Les mains calleuses, la démarche chaloupante, le visage brûlé de soleil, le corps fatigué, le cœur à la dérive, je débarque. Tant de choses vécues de l’ordre de l’ineffable, et le temps qui s’est distendu, j’ai le sentiment d’être parti plusieurs mois. Tout m’est étranger, la vie semble s’écouler à mes côtés en m’évitant le long d’une frontière invisible. Ces sons, ces parfums, le côtoiement de ces visages étrangers dont je suis désaccoutumé, passent le long de mon bord et un peu hagard, je déambule dans un monde à se réapproprier.
Je ne souhaite plus parler, rester dans ma sphère et vivre sur les récents souvenirs qui me sont chers. Devenir autiste. Repenser aux mots de Gildas, le matelot costarmoricain : “tu sais, j’ai pas l’habitude de dire ce genre de choses, mais je t’apprécie bien” ou encore Marcel me saluant de sa mayence “kenavo, quartier-maître Gloaguen, j’espère qu’on se reverra”. Ressentir l’émotion de ce coup de vent à cinq heures du matin, de la gîte et des sabords qui embarquent, de la barque qui fuit dans le grain, du petit perroquet volant explosé, de l’ardeur à serrer la toile, et de la chaleur à se retrouver, trempés et heureux, à boire un thé chaud et manger des crêpes dans le petit rouf. Retrouver la magie de ces quarts de nuit, à gouverner l’un des plus beaux voiliers de monde où durant plus d’un siècle des timoniers se sont relayés, les discussions du gaillard pendant la longue veille suspendue entre étoiles et mer. Revoir ces images surnaturelles des dauphins jouant à l’étrave en pleine nuit, leurs silhouettes phosphorescentes de plancton nous accompagnant comme des fantômes. Et puis ne pas oublier le sourire de Gaël, lourdement handicapé, pour qui cet embarquement était la plus belle aventure au monde. Par pudeur virile, j’ai su contenir les larmes de mon bonheur. Et j’ai vécu l’instant présent sans autre repère temporel que celui des quarts. Et qu’y a-t-il de plus puissant que de se sentir vivre.
Sur le quai trempé, le taxi est arrivé au milieu du ballet des grues et des camions, tout est allé vite, pas d’adieux inutiles. La gare, le train. Et puis la maison, vide.
Moment de désemparement. J’ai pas le sentiment de mener ma barque. Je dois faire avec les conditions pour mener ma route. Il va falloir se résoudre à changer d’amures. Au devant, l’inconnu. Alors, je vais me laisser faire, me livrer aux éléments. Il faut parfois ployer plutôt que résister.
Moment de questionnements aussi. Ne me suis-je pas trompé ? À mon âge, peut-on encore envisager un revirement professionnel complet ? Ma vie, c’est la mer, pourquoi ai-je mis autant de temps à le comprendre ? Et de ré-entendre Patrick : “hein, c’est ton quatorzième stage à bord ? t’es un vrai malade”.
La seule chose sûre, j’embarquerai à nouveau. Il n’y a pas d’expérience humaine plus riche et forte, et nos vies de techno-yuppies sont bien fades à côté. D’ailleurs, j’ai bien des doutes sur la poursuite de ce blogue.
Peut-être plus parler de voyages… Et abandonner l’écume des choses, le futile, l’actualité qui se délite aussitôt après avoir été énoncée.
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Un retour à terre difficile, la fatigue du corps, une affection agaçante et très douloureuse, des commentaires idiots et méchants, voilà qui fait que je n’ai pas très envie d’alimenter ce blogue ces temps-ci. Ça reviendra, sous une forme ou une autre. Soyez juste un peu patients. J’ai encore tant à partager.
— 12 commentaires.

— 8 commentaires.
La rivière était desséchée, son lit n’offrait plus que le paysage d’une morne plaine caillouteuse oubliée de l’eau comme à jamais tarie. Et puis, l’orage sur un adret lointain est venu, et l’eau a dévalé les pentes, les rus ont convergé et le flot a déversé. Les berges asséchées ont subit l’onde dévalante, le liquide a empreint la moindre vacuole oubliée, les radicelles marcescentes furent ranimées. C’est revenu comme une vague incoercible, ça y est, enfin, j’ai envie d’écrire. Les mots me sont revenus. Je suis là, j’existe, je communie.
— 9 commentaires.
Lila et Alma ne retourneront plus au lycée Henri-Wallon.
Bravo, les tartuffes de gauche… Bravo les profs…
Il devient urgent que le voile ne soit plus un facteur d’exclusion : ces jeunes filles voilées ont sans doute plus besoin que les autres de l’ouverture d’esprit offerte par l’école publique et laïque, et on les fiche à la porte. C’est parfaitement scandaleux. L’hypocrisie des politiques sur le sujet et la bêtise du corps enseignant laissent sans voix. Je ne veux pas de cette société laïque fasciste, qui juge aux noms de principes sans voir l’intérêt premier des personnes, qui se prive d’humanité en n’ayant comme unique réponse le rejet et l’ostracisme. Ces filles ne sont pas un danger public, ni même des facteurs de prosélytisme, où est le problème ? Ce n’est pas en stigmatisant les gens et en faisant un drame que l’on va faire avancer les choses dans le bon sens.
C’est quoi la prochaine étape ? forcer les enfants musulmans à manger du rôti de porc à la cantine sous peine d’expulsion ?
Corps enseignant bien mal inspiré ces temps-ci comme en témoigne aussi l’action en justice de l’instituteur du documentaire Être et avoir.
— 46 commentaires.
Je viens d’éliminer plusieurs commentaires anonymes sur le billet précédent. D’ordinaire, je n’efface jamais de commentaires, et ma règle d’or restera de ne jamais effacer de commentaires de personnes ne se cachant pas sous l’anonymat.
Mais il se trouve que ce lâche anonyme abuse vraiment, et ce, depuis un certain temps. Je lui rappelle donc que ce site est mon blogue, et que je ne suis pas là pour mécener la liberté d’expression de couards anonymes.
Donc, Monsieur 208.3.193.X, je vous emmerde. Et je vous propose d’aller voir ailleurs, ou même, d’ouvrir votre propre blogue.
PS. Et merci de me permettre de tester la fonction IP banning de Movable Type. Et oui, ça se passe comme ça chez Navire.net… Des réclamations ? Par courriel, merci.
— 13 commentaires.
Ça devait arriver, mais il a fallu savoir se montrer patient : il est enfin de retour dans la blogosphère ! Mais pas à l’endroit où on l’a connu, il a choisi une nouvelle adresse dans la maison des fauchés du blogue (Joueb.com) : Quand y’en n’a plus !
C’est Biz qui va être content, une nouvelle star qui switche…
Le premier qui trouve qui se cache derrière ce nouveau blogue gagne une sucette (ChupaChups)…
— 2 commentaires.
Le magazine des nantis nord-américain Forbes publie une sélection des meilleurs blogues : Best Blogs (mais tous en anglais).
There are many reasons people write blogs: to vent, to communicate, to meet other people, to stave off boredom, to be anarchic, to cultivate a kind of celebrity, but it is obvious that the people who maintain food blogs do so because they love food.
Dans la rubrique Best Food Blogs, mon lapin a été sélectionné ! Vous pouvez aussi voter…
— 9 commentaires.
Devant une bonne choucroute arrosée de bière, Jacques Chirac aurait déclaré “Le Gaulois grogne souvent, mais il sait en même temps être fidèle et courageux quand l’objectif est clairement indiqué.”
Et non, ce n’est pas une blague : Le Monde, Jacques Chirac juge “imbécile” l’offensive contre les 35 heures. Ce qui est sûr, c’est que Jacques Chirac n’est pas du tout un libéral et qu’il voit d’un mauvais oeil les libéraux de l’UMP. Jacques, c’est un gaulliste.
— 20 commentaires.
« Au final, Beigbeder ferait un bon blogueur, mais un piètre romancier. » [Standblog]
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En déplacement à Quimper (Kemper) jusqu’à dimanche…
— 3 commentaires.
Face à cette main-mise annoncée sur nos services publics, nous déclarons publiquement que nous allons attaquer le carburant de cette marchandisation : la publicité. Elle envahit nos espaces publics, la rue, les métros, la télévision. Elle est partout, sur nos vêtements, sur nos murs, sur notre petit écran. Résistons avec des moyens créatifs, pacifiques et légitimes. Nous nous proposons de recouvrir systématiquement les panneaux publicitaires de nos villes et de nos campagnes, sans endommager l’environnement, mais au contraire en les réinvestissant de sens, en créant la surprise.
Chaque vendredi à 19 h, retrouvons-nous en petits groupes de dix à vingt personnes, en plusieurs endroits des villes et des villages ; rencontrons nous pour nous réapproprier l’espace public par un geste collectif et joyeux de protestation face à la privatisation du monde.
Article Libération : La publicité se fait rectifier le portrait.
— 39 commentaires.
C’est inouï : désormais, les professeurs au Québec seront censés lire et écrire correctement le français. Ce qui n’était visiblement pas une priorité jusqu’à aujourd’hui.
Lire dans Le Devoir : Les universités s’attaquent au piètre français des enseignants.
Le rapport Larose a souligné que “plus de la moitié des futurs enseignants ont une connaissance nettement insuffisante de la langue française”. Le tableau qu’il brosse est éloquent : à l’Université de Montréal, une vérification des compétences linguistiques des étudiants inscrits en sciences de l’éducation révélait, en 2000, que seuls 15 % d’entre eux étaient “très bons” en français, contre 30 % “bons”, 15 % “moyens” et les 40 % restants “nettement médiocres”.
— 10 commentaires.
Blork s’insurge, à juste titre, contre l’idée de boire une Guinness au goulot d’une bouteille, ce qui tue la plupart des arômes.
Pour ma part, je m’insurge contre la nouvelle trouvaille marketing que j’ai découvert récemment au pub où nous nous réunissons chaque mois entre blogueurs : la “Guinness Extra Cold”, une Guinness tirée au fût mais servie glacée. Terrible pour les arômes et la saveur de ma stout préférée…
— 3 commentaires.
Les pages du courrier des lecteurs de Télérama portent le titre “ça va mieux en le disant”. Une devise qui pourrait s’appliquer à bien des blogues.
— 8 commentaires.
(…) il est hors de question de leur écrire formellement le schéma de récurrence,
((P(0))∧((∀n)((P(n))⇒(P(n+1)))))⇒((∀n)(P(n)))
[Ci-dessus, “∀” est le symbole du quantificateur universel, “∧” est un et logique, et “⇒” est une flèche d’implication.] Et si on l’écrivait, il faudrait expliquer pourquoi quand il s’agit de voir l’héridité (“(∀n)((P(n))⇒(P(n+1)))”), on doit supposer pour un certain n que P(n) est vrai alors que c’est écrit « pour tout n ». Et d’ailleurs il faut aussi expliquer que ce n’est pas pareil de supposer pour un certain n que P(n) est vrai que de supposer que pour un certain n P(n) est vrai ! Parfois j’ai l’impression de jouer à la scholastique byzantine, c’est triste.
Parfois, je ne suis pas sûr de tout bien comprendre dans ce que je lis sur les blogues…
— 24 commentaires.
Etant plutôt optimiste de nature, je pense qu’il est au contraire urgent de former l’esprit des nouvelles générations afin qu’elles puissent disposer des armes intellectuelles pour s’attaquer de front à la caste stato-socialiste qui gère les démocraties occidentales.
Les mathématiques, comme d’ailleurs l’économie, me paraissent un outil de choix dans cette formation.
La rigueur mathématique, la précision des outils et du vocabulaire employés sont indispensables pour donner aux jeunes gens une partie des structures mentales qui leur permettront de penser par eux-mêmes, et sont également un précieux antidote au relativisme ambiant.
VeloDeus, chez Melodius.
Et c’est un prof de math français qui parle… Il nous explique ainsi la relation entre le faible niveau en mathématique et le socialisme, et nous entame la vieille ritournelle du “niveau qui baisse”. (Ça fait tellement de décennies que le niveau baisse que l’on doit être à présent en-dessous de zéro…)
Méfiez-vous des maths, la rigueur intellectuelle qu’elles vous enseignent risque de vous conduire au libertarianisme… Faites donc de la littérature, c’est plus socialo-communiste.
PS. En tout cas, il n’y a pas corrélation entre bon sens et niveau en mathématiques…
— 35 commentaires.

[Photo François Rousseau pour le calendrier Dieux du Stade, édité par le Stade Français, au bénéfice de l’association Les Amis de Tom].
J’aime vraiment beaucoup le rugby, allez donc savoir pourquoi… Publicité complètement gratuite : le calendrier 2004 du Stade Français est sorti.
Je me demande combien de calendriers, sur les 100 000 édités, sont vendus à des gays… Je suis sûr que lui (avec son côté Femme actuelle mâtiné de OK Podium) a déjà le sien.
— 16 commentaires.
J’introduis mon euro dans la fente du monnayeur, blindé comme un coffre de Fort Knox. La voix numérique au timbre nasillard m’interpelle “Veuillez introduire la somme exacte, attention, cet appareil de rend pas la monnaie”. Je fouille fébrilement le fond du porte-monnaie afin d’arriver à la somme de quatre euros, montant dont le décompte s’affiche sur l’écran au rythme de la chute des pièces. J’ajuste la hauteur du siège tournant. “Pour la prise de vue, appuyez sur le bouton vert”. Je m’exécute en me raidissant… Clac ! sans préavis, me voilà comme un lapin saisi par les phares d’une voiture sur une route départementale. “Si cette vue vous convient, appuyez sur le bouton vert, sinon appuyez sur la flèche haute”. Bien sûr que cela ne peut pas me convenir, j’ai le col de travers et les yeux mi-clos. Ça commence bien… Je rectifie le col, m’essaye à un port de la tête plus altier et un air plus martial (comprendre moins avachi). Bouton vert. Clac. C’est quoi cette blague ? Je suis tout de travers, j’ai une épaule plus basse que l’autre dans mon geste d’appuyer sur le maudit bouton vert en face de moi. Un message menaçant s’affiche en rouge sur l’écran : “3e et dernier essai”. Zut, plus le droit à l’erreur. Petite rectification sur la hauteur du siège, concentration, blocage de respiration. Bouton vert. Clac, les flashs dans les mirettes déjà épuisées. Plus de prévisualisation sur l’écran, juste la voix exaspérante qui m’indique que je n’ai plus qu’à attendre trois minutes mes portraits en couleurs de luxe.
Je me rhabille dans cet espace exigu, tire le rideau et sors. Je regarde l’appareil qui promet monts et merveilles sur papier Kodak. Une blonde artificielle, comme la machine n’a jamais dû en voir, sourit en quatre poses. Attendre dans ce couloir de galerie commerciale miteuse à la sortie du métropolitain, ouvert aux quatres vents, au milieu des flots croisés de toute la misère de la cité, aux portes de cette gigantesque boucherie des âmes qu’est la gare Saint-Lazare. Des petits beurs zonent avec bruit et insolence, tous bardés du logo de leur aliénation sociale. Mon regard est hypnotisé par la flèche rouge qui clignote à côté de la fente réceptacle. Quelle contenance tenir dans l’attente ? une vieille me regarde déjà avec un air suspicieux. Je fais mine de regarder la vitrine déprimante d’un marchand d’articles de voyage. Mais quels voyages sordides peut nous promettre cette gare ? Je surveille la cabine du coin de l’oeil. Ces minutes sont interminables.
Crrrrr… Bzzzzz… Plop ! Le quadri-portrait vient de tomber tout frais. Je m’avance, saisit l’objet humide soigneusement par les bords, je le regarde stupéfait. Qu’est-ce cela ? Mais ce n’est pas moi ! À qui appartient ce visage ? Je ne m’y reconnais pas. Je scrute le moindre détail et je ne lis que souffrance, qu’une infinie tristesse. Traîtres ! Remboursez ! Je hais les Photomatons !
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Ajout à 19:30. À la demande générale : photomaton.
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En 1981, la majorité des Français se montre en faveur de la peine de mort [rapport du Sénat]. Pourtant, le 18 septembre 1981, la peine de mort est abolie par vote de l’Assemblée. [Ré-écouter Badinter].
En 2004, la majorité des Français se montre en faveur de la liberté de mourir [sondage BVA du 18 octobre, 86 % des Français considèrent qu’il faut laisser au malade la liberté de mourir quand il le désire]. L’euthanasie est toujours interdite en France.
Le Premier ministre s’est déclaré, à l’occasion de l’affaire Humbert, opposé à une loi sur le sujet, estimant que “la vie n’appartient pas aux politiques”. Pourtant, 80 % des Français jugent utile une nouvelle loi sur ce sujet.
On peut parfois se poser des questions sur la démocratie telle que pratiquée ici, ou, pour le moins, sur le déphasage constant entre la société et les politiques qui gouvernent, entre un Badinter en avance sur son temps et un Raffarin en phase avec une France moisie, catho, passéiste et minoritaire.
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“Certains seront sûrement tristes d’apprendre que je ne suis plus là. Qu’ils se détrompent, je suis tellement heureux de partir ! C’est beau la mort quand elle est souhaitée et qu’elle arrive après des mois d’attente.” Ces mots d’apaisement sont ceux de Vincent Humbert dans son livre Je vous demande le droit de mourir. Plongé dans un coma profond et placé sous assistance respiratoire après que sa mère, Marie, eut tenté, mercredi 24 septembre, de mettre fin aux jours de son fils en injectant un barbiturique dans la sonde qui permettait de le nourrir, Vincent Humbert est décédé vendredi 26 en milieu de matinée dans l’unité de réanimation du Centre héliomarin de Berck (Pas-de-Calais). Les médecins ont choisi de débrancher le respirateur artificiel.
L’équipe médicale qui encadrait depuis trois ans ce jeune homme lourdement handicapé après un accident de voiture a expliqué, dans un communiqué, avoir décidé de “limiter les thérapeutiques actives compte tenu du tableau clinique, de l’évolution et des souhaits qu’avait exprimés à diverses reprises Vincent”. Cette “décision difficile a été prise collectivement et en toute indépendance”, soulignent les soignants.
(…) “La vie n’appartient pas aux politiques”, considère le premier ministre. “On ne peut pas gouverner ou légiférer pour des situations si spécifiques”, ajoute-t-il.
(…) En décembre 2002, lorsque Vincent Humbert avait écrit à Jacques Chirac pour lui demander “le droit de mourir”, M. Mattei s’était alors clairement opposé à l’euthanasie, estimant qu’il s’agissait d’ “une mauvaise réponse à des questions de souffrance, de solitude et d’abandon”.
(…) Christine Boutin (UMP), refuse, quant à elle, toute idée d’ “introduire une exception à l’interdit de meurtre. Cela ouvrirait la porte à toutes les dérives.”
Le Monde, Après la mort de Vincent Humbert, M. Raffarin se déclare défavorable à une loi sur l’euthanasie, Sandrine Blanchard, 27 septembre 2004.
Association pour le droit de mourir dans la dignité.
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Avec un scanner à plat, on peut s’amuser (j’aurais bien posé une autre partie de mon anatomie sur la vitre, mais je réserve cela pour plus tard…). Par contre, pour le renouvellement de mon passeport, je ne sais pas si ça va passer…
PS. Ce qui est le plus proche du réel est, bien sûr, la vue de gauche. Mais, essayez vous même avec un scanner, vous serez surpris des résultats… Enfin, ce n’est pas forcèment bon pour l’égo et il faut une certaine dose d’humour, comme avec les miroirs déformants à la fête foraine.
— 7 commentaires.
Cela faisait longtemps que je jalousais Karl Dubost qui montre ses fesses sur Internet. Aussi, comme mon postérieur n’est pas mal non plus, il me fallait en faire profiter la blogosphère toute entière.

P.S. Oui, oui, je sais, mon blogue deviens un peu olé olé ces temps-ci. Mais il s’agit juste de remonter un peu mon audience….
P.S. bis. Et bien oui, j’assume jusqu’au bout le côté exhibitionniste qu’il y a à tenir un blogue.
PS. ter. Vous ne saviez pas que je vous avez promis de ne rien vous cacher ?
PS. quater. 25/10. Heu, j’ai “mosaïqué” une partie de la photo… Restons décents ;-)
— 21 commentaires.
Jacques-Alain Miller, membre de la Cause freudienne, et Alain Fine, Président de la Société psychanalytique de Paris, freudienne orthodoxe, parlent dans Libération (Divisions du côté des analystes). Rien qu’avec des titres pareils, on a de la peine à les prendre au sérieux.
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L’élection de Monsieur BeauCul de la Blogosphère, ça vaudrait bien les Blogsdor ? Non ?
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Visiblement, Google ne m’aime pas et ne m’apporte quasiment aucun trafic. Ce n’est pas que cela me gêne (au contraire), mais j’aimerais bien comprendre pourquoi.
Par contre, AOL m’aime bien…
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Proposition pour le lexicoblogue.
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Le procureur de Boulogne-sur-Mer ouvre des informations judiciaires à l’encontre de la mère de Vincent Hubert, et de Frédéric Chaussoy, son médecin [Libération]. La mère de Vincent risque cinq ans de prison pour “administration de substances toxiques avec préméditation et sur personne vulnérable”. Le médecin risque la perpétuité pour “empoisonnement avec préméditation”.
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“Ineluctably as my weblogs drew more comments they drew more idiots.” Richard Evans Lee’s Computer Toaster, via le Diptère enragé.
Ce qui m’amène aussi à dire qu’un blogue sans commentaires n’en est pas vraiment un.
Rien à voir, si ce n’est la blogologie [étude du phénomène blogue], un texte qui sonne juste : Évolution de lecture.
[Correctif] Rendons à César… Le texte “Évolution de lecture” n’est pas de la Mouche mais de Stéphanie Booth.
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Avec Mac OS X (prononcer “ixe”, “ten” ou “dix”…), avec juste un réglage dans le panneau de préférences “International”, vous pouvez changer la langue du système : espagnol, gaélique, français canadien (!), espéranto, turque, vietnamien, catalan, finnois, polonais, arménien, grec, russe, hébreux, arabe, coréen, japonais, chinois (traditionnel ou simplifié, avec le plus grand jeu de caractères chinois de l’histoire de l’informatique), etc. Les applications disposant des ressources nécessaires héritent automatiquement de ce réglage. Et tous les types de claviers sont gérés.
Avec Windows XP, ça se passe comme ça.
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Définir l’essence d’un blogue, beaucoup s’y sont déjà attelés, avec plus ou moins de succès, tant la famille des blogues existants (blogosphère) recouvre une réalité riche et protéiforme. Pour parler du blogue, il faut savoir dissocier forme et contenu. Trop souvent, des auteurs s’engagent dans l’impasse en tentant de définir le blogue par les contenus. Cette approche est condamnée à l’échec, même si étudier les contenus est par ailleurs fort intéressant.
La nature des contenus n’a pas d’importance dans la définition du blogue, le blogue étant avant tout une forme de publication sur le Web. Un blogue peut héberger des textes, des liens, des images, des sons, des animations, etc. Il peut être mono ou multithématiques, personnel, associatif ou professionnel, d’un auteur unique ou collaboratif.
Caractères essentiels :
1. Le blogue est un site Web. Évidence première, mais cela mérite d’être précisé.
2. Le blogue est un site Web dont le lecteur attend une mise à jour plus ou moins fréquente. Le blogue n’est pas une forme statique de site, il est censé être régulièrement enrichi de nouveaux contenus.
3. Un blogue est constitué d’unités de contenu appelées “entrées” ou, plus particulièrement pour les textes, “billets”. [Sur un blogue, il n’y a pas toujours corrélation entre le concept d’entrée et celui de page].
4. La page d’accueil du blogue présente, intégralement ou en extrait, l’entrée la plus récente. S’il y a plus d’une entrée présentée sur cette page, elles sont généralement ordonnées par ordre chronologique inverse (entrée la plus récente en tête de page).
5. Les entrées sont datées, ou numérotées, ou possèdent tout autre repère de chronologie.
6. Les entrées anciennes sont archivées, de façon unitaire (une entrée par page) ou réunies en une page, par catégorie (si le blogue en possède), ou en une page par période temporelle (souvent par mois). En cas d’archivage unitaire, des pages de sommaire par catégorie ou par période temporelle peuvent être proposées. Les différentes entrées archivées peuvent également être liées entre elles suivant leur ordre de publication (précédent/suivant). Un blogue peut disposer de toutes ces méthodes d’archivage à la fois.
Si toutes ces caractéristiques sont réunies, nous avons à faire à un blogue (si vous trouvez une exception, je serais curieux de la connaître).
Caractères secondaires :
Il s’agit avant tout de fonctionnalités supplémentaires et facultatives offertes aux lecteurs.
- chaque entrée dispose d’un outil permettant au lecteur de laisser un commentaire public.
- en cas d’archivage non unitaire (une page/une entrée), un lien permanent via une ancre HTML permet de localiser chaque entrée sur une page d’archives.
- les entrées sont classés par catégories suivant leur contenu.
- le blogue propose des moyens alternatifs de consultation, comme les fils RSS à lire via un logiciel agrégateur.
- des systèmes de rétroliens, ou liens croisés, automatiques ou manuels, indiquent les éventuels liens externes sur une entrée.
- le blogue présente une blogoliste, une liste de liens recommandés vers d’autres blogues.
- Etc. (J’ai sûrement oublié des choses…).
Compléments :
Spirolattic : Stephanie Booth, Cest Quoi Un Weblog.
Pointblog : L’ABC du blog.
— 18 commentaires.
En déplacement en Bretagne. De retour bientôt.
— 3 commentaires.
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