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Face à face [mardi 5 janvier 2010]

Dans le contexte d’hyper-concentration médiatique dont le Québec est aujourd’hui victime, le seul antidote réaliste est de compter sur Quebecor pour éclairer les activités de Power, et sur La Presse pour suivre à la trace celles de Quebecor.

L’actualité.com, Jean-François Lisée : “Les Desmarais: un empire médiatico-bitumineux ?

Journal de marde [mardi 27 janvier 2009]

Le syndicat entend entamer au cours des prochains jours des moyens de pression économiques contre l’employeur. « On a l’intention de faire une guerre. Nous allons rencontrer les annonceurs du Journal pour leur dire qu’ils annoncent dans un journal de piètre qualité. Nous allons demander autant aux annonceurs qu’aux lecteurs de ne plus acheter de publicités et de petites annonces. Le Journal (produit par des cadres depuis le déclenchement du lock-out) n’est plus fait par des professionnels. C’est un journal de merde ! », a déclaré M. Leblanc.

La Presse, Tristan Péloquin : “JdeM, les syndiqués refusent les dernières offres patronales.”

Nul ne doute que le lecteur du Journal de Montréal saura faire la différence.

Lock-out au Journal de Montréal [lundi 26 janvier 2009]

La FPJQ s’inquiète sérieusement des conséquences du lock out des journalistes du Journal de Montréal sur la qualité de l’information à court et à long terme.

Communiqué de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.

Unes du Journal de Montréal.

Je suis moi aussi, comme la FPJQ, inquiet de l’avenir de la “qualité” de l’information.

Journal de Montréal, mauvais ragoût [samedi 24 janvier 2009]

Un vénérable membre de notre syndicat, connu pour sa circonspection et son acuité intellectuelle, a bien résumé la situation à laquelle nous faisons désormais face.

Il nous a rappelé avec émotion à quel point notre Journal est aujourd’hui dirigé par des cadres médiocres. Ces petits caporaux qui ne doivent leurs promotions qu’à leur à-plat-ventrisme devant le cadrillon-en-chef détruisent, jour après jour, la crédibilité de notre Journal.

Comment ? En publiant des conneries provenant des autres plates-formes de l’empire.

Souvenons-nous de la couverture de l’élection fédérale et des Jeux de Beijing par des journalistes anglophones des Sun, de l’astrologie électorale, des chroniqueurs pigistes minables sachant à peine écrire qui ont été embauchés dans la supposée page éditoriale, aux sports, aux spectacles, etc.

Oui, notre crédibilité a baissé. À qui la faute ? À Dany Doucet [rédacteur en chef du Journal de Montréal] et ses petits suiveux qui ont mis à la porte les porte-étendards de notre Journal. Pensons aux Michel Auger (avec et sans C.), Patrick Lagacé, Franco Nuovo et Brigitte McCann, pour ne nommer que ceux-là.

Le résultat de ces orientations déjantées est que notre Journal est devenu un ragoût indigeste qui perd des lecteurs pendant que nos concurrents voient leurs tirages augmenter.

[…] Congédions les cadrillons trop nombreux à nous empêcher de travailler et redonnons au Journal sa vocation, nous regagnerons de la sorte notre crédibilité et nos lecteurs: voilà la recette du succès, a dit notre collègue.

C’est fini.
Cela fait depuis presque deux ans que nous assistons à la préparation du lock-out.
Cela fait presque deux ans que des cadrillons incompétents sont nommés en préparation du conflit. Ils en mènent large dans la salle, bien imbus de leur importance de supplétifs.
Cela fait presque deux ans qu’on se fait donner des ordres par ces gens qui n’ont même pas les qualifications pour torcher les toilettes d’un Mc Donald.
Cela fait presque deux ans que nous gardons notre calme, en toute circonstance.
C’est fini, a décrété l’assemblée générale de mercredi.

Désormais, ce sera coup pour coup.

[Message du Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal, trouvé ici.]

La direction du Journal de Montréal a décrété un lock-out dans la nuit de samedi.

Dans une mise au point aux lecteurs publiée samedi dans le Journal, la présidente et éditrice du quotidien Lyne Robitaille explique que la décision était inévitable.

Mme Robitaille soutient que la partie syndicale refuse le dialogue et a choisi de livrer bataille pour préserver des privilèges qui appartiennent au passé.

[…] Mme Robitaille affirme que l’immense popularité d’Internet, tout comme celle des journaux gratuits et des chaines de télévision qui diffusent des nouvelles 24 heures sur 24, a eu des conséquences majeures pour les quotidiens payants, qui ont subi de fortes baisses de revenus.

La présidente et éditrice du Journal de Montréal soutient notamment qu’une semaine de travail de 30 heures sur 4 jours n’a plus de sens. Elle ajoute qu’il n’est plus possible de payer six semaines de vacances aux employés, à une fois et demi leur salaire régulier. Elle déclare également que le Journal ne peut plus fonctionner avec le même nombre d’employés.

La Presse Canadienne : “Lock-out décrété au Journal de Montréal”.

P.S. Rue Frontenac. “C’est finalement un clin d’œil à une source d’inspiration, Rue89”.

“253 employés du Journal de Montréal se retrouvent sur le trottoir”. Nouvelle forme de prostitution ?

Journal de Montréal [jeudi 13 avril 2006]

Je comprends mieux les écarts de qualité du Journal de Montréal : ils sont toujours bourrés.

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