Ne dites pas « Bouger », « Remuer » ou « Vibrer », mais dites “Shaker”.
“Dans mon restaurant, tous les verres et les tables ont shaké.” — Témoignage suite à un tremblement de terre, La Presse du 24 juin 2010.
“Je criais presque comme une folle « ça shake, ça shake ! Mon bureau shake j’vous dis ! », dit-elle.” — La Presse du 24 juin 2010.
“Rien senti au premier étage, mais mon chum s’est fait shaker au deuxième !” — Martine P., sur Twitter, 23 juin 2010.
“Les descentes du samedi étaient sublime, c’étais mou mais parcontre ça shake pas mal à haute vitesse.” — Forum, 2009.
“S’cusez si ça shake pas mal mais c’est chiant tenir le volant et une caméra d’une main pendant que l’autre shift.” — Forum, 2008.
“Moi ça shake pas mal en arriere aussi là, jva aller dégeler ça un peu je pense ben avant de scrapper mes bearings de roues…” — Forum, 2005.
“Si ton char roule tout croche au neutre pis ça shake pas mal c’est sûre que c’est un seal qui à petté, ça m’est arrivé l’an passé et un seal brisé = rebuilt.” — Forum, 2007.
“Ché que t’aime ca, sinon pourquoi ta tête shake comme ça.” — Chanson de Francis Belleau.
À l’oral, ne pas confondre avec “Checker”.
Noter qu’au Québec le mot “shaker” pour mélangeur, secoueur ou gobelet double est considéré comme un anglicisme à proscrire.
Étym. De l’anglais, to shake.
Le groupe Facebook typically montréalais of the day : Moi I speak le Franglais! - “For tous les people who parle the language of le Franglais. Franglais fait un big comeback ces temps ci. We want to encourager cette langue.”
Ne dites pas « La prise », mais dites “La plug”.
Ne dites pas « Brancher », mais dites “Pluguer” (ou “Ploguer”).
Ne dites pas « Débrancher », mais dites “Tirer la plug”.
— “C’est difficile de faire la coupure et pourtant, il faut être capable de tirer la plug ! Il ne faut pas laisser le travail envahir la vie privée.” — Nicole Hébert, psychologue, citée par La Presse du 8 février 2010.
Étym. De l’anglais, plug.
Ne dites pas « Une publicité », mais dites “Une plug”, ou “Une plogue”.
Ne dites pas « Faire la publicité », « Faire la promotion », « Vanter », mais dites “Faire la plug”, ou “Pluguer” (parfois “Ploguer”).
— “Et puis, hein, Montréal, c’est une grande ville, elle existait avant le Grand Prix de F1, elle existera après la fin de ces courses chromées qui servent à ploguer les grandes marques de la consommation mondiale…” — Patrick Lagacé, La Presse du 23 juillet 2009.
— “Puis je songe aussi à mes clients que j’aime bien ploguer de temps à autre (bonjour Claudelle) tel que ShoppingTVA ou à cet autre pilier de l’empire Quebecor Archambault ainsi qu’à Ice.com qui est la référence des sites de bijoux en ligne (scusez les liches pour mes clients, mais ils sont tout de même des incontournables).” — Michelle Blanc, plogueuse et autoplogueuse professionnelle, 13 novembre 2007.
Étym. De l’anglais, to plug. “To mention (a product, event, or establishment) publicly in order to promote it.”
Ne dites pas « Se concentrer sur » ou « Se focaliser sur », mais dites “Se focuser sur”.
— “Le patron du Blizzard tente par ailleurs d’installer une nouvelle philosophie au sein de sa formation. «Ce qu’on dit aux gars, c’est de ne pas focuser sur les résultats. Les clubs qu’on rencontre ne veulent pas de défaite, c’est ça qui les motive. Nous, on veut focuser sur autre chose.” — Le Soleil du 4 octobre 2009.
— “Ce que je veux chercher avec vous là, parce que vous avez touché à la fois l’ensemble du système, mais vous êtes les représentants des employés de Radio‑Canada, puis j’essaie peut‑être de vous ramener à se focuser sur Radio‑Canada.” — Michel Arpin, Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes.
Occasionnellement, vous pouvez recontrer “Se défocuser” :
— “Avec tout ces évênements, prends soin de toi et surtout je te souhaite de ne pas défocuser sur ton objectif poids.” — Commentaire de blogue.
— “T’es con, mais à la fois, tu me fais sourire et défocuser de ce qui m’angoisse.” — Commentaire de blogue.
Ne dites pas « la concentration », mais dites “le focus”.
— “De savoir qu’ils sont là et qu’ils vont me regarder, ça va m’aider à garder le focus. Ils sont vraiment importants pour moi.” — Le Quotidien du 10 février 2010, Marianne Saint-Gelais, patineuse.
Étym. De l’anglais, to focus on et a focus.
Ne dites pas « Faire le bilan » ou « Faire l’analyse » ou encore « Examiner après-coup », mais dites “Faire le post-mortem”, et mieux, avec un pléonasme, “Faire l’analyse post-mortem”.
— “Le Gestionnaire de projets Web […] Prépare le post-mortem, le rapport de fermeture et documente les leçons apprises.” — Ressources humaines de Bell Solutions Web.
— “Mener les post mortem de projet et avec l’assistance du/de la chef de projet, créer un rapport de recommandations afin d’identifier les éléments de projet qui ont connu un succès et ceux qui ont connu un échec.” — Agence de marketing Bam Strategy.
— “Coordonner les rencontres post-mortem.” — Agence web Activis.
[Rencontrer les morts, découvrir la vie après la vie, c’est la communication de demain.]
— “Celui qui a soutenu Michael Ignatieff lors de la course à la direction du PLC a laissé entendre que la performance de M. Proulx comme lieutenant sera évaluée dans un nécessaire post-mortem général. «La beauté d’un post-mortem, c’est que ça doit être entre nous», a-t-il dit en mentionnant que l’objectif ne sera pas de pointer quiconque du doigt, mais de comprendre «ce qui s’est passé lundi».” — Le Devoir du 21 septembre 2007, Guillaume Bourgault-Côté.
— “Quoi qu’il en soit, quand Gainey, cet après-midi, procédera au post-mortem de son équipe, j’espère qu’il dira les vraies choses.” — La Presse du 23 avril 2009, Michel Blanchard.
Étym. De l’expression anglaise, post mortem.
Ne dites pas « Je regarde » ou « Je vais voir », mais dites “Je check ça”.
— “Check moé l’beau bazou !”
Étym. De l’anglais, to check.
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