Journal de bord

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Chunky Test

Quand mon époux n’est pas là, lorsqu’il m’abandonne pour le soir, je me livre aux délices de la gastronomie locale.

Lui étant un peu snob, il n’accepte à table que le meilleur de la cuisine française, fait de mes douces mains. Il me reste donc toute une culture culinaire nord-américaine à faire et je m’y emploie dès que l’occasion se présente.

Ce soir, influencé par la publicité télévisée (hélas pas trouvée en ligne), c’était Chunky, “côte de bœuf avec légumes”.

Campbell's Soup - Chunky

Campbell's Soup - Chunky

Campbell's Soup - Chunky

Accord mets-vin. Pour accompagner votre Chunky, “côte de bœuf avec légumes”, je pense qu’un Saint-Estèphe serait parfait. Je vous suggère ainsi un Château Calon-Ségur 2001 (187,25 $, code SAQ 11028287).

Est-ce que c’est bon ? Disons que vous n’avez aucune raison de vous étonner de ne pas trouver ce produit distribué en France.

Le point faible ? On cherche un peu les morceaux de viande sous les légumes… La photographie sur la boîte est clairement mensongère.

C’est sain ? Rien de choquant dans la composition. Des légumes, de la viande (enfin, fort peu), de l’amidon modifié de maïs, du glutamate monosodique, de la fécule de pomme de terre, du sucre, du chlorure de potassium, du caramel, de l’acide ascorbique et citrique. Probablement des OGM, mais ce n’est pas signalé, le Québec de Jean Charest trouve ça “trop compliqué et pas vraiment nécessaire”.

Eskimos et malbouffe

Les chefs des 14 villages du Nunavik se sont entendus, en collaboration avec les autorités de la santé du Grand Nord, pour lutter contre les gras trans dans les épiceries inuites. Il s’agit là de tout un tour de force puisque le terme « gras trans » n’existe même pas dans la langue inuktitut.

La Presse, Sara Champagne : “Le Nunavik s’attaque aux gras trans”.

Drame de la mondialisation

Des chats, des chiens qui meurent par milliers, des plaintes déposées par dizaines de milliers, des millions de boîtes d’aliments retirées du marché, l’affaire émeut l’Amérique du Nord depuis plus d’un mois. Le mystère est levé depuis hier, avec un aveu des autorités sanitaires chinoises : deux entreprises locales ajoutaient de la mélamine, un composant utilisé dans la fabrication de colle, de plastique ou d’engrais, à la pâtée destinée aux animaux, exportée sans contrôle.

Vers la mi-mars, alors que les animaux, des chats pour la plupart, mourraient comme des mouches aux Etats-Unis, une centaine de marques a été retirée du marché. Dans le même temps, l’Agence américaine de l’alimentation et des médicaments (FDA, Food and Drug Administration) avait reçu 17 000 plaintes de propriétaires d’animaux malades ou morts.

[Libération : “Des chiens et des chats américains victimes d’aliments chinois avariés”.]