

Aujourd’hui, 13 heures. Mon lapin crache ses poumons au fond du lit et moi je suis devant l’ordi, fiévreux, le nez qui coule, les oreilles bouchées et sifflantes. Je n’aime pas Noël, mais il semble que Noël me le rende bien.

Mon lapin m’a offert un beau livre sur les coureurs des bois et des disques d’Yvon Deschamps (mais comme j’entends plus rien avec le début d’otite, on va attendre un peu pour les écouter). Et, j’oubliais, le dernier roman de Michel Tremblay, Le cahier noir.

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