journal de bord | octobre 2009

Citation du jour [jeudi 1 octobre 2009]

Le silicone est à la lubrification anale ce que la Rolls Royce est à la voiture : ça coûte un peu plus cher, mais au niveau confort et sensations, c’est incomparable.

Ad Virgilium : “Ça glisse au pays des merveilles”.

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Le DGE à poil sur YouTube [vendredi 2 octobre 2009]

À la veille des élections municipales, le Directeur général des élections s’essaye à la vidéo virale pour lutter contre l’abstention.

Mais c’est plutôt le DGE qui aurait dû s’abstenir… la vidéo est juste minable et débilitante.

Les premiers commentaires ne sont pas tendres : “Mauvais au plus haut point”, “Tellement ennuyant que ça sert à rien de regarder ça. Jokes plates, mauvais acting…”, “Dire qu’on paie ces vidéos stupides avec nos taxes. Pas besoin d’un twit pour nous dire d’aller voter”, “Ce n’est pas rien que mauvais un peu. C’est terrible de payer des gens pour ça. C’est terrible que l’état paie pour ça”

P.S. Ça va faire parler dans la Province, Mongrain prend la mouche.

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Lolita censurée [vendredi 2 octobre 2009]

2009-brooke-shield.jpg

[Photo Garry Gross - 1975.]

Cette photographie de Brooke Shields est très connue. Plus que dérangeante, je l’ai toujours trouvée laide et vulgaire (le stylisme d’époque est à vomir). Mais qu’on le souhaite ou pas, elle fait désormais partie de l’histoire.

Reflet d’une époque, retour du fameux ordre moral, écho trouble de l’affaire Polanski, elle est aujourd’hui l’objet d’un débat en Grande Bretagne suite à une descente de police au musée Tate Modern qui comptait la montrer dans le cadre de son exposition Pop Life.

Cette photo a été exposée ce printemps à la Bibliothèque Nationale de France, sans faire parler d’elle.

L’irruption des forces de l’ordre dans les galeries d’art est inquiétant. En France, qu’advient-il de Henri-Claude Cousseau ?

A display due to go on show to the public at Tate Modern tomorrow has been withdrawn after a warning from Scotland Yard that the naked image of actor Brooke Shields aged 10 and heavily made up could break obscenity laws.

The work, by American artist Richard Prince and entitled Spiritual America, was due to be part of the London gallery’s new Pop Life exhibition. It has been removed from display after a visit to Tate Modern by officers from the obscene publications unit of the Metropolitan police.

The exhibition had been open to members of the Tate today before opening to the public tomorrow. A Tate spokeswoman confirmed that the display had been “temporarily closed down” and the catalogue for the exhibition withdrawn from sale. The work had been accompanied by a warning, and the Tate had sought legal advice before displaying it.

[…] Spiritual America is a photograph of a photograph. The original — authorised by Shields’s mother for $450 — had been taken by a commercial photographer, Gary Gross, for the Playboy publication Sugar ‘n’ Spice in 1976. Shields later attempted, unsuccessfully, to suppress the picture.

The Guardian: “Tate Modern removes naked Brooke Shields picture after police visit”.

In July 1978, at the age of thirteen, Brooke Shields made front page news in Photo Magazine. The young American film prodigy was promoting the film Pretty Baby directed by Louis Malle. In the magazine, a ten-year old Brooke is shown wearing makeup, her glistening body posed naked in a bathtub. The picture comes from a series taken by Garry Gross, an advertising photographer from New York who was regularly employed by Brooke’s mother to photograph her daughter, then a model with the Ford agency. At the time, Gross was working on a project for publication entitled The Woman in the Child, in which he wanted to reveal the femininity of prepubescent girls by comparing them to adult women.

Brooke Shields posed for him both as a normal young girl and in the nude, her body heavily made up and oiled, receiving a fee of $450 from Playboy Press, Gross’s partner in the project. Her mother signed a contract giving Gross full rights to exploit the images of her daughter. The series was first published in Little Women, and then in Sugar and Spice, a Playboy Press publication. Large prints were also exhibited by Charles Jourdan on 5th Avenue in New York.

Iconic Photos:”Brooke Shields by Gary Gross”.

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Interdire les lunettes de soleil [vendredi 2 octobre 2009]

Le député UMP du Nord Christian Vanneste a déposé, le mercredi 29 septembre, une proposition de loi visant à rendre illégal le travestissement, rapporte le blog Bug Brother.

Intitulé “proposition de loi visant à interdire l’ensemble des vêtements ou accessoires permettant de masquer l’identité d’une personne”, ce texte ne comprend que deux articles. Le premier stipule que “Toute personne allant et venant dans l’espace public doit avoir le visage découvert et porter des vêtements ou accessoires permettant aisément sa reconnaissance ou son identification.” Les carnavals sont cependant exclus de ce texte.

Nouvel Obs : “Christian Vanneste propose d’interdire les travestis”.

La parole est maintenant à la défense.

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Zoophilie sur la BBC [vendredi 2 octobre 2009]

Baisé par un perroquet.

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Bonne claque aux nonistes [samedi 3 octobre 2009]

Résultats du référendum irlandais.

Levons nos Guinness et autres Kilkenny ! Réjouissons nous !

67,13 % pour le “oui-yes-tá”. L’Irlande a retrouvé sa couleur, verte !

Assurément, un grand jour pour la démocratie et pour l’Europe. L’obscurantisme a été balayé.

En clair, on retrouve le niveau d’adhésion à l’Union du début des années 90, lorsque le miracle celtique commençait à peine… Personne, en Europe ou en Irlande, n’espérait un résultat aussi massif et incontestable. Les présidents polonais et tchèque, tous deux europhobes, n’ont plus guère d’autre choix que de signer la loi de ratification déjà votée par leur parlement respectif. La longue saga du traité de Lisbonne va donc enfin prendre fin, au grand soulagement de l’ensemble des États membres. Jean Quatremer.

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Aigreur noniste [dimanche 4 octobre 2009]

Au préalable, un peu de cette belle musique qui baigne mon optimiste dominical :

(Même si je regrette un peu l’étendue des concessions faites à l’Irlande.)

Ensuite, force est de constater que nos nonistes ont des aigreurs d’estomac…

Le parti du “non” a toujours été une coalition incongrue d’intérêts hétéroclites (pour reprendre l’expression de Koztoujours, avec qui il m’arrive de partager certaines valeurs). En 2005, nous avons vu l’alliance de vues du Front National, des souverainistes antieuropéens et catholiques du MPF, des néo-gaullistes du RPF, des libéraux et libertariens unis, de quelques socialistes perdus ou opportunistes (Fabius, Mélenchon, Peillon et d’autres), des communistes et de l’extrême gauche. Il ne manquait plus que quelques écolos pour faire du “brun vert rouge”. Une telle coalition était manifestement incapable de fournir un projet de traité bis. Toute promesse à cet égard relevait du mensonge et de la démagogie.

De même manière, en Irlande, nous avions vu en 2008 embarquer dans le même navire le Sinn Féin, les ultralibéraux, les communistes, les cathos antiavortement, etc.

Maintenant, les nonistes de gauche en sont à espérer d’un David Cameron (conservateur europhobe) ou d’un Václav Klaus (populiste ultra-libéral) pour torpiller la construction européenne à 27. Oui, ceux-là mêmes qui hurlaient en 2005 que le projet livrait l’Europe pieds et poings liés aux affres du libéralisme à coups de putes slovaques et plombiers polonais.

L’analyse d’Anatole Kaletsky est toujours exacte, la victoire du camp noniste serait un coup d’accélérateur pour la libéralisation de l’Europe et signerait la fin du modèle social européen.

C’est pathétique.

Allons, un peu de prose gaucho-noniste pour nous détendre :

Ces infects traîtres que sont Sarkozy ou Barroso, comme la valetaille médiatique qui est payée pour leur servir la soupe, savourent leur vengeance. Ils se réjouissent bruyamment et sans pudeur de la victoire de Leur Europe. Celle du pognon, celle des multinationales, celle de la concurrence libre et non faussée, celle de la croissance aveugle, celle du libéralisme. L’histoire jugera ces salopards et leur déni de démocratie. Elle jugera aussi leurs lâches complices, les “socialistes”, ces veules hypocrites qui font tout pour se prétendre différents, mais qui sont exactement les mêmes. […]

2005, furtif instant de grâce et de démocratie, accident industriel de la propagande à l’artillerie lourde, est effacé.

La “crise”, qui aurait pourtant dû ouvrir les yeux aux plus aveugles, et montrer en pleine lumière en quelle estime les politiciens les tiennent, et à quel point le système libéral est fiable et juste, n’aura servi à rien.

Quels cons, ces Irlandais !

Le blog de SuperNo : “Bien profond”.

À traiter les Irlandais de cons, nous voyons bien la conception de démocratie à géométrie variable de cet energumène confus et éructant.

P.S. Lire chez Jean Quatremer : “Après Lisbonne, de quelques considérations sur le référendum”.

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Désillusion [dimanche 4 octobre 2009]

Thomas Lecourbe, ancien militant de Désirs d’Avenir, qui a participé activement à la campagne dans le cadre de la Netscouade, semble bien dégoûté…

[…] Ce qui a fait le buzz il y a quelques semaines sur la sortie du site était secondaire. Le problème est plus profond que cela, et ce site est en fait la traduction publique de ce qu’elle vit et provoque depuis deux ans. Incapable de se créer des loyautés, car peu loyale elle-même, elle se retrouve isolée assez justement par tous ceux qui un jour ont cru en elle. Il s’agit de ses soutiens politiques certes, volages, mais surtout de son entourage proche. Ce second entourage est plus révélateur, car on ne saurait suspecter ceux-là d’être attirés par la lumière à laquelle ils n’ont d’ailleurs jamais prétendu. Cette distance, au-delà d’une attitude parfois ingrate, est surtout provoquée par un autre facteur : depuis deux ans, elle ne travaille pas.

Si le président-candidat d’en face connaît ses dossiers (même s’ils en tirent des projets auxquels je n’adhérerai jamais), Ségolène ne travaille pas plus depuis sa défaite, qu’elle a pourtant présentée comme un tremplin et une étape pour préparer la suite. […] Ce non-travail a comme conséquence ce qu’elle vit aujourd’hui : un discrédit total. Interrogez les gens non-politisés autour de vous et faites leur parler de Ségolène Royal. Si cette image peut être changée avec du travail, en bossant sur des dossiers et en faisant des interventions pointues, ce processus n’a jamais été en cours. Elle le considère comme secondaire et préfère briller par des coups…

Lors de l’été 2007, ses porte-paroles, relayés par les journalistes ont entretenu la musique sur le mode « elle lit beaucoup, écrit son livre, et travaille sur les dossiers pour la suite ». Chaque personne qui aura lu son livre « Ma plus belle histoire d’amour » et qui connaît un peu les plumes de son entourage reconnaîtra les « nègres » de chaque chapitre, dont ni l’écriture, ni le style sont uniformes. Chaque personne qui aura un jour lu un texte de Ségolène Royal elle-même aura reconnu que, à part l’introduction (ou la conclusion, je ne l’ai pas sous les yeux) de deux pages, aucune autre n’est d’elle !

Ensuite, j’ai personnellement été témoin de deux situations durant lesquelles je me suis vraiment dit qu’elle ne savait pas elle-même où elle allait, et qu’elle ne gérait rien. Je ne les détaillerai pas, mais ma conclusion a toujours été la même : « si elle n’est pas capable de gérer dix personnes, peut-on vraiment lui en confier 64 millions ? ».

Pourtant, j’ai, comme beaucoup d’autres et pendant longtemps, cru en elle comme personne. Nous étions là par conviction, mais aussi parce que nous avions confiance en elle. Cette confiance n’existe plus et continuer auprès d’elle serait par pur cynisme.

[…] Un beau gâchis en tout cas. Je ne renie rien de mes idées et mes convictions, mais il est évident que ce ne sont pas ces gens qui les mettront en application… […] Mais avant très très très longtemps, la France ne comptera aucun Président de la République issu du PS. D’ailleurs, seront-ils seulement au second tour en 2012 ? Sincèrement, je ne le crois pas…

Twistorama : “Un beau gâchis”.

Constat un peu tardif… (Dès 2006, je savais que Ségolène était une impasse pour le PS. Je l’ai dit, répété au cours des ans, et m’en suis pris plein la gueule de ségolâtres de tous horizons :-)

Enfin, nous dirons qu’il n’est jamais trop tard pour revenir de ses illusions.

Cela dit, en 2007, il y un proche de Ségolène qui faisait exactement les mêmes observations que Thomas, il s’agit d’Éric Besson. Un homme précurseur, assurément.

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Voyage, voyage [lundi 5 octobre 2009]

Je vais passer une petite semaine à Paris (merci pour le temps de chiottes). Si vous tenez vraiment à m’offrir une bière, c’est là que ça se passe, mercredi soir.

(Il sera aussi possible de m’apercevoir de ce côté-là.)

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Soprano à Montréal [jeudi 15 octobre 2009]

Ces entreprises [de construction] s’entendent pour truquer les appels d’offres publics et gonfler les prix. Avec la mafia en toile de fond, cette pratique serait maintenant généralisée dans la grande région de Montréal.

En février 2003, François Beaudry, conseiller au cabinet du sous-ministre des Transports, a reçu un appel d’un entrepreneur en construction. Celui-ci lui a prédit une journée à l’avance le résultat des appels d’offres pour 10 contrats d’importance, à Laval.

[…] Une enquête que Radio-Canada mène depuis quelques mois démontre qu’un petit nombre d’entrepreneurs contrôlent la majorité des gros contrats à Montréal.

[…] Et pour que le système fonctionne, l’intimidation et les menaces règnent. « C’est la mafia montréalaise, la mafia italienne montréalaise qui contrôle ce qui se passe à l’intérieur de la ville de Montréal au niveau de la construction routière. Il y a un contrôle, selon ce qu’on en déduit, d’environ 80 % des contrats », a dit le conseiller François Beaudry.

Ce système de collusion coûte une fortune aux contribuables. Les prix des grands travaux sont gonflés d’au moins 20%, selon des études internationales. Mais selon nos sources, en ce moment à Montréal, ce chiffre serait beaucoup plus proche de 35%.

Radio Canada : “Une collusion qui coûte cher”.

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Élitiste Twitter [jeudi 15 octobre 2009]

De fait, cela pourrait confirmer une chose : Twitter est un outil qui est très loin d’être universel, dont on peut retirer des bénéfices si l’on s’investit fortement dessus. Un outil, également, où l’on joue en public, pas dans des réseaux intimes. Autant de limites à un développement majeur. Les chiffres de publication, qui montrent une vraie loi de Pareto dans la distribution des twits, et une longue traine non infinie (beaucoup d’utilisateurs sans publication) montre que l’on assiste sans doute à une bulle.

Cela n’enlève rien à son intérêt, mais confine le phénomène Twitter à une sphère d’ultras, de digital living people, de deskers et geeks, de développeurs web et journalistes connectés, et mecs bossant dans la hi-tech. Pas du quidam, qui n’a rien à y faire.

Meilcour : “Twitter plafonne”.

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Mafia, béton et démocratie [vendredi 16 octobre 2009]

Selon Radio Canada, 75% du montant des contrats de construction de la municipalité de Boisbriand, au cours des cinq dernières années, étaient attribués à la société Infrabec, présidée par Lino Zambito.

Selon ses propres dires, la société Infrabec remporte 95% de ses contrats dans le secteur public (municipal, provincial, fédéral). Il semblerait qu’elle soit peu concurrentielle dans le privé.

Au printemps dernier, Lino Zambito, Sylvie Saint-Jean, maire de Boisbriand, et les deux conseillers municipaux représentant l’opposition, Marlene Cordato et Patrick Thiffault, se sont rencontrés au restaurant (italien bien entendu, Ristorante Piatti à Rosemère). Lino Zambito et Sylvie Saint-Jean souhaitaient convaincre l’opposition de ne pas se présenter aux prochaines élections municipales et de laisser ainsi la maire à son poste.

Sylvie Saint-Jean, mise face aux faits indéniables que les trois quarts de ses contrats de construction sont attribués à une même société et que le président de cette société a manœuvré pour la voir rester en poste, nie farouchement que l’entreprise Infrabec ait reçu un traitement de faveur, “Tous nos contrats ont été attribués par appel de soumissions publiques, conformément à la loi”.

Effectivement, le gros contrat de l’usine d’épuration de la ville (28 millions de dollars) a été attribué au terme d’un appel d’offres public comme la loi l’exige. Environ 20 entreprises auraient demandé le cahier des charges, mais une seule aurait répondu en fin de compte, Infrabec. Il ne serait pas déraisonnable d’y voir le résultat d’une entente de type mafieux comme il s’est vu récemment sur les marchés des sociétés d’asphaltage, car Infrabec est très loin d’être la seule société à savoir construire une station d’épuration sur la région du grand Montréal…

Sylvie Saint-Jean a toutefois admis avoir soutenu la proposition de Lino Zambito lors du repas avec les conseillers d’opposition (elle ne pouvait faire autrement, la rencontre a été enregistrée par Marlene Cordato) en expliquant qu’elle souhaitait épargner aux citoyens de sa ville les frais d’une élection (300 000 $). Curieuse et économe conception de la démocratie.

Le mois dernier, Louis Kemp, époux de Marlene Cordato, a été passé à tabac par des inconnus à son domicile. Mais il semble que Marlene Cordato ait tenu bon malgré les intimidations puisqu’elle se présente aux élections du 1er novembre et que ses enregistrements se sont retrouvés entre les mains des journalistes de Radio Canada…

Détail amusant, déniché grâce à Google, Lino Zambito était président d’honneur des fêtes du 35e anniversaire de la fondation de la ville (anciennement Sainte-Thérèse-Ouest) le 29 août dernier.

Alain Gravel de Radio Canada pose la question “Mais où vivons-nous ? Au Québec ou en Sicile ?”.

Grâce à quelques journalistes et témoins courageux, chaque semaine livre de nouveaux scandales touchant les marchés publics, les entreprises de travaux publics et de construction, les syndicats du bâtiment et leurs liaisons avec la Mafia italienne ou encore les Hells Angels. Le gouvernement de M. Charest se refuse à une commission d’enquête globale et préfère laisser agir la police au cas par cas, ce qui en dit long sur sa volonté d’éradiquer la corruption de la vie publique québécoise. Aucune réforme en profondeur des processus d’attribution de marchés publics, si aisèment contournés aujourd’hui, n’est non plus évoquée.

Au Québec, construire un pont, une route, une école, coûte de 20 à 35% plus cher qu’ailleurs au Canada. Au Québec, les infractructures sont dans un état digne d’un pays du tiers monde, les routes sont des champs de trous et les pont s’écroulent.

Et Sylvie Saint-Jean n’a pas, à cette heure, démissionné.

Pendant ce temps, le citoyen apathique assiste au spectacle et se détourne de la vie démocratique, “tous pourris”.

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Nouveau site Le Devoir [vendredi 16 octobre 2009]

Le quotidien Le Devoir vient d’accoucher (péniblement) d’un nouveau site web.

2009-design-ledevoir.png

Le premier truc qui consterne l’œil professionnel, c’est l’irrespect du code typographique (les apostrophes, c’est vraiment le service miminum à assurer…), les textes en vrac… ensuite, c’est… hmm… le bordel. Comment ne pas être désagrèable ? (En fermant sa gueule, je sais.)

Si tous les sites de quotidiens pouvaient être aussi élégants que The Guardian

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Gonzague devient vulgaire [dimanche 18 octobre 2009]

Je n’avais même pas remarqué ce billet chez Embruns (aka Le Capitaine / Laurent Gloaguen) et titré « Blogueurs vendus » quand j’ai commencé à recevoir des mails me disant « oh on parle de toi chez Embruns » alors je suis allé voir.

Le billet est plutôt fort, brut de décoffrage, mais c’est ce qui fait tout le cachet du blog, même s’il qualifie les blogueurs de quelques termes - j’ai vu surgir le mot putes sur Twitter – pas vraiment aimables.

Gonzague Dambricourt, 13 novembre 2007 : “Je suis une pute de luxe. Ou pas.

C’est beau l’argent, je le sais, peu de monde crache dessus ça aide bien dans la vie. Mais voilà tout accepter « parce que c’est l’annonceur qui veut », parce que c’est « bien payé ». C’est faire sa pute. Et encore je suis pas sûr que toutes les putes acceptent la sodomie juste parce que c’est payé 2000 euros (paraît que ça aide pas pour marcher haha).

[…] je n’ai rien contre les gens qui gagnent leur vie avec leur fesses blog, tant que c’est avec un minimum d’éthique et de respect de l’audience.

Gonzague Dambricourt, 18 octobre 2009 : “Un petit billet contre un gros chèque.

:-)

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Ironie de l’histoire [mercredi 21 octobre 2009]

Il n’est même plus drôle de taper sur Ségolène Royal, il n’y a plus personne pour la défendre. Et ceux qui ont cru à ce mirage politique ne sont pas les derniers à charger la barque.

Hier, l’émission Fréquenstar qui lui était consacrée n’a pas attiré un dixième des téléspectateurs. C’est dire l’ampleur de la désaffection.

Les chats, c’est plus intemporel que la politique. MORT AUX CHATS.

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Premier blog de France [mercredi 21 octobre 2009]

Parce qu’il se dit n’importe quoi sur internet, avec des chiffres erronés…

Parce que jeanmarcmorandini.com est un site média indépendant qui n’appartient à aucun groupe de communication contrairement à la totalité de ses concurrents.

Parce que jeanmarcmorandini.com dérange dans le petit monde du net et de la télé.

Parce que jeanmarcmorandini.com se bat, seul contre tous, face à tous ceux que nos informations et nos révélations dérangent chaque jour.

jeanmarcmorandini.com

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Camembert en conserve [jeudi 22 octobre 2009]

Le Québec est un pays de découvertes gastronomiques. Ainsi, nous y trouvons dans tout supermarché un produit français totalement méconnu en France : le camembert en conserve, à 4,99 $ (chez IGA). J’ai testé pour vous.

Camembert en conserve.

Camembert “Bonjour de France”, 125 g. Difficile d’ignorer qu’il s’agit d’un produit français…

Camembert en conserve.

Surprise à l’ouverture : le camembert est emballé dans un papier.

Camembert en conserve.

Seconde surprise : ça ne ressemble pas à un camembert.

Camembert en conserve.

De délicats arômes de poisson, une texture de cheddar, un vague goût de fromage. Direction rapide : poubelle.

Je n’ai pas été outre mesure étonné, c’est un produit de merde, succédané de fromage. Là où est le scandale, c’est l’appellation “camembert”, l’utilisation de l’image de la France, et, surtout, le fait que des industriels français se rendent complices de ce crime contre l’humanité le bon goût. Regardons l’étiquette de plus près :

Ingrédients : lait pasteurisé, crème, ferments lactiques, sel, présure, penicillium candidum.

Fromage pâte molle - Product of France.

Fabriqué par B.G. s.a.s ETA 52 247 - EMB 52 A - 52150 ILLOUD FRANCE.

FR 52 247 01 CE.

Illoud, c’est où ça ? Bien loin de la Normandie, nous sommes en Haute-Marne (52), dans un village de 300 habitants. Inutile de chercher bien loin qui se cache derrière “B.G. s.a.s”, Wikipédia donne l’indice immédiatement : “En 1956, Jean-Noël Bongrain invente après 5 ans de recherches le fromage Caprice des dieux. L’usine est toujours située à Illoud.”

Bongrain, le créateur de Caprice des dieux, mais aussi de toute une ribambelle de fromages industriels bien connus qui envahissent les linéaires de supermarchés, créés ces dernières décennies et vendus à grand renfort de marketing : Saint Albray, Cœur de Lion, Tartare, Saint-Môret, Saint-Agur, Boursault, P’tit Louis, Vieux Pané, Chamois d’or, Chavroux, Etorki, Fol épi, Pié d’Angloys, Le Rustique, Rambol, Bresse Bleu, Chaumes, etc.

Je n’ai pas trouvé trace du “Bonjour de France” (marque déposée en 1989) sur le site Web de Bongrain, n’en seraient-ils pas fiers ? Il est pourtant bien vendu via la filiale “Bongrain Export Overseas”, et on le trouve partout loin de la France, au Japon comme au Brésil.

Je souhaite qu’il y ait une loi pour obliger les industriels à manger leurs produits. Allez, une petite part de “Bonjour de France” pour démarrer toutes les réunions du directoire de Bongrain. Hmmmm, miam !

Le camembert “Bonjour de France”, c’est un peu comme des viticulteurs champenois qui vendraient du mauvais Crémant de Limoux en brique Tetra Pak sous l’étiquette “Champagne de France” pour faire du fric… La honte. Et une bien mauvaise image de la gastronomie française à travers le monde.

Après Lactalis et Isigny qui ont tenté de saboter l’AOC Camembert, on ne peut pas dire que le patrimoine gastronomique soit très défendu par les industriels français.

Ce billet est dédié à Karl.

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Mickael Vendetta est un homme généreux [vendredi 23 octobre 2009]

Mickael Vendetta et la Pauvreté.

Et le fait savoir.

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#cassoulet [vendredi 23 octobre 2009]

Ce qui choque en revanche, me choque en tout cas, c’est la qualification d’éditorialiste-cassoulet. Il suffit donc d’avoir un accent qui ne soit pas exactement parisien pour se trouver ramené au statut de quelque chose « cassoulet ». Si l’on est en colère, on peut y voir du mépris. Si l’on est de bonne humeur de la bêtise. Venant en plus d’une journaliste qui se dit en lutte contre la pensée unique et les discours formatée, l’utilisation de ce type de cliché fait douter de la libération complète de l’esprit.

Au passage, cette précision pas anodine: le Pays Basque n’a rien à voir avec le cassoulet.

Jean-Michel Aphatie : “Elisabeth Lévy encore, JeanSarkozy toujours”.

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Montréal-Palermo [vendredi 23 octobre 2009]

Allegations of corruption have been swirling like effluent through Montreal’s body politic in recent weeks, and today Montrealers have reason to wonder just how deep the muck really goes.

In a single day Thursday, Mayor Gérald Tremblay admitted in a report that he feared for his family’s safety. An opposition politician, who resigned Sunday over payments from murky backers, said a “Mafia system” controls Montreal city hall.

And the Quebec government, under relentless pressure to call a public probe into questionable ties between the construction industry and municipal officials, announced a beefed-up squad to root out corruption.

Collusion, bid-rigging, brown envelopes at city hall: The claims are enough to remind Montreal of its old reputation, coined almost a century ago, as “the rottenest city on the continent.” Or as one columnist put it Thursday, Palermo.

The Globe and Mail : “Police probes, Mafia allegations in the ‘Palermo’ of Canada”.

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Réponse du vieux berger [samedi 24 octobre 2009]

Il règne en quelque sorte sur la presse et, en apparence à son corps défendant, il est devenu le moralisateur en chef de fans éblouis par sa plume aussi dévastatrice qu’agile, son intelligence vitriolique et pervertie et son snobisme inclassable et inoxydable. Depuis des décennies, il entraîne ses lecteurs dans des voies savonneuses dont lui seul connaît les issues puisqu’il en définit lui-même les contours.

Monsieur Pierre Foglia, chroniqueur de son métier, est un janséniste à rebours, obsédé d’être systématiquement hors normes, hors pistes et hors catégories. C’est un séducteur abrasif qui, à la manière du carcajou, étripe ceux, nombreux, qui l’idolâtrent. Il fantasme publiquement pour ceux qui le font privément et sa posture est toujours celle du précipice.

Les cloaques, les zones marécageuses, les bouges de tous genres appartiennent aussi à sa géographie personnelle. Il avance sur des terrains minés, indifférent au fait que ceux qui le suivent religieusement perdent un membre dans l’explosion, car sa notoriété et son statut de gourou de tous les affranchissements le mettent, lui, à l’abri des dommages collatéraux. Il ne se mouille pas, il arrose. Par ses écrits, et avec quel style, il prend un plaisir sournois à semer le trouble dans les esprits. Les naïfs n’y voient que du feu, inconscients du mépris qu’il leur distille, et les pervers se régalent.

Le Devoir, Denise Bombardier : “L’intouchable” (non disponible en ligne).

Vous me dites snob; c’est épouvantablement vrai. Vous me dites pervers; c’est assez évident. Vous me dites lettré; vous exagérez à peine. Vous me dites intelligent, même très intelligent; j’en rougis, mais bon, j’eusse trouvé plus crédible que cela vienne de quelqu’un qui l’est aussi.

La Presse, Pierre Foglia : “Retouches (d’un intouchable)”.

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Montréal, ma ville [lundi 26 octobre 2009]

Ah, on parle de ma ville dans les médias français…

La liste est longue. Pots-de-vin pour contrats surévalués, financement illégal de partis, rôle quasiment reconnu de la mafia dans le bâtiment et la politique : à quelques jours des municipales du 1er novembre, Montréal est souvent comparée à Palerme.

Mais la particularité de la situation à Montréal est que les accusations de corruption visent aussi bien le parti du maire sortant que la principale forme d’opposition. Les révélations se sont succédées dans les médias, ces derniers mois, notamment autour de la personne de Tony Accurso, un riche homme d’affaires très présent dans le secteur du bâtiment. Il est soupçonné de faire partie d’un cartel de 14 entreprises ayant la mainmise sur les contrats municipaux, et pratiquant des prix supérieurs de 25 % à ceux du marché. Une partie de la surfacturation est suspectée d’avoir alimenté une caisse noire pour le parti du maire sortant, Union Montréal. L’homme d’affaire est aussi accusé d’avoir financé des voyages d’agrément pour plusieurs hommes politiques et de les avoir accueillis sur son yacht, ce qu’il dément.

Les scandales touchent aussi de près l’ancien numéro deux de l’opposition, Benoît Labonté, qui a reconnu, après l’avoir nié, avoir reçu des financements illégaux d’un entrepreneur en 2008. Il avait démissionné suite à ces révélations. Depuis, M. Labonté accuse à la fois le maire, Gérald Tremblay, mais aussi Louise Harel, la chef de file de l’opposition, d’avoir monté un “système mafieux” à la mairie pour financer illégalement les deux partis.

Le Monde : “À quelques jours des municipales, Montréal secouée par les scandales”.

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Blogopause [mercredi 28 octobre 2009]

J’ai voulu jouer au gros dur au début en me disant que c’était la rançon de la gloire mais je me rend compte que devoir se justifier, et rectifier tous les mensonges et calomnies que Gonzague Dambricourt, Maxime Valette et leurs quelques amis répandent sur la toile est impossible.

Je ne vais pas vous le cacher, cela m’affecte. Ce blog est pour moi une passion sincère et une véritable aventure que je souhaite continuer avec vous mais comme vous le savez, ce n’est pas mon activité principale. Je fais ça depuis 5 ans, sur mon temps libre, pour le plaisir, en plus de mon travail et je vous avoue que dans ces conditions, le jeu n’en vaut pas la chandelle. Je suis épuisé de devoir lutter avec tous ces inconnus qui m’agressent (virtuellement certes) à longueur de journée pour tout et n’importe quoi.

Je vais donc faire une pause de quelques jours, et me concentrer sur des activités plus constructives pour moi que de jouer le jeu de ces stars en devenir qui font leur buzz sur mon dos.

Korben : “Petite pause”.

La blogosphère manque d’amour et de sexe.

(Et je suis bien emmerdé, car, au risque d’en faire hurler certains, j’aime bien Gonzague et Korben — en fait, je devrais me surveiller, j’ai tendance à aimer tout le monde, je suis trop Peace and Love ces temps-ci.)

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Chasse au scientologue [mercredi 28 octobre 2009]

« Je doute qu’un tel jugement soit un jour prononcé au Québec, parce que cette discrimination systématique des mouvements religieux n’existe qu’en France », lance Jean Larivière, directeur des affaires publiques de l’Église de scientologie de Montréal.

M. Larivière n’est pas surpris que le tribunal de Paris ait condamné hier l’Église de scientologie de France et sept de ses dirigeants pour escroquerie en bande organisée. Selon lui, les Français, qui adhèrent à de nouvelles croyances, n’ont pas droit à une véritable liberté de religion.

La Presse, Catherine Handfield : “L’Église de scientologie de Montréal écorche la justice française”.

Il faut écouter Jean Larivière dans la vidéo qui est incluse, il dit ceci :

L’État français a mis en place un dispositif, un organisme public qui s’appelle la Milivudes et qui relève du Premier ministre et dont le but est de propager, d’inciter les pratiques discriminatoires et des poursuites sélectives contre les membres des nouveaux mouvements religieux. Pour eux, c’est comme normal. C’est comme chasser les juifs dans l’Allemagne ou en Russie.

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À bas le synthétique ! [mercredi 28 octobre 2009]

Guitar strings were originally made of cat gut.

(Dédicace spécial à M. Xave.)

Sinon, le chocolat, c’est bon.

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Étoile montante [mercredi 28 octobre 2009]

Parce que mes lecteurs ne savent rien du show business monde des Arts québecois.

Dotée d’une personnalité et dune allure ultra féminine, Elisabetta a insufflé du « glamour » dans le monde du spectacle québécois. Découverte en 2006, grâce a la populaire émission de télé-réalité « Loft Story », cette séduisante jeune femme a immédiatement conquis le coeur de tous. Née et élevée a Montréal, c’est au secondaire qu’elle découvre sa passion et ses dont pour les arts. A l’age de 15 ans, elle joue pour la première fois dans une pièce de théâtre et gagne un prix pour sa performance. Déterminée et pleine d’énergie, elle commence à prendre des cours de chant, de danse et d’art dramatique. A 17 ans, elle suit des cours d’art créatif au collège et, un eu plus tard, elle obtient son diplôme en design d’intérieur. Au fils des années, constamment animée d’une grande soif d’apprendre, Elisabetta suit de cours d’Espagnol et d’Allemand, de création de meuble et s’inscrit même à l’école de joaillerie de Montréal ou elle s’initie à la création de bijoux exclusifs ! Toujours passionnée par l’art dramatique, elle s’exerce avec des professionnelle afin d’améliorer son jeu. A l’heure actuelle, Elisabetta a déjà concrétiser plusieurs projets, mais ces en 2006, avec sa première expositions « Visage Divers », qu’elle accède a une grande visibilité en tant qu’artiste peintre. En 2007, sa chanson « Feel », re-mixée par MC Mario, ce place en 2ieme positions du palmarès top 10 Mixdown puis, en 2008, elle publie son livre : « journal intime dune lofteuse. ». Elle a tourné plusieurs vidéo-clips, a interprété une grande variété de rôle pour la télévision et le grand écran. Raffinée, distinguée et dotée de multiples talents, elle apparaît comme une des personnalités les plus avant-gardiste du Québec. Dans les mois à venir, Elisabetta sera encore plus mise en vedette par ses projets pour le cinéma et la télévision, ainsi que par son implication dans une nouvelle émission de télé-réalité et le vernissage de ces plus récentes peinture « Blond Icons ».

Site officiel de Elisabetta Fantone.

Via la Clique du Plateau, le blogue le plus drôle du Québec pour les Québécois. Et oui, bande de caves français, vous savez pas ce que ça veut dire “raffinement et distinction” au Québec.

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French Touch [jeudi 29 octobre 2009]

« Le journalisme en France a toujours été considéré comme une littérature », dit en entrevue ce journaliste qui donnera ce midi une conférence à l’Université de Montréal. « Cela donne des choses remarquables, comme la qualité d’écriture. »

Mais la presse française a toujours préféré le commentaire au strict rendu des faits. « Elle n’a jamais su vraiment garder ses distances avec les émetteurs d’information, dit M. Namias. Dans la tradition anglo-saxonne, on sait garder ses distances. Dans la tradition française, on a toujours eu tendance à considérer que moins il y avait de distance, plus il y avait d’information. »

[…] Mais la bonne nouvelle, estime M. Namias, est qu’avec l’internet, l’information finit par trouver son chemin. Il en prend pour exemple la récente polémique entourant la candidature de Jean Sarkozy, fils de 23 ans du président, à la tête du quartier d’affaires de La Défense. L’information avait été publiée discrètement dans les grands médias, avant d’être reprise en force sur l’internet. Face à l’indignation monstre que provoquait la candidature, les grands médias n’ont plus eu le choix de rapporter la polémique, au risque de déplaire au pouvoir.

« La liberté des uns rejaillit sur les autres, estime Robert Namias, qui se dit optimiste pour l’avenir. À un moment, un média dit institutionnel est confronté à la liberté des autres. Il risque de perdre toute crédibilité s’il ne se redonne pas sa liberté. »

La Presse, Judith Lachapelle : “Sarkozy, le pouvoir et la presse française”.

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Grippe espagnole et aspirine [jeudi 29 octobre 2009]

The high case‐fatality rate —especially among young adults— during the 1918–1919 influenza pandemic is incompletely understood. Although late deaths showed bacterial pneumonia, early deaths exhibited extremely “wet,” sometimes hemorrhagic lungs. The hypothesis presented herein is that aspirin contributed to the incidence and severity of viral pathology, bacterial infection, and death, because physicians of the day were unaware that the regimens (8.0–31.2 g per day) produce levels associated with hyperventilation and pulmonary edema in 33% and 3% of recipients, respectively. Recently, pulmonary edema was found at autopsy in 46% of 26 salicylate‐intoxicated adults. Experimentally, salicylates increase lung fluid and protein levels and impair mucociliary clearance. In 1918, the US Surgeon General, the US Navy, and the Journal of the American Medical Association recommended use of aspirin just before the October death spike. If these recommendations were followed, and if pulmonary edema occurred in 3% of persons, a significant proportion of the deaths may be attributable to aspirin.

Clinical Infectious Diseases, Karen M. Starko : “Salicylates and Pandemic Influenza Mortality, 1918–1919 Pharmacology, Pathology, and Historic Evidence”.

(Il est aujourd’hui recommandé d’éviter de dépasser 4 g par jour pour un adulte sans surveillance médicale (répartis en 4 prises). Une dose quotidienne de 30 g pour un adulte de 60 kg est mortelle.)

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O tempora o mores ! [jeudi 29 octobre 2009]

[…] Dans le mystère de la conception, si obscur, pense-t-on à cela ? Un enfant naît : pourquoi un garçon, pourquoi une fille ? on l’ignore. Mais quelle complication d’obscurité et de misère, si la nature a un moment d’incertitude, si le garçon naît à moitié fille, si la fille naît à moitié garçon ? Les faits sont là, quotidiens. L’incertitude peut commencer au simple aspect physique, aux grandes lignes du caractère : l’homme efféminé, délicat, lâche ; la femme masculine, violente, sans tendresse. Et elle va jusqu’à la monstruosité constatée, l’hermaphrodisme des organes, les sentiments et les passions contre nature. Certes, la morale et la justice ont raison d’intervenir, puisqu’elles ont la garde de la paix publique. Mais de quel droit pourtant, si la volonté en est en partie abolie ? On ne condamne pas un bossu de naissance parce qu’il est bossu. Pourquoi mépriser un homme d’agir en femme s’il est né femme à demi ?

Certes, mon cher docteur, je n’entends pas même poser le problème. J’indique seulement les raisons qui m’ont fait souhaiter la publication du Roman d’un inverti. Peut-être cela inspirera-t-il un peu de pitié et un peu d’équité pour certains misérables. Et puis, tout ce qui touche au sexe touche à la vie sociale elle-même. Un inverti est un désorganisateur de la famille, de la nation, de l’humanité. L’homme et la femme ne sont certainement ici-bas que pour faire des enfants, et ils tuent la vie, le jour où ils ne font plus ce qu’il faut pour en faire.

Médan, 25 juin 1895.

Émile Zola, lettre préface au livre “Tares et poisons : perversion et perversité sexuelles” de Georges Saint-Paul (alias Docteur Laupts).

Hors contexte littéraire, historique et scientifique, il fait bon d’utiliser une citation tronquée.

[Mis à part l’emballage “psycho-pathologiste” du docteur Georges Saint-Paul, très obsolète, la lecture du témoignage lui-même (à partir de la page 47) demeure fort intéressante.]

Et le même Juan Asensio de faire un grand saut de 1895 à 1977 et de réduire en “pétition réclamant la libération inconditionnelle de trois pédophiles” ce texte :

Les 27, 28 et 29 janvier, devant la cour d’assises des Yvelines vont comparaître pour attentat à la pudeur sans violence sur des mineurs de quinze ans, Bernard Dejager, Jean-Claude Gallien et Jean Burckardt, qui, arrêtés à l’automne 1973 sont déjà restés plus de trois ans en détention provisoire. Seul Bernard Dejager a récemment bénéficie du principe de liberté des inculpés. Une si longue détention préventive pour instruire une simple affaire de “moeurs” où les enfants n’ont pas été victimes de la moindre violence, mais, au contraire, ont précisé aux juges d’instruction qu’ils étaient consentants (quoique la justice leur dénie actuellement tout droit au consentement), une si longue détention préventive nous parait déjà scandaleuse. Aujourd’hui, ils risquent d’être condamnés à une grave peine de réclusion criminelle soit pour avoir eu des relations sexuelles avec ces mineurs, garçons et filles, soit pour avoir favorisé et photographié leurs jeux sexuels.

Nous considérons qu’il y a une disproportion manifeste d’une part, entre la qualification de “crime” qui justifie une telle sévérité, et la nature des faits reprochés; d’autre part, entre la caractère désuet de la loi et la réalité quotidienne d’une société qui tend à reconnaître chez les enfants et les adolescents l’existence d’une vie sexuelle (si une fille de treize ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire?) La loi française se contredit lorsqu’elle reconnaît une capacité de discernement d’un mineur de treize ou quatorze ans qu’elle peut juger et condamner, alors qu’elle lui refuse cette capacité quand il s’agit de sa Vie affective et sexuelle. Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit. Nous ne comprendrions pas que le 29 janvier Dejager, Gallien et Burckhart ne retrouvent pas la liberté.

Je ne sais pas si Jean-Paul Sartre est “l’un des plus infâmes salauds ayant déshonoré, en France, l’exercice de la pensée”, mais je crois deviner que ce Stalker est de cette eau qui fait les rinçures dans lesquelles se reflète notre époque souillonne, et pour deshonorer l’exercice de la pensée faut-il encore le pratiquer…

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Vox populi [jeudi 29 octobre 2009]

Certains voient dans l’expression libre qui se déploie sur internet […] une sorte de « voix du peuple », un « miroir de l’opinion ». […]

C’est oublier que de nombreux éléments nous indiquent au contraire que le « débat » en ligne est essentiellement animé par une infime minorité des internautes, qui se croit représentative alors qu’elle représente surtout elle-même, et qui, de surcroit, fait aussi partie des élites sociales du diplôme et du revenu, dont elle dénonce pourtant la mainmise sur le débat public.

Si internet constitue bien un réel progrès de la liberté d’expression par rapport aux médias traditionnels, on est encore très loin de la « démocratie numérique » car le débat en ligne est bel et bien aujourd’hui monopolisé par une minorité agissante.

Närvic : “Internet est-il la voix du peuple ?

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J’aime ma ville [jeudi 29 octobre 2009]

Montreal is a disgrace.

Maclean’s: “Montreal is a disaster”. “The once-glamorous city is now a corrupt, crumbling, mob-ridden disgrace. What went wrong?”

J’aime ma ville. Même si le pizzo tente de rivaliser avec la pizza. Et ce n’est pas rien de se croire dans un épisode des Sopranos lorsque l’on fait ses courses chez Milano.

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Potentiel hétérosexuel [vendredi 30 octobre 2009]

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Charmant tract trouvé ici.

Les parents ont la noble tâche d’être les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants. Les enfants sont exposés à différents messages concernant la sexualité. J’ai invité une équipe chrétienne à pourvoir une réflexion et des ressources concernant la question de l’identité sexuelle de l’enfant. C’est une occasion offerte aux parents et à tout adulte intéressé, de réfléchir à cette question pour mieux voir les enjeux et mieux accompagner les enfants. Venez en grand nombre.

Christian Lépine, paroisse de Notre-Dame-des-Champs.

Le curé Christian Lépine est directeur des études au grand séminaire de Montréal. Il y donne le cours “Vie chrétienne et sexualité” qui éclaire “la moralité de certains agirs humains: masturbation, acte conjugal, régulation des naissances, relations sexuelles hors mariage (entre jeunes ou adultes) homosexualité, pédophilie”. Dans la bibliographie suggérée, nous trouverons bien entendu cette vieille enflure de Tony Anatrella. M. Lépine officie à l’église Notre-Dame-des-Champs de Repentigny.

Michel Lizotte semble être un proche de la NARTH (Association Américaine de Recherche et Thérapie de l’Homosexualité. Ainsi, on le trouve sur YouTube interrogeant Joseph Nicolosi.

Journaliste, vulgarisateur et commentateur indépendant, Michel Lizotte M.A. s’intéresse principalement aux questions éthiques et morales qui touchent l’enfant, la famille et la société canadienne. Citoyen montréalais, il participe aux débats sur les grandes tribunes médiatiques en plus de militer pour la protection des droits de l’enfant.

http://www.narth.com/docs/fr_lizotte.pdf

Michel Lizotte a écrit un livre à compte d’auteur : “L’homosexualité : les mythes et les faits”. (Un opuscule qui se trouve dans les bibliothèques des bons collèges québécois.)

Il est par ailleurs être un habitué des conférences dans les paroisses québécoises : “Cours de défense contre les forces du Mal”.

J’ai appris beaucoup de choses sur moi durant cette conférence. En autre, j’ai su que j’avais fait un choix et que j’avais décidé moi-même d’être homosexuel et que si je ne m’en rappelais pas clairement, c’était sans doute que j’avais subi un traumatisme durant mon enfance. D’ailleurs sur ce point, M. Lizotte, qui utilise des métaphores aussi souvent que possible, avait dit que choisir d’être homosexuel, c’était de faire un mauvais choix de vie, tout comme une personne qui exerce un choix alimentaire. Entre le beigne et le yogourt aux pruneaux en guise de dessert, ne veut-il mieux pas choisir celui qui favorise le transit intestinal et qui contient les meilleurs ingrédients pour la santé ?

Le personnage a déjà été croisé par le journaliste Patrick Lagacé (qui adore les “nonos” et autres cinglés) en 2006 : “Michel vit en enfer”.

La pensée de Michel me parait bien résumée dans ce texte : “La tolérance, c’est suffisant !” (que le quotidien Le Devoir a accepté de publier le 15 décembre 2004).

Si vous avez le goût de “mettre le feu” à la paroisse de Notre-Dame-des-Champs le 9 novembre prochain… il y a un groupe Facebook dédié.

P.S. L’émission “Lumière du monde” du 13 avril 2009, produite par l’église catholique du Québec met en vedette M. Michel Lizotte.

P.S. bis. Ah, zut, le lien ne fonctionne plus, nous sommes redirigés sur des jeunes qui chantent au sous-sol de l’église Saint-Thomas d’Aquin… Sympathique, mais moins croustillant… On peut retrouver la vidéo via le cache Google (pour combien de temps ?).

Mise à jour, 11 h 30. Les conférences restantes auraient été annulées par la paroisse de Notre-Dame-des-Champs.

Mise à jour, 13 h 45. Patrick Lagacé en parle sur son blogue.

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Lumière du monde [vendredi 30 octobre 2009]

Émission “Lumière du monde” du 13 avril 2009, produite par le Service Communications de l’église catholique de Québec.

Cette émission, auparavant publiée sous l’URL :
http://www.ecdq.tv/fr/videos/b6a1085a27ab7bff7550f8a3bd017df8 sur ECDQ.tv,
le “portail médias” de l’Église catholique de Québec, a disparu pour des raisons inconnues (les voies du seigneur…). Peut-être un incident technique… Cette émission met en scène M. Michel Lizotte, dont nous avons parlé aujourd’hui.

Me refusant à la disparition du Web de cette vidéo, je me suis permis d’en faire une copie sur mon serveur.

Je crois que l’église catholique de Québec est redevable de quelques explications…

Vous pouvez faire part de vos questionnements à :

Jean Lortie - directeur, ECDQ.tv
Tél. : (418) 688-1211 poste 282
jean.lortie@ecdq.org

Cache Google du site ecdq.tv.

Page disparue du portail catholique ECDQ.tv, mais retrouvée dans le cache de Google.

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❤ Twitter List [samedi 31 octobre 2009]

C’est vraiment pratique ces listes Twitter.

Et on peut même voir dans quoi les gens vous classent.

(Je nie formellement avoir payé pour du sexe avec @mr_peer, ni être un soldat du Christ.)

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