Journal de bord

politique étasunienne

Grand Old Party

“Grand Old Party” is a data visualization project. It is also a set of butt plugs. Each shape is determined by voter approval ratings amongst registered republican voters for each of the GOP presidential candidates. The height is a measurement of time, beginning December 10, 2011 and ending on April 1, 2012 (bottom to top). The width of each object is the quantity by percentage (out of 100%) of approval for that candidate. All data comes directly from Gallup polls.

Matthew Epler: “Grand Old Party.”

2012-ron-paul-epler.

(Merci Joachim.)

Mitt Romney, Bully

John Lauber, a soft-spoken new student one year behind Romney, was perpetually teased for his nonconformity and presumed homosexuality. Now he was walking around the all-boys school with bleached-blond hair that draped over one eye, and Romney wasn’t having it.

“He can’t look like that. That’s wrong. Just look at him!” an incensed Romney told Matthew Friedemann, his close friend in the Stevens Hall dorm, according to Friedemann’s recollection. Mitt, the teenaged son of Michigan Gov. George Romney, kept complaining about Lauber’s look, Friedemann recalled.

A few days later, Friedemann entered Stevens Hall off the school’s collegiate quad to find Romney marching out of his own room ahead of a prep school posse shouting about their plan to cut Lauber’s hair. Friedemann followed them to a nearby room where they came upon Lauber, tackled him and pinned him to the ground. As Lauber, his eyes filling with tears, screamed for help, Romney repeatedly clipped his hair with a pair of scissors.

[…] After the incident, Lauber seemed to disappear. He returned days later with his shortened hair back to its natural brown. He finished the year, but ultimately left the school before graduation — thrown out for smoking a cigarette.

Sometime in the mid-1990s, David Seed noticed a familiar face at the end of a bar at Chicago O’Hare International Airport.

“Hey, you’re John Lauber,” Seed recalled saying at the start of a brief conversation. Seed, also among those who witnessed the Romney-led incident, had gone on to a career as a teacher and principal. Now he had something to get off his chest.

“I’m sorry that I didn’t do more to help in the situation,” he said.

Lauber paused, then responded, “It was horrible.” He went on to explain how frightened he was during the incident, and acknowledged to Seed, “It’s something I have thought about a lot since then.”

Lauber died in 2004, according to his three sisters. […] He kept his hair blond until he died, said his sister Chris. “He never stopped bleaching it.”

The Washington Post, Jason Horowitz: “Mitt Romney’s prep school classmates recall pranks, but also troubling incidents.”

Élections étasuniennes

Pour suivre les élections aux États-Unis, le blogue de Richard Hétu, correspondant de La Presse à New York.

Candidats conservateurs

[…] Giuliani, c’est notre propre Mussolini à nous. J’habite New-York depuis des décennies, j’ai regardé de près et avec une grande indignation combien Giuliani s’est amusé de toute apparence à malmener grossièrement nos concitoyens « de couleur » au grand plaisir de sa « base », à savoir certains électeurs blancs de Staten-Island et de Queens (les électeurs blancs de New-York ont voté à deux tiers pour Giuliani dans l’élection de 1989, qu’il a perdue - le maire élu, l’Afro-Américain David Dinkins, a reçu quatre-vingts pour cent du vote noir, soixante-dix pour cent du vote hispanique, et un tiers du vote blanc - une combinaison suffisante pour lui donner un avantage de 3 pour cent des voix). Dans l’élection suivante de 1993, M. Giuliani a battu le maire Dinkins par 53.367 voix. Les démocrates ont ensuite proposé une candidate perçue comme hypergauchiste, Ruth Messinger de l’Upper West Side, que Giuliani a battu facilement, de 59 % à 41 % avec seulement 38 % des inscrits. Après sept ans comme maire, Giuliani n’était approuvé que par 36 % des habitants de New-York jusqu’à l’attaque sur le World Trade Center en 2001 - c’est alors que les vraies tendances « antidémocratiques » du maire se sont dévoilées - il a tout de suite demandé un prolongement « extraordinaire » de son mandat (refusé par l’assemblée et le sénat de l’État). […] Il est, c’est vrai, plutôt modéré sur les questions sociales « chaudes » - il n’est pas hideusement anti-gai, il ne veut pas interdire l’avortement à toute femme. Mais nous, les New-Yorkais, nous le connaissons trop bien, notre cher Rudy - et l’idée même d’une présidence Giuliani nous fait tressaillir… d’horreur.

Huckabee - en premier lieu il faut noter que pour nos oreilles américaines, juste le son du nom « Huckabee » nous fait sourire. Il a des résonances de Mark Twain (« Huckleberry Finn ») et aussi du film satirique « I Heart Huckabees ». Ça sonne plouc, genre « Beverly Hillbillies ». M. Huckabee a aussi un accent plouc, beaucoup plus prononcé que celui qu’a M. Clinton (mais moins que celui de l’ancien président Carter de Géorgie). Pour certains, c’est un avantage, pour d’autres, ça les énerve. On le trouve plus ou moins honnête - après tout, c’est un homme politique, ils mentent tous ! - mais un peu trop « chrétien » ou religieux pour beaucoup. Il a dit des bêtises sur les « goûts » des gais (ça ressemble d’ailleurs à la position catholique officielle où l’on peut être homosexuel mais on ne doit pas « agir » en homo). M. Huckabee gêne les « éminents » de Washington (la classe médiatico-politique traditionnelle), et c’est bien pour cela que je m’amuse à suivre sa campagne, mais au fond, il serait impossible.

[…] À mon humble avis tout à fait personnel, les candidats républicains sont d’un comique, d’une bizarrerie à stupéfier toute personne raisonnable, mais il ne faut pas surtout oublier qu’on a voté pour le petit buisson en 2004 et donc que nous sommes capables, nous Américains, des pires des jugements. Mais si par hasard l’un de ces candidats réussit à gagner la présidence, ce sera alors la chasse ouverte (et approuvée) aux homos, aux « gauchistes », aux athées, aux Mexicains, et à tout autre groupe inconvenant.

[Sale Bête : “De comitiis - pars secunda”.]