La bonne ville de Quimper, au confluent du Steir et de l’Odet, est sans doute la capitale de la crêpe.
Si vous passez par là, je ne saurais trop vous recommander ce qui est sans doute l’une des meilleures crêperies au monde, un endroit où l’on bat encore la pâte avec la main, où les crêpes comme les galettes sont inoubliables, où le service est attentif et souriant, et dont le décor breton est charmant :
La crêperie du Sallé,
6, rue du Sallé (au coin de la place au beurre), 29000 Quimper
tél. 02 98 95 95 80
Une autre bonne adresse, un peu vieillotte, mais de qualité aussi :
La crêperie Le Rozell
17, rue du Chapeau Rouge, 29000 Quimper
tél. 02 98 55 62 53
Petite recommandation : évitez les galettes “fantaisie” ou aux garnitures en sauce, place à la simplicité, une complète (oeuf-jambon-fromage) est le classique qui vous permettra de juger et de vous régaler. Si vous n’aimez pas le cidre, essayez donc un petit Muscadet.
(Et si vous passez à Québec, évitez comme la peste la crêperie Au petit coin breton qui, malgré son décor très typique et ses serveuses (mal) costumées, sert des crêpes immondes qui tiennent plus du pan-cake et qui ne méritent vraiment pas l’appellation. Un vrai scandale. Mon lapin peut en témoigner.)
— 6 commentaires.
J’ai un nouveau copain, le fils à Mobutu…
De: joseph mobutu <jmobutu356@latinmail.com>
Date: Sam 1 nov 2003 17:37:09 Europe/Paris
À: navire@navire.net
Objet: Confidential
Répondre à: josephmobutu49@latinmail.comGood day,
You may be surprise to receive this email since you do not know me. I am the son of the late president of Democratic Republic Of Zaire, President Mobutu Sese Seko, ( now The Republic of Congo, under the leadership of the son of Mr. Laurent Kabila). I presume you are aware there is a financial dispute between my family ( THEMOBUTUS ) and the present civilian Government. This is based on what they believe as bad and corrupt governance on my late father’s part. May his soul rest in perfect peace. As you might have heard how a lot of my father’s bank account in Switzerland and North America have been frozen. Following the above named reasons, I am soliciting for your humble and confidential assistance to take custody of THIRTY Million United States Dollars ( US$30,000,000.00 ), also to front for me in the areas of business you desire profitable.
These funds have secretly been deposited into a confidential Security Company, where it can easily be withdrawn or paid to a recommended beneficiary. The funds will be released to you by the Security Company, based on my recommendations, on that note, you will be presented as my partner who will be fronting for me and my family in any subsequent ventures. Myself and my mother have decided to give 20% to you if you are able to help us claim this consignment. We have also decided to give you any money spent on phone calls or traveling expenses in the course of this transaction at the end of the transaction.
Please, I need your entire support and co-operation for the success of this transaction, your utmost confidentiality and secrecy is highly required, due to my family’s present predicament.
I sincerely will appreciate your willingness to assist us as soon as possible. I am presently in the refugee camp here in the Netherlands under the united nations refugee camp in Netherlands and I can be reached on phone number +31-645-238-205 or E-mail me at josephmobutu49@latinmail.com for more information on how we can proceed in this transaction. Please indicate your interest by sending your telephone and fax number or call me up at anytime. I sincerely will appreciate your acknowledgement as soon as possible.
Warmest regards,
Joseph Mobutu Sese-Seko.
J’ai décliné l’offre…
— 9 commentaires.
Je connais une devinette
Un peu bête j’en conviens
La réponse sera vite prête
Je commence, écoutez-bien.Mon premier c’est un coeur timide
Qui pour moi ne saurait jamais mentir
Mon second c’est deux bras solides
Où l’on peut si bien se blottir
Mon troisième des baisers sonores
Comme on aime à les imaginer
Et mon tout c’est l’homme que j’adore
C’est facile à deviner.Ah vraiment c’est une charade
Pour laquelle on ne cherche pas
Et pourtant vous restez en rade
Vous donnez votre langue au chat
Pour que vous l’ayez bien en tête
Je la répète, écoutez-la :Mon premier c’est un regard tendre
Mon deuxième un sourire moqueur
Mon troisième les mots que j’aime entendre
Et mon tout se trouve dans mon coeur
Il y tient même toute la place
Et c’est pour lui qu’il bat à grands coups
Cette fois je le vois, vous avez deviné
Que mon tout c’est vous.
J’ai usé cette chanson sur le 78 tours de ma grand-mère. Danielle Darrieux, accompagnée par l’orchestre de la Radiodiffusion nationale, dirigé par Raymond Legrand. Paroles André Hornez et Henri Decoin, musique de Paul Misraki. Chanson créée pour le film Ciné-Alliance Battement de coeur de Henri Decoin, projeté en première exclusivité le vendredi 2 février 1940 au cinéma de la Madeleine.
Spécial dédicace à mon Lapin à moi.
Une Charade, en mp3.
— 1 seul commentaire.
Je suis actuellement consultant sur les costumes d’une pièce de théâtre (il s’agit d’habiller Niels Arestrup dans une pièce de Pirandello)… Extraits de ma docte prose :
Il s’agit d’un capitaine au long cours italien en été et dans la marine marchande. Peu importe qu’il s’agisse d’un énorme paquebot ou d’un autre bateau… L’important pour moi est de ne pas faire d’erreur.Il y a pourtant une différence, un capitaine au long cours dans le commerce n’est en uniforme qu’à terre et à son approche (le jour de l’atterrissage), en mer, la tenue est beaucoup plus informelle (genre vareuse de toile et pantalon). Pour un commandant de paquebot, il y a une fonction de représentation commerciale vis à vis de son fret (les passagers) et il est donc toujours en uniforme (le jour) ou en tenue de soirée. Vous m’avez parlé du Rex qui était l’un des plus beaux paquebots du monde, à l’image du Titanic, du France, du Normandie ou du Queen Elisabeth. Le commandant d’une telle unité est toujours tiré à quatre épingles, même en mer.
Bref, un commandant de cargo en mer peut être en bleu de travail, ce qui est inimaginable pour un cdt de paquebot.
Par exemple : si l’acteur porte un pantalon blanc, la vareuse peut-elle être bleu-marine et dans ce cas les chaussures sont-elles noires ou blanches?
J’ai fait quelques recherches.
Tenue de soirée (paquebot) : casquette, habit ou spencer blanc et pantalon drap bleu marine, gilet, pattes d’épaules (si cela vous intéresse, j’ai des descriptions précises de l’habit et du spencer qui sont calqués sur la Royale).
Tenue de jour. On distingue le blanc complet, la tenue panachée et le bleu.
Si l’acteur porte un pantalon blanc, il est soit en panaché, soit en blanc complet.
Avec un pantalon blanc, on porte un veston bleu ou blanc.
Si veston bleu, les souliers sont noirs ainsi que les chaussettes.
Si veston blanc, les souliers sont généralement blancs ainsi que les chaussettes. (Les souliers blancs ne sont tolérés qu’avec un pantalon blanc.)Donc pour répondre précisément, oui, le pantalon blanc se porte avec un veston bleu, on appelle cela un panaché, et dans ce cas, les chaussures et chaussettes sont noires.
En été, un cdt préférera sans doute un blanc complet.
Ou mettre les galons et lesquels?
4 galons dorés sur les manches du veston. Les galons font 8 mn.
Et la casquette?
Casquette blanche ou parfois bleue marine foncé (si panaché), blanche (si blanc complet), quatres galons, avec éventuellement l’insigne de la compagnie ou une ancre en broderie en écusson (sur le devant de la cuve). Visière en celluloïd noir (ou en cuir noir verni).
Je recherche des photos ou des catalogues de l’époque. Je pense que le “décorum” n’a pas d’importance… C’est seulement un personnage haut en couleur dont on dit qu’il est un capitaine au long cours et qui rentre chez lui après un grand voyage.
Un commandant qui rentre chez lui est généralement en tenue civile, l’uniforme est réservé au bord, mais j’imagine que cela est moins visuel et moins glamour…
J’ai peu de documents sur la période qui vous intéresse (années 30), mais j’imagine que vous ne ferez aucune erreur en adoptant un pantalon blanc de forme droite qui tombe droit sur le pied, des chaussures noires (non vernies), des chaussettes noires, chemise blanche et cravate noire (ou bleue marine), veston de toile bleue marine croisé à revers, assez long et légèrement cintré à la taille, quatre boutonnières à boutons dorés, avec à 9/10 cm du bas des manches 4 galons. Pour la casquette, c’est sans doute l’élément où l’effet de mode s’est fait le plus ressentir au cours des décennies, et si je peux vous décrire avec grande précision une casquette française de 1910, là, je reste un peu cois.
Quant à d’éventuelles spécificités italiennes, je dois vous avouer que je les ignore totalement.
En souhaitant vous avoir été de quelque secours,
Cordialement,
Si il y a des experts parmi mes lecteurs, qu’ils ne se privent pas de compléter ou de corriger mes indications.
(Demain, je vous fait un historique du sous-vêtement masculin entre 1880 et 1939).
— 2 commentaires.
Grand moment pour un fervent de la pomme, je viens d’installer Panther (ou Mac OS 10.3). Après une bonne heure d’installation (3 CDs), la joie de découvrir un Finder plus réactif, une application Mail mieux finie, et je ne me suis pas encore lassé de m’amuser avec Exposé, F9, F10, F9, F10, F9, F10, F9, F10, grrrr… trop beau ! Comment on a pu s’en passer jusque là ?
Je reste plus circonspect quant à l’aspect aluminium brossé des fenêtres du Finder…
— 7 commentaires.
Mais mercredi, c’est aussi la quatrième édition de la rencontre de blogueurs, jouébeurs et autres wikistes Paris Carnet.
Date : Le mercredi 5 novembre.
Horaire : À partir de 19 heures.
Lieu : Hall’s Beer Brewery - 68, rue Saint-Denis - 75001
Métro : Châtelet - Les Halles - Étienne Marcel
Pré-inscription facultative sur le CraoWiki.
Outre ma venue, on annonce la présence de guest-stars d’exception, comme Pierre Carion, venu tout droit de sa Californie, et Georges, fraîchement débarqué de sa Normandie. Les célébrités habituées de l’événement seront aussi au rendez-vous, avec entre autres : Delphine, la mouche enragée, Sara dite Nacara, et même l’affreux Monsieur Pire.
Et à Montréal, cela se passe toujours à la Cabane, 3872, rue Saint-Laurent, vers 20 heures (YULblog).
— 8 commentaires.
Erreur 403 - accès refusé: 193.252.173.xxx
Si vous voyez cette page c’est que vous avez fait un truc pas cool :-(
Si vous pensez que c’est une erreur et que l’adresse 193.252.173.xxx a une raison tout à fait légitime d’accéder à blog.kicou.com, alors envoyez moi un courriel à l’adresse je_recommencerai_pas(à)yvonet.net
Ou bien vous êtes un spider mal intentionné qui ne tient pas compte des fichiers robots.txt, et qui parcourt les sites web à la recherche d’adresses de courriel ou de scripts formmail.cgi.
Dans ce cas passez au site suivant dans votre liste, il n’y a plus rien à voir ici.
Mais qu’est-ce que j’ai bien pu faire ?
PS. En fait, je sais ce que j’ai fait, je suis trop curieux ;-)
— 4 commentaires.
La rencontre Paris Carnet, quatrième édition.
Le plaisir de retrouver des têtes connues, la déception de ne pas voir certaines que l’on aimerait connaître.
Je n’étais pas très en forme, alors je me suis limité à quelques uns. Revoir Delphine, enfin parler avec Merriadoc, retrouver le charmant blondinet Georges, rencontrer Pierre Le Saucisson [chic, la Troïka © MIF enfin réunie], croiser Pierre le CraoWikiste un peu éteint, Philippe tout à fait conforme, François Granger brièvement, Lunarchiste qui stoppe (pour mieux rebondir), la chaleur de Lisbeï, et tous ceux que j’oublie… Trop à la fois.

Jérémy et je ne sais plus qui… (un garçon plutôt charmant, la prochaine fois, je prends des notes).

Monsieur Merriadoc.

Manu, Maïa et Pierre. Cette fille me fait peur, elle me dérange, m’intrigue, m’intimide.

Pierre Bernard, un peu orphelin de ses copains de la secte craowikiste.


Isabelle attentive.
La rencontre, l’écoute, l’échange, le partage, et si c’était cela, l’esprit de la blogosphère ?

Pierre et Delphine (oui, elle a les ongles verts, cette fille n’est pas normale).

Nacara, à qui je trouve un côté un peu Adèle Blansec… (je ne sais même pas pourquoi).

PS. Le traître s’est cassé très tôt pour allez regarder la télé ! Impardonnable.
La phrase de la soirée (trouvez l’auteur) : “la communauté, je l’emmerde !”
— 7 commentaires.
Vendredi. Un soldat américain tué et deux autres blessés au sud de Bagdad.
On a l’impression de relire toujours le même journal que la veille, ou de l’avant veille. Que des inattentions du secrétariat de rédaction et des maquettistes font que la même brève est reproduite de jour en jour. Demain, quelques soldats américains vont encore mourir dans une attaque de la résistance irakienne.
Le Commandement central américain indique dans un communiqué que l’attaque s’est produite près de Mahmoudia, mercredi vers 17 h 00 GMT. Les soldats concernés sont issus de la 82e division aéroportée de l’armée américaine, précise le communiqué. Une grande loterie mortelle de tous les jours aux dépends des GI et de leurs familles.
— 1 seul commentaire.
Ce matin, grâce à Weblogues.com, j’ai découvert un blogueur arabe et réac… Je ne suis pas déçu du voyage. Enfin, c’est bien connu, l’homosexualité, ça n’existe pas au Maroc et dans le monde arabe…
PS. Les commentaires crétins et anonymes sont désormais supprimés sur ce blogue. L’auteur de L’Oeil de la Certitude se définit lui-même comme “français musulman, marocain, chinois et banlieusard” (intéressant métissage) et je suppose donc qu’il est de culture arabe, ce qu’il ne semble pas contester lui-même. Alors, merci de cesser les querelles de mots, et si “arabe et réac” ne vous plaît pas, lisez “musulman et réac”, cela ne change pas grand chose au problème. Le fond de la question est qu’un blogueur, qui se consacre pour une part importante à dénoncer l’islamophobie et le racisme anti-arabe, se livre à l’homophobie en qualifiant l’homosexualité de “répugnante” et s’indigne du fait qu’une certaine église chrétienne, plus progressiste que d’autres, ait nommé un évêque ouvertement homosexuel en parlant de mélanger les “torchons et les serviettes”. Je trouve cela dommage, d’autant plus venant d’un blogue qui propose par ailleurs une perspective intéressante.
— 7 commentaires.
Je ne cite, ni ne lie jamais Merde In France, mais quand il a un scoop exclusif, je me dois de la faire, par déontologie journalistique (celle qui n’étouffe pas qui je pense, suivez mon regard).
Scoop
La vieille garde de la blogosphère fwançaise (vous les connaissez, ce sont les mêmes 3 blogs de rhétorique fatiguée et fatiguante qui se refilent entre eux les mêmes 5 lecteurs), ces ayatollahs ayant un trop-plein de dogme mais décidément en manque d’oumma, ont trouvé la recette pour grappiller quelques lecteurs égarés de plus: où bien parler de ’Merde in France’, où bien montrer leurs culs. On dirait presque de la presse à Murdoch pour le coup.
Merde In France.
Message à Warcel : Que tu aies viré le Pierre Carion de ta blogoliste, ce gros méchant gauchiste anti-libertarien installé derrière les lignes ennemies (ou encore que tu le fasses pour Anne Archet, cette pétroleuse nymphomane), cela, je peux le concevoir. Mais que tu me vires aussi, ça, je peine à le croire (seul Jean-Luc Raymond m’avait déjà fait cet affront). Qu’ais-je encore fait ? Est-ce la vision de mon cul qui t’a fait venir des pensées coupables ? Moi qui suis pourtant si gentil… Foutue blogosphère, plus personne ne m’aime.
Message à Pierre : Nous avons beaucoup regretté ton absence ce midi.
Message à George : Les autres, ça manque quand même au PBF (paysage blogosphérique francophone)…
Pour clore ce passionnant billet, je n’aurais qu’un message : vive la Palestine libre !
PS. Ah, j’ai trouvé le motif de mon congédiement, Warcel ne doit pas assumer pas son homosexualité latente.
— 9 commentaires.
1,3 million de militaires décédés au cours de la Grande Guerre et ayant obtenu la mention “Mort pour la France” figurent sur cette base de données (éditée par le Ministère de la Défense) : Mémoire des hommes. Effectivement, un très beau et louable travail de mémoire.
Mais, quid des fusillés de Nivelle, Pétain et les autres, quid des 600, des “Six de Vingré”… Sont-ils là ?
Souvenons-nous du soldat Quinault, qui écrivait à sa femme la veille de son exécution : “Je t’écris mes dernières nouvelles. C’est fini pour moi. J’ai pas le courage. Il nous est arrivé une histoire dans la compagnie. Nous sommes passés 24 au conseil de guerre. Nous sommes 6 condamnés à mort. Moi, je suis dans les 6 et je ne suis pas plus coupable que les camarades, mais notre vie est sacrifiée pour les autres. Dernier adieu, chère petite femme. C’est fini pour moi. Dernière lettre de moi, décédé pour un motif dont je ne sais pas bien la raison. Les officiers ont tous les torts et c’est nous qui sommes condamnés à payer pour eux. Jamais j’aurais cru finir mes jours à Vingré et surtout d’être fusillés pour si peu de chose et n’être pas coupable. Ça ne s’est jamais vu, une affaire comme cela. Je suis enterré à Vingré”.
Oui, ceux de Vingré semblent être là. On trouvera le soldat Pettelet, fusillé lui aussi le 4 décembre 1914. Mais les autres, ceux qui n’ont pas été réhabilités, sont-ils tous là ? Les assassine-t-on deux fois ? Pourquoi le site ne parle pas de cette question ? Ça veut dire quoi “Mort pour la France, en vertu des articles L 488 à L 492bis du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre”? Je veux savoir.
L’occasion aussi de découvrir que 50 personnes portant mon patronyme sont recensées dans la base. Alors, je dédie ma commémoration du 11 novembre prochain à Jean Gloaguen, 2e classe du 287e Régiment d’Infanterie, matricule 20546, classe 1918, né le 20 août 1898 à Beuzec-Cap-Sizun, mort au front le 11 juin 1918 à l’âge de 19 ans, à Belloy dans l’Oise, canton de Compiègne.
N’oubliez pas, la guerre, c’est une saloperie. Même en Irak.
À voir et à revoir : Les Sentiers de la Gloire, 1957, un film de Stanley Kubrick.
— 4 commentaires.
Aujourd’hui est un triste jour. L’une des étoiles de la jouebsphere francophone est morte. Elle qui il y a quelques mois encore etait l’une des plus brillantes et illuminait notre petit monde a commence a decliner peu a peu, puis s’est eteinte ce soir.
[…] Weblogues.com, le blogomat : je me contrefouts de ces classements de copinages debiles. Tu es bien le seul a aller verifier tous les jours que tu es bien le premier au classement comme il se doit. Tout le monde s’en fout, ca ne veut rien dire. Au mieux, cela indique le nombre de personnes que tu as trompe, il n’y a vraiment pas de quoi etre fier de ta premiere place. Profites-en bien. Meme si tu restes en haut du classement, dis toi bien que de moins en moins de personnes te font confiance. Meme si les classements de copinage ont une grande inertie, et meme si donc tu garderas sans doutes tes liens parce que presque personne ne fait le menage dans sa liste de liens, j’espere qu’ils feront une exception pour toi, car tu ne merites vraiment pas d’etre considere comme une reference incontournable. Pas dans le domaine des weblogs en tous cas, meme si tu as de bonnes chances dans le domaine du mepris total de tes lecteurs.
Biz, Joueb.com.
Ah, la blogosphère à feu et à sang, j’aime… Parce que franchement, on commençait à roupiller ces derniers temps…
— 8 commentaires.
Il y a une semaine, j’ai chassé Google et son robot. Devenaient trop bruyants, ces deux-là, et ramenaient des naufragés lubriques, des chercheurs pleins d’espoir à décevoir en un clin d’oeil, des assoiffés de liens, des mangeurs d’adresses de courriel…
[Bebedjia]
Il est vrai, à voir les référants dans les logs, que Google n’apporte qu’un trafic parasite et peu ciblé, surtout pour les blogues multithématiques. Les statistiques retranchées des visites issues des moteurs de recherche permettent d’avoir une idée de la vraie taille de son lectorat.
Pour ma part, Navire.net semble être pénalisé par Google, sans doute pour avoir longtemps été chez un broker de noms de domaines avant que, finalement abandonné, je ne le récupère.
Quitter l’index de Google, une nouvelle tendance ?
— 4 commentaires.
Certains se plaignent des fenêtres pop-up publicitaires de mon outil de statistiques Weborama. Il est vrai que je pense rarement à cette question puisque j’ai activé dans Safari l’efficace option “bloquer les fenêtres pop-up” et que je ne vois jamais ces dites fenêtres…
Je vais donc garder mon outil de statistiques, qui vous promeut crédits à la consommation et casinos en ligne, dans le seul but de vous inciter quotidiennement à utiliser un navigateur décent et moderne, comme par exemple Firebird sous Windows ou Safari sous OS X.
Peut-être même que je vais rajouter Estat sur ma page afin de rajouter encore de la pub…
Ainsi, à l’avenir, devant ma page avec ses dix fenêtres publicitaires, vous aurez le choix :
- ne plus me lire,
- abandonner Internet Explorer.
— 20 commentaires.

Demain, le 11 novembre, est un jour férié en France. Ce jour commémore l’Armistice qui mit fin à la Grande Guerre en 1918.
J’ai choisi, pour ce 11 novembre 2003, d’avoir une pensée particulière pour les Américains qui sont venus, sur le vieux continent, mourir dans cette boucherie entre 1917 et 1918.

Je suis né en 1966 sur le Mont Valérien, une autre raison d’y faire pélerinage. Ce mont qui surplombe l’ouest parisien, sur la commune de Suresnes, est surtout connu pour son fort militaire et l’imposant Mémorial National de la France Combattante. Lieu sacré pour les Gaulois, l’endroit a de tous temps attiré les pèlerins. Au XVIIe siècle, les Parisiens y venaient, traversant la Seine par un bac, gravir ses coteaux à genoux pour atteindre un calvaire en son sommet. Le fort construit par Louis-Philippe, servi par les marins, s’est illustré dans la Défense de Paris en 1870. Cette histoire fut à jamais ternie par l’exécution de 4500 otages et résistants par les Allemands, dans la clairière du fort, entre 1940 et 1944.

En bordure de ce fort du Mont Valérien, on trouve un cimetière militaire américain. Il regroupe principalement les victimes rapatriées du front et décédées de leurs blessures dans les hôpitaux de la région parisienne. Il fut établi ici dès 1917 sur un terrain de 3 hectares. Après 1944, on y créera un carré supplémentaire pour 24 soldats inconnus tombé lors de la seconde Guerre mondiale.

Le cimetière du Mont Valérien accueille les restes de 1541 morts de la Première Guerre.
To the eternal memory of 80 894 Americans who gave their lives in the service of their country during World War I.
80 894 Américains sont morts lors de cette guerre. Peu comparativement au 1,4 million de morts français, mais déjà trop. La guerre a fait en tout 9 millions de morts, 17 millions de blessés et d’invalides, 4 millions de veuves et 8 millions d’orphelins.

Une pensée pour ce James Fitzgerald, venu de son Connecticut mourir en France, (et que j’ai choisi au hasard).
James Fitzgerald - Private, U.S. Army
312th Engineer Regiment, 87th Infantry Division
Entered the Service from: Connecticut
Died: October 17, 1918
Buried at: Plot A Row 06 Grave 08

En ces jours d’automne, le lieu incite naturellement au recueillement et à la réflexion. Les visiteurs s’y font rares (j’y étais seul durant l’heure de ma visite). Toutes ces croix se dressent comme un reproche silencieux à l’humanité, elles sont là pour nous rappeler que nous ne sommes pas grand chose.

J’ai signé le registre et j’ai noté : n’oublions jamais.

This Memorial has been erected by the United States of America in proud and grateful memory of her soldiers, sailors, and marines who far from their homes laid down their lives that the world might live in freedom and inherit peace. From these honored dead may we take increased devotion to that cause for which they gave the last full measure.

En ce jour de commémoration, n’oubliez pas, la guerre, c’est une saloperie. Même en Irak.
American Battle Monuments Commission.
— 21 commentaires.
Le Québec, l’Amérique en français, une société multiculturelle et accueillante, la qualité de vie, les grands espaces, la chaleur humaine (qui soigne les rigueurs de l’hiver)… Bonjour la carte postale ! C’est ce que vend à grand renfort de jolies photos panoramiques, de publicité et de marketing, la Délégation générale du Québec à Paris. À cet égard, je m’étonne toujours que l’on nous commercialise le Québec en faisant miroiter le rêve américain. Le Québec n’aurait pas plutôt intérêt à communiquer sur des spécificités propres (si elles existent) plutôt que se montrer comme la porte ouverte au continent nord-américain et son mode de vie, que de racoler dans des atours qui ne lui appartiennent pas ? Le Québec se pose ainsi comme une immense zone de transit, un Ellis Island de l’Amérique du Nord tout entière. Si les gens viennent pour l’Amérique plutôt que pour le Québec, je ne suis pas sûr qu’ils restent bien longtemps.
Au-delà de la carte postale, le Québec est un pays comme les autres, une société avec ses problèmes, et le rêve ne résiste pas longtemps à l’épreuve de la réalité. Ce qui m’amène à la pathétique affaire Immigrer.com, vitrine privée de l’immigration au Québec (site qui propose également des inscriptions pour la Green Card, cherchez l’erreur…), qui donne une vision dorée et lissée de l’immigration et qui ne supporte pas la contestation, les voix dissidentes et la liberté d’expression. En savoir plus :
Kicou :
- Sites d’immigration, Le masque tombe, Liberté d’expression et intimidations
- L’affaire immigrer.com
Hoëdic :
- Coup de gueule
- Le masque tombe
PS. Je propose d’envoyer des messages de protestation à l’hébergeur de vivreaquebec.com : CitéGlobe , information@citeglobe.com, téléphone : (514) 282-9686.
PS bis. Moralité de cette histoire : Vous voulez exercer sur Internet votre liberté d’expression sur le sujet Québec ? vous voulez avoir droit à la présomption d’innocence, ne pas subir les effets d’une procédure d’intimidation même pas encore jugée recevable par la Justice ? N’hébergez pas votre site au Québec ! N’importe qui peut y faire fermer votre site pour 300 CAD.
— 29 commentaires.
Avec beaucoup de retard, je suis enfin allé voir Les invasions barbares. Quelques réflexions en vrac sur ce film québécois qui a fait sensation lors de sa sortie :
Un mauvais départ. Devant nos yeux mi-navrés, mi-amusés, Denys Arcand s’égare dans la première partie du film dans une charge au vitriol de l’état de grand délabrement du système de santé québécois et une caricature féroce de syndicalistes maffieux, trafiquants de prébendes. Trop long et au trait trop forcé, cette exposition, qui se situe dans l’anecdotique, ne colle pas avec le thème principal du film.
On prend cependant plaisir, lors de cette même première partie, à retrouver les héros du Déclin de l’empire américain , 17 après, mais ils nous prennent en traître : ils n’avaient pas vieilli dans notre souvenir et les voilà, empâtés, fatigués et désenchantés, qui nous rejettent par effet de miroir notre propre image du temps passé. La réunion de tous nos héros dans la chambre d’hôpital scellant le grand tournant du film.
Cynique et amer quand il s’agit de la perte des illusions, de la faillite des idéologies, le réalisateur s’en donne à coeur joie avec son petit échantillon d’intellectuels. Existentialisme, marxisme, structuralisme, situationnisme, etc. nos héros sont tous passés par ces étapes, mais chacune marquait le glas de la précédente pour aboutir enfin comme à un grand vide. “Et voilà qu’un gros épais de Canadien français, parce qu’il avait vu les films de Jean-Luc Godard et lu Philippe Sollers, prétendait que la Révolution culturelle chinoise était for-mi-dable. Dans la crétinerie, on ne peut pas descendre plus bas.” nous raconte Rémy dans un accès tragico-comique.
Douloureux et fort quand il parle de la vie, et surtout de la mort, c’est là que Denys Arcand atteint notre fibre émotionnelle et laisse échapper quelques beaux moments, entre deux farces caustiques. Voilà, c’est ici aussi que le réalisateur nous laisse d’intenses regrets, il frôle les choses, approche certaines vérités, mais se fourvoie dans l’anecdote, sans jamais se laisser aller, comme par pudeur ou raideur face à ce qu’il effleure du bout des doigts. Il se paume dans la critique sociale comme pour s’excuser, ou masquer sa sensibilité écorchée. J’ai comme le sentiment que Denys Arcand est passé à côté de son chef d’oeuvre en ne sachant pas faire de choix délibérés.
D’un point de vue stylistique, les fondus au noir sont une facilité un peu décevante, mais Arcand n’est en rien un styliste. On lui pardonnera aussi des paraboles un peu lourdes comme celle du téléphone cellulaire au feu. Par contre, on ne lui fera pas de reproche pour son sens du casting, même si le gros de l’équipe lui été imposé par son premier opus. Arcand aime les acteurs et cela se sent. L’intense Marie-Josée Croze, lumière du film, est une découverte, on regrette de ne pas la voir assez, et Stéphane Rousseau est vraiment impeccable.
Quant à ceux qui ont vu dans ce film une apologie des bienfaits du capitalisme, de la mondialisation et des nouvelles technologies (si, si, il y en a, même de soi-disant critiques de cinéma), ils nous prouvent encore la persistance de certaines idéologies et utopies (libérales pour ne pas les nommer) et n’ont semble-t-il pas vu le même film que moi. On a fait trop de faux procès à Denys Arcand et nombreux ne firent pas l’effort de le comprendre pour utiliser son oeuvre comme le reflet de leurs propres obnubilations politiques. Ils sont passés à côté du film en se limitant à l’écume et à l’insignifiant.
Pour terminer, un film qui vous parle du sens de la vie, de la mort et de la faillite des idéologies, qui sait vous prendre aux tripes sans pathos exagéré, cela ne se rencontre pas tous les jours, alors, malgré ses imperfections, il faut vraiment voir les Invasions barbares. Et n’oubliez pas les mouchoirs.
— 3 commentaires.
Une recherche édifiante sur Google : “The French Were Right”.
À lire aussi : The French Were Right, Paul Starobin, National Journal. [lien via Morgatzilla et Damelon].
— 7 commentaires.
Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, j’ai maintenant aussi un photoblogue.
— 13 commentaires.
J’ai installé récemment l’agrégateur Feed On Feeds et cela change tout. Bien qu’assez rustique (version 0.1.1), il a l’avantage d’être synchronisé entre la maison et le bureau, contrairement à NetNewsWire que j’ai rapidement abandonné. En effet, la particularité de Feed On Feeds est d’être installé sur votre serveur Web. De plus, je trouve plus cohérent de rester dans le cadre de mon navigateur, plutôt que de faire constamment le va-et-vient entre deux applications.
Seul problème, quand un feed ne répond pas, j’obtiens une erreur MySQL Lost connection to server during query et le processus de mise à jour avorte pour les feeds suivants. Mais, malgré ce désagrément occasionnel, Feed On Feeds a changé ma vie de blogueur.
Feed On Feeds requiert PHP et MySQL.
— 4 commentaires.
Au moins un !
Navire a fait son intégriste, et c’est mal, mais d’un autre côté j’ai finalement décidé de passer à FireBird comme navigateur par défaut.
[Et à part ça ?]
— 9 commentaires.
Ils sont chargés de sécuriser une ville dont ils ignorent tout. (…) Les jeunes GI patrouillent donc dans les rues, la peur au ventre. Ils n’ont pas l’air très fier d’inspecter, une pièce après l’autre, des maisons dont ils ont fait sortir femmes et enfants. Le ménage a été fait avant leur passage. Les caches d’armes supposées dont parlaient leurs indicateurs ont disparu. Ils oscillent entre les rodomontades (“Il faut tout raser et transformer ce pays en parking”, dit l’un) et le doute (“Je les comprends. Ils font ce que je ferais s’ils étaient dans mon pays”, dit un autre). Bref, ils n’ont pas le moral.
[Le Monde, à propos du reportage de Diego Bunuel, de l’agence Capa]
J’ai regardé ce reportage hier soir (sur France 2), et j’ai été surpris par la jeunesse (17-18 ans), l’immaturité et le manque de professionnalisme de ces GI de la 82e division aéroportée, une unité soi-disant d’élite. À voir ça, on n’est guère étonné des récentes bavures, avec des presque adolescents, peu aguerris, armés jusqu’aux dents, qui vivent sous tension permanente. Mais si ces petits soldats ne doutent guère, juste regrettent-ils l’éloignement de la maison et la tristesse des hamburgers sous vide, c’est une tout autre histoire pour leur encadrement, leur lieutenant confiant : “Je me demande si ce que nous faisons ici est vraiment juste. Mais je suis bien obligé d’y croire.”
Plus frappant encore était la haine pour l’occupant américain de ces jeunes irakiens désespérés. Cela nous promets bien des vocations de terroristes à venir. Si l’objectif premier de cette guerre était la lutte contre le terrorisme (mais qui veut y croire encore), le gouvernement Bush mérite un triple zéro pointé.
Je me souviens de war-bloggers triomphants déniant en bloc, il y a quelque temps, toute perspective d’enlisement en Irak. Mais les vents changent ; ils font moins les fiers désormais, quand il ne ferment pas boutique. Et dans le secteur du French Bashing, il y a toujours des pathétiques abrutis qui s’accrochent… Ils n’ont pas encore compris le message : The French Were Right.
Tiens, en parlant de war-bloggers, j’ai adoré ce dessin…
Par ailleurs, le nombre de morts américains vient de dépasser celui des trois premières années (1962-1964) de la guerre au Vietnam (397 contre 392). En soi, cela ne veut pas dire grand chose, mais c’est juste un symbole.
— 20 commentaires.
Détail amusant, saisi au détour du journal de 20 heures de France 2 : la limousine Lincoln Continental bleue de 1961, dans laquelle le président des États-Unis d’Amérique John F. Kennedy traversa la ville de Dallas le 22 novembre 1963, se trouverait en France, propriété d’un collectionneur d’automobiles qui l’aurait trouvée dans un garage en Floride.

Le seul problème, c’est qu’après une brève recherche sur Internet, cette nouvelle est complètement fausse. La voiture où Kennedy a trouvé la mort est au Henry Ford Museum.
La limousine présentée par France 2 serait en fait le modèle 1962.
Hé, ho ? Il y a encore des journalistes à France 2 ??? Pourquoi je paye ma redevance ? Journaliste, est-ce un métier ?
Lincoln Limousine
1961 Lincoln Continental pdt Kennedy
Presidential Limousine Photos
JFK Assassination Presidential Limousine SS100X.
PS. je viens d’écrire à Jean-Claude Allanic, le médiateur de France 2, je ne crois pas trop à une réponse, mais je vous tiens au courant…
PS. bis. Si journaliste était un métier autre qu’un dilettantisme rémunéré, cela se saurait depuis longtemps…
— 13 commentaires.

Si au moins nous pouvions nous convaincre que ces morts servent à quelque chose…
Source : Iraq Coalition Casualty Count.
— 5 commentaires.
Dans mon agrégateur, je clique sur le lien du blogue de Pierre Carion, Une rondelle de saucisson et l’addition, en pied de liste, entre Temps-Présence et Znarf Infos.
Et toc, c’est 404 Brain Not Found qui s’affiche. Hu ? Déjà que j’ai un genre de migraine, j’ai comme le sentiment que mon cerveau s’est arrêté de fonctionner pendant une seconde. Comme si j’avais zappé le moment entre mon clic sur la Rondelle et le clic, dont je n’ai aucun souvenir, mais que j’ai forcément fait sur 404. Le dit 404 qui lui se trouve en tout début de liste et que je n’ai donc pas pu cliquer par inadvertance ! Une faille dans l’espace-temps ? Ouille, ma tête… Vite, une aspirine.
Hé, attends, ça a pas de bon sens cette affaire là ! Je ferme 404 et reclique la Rondelle. Pof, pareil. Hu ? Comme diraient les jeunes, j’hallucine grave. Et là je regarde la barre d’adresse URL : http://www.pierrecarion.com/blog/ ! C’est quoi cette blague ? C’est Safari qui s’emmêle les pinceaux ? Ou c’est moi qui devient fou ?
Il me faudra une bonne minute pour comprendre qu’il s’agit en fait d’une blague de Pierre Carion. Je me suis bien fait avoir… Garnement, va.
— 2 commentaires.
I hate Internet Explorer for Windows, I hate Internet Explorer for Windows, I hate Internet Explorer for Windows, I hate Internet Explorer for Windows, I hate Internet Explorer for Windows, I hate Internet Explorer for Windows, I hate Internet Explorer for Windows, I hate Internet Explorer for Windows, I hate Internet Explorer for Windows, I hate Internet Explorer for Windows, I hate Internet Explorer for Windows, I hate Internet Explorer for Windows, I hate Internet Explorer for Windows, I hate Internet Explorer for Windows, I hate Internet Explorer for Windows, I hate Internet Explorer for Windows, I hate Internet Explorer for Windows, I hate Internet Explorer for Windows, I hate Internet Explorer for Windows.
[i never knew].
Ou le blogue comme déversoir des frustrations, comme épanchement des sentiments. J’imagine que cela lui a fait du bien…
— 5 commentaires.
Bon, je ne sais pas si ce lien a déjà fait tout le tour de la blogosphère, mais il m’a fait vraiment rire lorsque je l’ai trouvé chez Ancien Fumeur, Futur Chomeur :
Alors, toi aussi, clique sur ton prénom, et écoute la douce Laurence.
— 4 commentaires.
Est-ce un phénomène dépressif lié au raccourcissement des jours ? L’usure d’événements personnels pas toujours faciles à gérer, d’un avenir incertain et sans repères ?
Est-ce le contrecoup dû à la réception par une population toujours plus large, qui engendre des réactions déplacées qui fatiguent, la perte de la notion d’espace intime d’expression à destination d’un public choisi, d’un cercle de pairs, ou encore, le risque à s’exposer de plus en plus mal assumé ?
Est-ce la certitude d’être lu qui inhibe ? Ou la perte du plaisir d’écrire ? La crainte de ne pas répondre aux attentes (car figurez-vous que les lecteurs ont leurs attentes et ne ne privent pas de vous le signaler) ? Le souci de ne pas apparaître comme péremptoire ou infatué de son ego ? Une envie subite d’humilité et de discrétion ?
Est-ce l’exaltation de la découverte d’un nouvel outil qui est retombée ? Je me lasse vite de mes jouets. Peut-être aussi suis-je versatile et inconstant…
J’ai la nostalgie des débuts de ce carnet. Des joies de la découverte, de l’interactivité, du partage, de la rencontre. J’avais vingt lecteurs et je connaissais chacun.
Puis, je suis tombé dans les fossés du cybernarcissime, dont je connaissais pourtant déjà l’existence.
Aujourd’hui la flamme s’est éteinte. Je cherche d’autres pistes, mais je ne trouve pas. Je tente des diversifications, mais dureront-elles ?
Le billet qui m’a le plus marqué ce mois-ci est celui qui a signalé l’arrêt, qu’on ne se sait provisoire ou définitif, de Damelon Kimbrough :
While I will continue to blog in some fashion I am not sure it will be this blog. I’m going to take the next six weeks or so to think about what I really want to do. The one thing that’s certain is that when I do return my engagement on political issues will be close to, if not completely, non-existent. Keeping a journal is enjoyable, but rehashing material that will be beat to death on scores of other sites just strikes me as such a horrible waste of my time. I need to find a way to keep my experience a positive one even no one else bothers to.
Des paroles qui entrent étrangement en écho avec mes préoccupations du moment.
Ce qui m’a refait penser à l’arrêt des Autres, que je n’avais pas compris à l’époque, ou encore aux vacances prolongées d’Emmanuelle. Et puis, tant d’autres, comme Nacara par exemple.
La blogosphère me fait l’effet d’une cours de récréation où l’on vient faire son petit tour, où l’on s’amuse, et puis s’en vient le sentiment de vanité, et on quitte la salle du banquet en catimini.
La blogosphère personnelle est à géométrie variable, d’abord le cercle des amis et proches, des compagnons de route, centré sur vous, puis celui des relations. Et plus on s’éloigne de ce centre de gravité, plus grand est le risque de se brûler les ailes.
Je ne souhaite plus parler d’actualité, de débats. Je ne veux plus m’épuiser dans des procès sans fin à la bêtise. Je ne souhaite pas pour autant étaler ma vie, mon quotidien. Alors, que faire ?
N’est-ce encore qu’une grosse fatigue passagère ? Ou la cassure est-elle plus profonde ? Le soufflé est-il retombé ? Pour l’instant, j’attends l’étincelle qui va raviver la flamme et réfléchir, tenter de me consacrer sur l’essentiel et faire fi de ces divertissements qui, certes plaisants, m’ont sans doute éloigné d’un travail plus exigeant mais plus enrichissant.
Mais pour le moment, je suis fatigué. Chuis tanné.
— 9 commentaires.
Quand je vois cet enthousiasme que je qualifie de délirant, je me dis crûment qu’il faut arrêter la branlette. J’ai le sentiment de relire des envolées lyriques de la glorieuse époque de la “Net-Économie”.
Navré d’être si rabat-joie, mais le phénomène blogue est un microcosme, certes passionnant, mais qui n’a rien de révolutionnaire à grande échelle et Howard Rheingold me fait figure de gourou pathétique. (Si il y a révolution, regarder plutôt du côté de RSS).
Et quand je lis “ceux qui ne percevront pas l’ampleur de ce phénomène rapidement seront moins efficaces, moins rapides, moins informés. Ils seront exclus des nouveaux réseaux communautaires qui se forment constamment”, j’ai l’impression que l’on nous dicte notre façon de vivre pour le bénéfice de certains entrepreneurs, que l’on nous ressert le vieux culte de la performance qui me paraissait pourtant plus très à la mode. On peut très bien vivre sans blogue, comme je vis sans SMS et sans téléphone portable.
Vous voyez, je ne suis pas mort, j’ai encore la capacité de m’indigner…
PS. Un autre son de cloche par John C. Dvorak.
— 9 commentaires.
Le navire m’a donné beaucoup de plaisir et d’émotions. J’ai cinglé grâce à lui vers des terres inconnues où j’ai fait rencontres et partage. Mais j’ai le sentiment qu’aujourd’hui, il ne me mènera plus qu’en terre connue.
Le navire dans sa forme actuelle ne correspond plus à ma personne. Alors, je serre et rabante les voiles et mène la vielle coque sur sa vasière pour son dernier voyage.
Navire.net n’est plus.
Laurent Gloaguen.
PS. Pour ceux qui poussent un soupir de soulagement, ne vous réjouissez pas trop vite, je ne quitte pas la blogosphère. Je continuerai à vous lire. Et je prépare un nouveau projet personnel, plus intimiste et exigeant. Je vous tiendrai informés ici même, peut-être.
Le navire s’auto-détruira à l’échéance de l’anniversaire de son hébergement, c’est à dire le 25 décembre.
Amitiés à tous.
PS. bis. Finalement, par respect pour les nombreux contributeurs qui ont aussi fait le Navire par leurs commentaires, et parce que que ce vieux rafiot me tient aussi pas mal à coeur pour avoir été le réceptacle d’une année d’émotions, de coups de gueules, de morceaux de vie, je vais voir pour laisser les archives en ligne plus longtemps.
Rétroliens :
- Navire.net n’est plus
- Navire plie les voiles
- Navire en rade
- Navire ferme
- Ni fleur, ni couronne
- Ah non!
- Queen Mary 3
- Il était un grand Navire
- Un homme à la mer
- Effritements
- Navire est mort. Vive navire
- Non ce weblog n’est pas (encore) mort
- Télégramme d’un capitaine
- Le navire en cale sèche
- Paroles de carnetiers
- Dépression blogoshérique
- Fermé
- Et vogue le navire
- Why We Work
- Blogosphère en émoi
- Dinde et d’ailleurs
- Les blues… d’la blogosphère
— 52 commentaires.
Une date attendue de plus en plus fébrilement. Le 11 décembre prochain, c’est le retour du lapin à Paris pour un mois.
En attendant, il me reste à faire le ménage, l’appartement ayant retrouvé des allures de tanière de célibataire…
— 1 seul commentaire.
“embruns”, journal de bord | fins produits hypertextuels depuis 1996 | valid. | © 2010 laurent gloaguen.