journal de bord | écologisme

Citation du jour [samedi 24 juillet 2010]

Aujourd’hui, ce qu’on appelle « économie », c’est le pillage, l’épuisement du capital vital. On est gonflé d’appeler ça « économie » !

Rue89 : « Rabhi : “C’est la civilisation la plus fragile de l’Histoire” ».

Environmental Performance Index [jeudi 28 janvier 2010]

1. Iceland - 93.5
2. Switzerland - 89.1
3. Costa Rica - 86.4
4. Sweden - 86.0
5. Norway - 81.1
6. Mauritius - 80.6
7. France - 78.2
[…]
14. United Kingdom - 74.2
[…]
17. Germany - 73.2
[…]
46. Canada - 66.4
[…]
61. United States of America - 63.5
[…]
69. Russia - 61.2
[…]
121. China - 49.0
[…]
163. Sierra Leone - 32.1

The 2010 Environmental Performance Index (EPI) ranks 163 countries on 25 performance indicators tracked across ten policy categories covering both environmental public health and ecosystem vitality. These indicators provide a gauge at a national government scale of how close countries are to established environmental policy goals. The EPI’s proximity-to-target methodology facilitates cross-country comparisons as well as analysis of how the global community is doing collectively on each particular policy issue.

Yale University and Columbia University : “2010 Environmental Performance Index”.

Ça va saigner [samedi 23 janvier 2010]

L’été promet d’être chaud sur la Méditerranée. Si le capitaine Paul Watson met ses menaces à exécution, les navires Steve Irwin et Bob Barker, actuellement dans l’Océan Austral à la chasse des baleiniers japonais, viendraient taquiner les pêcheurs de thon rouge (Thunnus thynnus) sur la grande bleue.

Les pêcheurs méditerranéens ayant le sang aussi chaud que celui de leurs proies et une affabilité qui n’a rien de nippone, cela augure de violentes scènes de batailles navales.

“La Sea Shepherd Conservation Society a l’intention de se confronter avec les braconniers et ne cédera pas aux menaces et violences des pêcheurs. Nos campagnes de ces six dernières années en Océan Austral contre les baleiniers japonais nous ont donné l’expérience et la détermination pour faire face à la violence des braconniers partout dans le monde.”

(Pour ceux qui ne connaissent pas, la Sea Shepherd Conservation Society est un peu ce qu’est Act Up, le mouton noir, dans le paysage de la lutte contre le Sida — et Greenpeace serait Aides.)

Qu’il me soit permis de suggérer au capitaine Watson de ne pas oublier son gilet pare-balles pour naviguer en ces eaux chaudes.

Soyez écolo, tuez votre chat [lundi 2 novembre 2009]

Then there are the other environmental impacts of pets. Every year, for example, the UK’s 7.7 million cats kill over 188 million wild animals (Mammal Review, vol 33, p 174). That works out at about 25 birds, mammals and frogs per cat. Similar figures have emerged from surveys in the US and Australia. There is also a knock-on effect because cats feasting on wildlife can leave wild predators such as hawks and weasels short of food.

Every year the UK’s 7.7 million cats kill over 188 million wild animals. That’s 25 per cat.

[…] Cat excrement is particularly toxic. In 2002, it emerged that sea otters along the Californian coast are dying from a brain disease caused by Toxoplasma gondii. The parasite, which is found in cat faeces, ends up in rivers and estuaries thanks to cat owners who flush their cat litter down the toilet or allow their cats to defecate outside. Dolphins and whales are also affected.

New Scientist: How green is your pet?

Avec les amis [samedi 5 juillet 2008]

Exterminons les immigrés [jeudi 12 juin 2008]

Les chats immigrés représentent souvent une grave menace pour l’équilibre et la diversité des écosystèmes. Ce fut le cas pour la plupart des îles dans le monde entier.

Par exemple, aux Kerguelen :

Un couple de matous domestiques partageant l’existence des premiers hivernants des TAAF au début des années 1950 a en effet produit plusieurs milliers de descendants sauvages qui ont surtout fait d’irréparables dégâts sur l’avifaune endémique. Les millions de petits pétrels qui nichaient dans des terriers ont ainsi été décimés jusqu’à quasiment disparaître de la Grande Terre, ne subsistant que sur certaines îles préservées des rats, leur autre ennemi mortel.

Après une vaine campagne d’élimination dans les années 1970 où dix queues s’échangeaient contre une bouteille de Pastis, le génocide de félins a été suspendu, probablement pour mettre fin aux problèmes d’alcoolisme, sans plus de succès d’ailleurs…

[Les manchots de la République, Yann Libessart : “Petits meurtres entre amis”.]

Si le génocide félin a été provisoirement abandonné aux Kerguelen, il a été mené avec succès sur l’île de Baltra. Le Parc national des Galapagos a mené une campagne d’éradication de trois ans, afin de restaurer l’écosystème naturel et d’assurer la sauvegarde de l’espèce d’iguanes terrestres Conolophus subcristatus.

Les chats ont été tués grâce à des pièges mécaniques et des appâts de poisson empoisonné au fluoroacétate de sodium. Les gardiens du parc ont pu également donner libre cours à leur entraînement au tir au fusil.

Après ce succès, le programme d’extermination devrait être transposé à d’autres îles de l’archipel, comme Santa Cruz.

Source : Galapagos Invasive Species, “Eradication of feral cats from Baltra island.

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