Patrick Lagacé, journaliste et chroniqueur québécois chez La Presse, s’attaque à un blogueur réactionnaire, un certain Carl Bergeron, qui, à le lire, se révèle effectivement gerbant (à titre d’exemple, pour vous situer le personnage, il se fait le chantre de Tony Anatrella…).
Le problème, c’est que Patrick Lagacé, qu’il m’arrive d’apprécier par ailleurs, utilise des méthodes que je trouve un peu contestables, comme s’attaquer plus à la forme qu’au fond et traiter son interlocuteur de frustré sexuel.
Carl Bergeron a une certaine qualité de plume et s’exprime mieux que 90 % de ses concitoyens, sa langue est assez précise et limpide, quoique parfois inutilement affectée, comme chez Embruns. L’attaque de Patrick Lagacé est donc la suivante :
Enfin, vous lirez le billet de Carl Bergeron si ça vous tente, mais je vous préviens, le gars s’écoute écrire, je veux dire par là qu’entre deux mots, il prend le plus compliqué, le plus obscur ; il fait aussi de trèèèèèèèès longues phrases. Bref, la marque des gens qui écrivent lourdement parce qu’écrire lourdement, ça passe pour plus intelligent. Sauf qu’il faut relire trois fois pour comprendre parce qu’on se met immanquablement à penser qu’on manque de Windex et de papier-cul quand on lit la prose des gens qui écrivent lourdement, tant ils sont plates.
Non content d’étaler ainsi son mépris de l’écriture et du style — trait typiquement québécois —, Patrick Lagacé conclut avec grande élégance en conseillant au blogueur d’avoir des relations sexuelles plus fréquentes, que cela le décoincerait.
De la part d’un journaliste en vue, qui apparaît fréquemment à la télé (en compagnie du fort déplaisant Richard Martineau), et qui a une tribune dans le principal organe de presse de sa province, il nous serait loisible d’espérer mieux et je ne doute pas qu’il soit capable d’exprimer de façon plus puissante et étayée sa légitime colère.
P.S. Comme un commentateur me le signale, il s’agit d’une critique de même nature que celle à l’égard du journal Le Devoir, il y a deux mois :
Encore dans un autre ordre d’idée, j’ai donné une taloche au Devoir, tantôt, à « Tout le monde en parle ». J’ai dit qu’il y a des mots, dans ce journal, que je ne comprends pas. Sarcasme, bien sûr. Je les comprends. C’est juste que ça me fascine toujours de voir des journalistes utiliser, entre deux mots qui signifient la même chose, le plus obscur, le plus compliqué, le plus rarement utilisé. Ça te fait évidemment passer pour un génie, mais je ne pense pas que ce soit le but d’un texte publié dans un journal. Évidemment, je ne visais pas tout le monde (bonjour Paul, Antoine, Mme Boileau). Je ne suis pas le seul à penser qu’il y a des mots qui pètent de la broue. [Patrick Lagacé : “Quelques cossins de fin de soirée…”]
Comme pour égayer ce week-end gibouléen, le gérant des éditions Thélès, Gaël Martin, m’adresse aujourd’hui par lettre recommandée et voie d’avocats une mise en demeure assez inédite. Avec quelques autres, ce prestataire d’édition à compte d’auteur a fait l’objet d’un article d’analyse publié en juin dernier dans notre « Foire aux questions » sur l’édition. Si je devais « plaider la cause » de cet article, je dirais simplement qu’il relève de l’information des consommateurs et de la liberté de critique, appuyées l’une et l’autre sur des éléments factuels et des commentaires que je crois avisés.
Mais l’article ne fait pas litige en lui-même, enfin, pas tout à fait. Si le responsable de Thélès prétend y percevoir du « dénigrement », il attaque sur un autre versant : la CONTREFAÇON DE MARQUE. […]
Résumons : vous publiez sur votre site un billet sur un produit ou une société qui — par la force des choses ! — a un rapport avec votre activité ou vos centres d’intérêt. Votre article s’intitule « Mon avis sur Tartempion ». Il ne plaît pas à Tartempion mais il est assez solidement documenté et tempéré pour ne pas tomber sous le coup de la diffamation. En bon webmestre, soucieux de fournir un étiquetage HTML valide et pertinent pour les logiciels sémantiques, vous renseignez les balises META comme vous le faites pour chacune de vos pages : type de contenu, encodage, titre de la page, description, mots-clés. Parmi les mots-clés figure évidemment “Tartempion” puisque c’est le sujet de votre article. Votre jeu de mots-clés est fidèle à votre propos, il ne sur-représente pas une information absente, il ne phagocyte pas l’espace lexical, il reflète seulement de quoi vous parlez par des items spécifiques. […]
Sur quoi, Tartempion vous attaque en contrefaçon industrielle parce que vous « utilisez » sa marque. Bien que vous vous contentiez de décrire par vos balises META une information qui ne peut pas être décrite autrement, il vous accuse de profiter de sa notoriété et de lui faire une concurrence déloyale. Cet élément est important pour faire prospérer le chef de contrefaçon, car le principe dit « de spécialité » fait que la marque n’est protégée que pour les produits ou services au titre desquels elle a été déposée à l’INPI. Mais, comme vous êtes auteur ou journaliste ou éditeur ou blogueur, il sera facile de vous faire assimiler à un travailleur du secteur de l’édition ou de la communication, ce qui se trouve être le secteur d’activité de Tartempion. C’est ainsi que contre toute attente, vous vous révélez être un CONCURRENT de Tartempion !
[BlogNot!, Marc Autret : “De la contrefaçon par meta-tags”.]
Hmmm, une Caisse Mutuelle d’Assurance Juridique pour blogueurs n’est pas une mauvaise idée…
[Via Gilles Klein.]
Il est nécessaire de réflechir maintenant à un statut officiel pour les blogueurs permettant un simili de droits de la presse traditionelle.
Le fondement sur la contrefaçon me semble totalement absurde, il n’y a ici aucun risque de confusion dans l’esprit du public. Idem pour un éventuel fondement sur la concurrence déloyale…
Je crois que c’est la première fois que je lis un raisonnement juridique aussi spécieux… Un modèle du genre, de la sodomie de diptères d’un rare ciselage.
Mais pourquoi ce n’est jamais à moi que l’on envoie pareil verbiage ! J’adorerai croiser le fer avec de tels confrères…
Il peut y avoir confusion de la part de Google par contre ;) Une concurrence sur le mot clé Tartempion.
Je pense aussi qu’il faut commencer à s’organiser, comme un syndicat.
“Unions nous ! Y’a qu’ensemble qu’on sera plusieurs !” ^^
Et voilà, encore un blogueur qui va donner du travail aux avocats de Thélès ! L’éditeur va finir par se ruiner en frais juridiques, le pauvre…
Je retiens l’idée qu’il serait temps qu’on se fédère (on = blogueurs) parce que si ça continue on n’osera plus rien écrire sur rien et qu’au gré des arguties juridiques d’accusateurs vénaux (?) ou vexés on se retrouve traités comme ce qu’on n’est pas (publicitaires, journalistes, agences de com, éditeurs …).
« L’allumage de la flamme est une fête, traditionnellement. Ce n’est pas le cas cette année. Les policiers sont trop présents, ils nous demandent de les alerter si nous voyons un Tibétain. Mais comment faire la différence entre un Tibétain et un Chinois ? », s’interroge Kostas Stavropoulos, un commerçant d’Olympie.
[Le Figaro : “JO, menaces sur le départ de la flamme olympique”.]
Les Tibétains sont habillés en moine, et les Chinois ont toujours une paire de chaussure a confectionner dans les mains.
Pas compliqué hein !
Et les chinois se déplacent sur le char d’assaut, les tibétains dessous.
Bullying is everywhere, including here in Fayetteville, a city of 60,000 with one of the country’s better school systems. A decade ago a Fayetteville student was mercilessly harassed and beaten for being gay. After a complaint was filed with the Office of Civil Rights, the district adopted procedures to promote tolerance and respect — none of which seems to have been of much comfort to Billy Wolfe.
It remains unclear why Billy became a target at age 12; schoolyard anthropology can be so nuanced. Maybe because he was so tall, or wore glasses then, or has a learning disability that affects his reading comprehension. Or maybe some kids were just bored. Or angry.
[…] In ninth grade, a couple of the same boys started a Facebook page called “Every One That Hates Billy Wolfe.” It featured a photograph of Billy’s face superimposed over a likeness of Peter Pan, and provided this description of its purpose: “There is no reason anyone should like billy he’s a little bitch. And a homosexual that NO ONE LIKES.”
[…] So who is Billy Wolfe? Now 16, he likes the outdoors, racquetball and girls. For whatever reason — bullying, learning disabilities or lack of interest — his grades are poor. Some teachers think he’s a sweet kid; others think he is easily distracted, occasionally disruptive, even disrespectful. He has received a few suspensions for misbehavior, though none for bullying.
[The New-York Times, Dan Barry : “A Boy the Bullies Love to Beat Up, Repeatedly”.]
Ou alors 82 349 - 89 867…
Un excellent documentaire (en anglais) qui est passé hier soir Fifth Estate (a CBC/Canada)
http://www.cbc.ca/fifth/lies/video.html
Un autre oeil sur les raisons de l’invasion de l’Irak.
Vraiment très très intéressant.
Qui: un groupe néo-conservateur (Cheney, Rumsfeld, Wolfowitz, etc)
Quand: bien avant le 11 septembre, ou même avant que Bush soit élu. (ils avaient fait des démarches avec Clinton pour envahir l’Irak. Bush a été plutot été un de leur pion, et c’est plutot eux qui ont choisi Bush comme candidat républicain a la présidentielle).
Les motivations: pas tellement le pétrole, ou relancer l’industrie de l’armement (mais ca faisait pas de mal). Mais simplement l’idéologie: comme Bush l’a dit: ils voulaient apporter la démocratie en Irak, et créer un effet de domino. Le but ultime était de pacifier la région, et surtout que les US gardent leur role de 1er puissance mondiale.
Voyons donc ensemble le petit guide du publier tranquille, ou comment bloguer l’âme en paix et accueillir les courriers d’avocats avec un éclat de rire.
[…] Là, ça se complique. Je vais donc, pour illustrer mes propos, prendre un cobaye en la personne de Laurent Gloaguen dont la bonhommie bretonne ne doit pas faire oublier un tempérament potentiellement tempétueux.
La diffamation, donc, est définie ainsi : toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé. e.g. : “Laurent Gloaguen est un escroc”.
L’injure est toute expression outrageante ne contenant l’imputation d’aucun fait. e.g. : “Laurent Gloaguen est un connard”.
Tout d’abord, il faut que la personne soit identifiée ou au moins identifiable. Inutile qu’il soit identifiable par des milliers de personnes. Un groupe restreint suffit, du moment qu’il peut subir un préjudice du fait d’être reconnu par ce groupe comme le milieu professionnel dans lequel il évolue (par exemple : un chercheur dénoncé auprès de la direction du CNRS comme étant un terroriste international, mais là j’exagère avec mes exemples : personne ne serait assez stupide et méchant pour oser faire une chose pareille).
Si le blogueur dit “Laurent Gloaguen est un escroc”, il n’y a pas de problème, il est clairement identifié. S’il dit “le soi-disant capitaine qui nous inflige ses embruns sur internet est un escroc”, il n’est pas nommé, mais reste aisément identifiable. Le blogueur ne peut pas prétendre devant le tribunal qu’en fait, il parlait de quelqu’un d’autre, sauf à expliquer de qui.
[Journal d’un avocat : “Blogueurs et Responsabilité Reloaded”.]
Et hop, un premier procès :-)
Si le capitaine me traînait pour diffamation devant un tribunal, dans l’hypothèse où j’eusse écrit, ce que je me garderai de faire bien entendu : “le capitaine a une drôle de bite”, pourrais-je me retrancher derrière “l’exception de vérité” de Me Eolas et me dégager de ce mauvais pas en tentant d’apporter la preuve de ce que j’eusse avancé ?
la vengeance est un plat qui se mange froid
@Bob Marcel : ahaha, je n’avais pas fait le lien :-)
je dirais plutôt faux cul, il a censuré mon commentaire et ignoré mon mail j’ai évoqué l’affaire Bruno Guigue et c’est un sujet qui fâche, il parait…
@kaïs : vous aviez saboté mes cerisiers, c’est impardonnable.
@ Laurent : j’emmerde vos cerisiers tant qu’ils serviront de paravent à l’hypocrisie
“C’est tout de même extraordinaire” que la bien pensance des blogs évite à ce point un sujet si intimement lié à la liberté d’expression
“C’est tout de même extraordinaire” que les blogs les plus en vue de France et les plus enclins à provoquer la polémique, même lorsqu’elle n’a aucun lieu d’être, au nom de la liberté d’expression, évitent comme la peste un sujet aussi brulant !
a-t-on si peur d’être frappé du sceau de l’antisémitisme?
Les propos du sous préfet peuvent être discutés, certes, mais quelle poltronnerie peut-elle faire que l’on n’en parle même pas?
@kaïs : si vous aviez bien lu, les conditions de départ sont assez claires “Attention. Tout commentaire déplacé ou hors-sujet, notamment anonyme, sera supprimé.” Votre commentaire remplissait les 3 conditions, déplacé parmi mes fleurs de cerisier, totalement hors sujet et anonyme de surcroît.
@Laurent : c’est chez vous, vous y faites, de plein droit, ce que vous voulez même si je remplis les conditions, je n’ai donc rien à contester et vous n’avez rien à vous reprocher.
Anonyme? (vous avez mon mail): je le suis comme la plupart j’imagine, faut il une fellation pour que l’on devienne intimes? :p
Note aux lecteurs : face à l’effort de Laurent Gloaguen pour désamorcer la crise en se montrant flexible sur les conditions d’utilisation, je retire tout ce que j’ai dit : Laurent n’est, en aucun cas, un faux cul, ne souffre point de connerie, n’a jamais été condamné pour escroquerie et conserve tout mon respect. je vous encourage donc à visiter son blog
Je vous encourage aussi à ne crier à la liberté d’expression que lorsqu’il y a d’ores et déjà un consensus !
Deux épisodes tout récents vous amèneront à cette évidence :
le premier est celui du billet que Laurent a dû supprimer sous la pression des lecteurs et qui évoquait, dans une métaphore (discutable), la shoah
le second, tout récent, opposait éric dupin à olivier martinez…tout le monde a crié au scandale par un effet d’entrainement de foule bêlante et buzzante avant que certains sincères et lucides et d’autres interessés aient stoppé la vague de lynchage en appelant les agneaux à la mesure et à attendre la décision de justice
@Xavier : si vous n’avez rien au compris c’est que ce n’est pas au destiné à vous sir
@kaïs : egout.a.spam(at)gmail.com, c’est une adresse mail valide ?
@Laurent : non seulement elle est valide mais je vous ai envoyé un email à partir de cette boite. C’est en prévision du lynchage d’une adresse mail que j’ai choisi une boite destinée au spam, lâchez vous braves gens:)
Heu, faut faire une fellation maintenant pour laisser des commentaires sur Embruns?
@Xavier : le sujet initial est que l’affaire du préfet Bruno Guigue ne suscite pas de réactions sur les blogs Français malgrès qu’ils sont prompts à déguainer dès qu’il s’agisse de liberté d’expression, les exemples ne manquent pas.
Après un petit tour sur le net j’ai remarqué que les blogs les plus “populaires” se muraient dans un silence suspect et que les médias en ligne évitaient cordialement le sujet, j’ai pensé bêtement à de l’auto-censure :)
Pourtant, l’auto-censure n’a pas joué lorsque le danger était bien réel : personne n’a eu peur de l’extrémisme islamiste pour clamer haut et fort la liberté d’expression lorsqu’on vint à parler de caricatures de Mahomet
Je me posais donc la question de savoir, si auto-censure il y’a, est-elle liée au fait que les écrits du préfet étaient virulents envers Israël et que l’accusation d’anti-israëlisme, qui peut vite se transformer en accusation d’antisémitisme, n’y était pas pour quelque chose.
Les propos de Bruno Guigue, je le répète, sont discutables comme toute opinion humaine, mais sont ils censurables? et au nom de quoi?
voilà tout et j’espère que mes propos ne sont plus trop délirants ni paranoïaques maintenant ;-)
Kaïs > Au nom de quoi ? Du devoir de réserve très probablement…
@Xavier : kaïs pleurniche parce qu’Embruns n’a pas parlé de Bruno Guigue (sous-préfet qui, au lieu de respecter le devoir de réserve dû à sa fonction, préfère publier sur un site islamiste des tribunes anti-Israël, qu’il qualifie de “seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles”). Et comme Laurent a effacé son commentaire hors-sujet sous la note sakura, kaïs est persuadé qu’il est victime d’une omerta qui empêche la moindre critique de l’état hébreu.
@Aranno : tout à fait d’accord et il l’a payé même si on peut s’interroger si la sanction n’est pas excessive et s’il n y a pas deux poids deux mesures : les exemples ne manquent pas parmi les ministres de la Vème, j’en prendrait un seul tt récent, lorsqu’une ministre comme rama yade critique la politique du gouvernement (tests adn) elle est traitée de personne libre par sarkozy mais elle applique la politique du gouvernement quand même. eh bien je ne pense pas que le cas de Mr Guigue s’en éloigne beaucoup et je dirai même qu’il a fait mieux : il n’appose pas sa fonction sur ses opinions personnelles. C’est ce qui lui a permis d’ailleurs de les exprimer depuis 10 ans alors qu’il était d’ores et déjà dans la fonction publique
n’oubliez tout de même pas que le sujet n’est pas s’il mérite sanction ou pas (la question des égos importe peu) la question est pourquoi ce refus assourdissant de débattre de ses idées (les adouber ou les contredire) est ce une peur occulte d’être taxé d’antisémite?
@Xavier : la technique de déplacer le débat sur le plan personnel lorsqu’on n’a pas grand chose à dire sur le coeur du sujet est une technique d’un autre âge alors je t’en donne une meilleure à utiliser avec modération pendant des soirées : écouter les autres en collant ses lèvres à une coupe de champagne
toutes mes excuses à Xavier, j’offre plutôt mon dernier conseil à VinZ :)
mais kaïs, je ne faisais qu’informer Xavier, je n’ai pas du tout envie de te répondre sur le fond puisque c’est totalement hors-sujet (et que quand on fait du hors-sujet, on se fait engueuler par le taulier).
@VinZ j’ai mal lu et je me suis emporté. Pour ce qui est du taulier, il suffit de lui faire miroiter des fellations imaginaires et il ferme les yeux comme dans tout pays corrompu ;-)
A VinZ :
Oumma.com un site islamiste ?
Je précise que des centaines d’intellectuels, d’écrivains et de politiciens français de renom ont publiés des articles chez le site “islamiste” oumma.com , j’ajoute que les responsables de oumma.com sont farouchement anti-islamistes et ont été même menacés de mort à cause de ça.
Et ce type VinZ vient dire comme ça, un site islamiste ?! Franchement VinZ fait attention à ce que tu dis, c’est dangereux de traiter n’importe qui d’islamiste.
Je voudrai savoir un truc VinZ : Que doit faire un musulman, pour qu’on ne le traite pas d’islamiste ? Réponds moi s’il te plait, car je n’aime pas les amalgames.
je dirais que pour ne pas être traité d’islamiste, un musulman devrait être laïc. Cela donnera plus de bon sens et de crédibilité à son analyse politique
“fais attention à ce que tu dis, c’est dangereux”
nasser : Sinon quoi, au nom de la fâcherie provoquée par l’accusation d’islamisme, vous déclencheriez une fatwa sur sa tête ?
kaïs : peut-être qu’à propos de l’affaire Bruno Guigue il n’y a rien à dire, ou que vous n’avez pas compris que les blogs ne sont pas des journaux, que les blogueurs traitent de ce qu’ils veulent. Vous préféreriez que tout le monde traite de tout et n’importe quoi, souvent sans recul ni connaissance sur le sujet ? (Je vous invite à visiter le tag “web 2.0” sur wikio si c’est le cas.)
@nasser : oui, oumma.com est un site islamiste, qui fait dès sa page d’accueil un gros lien vers le site islam-france.com des “éditions Tahwid”, connues pour éditer la propagande islamiste des Frères Ramadan. Oumma.com est d’ailleurs elle-même le relais régulier de la propagande de Tariq Ramadan (y compris quand il fait une liste d’intellectuels juifs soutenant Israël)
@ michel v :
“fais attention à ce que tu dis, c’est dangereux” inutile d’envisager le pire, la vérité n’est pas souvent dans le sensationnel. Je vous explique lorsque on marque un simple musulman du tag “islamiste” celà peut le frustrer=>il se pose des questions du genre celle de nasser “Que doit faire un musulman, pour qu’on ne le traite pas d’islamiste ?” (qui a dit des fellations?)=>sentiment de rejet et impuissance à plaire à “ces gens” => envie de revanche, vengeance => c’est exactement dans ce terreau de frustrés que prêchent les groupes extrêmistes => voilà comment un simple musulman, hindou, sikh, juif, mormon…peut virer islamiste à cause de l’incompréhension
encore est il que ce n’est que mon interprétation personnelle et il se pourrait que ce nasser soit un terroriste en puissance qui envisage de kidnapper un pseudonyme sur un Embruns
le profane du web 2.0 que je suis vous remercie de lui avoir fait découvrir ce wikio fort bien coloré
J’aime décidément beaucoup cette couleur lavande.
michel v > YAFIYGI Laurent > ton post est déplacé, t’es pas dans le billet Sakura, tu ne réponds pas au conditions
je sors
il suffit de lui faire miroiter des fellations imaginaires et il ferme les yeux comme dans tout pays corrompu ;-)
Je trouve ces allusions répétées du plus mauvais goût (sic).
Les blagues les plus courtes sont les meilleures…
A michel v :
Je ne vais pas entrer dans ton débat. Car je ne crois pas que la phrase découpé, sortie complètement de son contexte et la conclusion “fatwa” soit un pure hasard alors je parlai clairement de l’amalgame islamiste-musulman. Désolé vieux mais je ne débat pas avec les gens de mauvaise foi.
A Vinz : Je vais te rappeler une phrase que j’ai appris dans un lycée marocain ou “islamiste” si tu veux ;) “Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire.” Tu connais ça ? Et je te rappelle que Tariq Ramadan à été nommé par Tony Blair en personne en 2005, conseiller en religion sur les questions du radicalisme, de la jeunesse musulmane et du terrorisme. Et que contrairement à la France, Tariq est respecté et considére comme quelqu’un de trés modére dans les autres pays occidentaux :)
Autre chose, j’ai vu que tu defends dans ton blog Alain Finkelkraut, qui est je le rappelle un raciste au sens fort du terme : http://www.communautarisme.net/Alain-Finkielkraut-Il-est-clair-que-nous-avons-affaire-a-une-revolte-a-caractere-ethnico-religieux-_a643.html Tu sais Alain Soral était mon intello préféré, mais compte tenu de son derapage sur les juifs, je le boycotte. Je crois que tu devrai faire de même à propos de Finkielkraut.
A jo : Je ne comprend pas ce que tu veux dire et je ne comprend pas pourquoi tu cite cet article? Qu’est ce qu’il a cet article ?
A kaïs : Je ne suis pas frustré mais quand 90% des articles des médias occidentaux sont très négatifs envers l’islam et qu’une partie des occidentaux traitent chaque musulman qui défend sa religion ou sa culture d’”islamiste”, j’accepte pas de me taire.
@nasser: La gestion de l’islam britannique par Blair a conduit aux attentats de Londres, c’est donc loin d’être une référence… Sinon, c’est marrant, quand on explique les émeutes par le fait que c’était des arabo-musulmans et des noirs qui se révoltaient contre les discriminations, ça ne dérange personne, mais quand Finkielkraut dit que c’est un conflit ethnico-religieux, ça serait du racisme ? N’importe quoi. (et je n’ai pas de leçon à recevoir d’un islamiste créationniste sur ce que je dois défendre ou boycotter).
@VinZ : Je ne te donne absolument pas de leçon, c’est le même conseil sincère que je dirai à un ami, je t’assure.
Tu sais VinZ, je ne prends pas mal le fait que tu me traite d’islamiste, parce que je ne suis rien moi ;) Ce que je prends mal, c’est l’amalgame et le racisme, c’est tout :)
Pour Finkelkraut, tu ne sais même pas ce qu’il a dit :
“L’équipe de France est la risée de l’Europe parce qu’elle est black-black-black”, “On n’enseigne plus que le projet colonial voulait aussi éduquer, apporter la civilisation aux sauvages.” Quant à l’esclavage, rien à y redire : « Ce n’était pas un crime contre l’humanité parce que ce n’était pas seulement un crime. C’était quelque chose d’ambivalent. » et il précise qu’il est plus anti-noir qu’anti-arabe ! Et a propos de la France il dit : “Ce pays mérite notre haine”
Finkelkraut est un raciste qui ne regrette pas ses propos, et donc en tant que pacifique je préfère bruler vif que d’être un jour comme lui :)
@nasser: “Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire” c’est pas une citation de voltaire ça??
nasser> “Je ne suis pas frustré mais quand 90% des articles des médias occidentaux sont très négatifs envers l’islam et qu’une partie des occidentaux traitent chaque musulman qui défend sa religion ou sa culture d’”islamiste”, j’accepte pas de me taire.”
si tu n’acceptes pas de te taire c’est que t’es frustré, irrité du moins, par le caractère déséquilibré de la presse occidentale dans le traitement de l’info
桜前線

Sakura, la floraison des cerisiers, est un moment d’extase collective du Japon. Certains y vivent une joie spontanée de voir fleurir les cerisiers un peu partout, d’autres se laissent abandonner à l’hystérie collective. En fait, peut-être que tout le monde navigue entre les deux.
Ce que l’on voit fleurir en dessous des cerisiers sont les photographes, les « kirei! » (c’est beau) et les gens ivres. Le sake et la bâche bleue sont de rigueur, l’ivresse permettant de se dire tout en gardant sa virginité. L’ivresse est un rituel pour permettre les mots qui ne seraient pas dit en d’autres circonstances. Au point que parfois l’ivresse sera simulée pour que les mots vivent.
[Carnets de La Grange : “20080324-01 : Sakura”.]
[Photographie noe**]
Personnellement, je préfère les momiji d’octobre-novembre, ça dure plus longtemps.
J’étais à Tokyo l’an dernier à cette période (la preuve, prise à côté du pont bleu sur la Sumida). Et les tokyoïtes assis sous les cerisiers, en effet, ça sent la bière de loin en fin de journée…
C’est poétique. J’aimerais bien voir ca. La carte interactive me fait penser aux nombreuses cartes pour prévoir ou et quand le foliage (l’été indien ? Quand les arbres deviennent individuellement rouges, verts, jaunes, mauves) est a son maximum de couleurs en Nouvelle Angleterre. La par exemple. Ou les cerisiers de Washington.
Pour les Franciliens, on vomit aussi très bien aux pieds des cerisiers a St-Cloud. Pas obligé de prendre l’avion. Surtout que yen a que ca rend malade.
J’ai commis un haïku sur le sujet et ça marche avec les fleurs de cerisiers comme avec celles de pêchers :
Par la vue des fleurs Ames enchantées, énivrées… Par la bière aussi !
Mais ça ne marche plus avec le sake, dommage !
@Oxygène : il s’agit de fleurs de cerisier du Japon, très proches de celles du pêcher, genre prunus oblige.
Merci Laurent. Alors, les Japonais ne mangent pas de cerises ? Les pauvres…
j’aime les pommiers de ma normandie en fleurs et sa récolte pour les tartes, la compote et ses composants liquides!
la photo est magnifique!
sur le texte, l’alcool (comme un trait de comportement en neuropsychologie faisant partie du syndrome frontal) désinhibe - les pauvres frustrés! faudrait développer des cours de développement personnel! çà marche pour les anglo-saxons mais ils passent à l’acte!
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1. GreG le 24 mars 2008
Bah dis donc, il porte bien son nom Lagacé… J’imagine qu’ il y a sûrement un lien avec le fait que ce blogueur vient de sortir un livre intitulé “L’État québécois et le carnaval de la décadence”. Il précise même à l’une de ses commentatrices “qu’il est miraculeusement sorti lettré du système éducatif Québécois” (enfin un truc dans le genre).
En tout cas je trouve minables les attaques faites sur sa façon d’écrire, surtout qu’il manie bien la plume le mec. C’est marrant, moi aussi j’ai tendance à mettre des majuscule sur certains mots comme la Loi, la Vie, l’Homme ou l’Amour, souvent lorsque je les évoque dans leur sens le plus large, mais ça ne fait pas de moi un idéologue et cela n’a jamais altéré ma libido. Faut quand même être très con, ou très agacé pour sortir des déductions pareilles. C’est plutôt lui qui a l’air de se branler la moelle épinière…
Encore un qui veut faire son show ou qui a un sérieux complexe d’infériorité (il a dû être traumatisé par l’un de ses profs de Français).
2. Anne Onyme le 24 mars 2008
Ce n’est pas la première fois que Lagacé se plaint des grands mots. Précédemment, il a critiquer le journal Le Devoir pour l’usage de mots trop compliqués pour la plèbe.
3. karl, La Grange le 24 mars 2008
Why I write, George Orwell
4. Mario Asselin le 24 mars 2008
Un apport culturel vous manque peut-être pour apprécier «la charge» de Patrick Lagacé contre la tirade de M. Bergeron. C’est moins une question de verbiage qui fait sourire qu’une impression d’appartenance aux Bérets Blancs, ces amis de Gilberte Côté-Mercier et du Journal Vers Demain qui a fait rigoler bien des Québécois, il fut un temps. Il est possible que nous nous soyons trompés sur cette association, je ne sais pas encore. Les mots-clés sont «le gars s’écoute écrire»… Mais il lit Cyberpresse, manifestement.
Le titre du billet est bien choisi, il me semble: «Les idéologues écrivent lourdement». Je reconnais que l’utilisation de l’adverbe «lourdement» peut paraître symptomatique de notre «mépris de l’écriture et du style» caractéristique d’une «certaine qualité de plume»; notre rigolade y prête flanc. Mais dans le cas présent, elle est associée à ce qui différencie l’intellectuel de l’idéologue. La spéculation et le festival des idées vagues étant le propre du discours de Mme Côté-Mercier et de M. Bergeron, dans ce cas-ci. Comme tu le dis, l’agitateur Bergeron «se révèle assez gerbant merci».
Attention… Je ne prétends pas que M. Bergeron soit de cette essence (Bérets Blanc, Vers Demain, etc.). Il s’en défend d’ailleurs de façon virulente dans ce billet, affirmant ignorer «complètement jusqu’à ce jour» l’existence des Bérêts Blancs… Grand bien lui fasse.
Patrick ne fait pas l’association clairement lui non plus (il y a un point d’interrogation au bout de son assertion…), mais bon, ce genre de discours, «intelligence conséquente»… «Journal de l’offensive conservatrice»… ça donne à penser que les atomes sont crochus, rien de plus.
Pour le reste, il y a cette dénonciation de l’utilisation abusive de la majuscule qui m’a fait rigoler, moi également… je le confesse. Si j’ai blessé la prose intellectuelle et sophistiquée de ce monsieur (ou de quelqu’un d’autre), je m’en excuse.
Je ne discute pas vraiment du principe qu’il nous arrive d’éprouver un peu de mépris pour l’écriture et le style et que ce trait puisse être «typiquement québécois», mais il faut se rappeler que le point de départ de cette petite tempête dans un verre d’eau soit lié à la décision d’un «warden américain qui refuse à une fillette de dix ans qui se meurt d’un cancer le privilège de voir son détenu de papa à son chevet». M. Bergeron crache que de s’en offusquer est de démontrer «de la “compassion” typique du techno-progressisme qui se décline constamment sur le mode de l’injonction vertueuse et inquisitoriale.»
5. olivier.l le 24 mars 2008
ma belle-soeur part dans deux jours au québec elle enquêtera!
6. brem le 24 mars 2008
Mon commentaire hautement intellectuel: On s’en tabarnak! :)
7. Maxime le 24 mars 2008
J’ai un peu de mal à comprendre cet affaire, mais j’ai vraiment l’impression d’avoir à faire avec une cours de récréation.
8. Laurent Gloaguen le 24 mars 2008
@Mario : merci de m’avoir fait découvrir Gilberte Côté-Mercier en ce lundi de Pâques… ;-) Cela dit, je trouve, à défaut d’en savoir plus pour le moment, loin d’être risible l’engagement des Bérets blancs pour la justice économique et sociale.
Sur le fond, je ne mets pas en doute le bien fondé de la réplique, ce sont les moyens employés qui me gênent aux entournures.
D’une part, ridiculiser les gens qui font appel à la richesse lexicale (blâme que l’on ne pourra certes pas adresser à Patrick), qu’il s’agisse du quotidien Le Devoir ou de M. Bergeron, et d’autre part, le sous-entendu qu’il faille être mal baisé pour avoir des idées réactionnaires ou être étroit d’esprit.
Quant au trait typiquement québécois, je ne pense pas qu’il me soit nécessaire de te faire un dessin… De fait, la remontrance de Patrick est des plus courantes, ne lui est en rien originale, et est quelque peu démagogique (flatter le peuple par ses travers), dans un pays où “intellectuel” peut parfois ressembler à une insulte. Venant d’un homme dont le métier est d’écrire et de transmettre, cela me gêne un peu.
9. Stephane Z. le 24 mars 2008
Cool, une nouvelle sorcière pour la blogo québécoise. Ça manquait un peu ces derniers temps, il n’y avait rien à lire !
10. Patrick Lagacé le 24 mars 2008
Salut Laurent,
Critique fort loyale, à laquelle j’ajoute cependant une nuance. J’écris que Carl Bergeron écrit lourdement. Ça ne veut pas dire que je méprise l’intellect, l’intellectualisme ou les intellectuels. Ça veut dire que je trouve que Carl Bergeron écrit dans un style ampoulé, fermé, obscur - ce qui pour moi est le contraire de la communication et le propre des gens qui écrivent pour impressionner. Je n’écris pas pour montrer l’étendue de ma culture, pour mettre en vitrine ce dictionnaire des synonymes que j’ai si bien assimilé : j’écris pour être lu, pour informer, pour être compris. That’s it.
Je te le souligne car cette critique revient souvent, sous plusieurs formes. Je critique une sortie de l’ADQ ? On me taxe d’être contre Mario Dumont. Je souligne les carences de Pauline Marois en anglais ? Je suis un méchant agent fédéraliste. Je cite un papier montrant un travers de la vie aux États-Unis ? On m’accuse d’être anti-américain. Comme on dit dans ton pays : Y en a marre, à la fin !
Pour ce qui est de l’allusion à la gymnastique horizontale que devraient pratiquer plus fréquemment les idéologues, eh bien sorry : je pense que si les gens faisaient des guiliguilis plus souvent, ils passeraient moins temps à dire, penser et faire des conneries… :)
Amicalement, PL
11. Dominique le 24 mars 2008
Je te le souligne
Bel anglicisme de la plus pure facture québécoise…
12. Olivier le 25 mars 2008
Plus les jours passent, plus j’admire la simplicité, la franchise et la pertinence de Patrick Lagacé. J’en manque plus une miette.
Si on devait le comprarer à un escrimeur, il serait celui qui touche, alors que les autres font des feintes…
Change rien!