Ce fut le premier (et probablement dernier) Paris Carnet version “boite de nuit”. À voir écrit “bar sexy” à l’entrée, j’aurais dû me méfier un peu. Mais, si la musique était trop forte et la fumée artificielle superflue, j’ai pas mal apprécié les mignons serveurs en tenue très, très légère. Nous fûmes chassés par le débarquement d’une trentaine de militaires en goguette particulièrement bruyants. J’imagine que certains pédéblogueurs vont regretter d’avoir loupé cette édition.
Si c’est possible, la prochaine édition aura lieu à La Passerelle, à priori plus calme et aéré (mais sans serveurs nus…).
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Une petite musique triste commence à m’envahir.
Bientôt le 17. Bientôt le 17 décembre. Que vais-je faire de ce 17 décembre ?
Me retourner et me transformer en statue de sel ?
J’ai appris la douleur de ce mois de décembre. À chaque fois, le même déchirement. Mais, cette fois-ci, bien que je sache que cela soit purement symbolique, j’ai le sentiment que la douleur n’en sera que décuplée.
Il y a 10 ans, on a placé un talent de métal brûlant dans ma main. Et là, Laurent, le moment vient de te demander “qu’as-tu fait de ton talent ?”. Mais le talent d’argent s’est oxydé, a perdu de sa brillance. Je n’ai rien su faire de cet héritage et je me sens misérable.
J’ai eu mon sursis, j’ai toujours su que j’étais en sursis. Mais qu’en ai-je fait ? À quelle aune me juger ? Combien de jours encore à passer au tribunal du miroir matinal à contempler ce visage presque étranger, si différent de celui qui devrait être à l’abri des regards.
Qu’est-ce cette douleur qui me fourrage les tripes, qui saisit mon souffle dans un spasme pénible, quelle est cette amertume douloureuse au bord des lèvres ? Je me sens comme une corde de violon torturée d’un archet en mineur, crissant une sorte d’élégie intemporelle et déchirante.
J’ai cru savoir, mais je n’ai rien appris. Quelle fatuité. Si ce n’est que nous ne sommes que des animaux condamnés à souffrir.
Vous n’imaginez pas mon sentiment affligeant de médiocrité. Ni même ma souffrance, pourtant si commune. D’autres ont connu, ou connaîtrons bien pire. C’est même avec gêne, retenue, scrupule, humilité, que j’ose évoquer cela, comme si ma souffrance mesurée à l’échelle des souffrances du monde se devrait d’être ordinaire et minorée. Mais c’est la mienne.
Mais je n’arrive pas à m’y faire. Et j’ai encore l’envie de hurler, un soir sous un pont de fer. Et j’ai envie de mettre fin à cet égrènement des jours inutiles. Si ce n’est que je vis encore dans le regard des autres, enfin de l’Autre, pour être exact. Mais j’ai parfois le sentiment que cette vie ne m’appartient que bien peu, étant un mort vivant. Et que du peu d’altérité que je puisse encore projeter, j’en fais bien peu.
Je suis vieux. Ce n’est pas une formule, une figure de style, un appel, juste une réalité. Je me sens vieux, très vieux. Cela veut dire que mon temps est passé, imparfait. Je suis vraiment vieux, et si vous ne l’êtes pas, vous ne savez pas ce que cela veut dire. Parce que vieux, ce n’est pas une question d’âge, c’est un problème de perspective.
C’est bientôt le 17 décembre. Le 17. Cela me hante, me torture. Je n’en dors plus. C’est comme un tocsin lugubre qui résonne dans ma tête.
S’il n’y a plus qu’un sentiment qui m’anime, c’est la haine.
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Ce mois de décembre est pour moi un mois de deuil. Vous n’êtes pas obligé de me suivre sur ce chemin. Aussi ce carnet va, probablement, subir un virage introspectif. Je m’en excuse par avance.
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2 heures du matin. J’ai mal.
J’aurai pas dû ouvrir ce tiroir. J’aurai pas dû regarder ces photos.
Merde, pourquoi est-ce encore si douloureux ?
Et où sont tes cendres, me voilà comme une folle pitoyable, à chercher dans de vieux cartons cette putain de boîte. Parce que cette nuit, c’est comme si j’avais besoin d’être en contact physique avec toi.
Putain, j’ai mal, c’est dur.
Et vous tous, vous êtes où ? Pourquoi m’avez-vous tous abandonné ? Pourquoi mon carnet d’adresses n’est-il fait que de biffures ? Salopards. Pourquoi suis-je le seul à rester ?
Putain de nuit.
L’autre jour, c’était le 1er décembre. Putain de merde, j’aime pas ces fêtes pitoyables. J’irai jamais manifester dans ces institutions de vautours de la misère. Moi, j’ai déjà donné.
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3 heures du matin. Je chiale comme une conne. Je ne veux plus vivre des nuits comme ça. Yves, j’ai besoin de toi, j’ai besoin de ton amour. C’est pas comme une couverture qu’on met quand on a froid, c’est beaucoup plus essentiel. J’ai viscéralement besoin de toi, même si je sais que je ne le montre pas souvent, enfin, pas démonstrativement, question de nature. M’endormir contre toi, en confiance, en tendresse, cela n’a pas de prix.
J’ai besoin de toi, parce que quand tu n’es pas là, je pars à la dérive, mes vieux démons me reprennent, et je sombre. Alors, que quand tu es présent, je sens ton regard. Tu ne me juges pas, tu me prends comme je suis, et tu dis m’aimer. Je suis convaincu et je m’abandonne à ce doux sentiment. Tu as beau savoir mes blessures et mes tourments, et pourtant, tu m’aimes. Y-a-t-il plus beau cadeau dans la vie ? Je l’avais déjà reçu une fois en partage, et j’en étais déjà fortuné, et je m’en estimais heureux, et tu m’as prouvé que cela n’était pas un “one shot”. Et tu as accepté d’être le “deuxième”.
Que dire de plus, si ce n’est que tu me manques, quand, comme ce soir, j’ai le “blues”. Dans la tournure anglo égocentrique “I miss You”.
Je t’aime.
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C’est vraiment dur.
J’ai fait des choix à l’époque, mais je ne les assume plus. Une telle proximité physique avec la mort, avec l’amour, comment s’en sortir indemne.
J’ai dormi avec un mort. J’ai passé une nuit enlacé avec le cadavre raidi de l’homme que j’aimais. Peut-être même que j’ai bandé. Pourtant, je ne suis pas un monstre. Ma plus belle nuit d’amour avec Marc, c’était le 18 décembre au soir. Même s’il était mort 24 heures plus tôt. J’ai longuement enlacé ce corps, je me suis déshabillé, j’ai fait une place dans le lit, et je me suis collé contre ce cadavre roide. Et je fus tellement heureux, tellement aimant.
Je l’ai aimé, autant mort que vivant, intensément. Qui va me jeter la pierre ?
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4 heures. Pourquoi vous livre-je tout ça ? Peut-être par ce que ça me libère. Mon amour est entier, complet. Mais en parler, quelle indécence. Comment me regarderez-vous demain ?
Alors, bien sûr, on ne se sort pas impunément de telle expérience, mais j’étais amoureux, jusqu’à la moindre fibre de son être. Et il vit encore en moi, dans mes veines. Par une extraordinaire symbiose, je ne suis plus moi-même, et je ne reconnais plus les traces du Laurent antérieur. Je suis désormais Marc et Laurent.
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Je vais me coucher. Demain, je serai autre. Je serai le Laurent conventionnel, avec ses blagues de pédé à deux balles. Le Laurent que tout le monde connaît, le Laurent du Navire, ou encore d’Embruns. Mais, je n’ai pas envie de me réveiller demain.
Pourtant, il me faudra bien me couler à nouveau dans ce monde fait d’hypocrisies, de faux-fuyants. Nous sommes tous immortels et les cimetières sont peuplés de gens indispensables.
Et peut-être serais-je demain à censurer tous ces billets de nuit insomniaque, qui livrent une intimité qui n’est pas mon ordinaire.
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Merci pour vos gentils mots, vos courriels, merci pour votre amitié. Je vais bien, l’orage est passé. Il y a de ces plaies qui parfois s’ouvrent à nouveau et ne cicatrisent jamais parfaitement.
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Un dossier sur X11 et les principaux logiciels qui y tournent (OpenOffice, The Gimp, PyMOL), ceux nécessitant Fink (Scribus, Denemo, Maxima, Scilab, Gnuplot), XFree86 et .xinitrc, KDE, Gnome, par Cyrile Delestre sur Adnpc.net [via Sylvain Carle].
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iTunes Music Store Canada, enfin. Et à 99 cennes canadiens la toune, c’est la boutique la moins dispendieuse. Mais les Québécois, fatigués de Céline Dion, attendent toujours ITMS Québec…
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Fuck the South. Une certaine radicalisation du dialogue nord-sud.
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Parce qu’il y en marre de cette méga-fête de la consommation à tout va, parce que mes oreilles n’en peuvent plus de ces sirupeuses mélodies qui envahissent le moindre magasin, parce que ces troupeaux lobotomisés d’acheteurs frénétiques dans les centres commerciaux me font peur, parce que maintenant Noêl commence dès le 1er novembre, parce qu’on en fait trop pour les enfants, parce que je suis athée : aux chiottes Noël.
Une seule solution : Boycott Christmas!
You know holiday shopping is offensive and wasteful. You know Christmas “wish lists” and “gift exchanges” degrade the concept of giving. You know Christmas marketing is a scam, benefiting manufacturers, stores, and huge corporations, while driving individuals into debt. You know this annual consumer frenzy wreaks havoc on the environment, filling landfills with useless packaging and discarded gifts.
Yet, every year, you cave in and go shopping.
The relentless onslaught of advertising exerts constant pressure. So do the unified bleatings of herds of shoppers, who call you “Scrooge” if you fail to enthusiastically join their ritual orgy of consumption. Friends and family needle you with gift requests, store windows beckon with shiny colorful packages, the same “classic” holiday jingles are piped constantly through every speaker in town.
How can you resist?
Join the Christmas Resistance Movement!
Et, pitié pour nos yeux, arrêtez avec vos habillages de blogue spécial Noël…
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Au l’aut’ zy-va, ta rom en maillot de bain fraise. Mon lascar, si tu m’les petes, j’te tire ta meule ou ta meuf… t’as le choix dans la date.
Karl Dubost, (qui a un gros nez en grand angle).
P.S. Il y a toujours des trucs amusants à trouver chez Flickr, comme cette sécheuse à linge, mais on y trouve aussi ça (6887 photos!) et ça (1021 photos).
P.S. bis. Trop mignon (le IBook, bien sûr).
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J’avais déjà entendu parler du drame de l’école polytechnique à Montréal où 14 étudiantes furent assassinées par un tireur fou. Mais je n’étais jamais tombé sur la lettre de l’auteur de la tuerie, Marc Lépine (les passages mis en relief le sont par moi), je n’avais aucune idée de ses motivations :
Excusez les fautes. J’avais 15 minutes pour l’écrire.
Voir aussi Annexe
Veuillez noter que si je me suicide aujourd’hui 89/12/06 ce n’est pas pour des raisons économiques (car j’ai attendu d’avoir épuisé tout mes moyens financiers refusant même de l’emploi) mais bien pour des raisons politiques. Car j’ai décidé d’envoyer Ad Patres les féministes qui m’ont toujours gaché la vie. Depuis 7 ans que la vie ne m’apporte plus de joie et étant totalement blasé, j’ai décidé de mettre des bâtons dans les roues à ces viragos.
J’avais déjà essayés dans ma jeunesse de m’engager dans les Forces comme élève-officier, ce qui m’aurais permit de possiblement pénétrer dans l’arsenal et de précédé Lortie dans une rassia. Ils m’ont refusé because associal. J’ai donc attendu jusqu’a ce jour pour mettre à exécution mes projets. Entre temps, j’ai continué mes études au grès du vent car elles ne m’ont jamais intéressée sachant mon destin à l’avance. Ce qui ne m’a pas empêché d’avoir de très bonnes notes malgré ma théorie de travaux non remis ainsi que la carence d’étude avant les examens.
Même si l’épitète Tireur Fou va m’être attribué dans les médias, je me considère comme un érudit rationnel que seul la venu de la Faucheuse on amméné à posé des gestes extrémistes. Car pourquoi persévéré à exister si ce n’est que faire plaisir au gouvernement. Etant plûtot passéiste (Exception la science) de nature, les féministes ont toujours eux le dont de me faire rager. Elles veulent conserver les avantages des femmes (ex. assurances moins cher, congé de maternité prolongé précédé d’un retrait préventif, etc) tout en s’accaparant de ceux des hommes.
Ainsi, c’est une vérité de la palice que si les Jeux olympiques enlevaient la disctinction Homme/Femme, il n’y aurait de Femmes que dans les compétitions gracieuses. Donc les féministes ne se battent pas pour enlever cette barrière. Elles sont tellement oportunistes qu’elles ne négligent pas de profiter des connaissances accumuler par les hommes au cours de l’histoire. Elles essai toutefois de travestir celles-ci toute les fois qu’elles le peuvent. Ainsi l’autre jour j’ai entendu qu’on honoraient les canadiens et canadiennes qui ont combattus au front pendant les guerres mondiales. Comment expliquer cela alors que les femmes n’étaient pas autorisés à aller au front ? ? ? Va-t-on entendre parler des légionnaires et galériennes de César qui naturellement occuperont 50 % des effectifs de l’histoire malgré qu’elles n’a jamais exister. Un vrai Casus Belli.
Désoler pour cette trop compendieuse lettre.
Marc Lépine
Annexe
(Suit une liste de dix-neuf noms)
Ont toutes Failli disparaitre aujourd’hui. Le manque de temps (car je m’y suis mis trop tard) à permis que ces féministes radicals survives.
Alea Jacta Est
Rosalie, âgée de 11 ans, revient sur l’histoire dans Les petits carnetiers du Devoir : Je n’étais pas née le 6 décembre 1989.
P.S.
À lire : Quinze ans, quatorze femmes et tant d’autres… par Micheline Carrier.
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Il faudrait vraiment que je pense à publier les photos de mon dernier voyage…
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Ça va faire jaser dans les chaumières…
P.S. D’un autre côté, pour les connaisseurs, celle-là n’est pas mal non plus…
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In other news, I’m just back from a mini-conference about blogs and journalism organised by Six Apart.
I feared it would be a “buy some Typepad” fest geared towards journalists who don’t know better, but it turned out alright. Nothing ground-breaking for the few veteran bloggers in the room, but a fine way to show journalists that they needn’t fear The Blog (they will be eventually assimilated anyway).
Heck, it even turned out bloggable. Or at least the conversations we had around drinks after the talks, did.
Michel Valdrighi, Wordpress Contributing Developper.
Dans un salon du Méridien Étoile, je discute en compagnie de Michel avec un charmant monsieur bavard, responsable du marketing SixApart en France. Derrière lui, surgit la haute et massive silhouette de LLM. Ce dernier se penche :
— Heu, Olivier, tu sais à qui tu parles ?
— Ce Monsieur, oui (désignant Michel), mais ce Monsieur (me regardant), heu… non.
— C’est bien ce que je pensais. Rhââaa, j’aurais dû te briefer au début ! J’espère que tu lui a pas dit trop de choses, tout va être blogué demain.
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[Billet déplacé : Christian Vanneste, député UMP du Nord.]
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Place de la Concorde, par fortune matutinale, j’ai salué Maître Éolas, qui, sur sa bicyclette, affrontait les rigueurs de l’hiver et les aléas de la circulation motorisée en aventurier urbain et téméraire. La capitale est un village.
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Choquant ?
J’ai ressenti un petit malaise en découvrant la une du France Soir d’hier.
Limiter la portée de la loi à la seule liberté des Grosses têtes de RTL de pourrir les ondes et de faire rire grassement les bovins…
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Parce qu’il n’y a pas que Movable Type dans la vie, il est bon de noter que pour WordPress, il y a une nouvelle arme anti-spam : Spam Karma. Un genre de SpamAssassin pour blogue.
D’ailleurs, Six Apart devrait se remuer un peu le cul sur le sujet (si l’on m’autorise l’expression)… Ne serait-ce que pour pouvoir gérer une black-list de mots-clés sur les champs URL et E-mail des commentaires… Parce que le “IP Banning”, ça ne sert à rien (c’est même déconseillé). Mais bon, il semblerait que tous les développeurs de la maison travaillent sur TypePad…
Quant à TypeKey, nous dirons bientôt RIP à cette fausse bonne idée, et nous retrouverons nos templates qui ne feront plus un kilomètre de long avec plein de boucles conditionnelles.
San Mateo, we’ve got a problem.
P.S. Dans l’état actuel de la technologie, j’avoue que j’ai des difficultés à recommander MT à un nouveau venu. Le spam est le problème n°1. Et la solution de Jay Allen n’est pas satisfaisante. Il y a vraiment péril en la demeure. Le développement d’un hybride dynamique-php, je n’en ai franchement rien à foutre, et j’estime que c’est une grosse verrue dans le produit. Movable Type n’a pas à se placer sur le champ de bataille de la concurrence, mais, au contraire à cultiver sa différence. Je préfère un produit pur, simple et fonctionnel, à un mille-feuilles de fonctionnalités censé plaire à tout le monde et ne satisfaire personne.
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C’est vrai que des billets comme ça, on ne s’en lasse pas.
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Elle écrit votre blogue pendant un mois pour un Treo 650.
(Si ce n’est pas de la prostitution, ça… ;-)
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Lu chez l’homme au chapeau rond :
Or donc, jétais abasourdi à lidée de représenter la FrancoBlogoSphere, ou plus affectueusement blogobille. Abasourdi, parce que je ne fais pas partie de la blogeoisie (même si une fois jai correspondu par mail avec une blogstar), parce que franchement ce nest pas pour mes écrits que BoingBoing me linke (jaurais mieux compris si mon Blog Moleskine était nominé), et puis surtout abasourdi, parce que même maintenant je ne vois pas de raison pour laquelle mon blog serait meilleur quun autre. Mais ça
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<sexe+private joke>
Il est quand même plaisant de voir de jeunes gens tout aussi ouverts. Je ne désespère plus de l’avenir de la France.
(Tiens, j’ai pensé à toi.)
</sexe+private joke>
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COULTER: They better hope the United States doesn’t roll over one night and crush them. They are lucky we allow them to exist on the same continent.
COULTER: We could have taken them [Canada] over so easily.
COULTER: They don’t even need to have an army, because they are protected, because they’re on the same continent with the United States of America. If we were not the United States of America, Canada — I mean, we’re their trading partner. We keep their economy afloat.
ELLIS HENICAN [Newsday columnist]: We share a lot of culture and a lot of interests. Why do we want to have to ridicule them and be deeply offended if they disagree with us?
COULTER: Because they speak French.
COLMES: There’s something else I want to point out about the French. Is it’s fashionable again on your side to denounce the French.
COULTER: We like the English-speaking Canadians.
[Media Matters For America : Coulter, Canada is “lucky we allow them to exist on the same continent”.]
L’arrogance étasunienne n’est pas un mythe.
[Via 404.]
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Cochonou se lance sur le marché des prétranchés. Première marque sur le segment des saucissons secs traditionnels (source Nielsen CAM 06/2004), Cochonou lance une gamme de prétranchés : saucisson sec, rosette et miche au poivre vert seront désormais présents au rayon prêts à consommer, au prix moyen de 1,90 €. Deux constats expliquent ce choix : le saucisson prétranché représenterait 18,3% du volume total de la saison (Nielsen 06/2004) et, selon Secodip, 38% des consommateurs de ce marché achètent à la fois des pièces entières et du prétranché.
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Bon, le blogue, ça devient trop “mainstream”, il va falloir que je trouve autre chose…
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TypeKey existe désormais en français (et aussi en japonais, en espagnol, en allemand et en néerlandais).
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Steph nous propose un intéressant test de plateformes de blogues (dont de nombreuses francophones) : Hosted Blog Platform Test Write-Up. Mais, justement, pourquoi cet article est-il écrit en anglais ?
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Loïc Le Meur a les couilles qui chauffent.
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Follerie.com proposé par Tommy Lajoie de Shawinigan (attention, langage vulgaire en sacrament). Ne manquez pas les aventures de Batman et Robine (Windows Media Player, 3,2 Mo).
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Je ne sais pas qui cela peut intéresser, mais je commence à publier mon carnet de voyage sur le CMA-CGM Tage de Anvers à Montréal.
Fil RSS pour suivre cette publication.
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MT Plus Comment Spam Equals Dead Site. Allo, San Mateo ?
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Paris n’est plus qu’une ambiance happée par cette attitude sécrétée par la caste des contestataires consensuels aisés, les politicards capitulards, et les pubards pédérastes (et leur bouillon de culture suppurant des
backofficesbackrooms); la subversion sans prise de risque du plus grand nombre, la rébellion tout en atonie, la révolte tape à l’oeil faite de poudre aux yeux.
M. X***
Quand on trempe sa plume dans la merde, on a inévitablement un style de chiottes.
(Et nous ne dirons jamais assez que l’abus de Dantec nuit gravement à la santé mentale).
P.S. Merci George(S). :-)
Morceaux choisis :
Se faire taxer de ’infréquentable’ par un pasionaria zanartiste de sous-pubard friqué de l’espèce pédaloïde chemise brune (en proie à de forts dérèglements hormonaux ainsi qu’une hyprocrisie aiguë dont ce triste sbire est, sans aucun doute, une espèce de fleuron), qui se terre dans sa boîte de com’ où il tripatouille son iMac quand il n’est pas en train de se taper des gueuletons de roi au café équitable de son quartier aisé, est le genre d’éloge dont je suis particulièrement friand.
[28/06/2004]
Une bonne partie de cette carnetosphère française est habitée par une faune rouge-brune-verte composée de nazillons et autres bobos-Eichmann en herbe qui pérorent sans cesse au sujet de la respectabilité des uns et le caractère fréquentable des autres. Leurs jacasseries et leurs piailleries ne font plus qu’un bourdonnement en bruitage de fond avant de tomber, de façon très appropriée, à côté de la plaque qui leur sert de couvercle d’égout à travers lequel coulent les suintements diarrhéiques de leur banqueroute intellectuelle. [04/07/2004]
Face à ces véhiculeurs du néant et leurs carnets trop lisses et transparents, il était grand temps de maculer ces écrans d’ordi d’un peu de sang, d’un peu de foutre, un peu de gras, un peu de chair, et un peu de haine avant de les percer de quelques coups de canif, ou si vous préférez, de les trucider au cutter façon 9-cube.
[14/07/2004]
El le dimanche, M. X*** fume de la moquette :
Transe textuelle - Il est primordial de mettre au point des textes qui résistent à toute tentative d’interprétation sous forme d’images (télévisuelles, cinématographiques ou autres), le palimpseste de l’esprit étant le seul support susceptible de les restituer à leur juste valeur. L’accoutumance procurée par ces textes s’avère nettement plus forte que celle de n’importe quel élixir, n’importe quelle substance illicite.
P.S. bis. Oui, je sais, je fais les poubelles… Mais comme nous en conversions hier soir avec mon ami Georges, c’est tellement ennuyant la blogosphère depuis quelques temps.
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Chez Loïc : Obligé d’être neutre ? Comme quoi blogue et business ne font pas toujours bon ménage…
Mais, à part quelques petits écarts, ça fait déjà des mois que le Loïc est bien neutre et fade, à la limite du désintérêt, à force d’auto-censure. Et c’est bien dommage, car une source à polémiques qui se tarit et toute ma blogosphère est dépeuplée. Rendez-nous le Loïc de U-blog !
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J’en reste sans voix.
(Et non, je ne dirais toujours pas que le Beaujolais primeur, cest de la merde.)
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Lu chez le Padawan-In-English :
They could just agree on an extension of the robots exclusion protocol, with a granularity of a web page, not just a site. The idea is to agree on a simple comment string that would mark, in a page, zones that the search engine should not index.
Je vote pour, et même au-delà du cadre du spam.
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Contrairement à la rumeur qui se répand, non, je suis ne suis pas l’auteur du vrai-faux-blogue d’Alain Juppé.
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Vous pensez que les flics lisent les blogs ? [via Charles].
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Situation de crise pour Movable Type : réaction de Six Apart par la voix de Jay Allen.
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Plutôt que de s’engager dans des spéculations oiseuses, Chryde a eu un réflexe de journaliste : juste passer un coup de fil.
P.S. Même TF1 s’y met : Juppé se libère sur son blog.
P.S. bis. Par ailleurs, je fus l’un des très rares à affirmer, dès hier, qu’il y avait bien l’ex-Premier ministre derrière ce blogue. Ainsi, j’écrivais chez Pointblog : “Tellement pitoyable que je ne doute pas une seconde : oui, c’est bien le blogue de Juppé.”
;-)
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Dans le quotidien 20 Minutes, le député UMP Christian Vanneste remet une couche :
— Les messages mécontents qui me sont adressés viennent du 4e ou du 16e arrondissement de Paris. De retour dans ma circonscription, je vois le décalage entre le parisianisme et le provincialisme. Dans le Nord, on me dit que j’ai fait preuve de bon sens ! Quand il y a des manifestations comme la Gay Pride, beaucoup sont révulsés.
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Je viens de terminer la publication de mon carnet de voyage sur le CMA-CGM Tage, de Anvers à Montréal.
Je dédie à la fille de Québec mes photos du lundi 15 novembre.
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10 ans. Et c’est comme si c’était hier.
Je me souviens des bonnes âmes : “tu verras, avec le temps…”.
Justement. Je ne vois pas.
Vous m’avez insulté, vous avez méprisé ma douleur il y a dix ans en laissant entendre qu’avec le temps, qu’avec le temps, va, tout s’en va, qu’on oublie le visage et l’on oublie la voix.
Mais non, non, ce n’est pas vrai. D’ailleurs, qu’en saviez-vous pour le dire ? Rien. Rien du tout, si ce n’est de vous rassurer vous-même dans votre confort intellectuel et égotiste, et d’éloigner vos propres démons. Quand on ne sait pas, on ferme sa grande gueule.
Ne dites jamais à un endeuillé “avec le temps…”. Il n’y a pas de pire insulte, de crachat au défunt et de mépris au vivant. Fermez votre clapet à merde plutôt que de dire des conneries. Un regard, juste un regard. De la sympathie, une tape sur l’épaule, rien de plus. Enfin si, mieux encore, une plaisanterie bien grasse qui fait rire, si vous en êtes capable. Car il n’y a rien à dire, surtout pas de platitude, de lieu commun ou de cliché.
Putain, 10 ans.
Mais il y a un sentiment que l’on ne m’enlèvera plus jamais, c’est la haine, car j’ai la haine au coeur, et elle m’est salutaire.
Ce soir, j’ai une pensée pour Aurélie.
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Quand je vois ça, je me dis que le blogue n’est plus qu’un truc de ploucs. (Bon, je sais, il y avait déjà les Skyblogs et les blogues thématiques tricot, crochet, point-de-croix, ou encore entrepreneur, mais là, c’est vraiment trop.)
Il est temps d’inventer le post-blogue. Ou encore le “no-blog”.
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Merde, j’aurai pu faire le lit… C’est tout moi, ça. Bordélique.
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J’ai allumé des bougies. Je ne prie pas, je n’ai pas de dieu. Ça va être une longue nuit.
Ne me téléphonez pas, je ne répondrai pas.
En fait, je vais bien. Je crois même que je vis un certain état de grâce.
Tout à l’heure, je vais sortir, me promener dans Paris, voir si le vent souffle encore. C’est ma nuit à moi, ma nuit à nous.
J’irai le long des quais de la Seine. Peut-être même que je pousserai jusqu’à l’Insolite, boire un verre à ces heures tragi-comiques. Et au petit matin, je commanderai une andouillette au Pied-de-Cochon. Et ce sera bien.
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4 qui se sont consumée depuis ce matin et j’en rallume une autre ! T’es pas tout seul Laurent bon sang !
Je me rappelle, je me souviens… le visage, la voix… et encore heureux qu’on ne l’oublie pas !
Tu devrais dormir à cette heure, Marie, qui peut encore avoir l’oeil ouvert à Lorient au milieu de la nuit ?
Nous avons un si beau et tragique point commun, nous l’avons aimé ce météore.
Savoir que quelque part à l’Ouest, il y a encore quelqu’un pour penser à lui, ce jour, à cette heure, à l’unisson avec moi, ça me chauffe le coeur.
Et puis, si cela te choque un peu, un cercueil, ce n’est qu’une boite de bois, une oeuvre de menuisier, cela n’a rien d’indécent… C’est même un dernier navire. D’ailleurs, il était assez moche.
L’indécence, elle n’est pas là, elle est dans notre société toute entière, au quotidien. Il faudra que j’écrive, un jour, ce qui s’est passé entre le 17 et le 19 décembre 1994. Oui, un jour, il faudra… Ça fait des années que je me dis qu’il faudra l’écrire. Écrire l’indécence de la mort. Écrire le manque d’assistance. Écrire la dureté de ces moments. Écrire la lâcheté de mes contemporains sur un sujet aussi banal que la mort.
C’est quoi notre société où les cimetières sont exilés en banlieue et les crématoriums en zones industrielles ? C’est quoi nos morts aseptisées et invisibles en milieu hospitalier ?
C’est quoi cette fuite, cette dénégation, ce refus ?
Nous ne savons plus que faire de la mort, même si nous savons bien qu’elle définit notre vie. Nous sommes sous l’empire du marketing et le la consommation. Et même le rite funéraire en est maintenant imprégné.
Et surtout, nous ne la vivons plus au quotidien, physiquement. Tout est fait pour déréaliser la chose, la transformer en abstraction formelle.
Mais qui sait encore la préparation d’un mort, qu’il faut lui bourrer le cul d’ouate de peur qu’il ne se vide ? Personne. Heureusement que la soeur de Marc est venue à mon secours sur ces questions pratiques. Sans parler du maintien de la mâchoire. Car j’étais bien démuni, et la société n’était pas là pour moi car j’avais volontairement fait le choix de la mort à la maison. Un choix qui n’est même plus proposé aujourd’hui et que j’ai dû imposer, que dis-je, guerroyer pour l’obtenir.
Avant, c’était le quotidien, c’était la vie. Maintenant, c’est tabou.
J’ai le sentiment qu’à s’éloigner de la vie, de notre nature humaine et animale, nous nous préparons des lendemains bien difficiles.
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LA GÎTE
À la voix que tu donnes
Détendue, un peu lasse
Toute en creux qui m’apaisent
Et m’installent à ton bord,
J’entame le voyage,
Car les voiles ont claqué
De ce vent régulier
Frisant l’eau qui se fend
D’une étrave inclinée,
Un filet d’écume fine,
Et mon cœur à la gîte
Répond à l’oiseau
Que la terre précieuse
Est un désir par l’horizon,
Un murmure à la face du ciel.3 décembre 1993.
“Une minute après l’autre, l’océan se brisait avec une puissance égale contre l’île invisible ; …”
Robert Louis Stevenson, Le reflux.
C’est l’un des derniers poèmes de Marc. Il parle de moi, alors, forcément, cela me touche.
Il y a celui-ci aussi :
IMMOBILE
À qui part demain
J’offre la traversée
Les yeux fermés
Un espace vierge de parcours
Qui va d’ici jusqu’au-delà
Pour la fonder une étendue,
Un océan libre de routes
Et de cargos absurdes
En cabotage paresseux,
Sous l’ample silence
Des vents singuliers
Comme au plus profond
D’un bleu liquide.22 décembre 1993.
“Dans les cœurs fervents refermés sur eux-mêmes, de brèves expériences dévorent notre humain tissu comme un feu qui couve en secret dans la cale d’un navire consume le coton dans sa balle.”
Herman Melville, Billy Budd, marin.
Et enfin, son tout dernier poème :
IMPRESSION DE VOYAGE
À la longue d’une journée
Délicieuse et charmante
Par les largeurs qui sinuent
En ornières majestueuses
Sur soi-même
Pluie fraîche
Un repli s’intercale
Je vois fort bien
Je pense à merveille
Je fais la route au pas
Inexprimable et doux
Porteur d’un peu de monotonie.22 janvier 1994.
“Et je rendis grâces à Dieu d’être libre d’errer, libre d’espérer, libre d’aimer!”
Robert Louis Stevenson, Voyage avec un âne dans les Cévennes.
J’ai le privilège d’avoir les images qui vont avec. De savoir quelles étaient les “ornières majestueuses”.
Et, le petit con, il avait un vrai talent. C’était un vrai poète.
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En novembre dernier, à Montréal, on m’a posé la question (l’auteur s’y reconnaîtra) : “et Yves, dans tout ça, c’est quoi sa place ?”
Yves, c’est mon ange, c’est celui qui a sauvé ma vie. C’est lui qui m’a prouvé que je pouvais encore aimer, encore bâtir des projets, que je n’étais pas condamné. Yves, c’est l’homme de ma vie — bis. Et quand je vois tous les gens qui se lamentent de ne pas rencontrer l’amour, je bénis les fées qui se sont penchées sur mon berceau. Une fois déjà, c’était pas mal, mais deux ! J’ai du mal à faire étalage de ma chance.
Alors, forcément, c’est une histoire complètement différente. Et Yves m’a pris comme j’étais, même si j’étais un machin en solde tout cabossé de la vie. Et dès le départ, il savait mon histoire, et il m’a pris comme j’étais, avec mes fêlures, et surtout avec Marc en moi, Marc qui fait ce que je suis aujourd’hui, Marc qui coule dans mes veines tant nous fusionnâmes.
Parfois, il vaut mieux une bonne occasion qu’un véhicule tout neuf.
Et Yves est toujours là pour me tendre la main quand je gis dans le caniveau, trempé de pluie, sans me juger. Toujours là à me récupérer de mes errances délétères. C’est con, mais il m’aime. Et, je ne sais pas ce que j’ai fait pour mériter ça, parfois, je m’en sens indigne. Il m’arrive de me sentir coupable de lui faire supporter tout ça. Mais il semble y trouver son compte, et cela est l’essentiel.
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J’ai besoin de mer. Embarquer n’importe où;, n’importe quand, sur n’importe quoi.
J’ai raté ma carrière professionnelle. Je ne suis pas fait pour travailler sous les lambris dorés, inscrits à l’inventaire des monuments historiques, rue Royale. Je suis un homme de mer, je suis marin dans l’âme.
Je me suis fourvoyé. Si c’était à refaire…
Maintenant, il est un peu tard.
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4 h 30. Je devrais aller dormir. J’ai tant de choses à faire demain, les courses, le ménage.
J’ai mis la Leçon de piano, de Michael Nyman. Et je flotte entre deux eaux.
Une pensée obsédante vient à m’envahir. Qu’as-tu fait de ta vie ? Je n’ai qu’une chose à répondre : “j’ai aimé, et puis, j’ai essayé de bien faire”.
Bien sûr, j’ai honte pour bien des choses, bien des lâchetés, mais quand je me regarde dans le miroir, je me dis que j’ai déjà fait bien des Everest, et qu’il me reste encore des sommets plus hauts à atteindre.
Mon seul objectif, ce n’est pas de bâtir des entreprises, ce n’est pas de forger un capital, c’est de laisser une trace dans les coeurs. À chacun ses vanités.
Parce qu’après l’amour, qu’est-ce qui reste ? Pas grand chose. Nos cimetières sont peuplés de grands hommes, de capitaines d’industrie, de gens irremplaçables dont tout le monde a oublié le nom. Je n’ai même pas l’ambition de devenir un nom de rue, ni même de laisser une oeuvre, juste d’offrir un peu en partage pendant que je suis encore vivant.
Et, c’est pas facile.
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Bon, après cette catharsis, tous ces épanchements nombrilistes, ce carnet va retrouver son cours normal et parler des vraies choses sérieuses : la blogobille, le net, l’informatique, les chats, etc.
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Vous êtes sans doute à la recherche d’idées cadeaux par les temps qui courent. Ça ne coûte pas cher, cela existe en 4 couleurs, et ça fera plaisir à tout le monde : offrez un Vibrasm. [Via Wired.]
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Méfiez-vous des touristes canadiens. Car sous l’apparence d’un placide canuck peut se cacher un horrible étasunien bushiste. La preuve.
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Quand les vieux pédophiles déguisés font peur aux enfants.
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Gay Wedding Etiquette : It’s considered bad luck for either of the grooms to have dated the priest. For good luck the bouquet is always thrown in the face of a hated rival. The wedding singer is not allowed to play/sing “Let’s Hear It For the Boy”, “It’s Raining Men,” or “I Will Survive.” The father of the Bottom pays for everything.
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The mission of Vive le Canada is to involve Canadians in grassroots efforts to protect and improve Canadian sovereignties and democracy in the era of corporate globalization and U.S. empire, especially using existing and emerging communications tools.
[Vive le Canada.]
(Malgré son titre français, ce site est en anglais, mais “We are still working on fixing the translation feature so that we can post the same articles in different languages. This feature should be fixed soon. We do still welcome submissions of articles in French, which can be posted the same way as articles in English”.)
Je pense que Ann Coulter a raison, George devrait garder quelques bombes au frais pour ses voisins du Nord. Cela pourrait servir.
Dans le même esprit, offrez pour Noël le vrai chef d’oeuvre de Michael Moore : Canadian Bacon. Visionnaire.
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Alfred Anderson has spent 90 years trying to forget the war. But it has been impossible. So on Saturday he will look back. I’ll give Christmas Day 1914 a brief thought, as I do every year. And I’ll think about all my friends who never made it home. But it’s too sad to think too much about it. Far too sad, he said, his head bowed and his eyes filled with tears.
Last survivor of ’Christmas truce’ tells of his sorrow.
Ce qui me fait penser à Christian Carion, le frère de l’autre. Joyeux Noël. Enfin, il faudra attendre le 14 décembre 2005…
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Je ne fornique pas, monsieur le juge, je prie.
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Kebab aux sept sortes de sperme.
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-4° C ce matin à Paris, averses de neige prévues pour demain… -21° C à Montréal. C’est bon de savoir qu’il y a toujours pire ailleurs.
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Lu dans Les Échos, sous la plume de Luc Fayard [via LLM] :
Mais n’est-ce pas forcément important, les blogs, puisque tout le monde en parle ? En réalité, ce sont surtout les éditeurs de logiciels et les fournisseurs de services de blogs qui en parlent. La vraie nouveauté du blog est qu’il est sponsorisé de manière astucieuse par des commerciaux qui vantent leurs solutions en faisant miroiter la démocratie - réelle - de la communication et de l’expression qu’elles permettent. Certains des blogs les plus consultés sont émis par des personnalités en rapport commercial direct avec ce marché.
J’ai dans l’esprit que Luc Fayard pensait très fort en LLM en écrivant ces lignes. Ce qui lui donne forcément une image distordue de la blogosphère… C’est le problème de la plupart des gens qui sont arrivés dans le sillage de Loïc, ils partagent une vision tronquée et réductrice du phénomène.
Mais l’article vaut le détour, même si beaucoup de monde va s’arrêter à certains détails (car M. Fayard s’embourbe quand il tente d’expliquer qu’il n’y a rien de nouveau dans le blogue).
Car, il n’a pas tort quand il dit :
Les blogs ne sont-ils pas, malgré tout, un nouvel outil de démocratie ? Certes, ils alimentent les grands débats, publient des scoops, alertent l’opinion. Mais quel en est le bilan objectif, mesurable ? Ces fameux millions de blogs n’ont produit que de maigres résultats. On monte en épingle telle ou telle affaire, mais c’est une goutte d’eau dans l’immensité des actualités quotidiennes de la planète.
Sauf qu’il se limite à l’aspect relatif à sa chapelle, c’est à dire le journalisme et le traitement de l’actualité. Mais, il est vrai qu’on en parle tant ces temps-ci…
Je l’aime bien quand même, moi, ce Monsieur Fayard, en ces temps où on manque d’agitateurs d’idées, d’esprit critique et de débats… Il a quand même une autre valeur que… mais comment s’appelait-elle déjà ? Ah, oui, Anne Imbert.
Je dis cela, car je sais qu’il risque fort de subir le même traitement que Madame Imbert, c’est à dire cloué au pilori.
Mais, n’est-ce pas le même Luc Fayard qui laissait entendre, lors de cette réunion, que l’information n’en était pas une tant qu’elle n’était pas passée entre les mains d’un journaliste[*] (ce que j’avais trouvé sur le coup, et pour le moins, bien corporatiste) ?
Par ailleurs, Luc Fayard s’attaque à une “Charte” des blogueurs. Pas une première, mais ce n’est pas une raison pour ne pas la suivre avec intérêt.
[*] “C’est quoi l’information (…) Bon, une photo publiée par un blogueur en temps réel, c’est quelque chose, ce n’est pas encore une information, l’information c’est le résultat d’un travail, et ce travail sur l’information, il y a des gens qui savent le faire, ce sont les journalistes.” [Source.]
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Stéphanie Coudurier, journaliste à Europe 1, cherche des gens qui n’aiment pas Noël (et, si possible, qui organisent autre chose ce soir là).
Donc, si vous organisez une giga-partouze ou autre sauterie décalée le 24 au soir, contactez-là rapidement :
scoudurier(at)yahoo.fr. Merci pour elle.
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La vénalité de cette fille… Le pire, c’est que ça marche !
Et moi, si je me fous à poil, vous me faites des cadeaux ? (Ou est-ce que ça ne marche que pour les filles de moins de 30 ans encore commercialisables ?)
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Irc ne rime pas toujours avec SMS. Quelle rigolade !
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Nous n’aimons pas Typepad, ni MT, c’est clair, pour de multiples raisons. Nous nous sentons bien plus proches de SPIP ou de Wordpress par exemple. Est ce cela la raison de notre blogohypo-marginalisation ?
[Steph et Selina de chez Blogart, le 13/10/2004.]
Le 20 décembre, Steph et Selina de chez Blogart lancent un blogue chez Typepad.
Pourquoi nous venons monté celui ci sur Typepad ? Simplement pour être “au jus” des différentes plateformes et solutions de blogging. Pour tester et mieux comprendre Typepad afin de pouvoir proposer à nos clients une réelle expertise et les meilleures solutions en fonction de leurs stratégies, leurs visions, leurs moyens…
On dit qu’il n’y a que les imbéciles qui…
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Il y a eu un seul vol d’annulé à Montréal-PET aujourd’hui. Pourquoi faut-il que ce soit justement celui de mon lapin ? Bouhouhou, J’VEUX MON LAPIN ! :-(
Crisse d’ostie de calisse de tabarnak de ciboire de saint-crème de maudite marde de vol nolisé de calvaire de cul. (Ça va, là ? Martine, ai-je enfin mon diplôme de sacreur ?)
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J’en reste un peu sur le cul (pardonnez-moi l’expression), mais voici le message que j’ai obtenu de ConstellationW3 en essayant d’y poster un commentaire :
Your comment submission failed for the following reasons:
Your comment could not be submitted due to questionable content: :. And by the way, fuck off! Did your mamma really screw off with a monkey, shit ass? Tvaya mat sasala mney! Ti liubeesh papeenu pees’ku sassat’?
Hmmm… C’est cela… Oui…
Quoiqu’il en soit, voici le commentaire que j’ai tenté de poster sur le billet de Claude Coulombe “Electronic Arts s’offre une part d’UBISOFT… la fin de la French Touch” :
D’un autre côté, je ne sais pas si on doit pleurer sur une société qui a délocalisé son activité au Canada… UbiSoft est pris à sa propre logique, bien fait pour eux.
Et comme Constellation est vulgaire, je vais l’être aussi : la “French Touch” d’Ubisoft, mon cul !
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J’ai eu la brève impression que Microsoft Internet Explorer faisait de grosses cochonneries et allait bientôt se reproduire.
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People should fear code they cannot easily verify. People should feel uncertainty about downloading and executing code that they cannot easily verify. People should doubt the integrity of code they cannot easily verify.
Autant de très sérieuses raisons de ne pas installer FireFox sous Windows, (et même d’abandonner complètement Windows pour des raisons évidentes de sécurité). D’ailleurs, c’est un ” Program Manager” de chez Microsoft qui nous explique tout cela, c’est vous dire comme tout cela est très sérieux.
Ce Monsieur conclue d’ailleurs :
- Why don’t you just use Firefox?
- Because my blog doesn’t display properly…
Ite Missa Est.
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Bloguer, pisser dans un violon, souvent, quelle différence ?…
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MovableType en français, y compris la documentation.
(Bon, les traductions du site ont parfois un côté petit nègre, et il faut être un peu idiot pour payer les licences en euros.)
Mais si cela permet à de nouveaux utilisateurs de découvrir l’outil, je dis quand même bravo.
Car, MovableType, c’est quand même irremplaçable.
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“Sinon, il était impossible de rendre visite à son éditeur pendant ces années-là sans tomber sur ces pédérastes veufs, purulents imbéciles, qui tentaient désespérément de faire publier les énièmes recueils de poèmes de leurs petits copains sidaïques expirés (textes morts-roses). Sous-poésie suppurée par des scribouillards dont la transcriptase ne rimait à rien. Même colportée sous le manteau, La Pensée Universelle n’en voulait pas.”
Warcel [via GeorgeS] et qui n’en est pas à son coup d’essai sur son blogue à prétention littéraire.
Suis-je parano, egocentré à un tel point que je devrais voir là une discrète, ô combien discrète, allusion à ma modeste personne ?
Et que suis-je pour mériter tant d’hommages ?
Je vais me coucher en songeant que c’est la rançon du talent. Je suis flatté.
Trainez moi dans la boue, je vous aime.
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Je suis ravie de voir que dans le petit monde des blogs, le même raisonnement paraît toujours valide. Comme d’hab, l’apparence libertaire cache le conservatisme bien rampant. Les mêmes qui demandent le mariage gay, refusent de voir le moindre maillot de bain (pourtant je n’ai pas, moi, montré mon cul). Me voici donc prostituée (habillée, et pour des livres), et vous complices. Le Mal descend sur Terre, nous irons tous en enfer.
Maïa.
Et bien oui, moi, j’ai montré mon cul, mais j’ai été assez con (et pas assez précurseur) pour ne pas avoir une “wish-list” associée. Et Maïa eut été un homme, ou un transgenre, ou encore une abeille, que j’eusse écrit la même chose. Parce que je ne suis aucunement choqué, ni ne porte de jugement moral, cela me fait simplement marrer. Moi qui était prêt à montrer mes couilles pour une centaine de commentaires (je suis d’ailleurs déçu que l’on ne m’ait pas relancé sur la question, visiblement, cela n’intéresse personne), à qui pourrais-je jeter la pierre ?
C’est pas parce que le DSLAM Voltaire est en carafe qu’il faut manquer d’humour…
;-)
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Je suis dedans ! (Bon courage pour me trouver…).
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Mon lapin, alors que nous venions de voir La grande duchesse de Gerolstein : “Felicity Lott, ça fait nom de chanteuse de dancing”.
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Si cette partie [de l’île de La Palma, Canaries] s’effondrait en un seul morceau, les scientifiques prévoient que cela créerait un mégatsunami dont la première vague, la moindre, aurait une hauteur de 650 mètres. Le mégatsunami serait ensuite poussé par sa propre énergie à une vitesse de 720 km/h jusqu’à la côte est des états-Unis. En huit heures, le mégatsunami aurait traversé l’océan Atlantique et inonderait toute la côte américaine, engloutissant la ville de Miami, une partie de Boston et de New York. Une catastrophe tellement démesurée qu’elle est difficile à imaginer. Les scientifiques, eux, y croient. Ils prédisent même que cela pourrait arriver dans une centaine d’années.
[Dans le dossier “Tsunamis, vagues meurtrières” à lire chez Radio Canada]
Hier, la vague principale faisait 10 m.
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Un blogue culinaire (hébergé chez Viabloga) que j’aime bien : Les culino-tests de Caroline. Car, l’apprentissage de la cuisine, c’est souvent une suite d’expérimentations et de ratages, tous plus ou moins formateurs.
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TOKYO (AFP) - Des chercheurs ont découvert des couples de pingouins homosexuels dans des aquariums et zoos de Tokyo, le déficit de femelles semblant expliquer la chose, a rapporté samedi l’agence Kyodo.
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Il va falloir commencer à songer à trouver un endroit pour le prochain Paris Carnet…
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“Soyez l’un des premiers à découvrir notre nouvel hôtel en Thailande, Le Méridien Khao Lak Beach & Spa Resort, situé dans la province de Phang Nga, au Nord de Phuket. Vous serez séduits par sa plage paradisiaque, l’élégance de son décor d’inspiration Thai et la diversité des activités qu’offre la région.”
[Le Méridien]
Aujourd’hui, à 15 heures, le site français des hôtels Le Méridien nous propose encore, en page d’accueil, de découvrir leur “nouveau paradis” en Thaïlande, le Méridien Khao Lak Beach & Spa Resort [copie d’écran de la page d’accueil].
C’est vraiment dramatique et inconséquent pour une entreprise de ne pas avoir un site Web à jour, surtout en situation de crise comme aujourd’hui, et pour une société comme Le Méridien Hotels & Resort. Il n’y a même pas trace d’un quelconque communiqué sur la situation qui serait accessible en page d’accueil. Et proposer de gagner des nuits d’hôtel à Khao Lak, cela relève maintenant du plus parfait humour noir, surtout pour les familles de victimes.
On peut se demander à quoi sont payés bien des Directions de la communication et bien des prestataires de services Internet…
Il faut savoir que Khao Lak est sans doute le point le plus touché de la côte thaïlandaise et que l’on en était sans nouvelles jusqu’à aujourd’hui. Les premiers récits qui en viennent font état d’un véritable enfer. Ce mardi, les sauveteurs auraient retrouvé 770 corps sur la seule plage de Khao Lak. Un bilan qui, selon eux, pourrait dépasser le millier, lorsque les 5 000 chambres des dizaines d’hôtels construits sur les bords de la mer d’Andaman auront été fouillées. Et Yanyong Korpetch, propriétaire d’un modeste hôtel, estime que 5 000 touristes étrangers ont été tués à Khao Lak [source Reuters]. Dans les heures qui viennent, nul de doute que Khao Lak va devenir synonyme de cauchemar et d’enfer. (Et aussi que cette encombrante tragédie va traumatiser les autorités thaïlandaises soucieuses de protéger la ressource économique du tourisme.)
Voici à quoi ressemble la plage de Khao Lak ce matin (photo Bazuki Muhammad /Reuters), le coin de paradis où Le Meridien vous propose de gagner un séjour :

Ça vous tente ? Alors remplissez vite ce formulaire de participation pour avoir la chance, vous aussi, d’être séduit par la plage paradisiaque de Kaoh Lak.
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“I guess we’re all freaks and geeks but hey, as long as we’re having fun…”
[Martine.]
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Il est de bon ton de se plaindre aujourd’hui des médias, avec l’habituelle complainte :”pourquoi tant de temps accordé aux victimes occidentales au détriment des locales ?”.
Pourtant, je pense que tous ces allemands en shorts qui servent de nourriture pour poisson sont une bénédiction pour les pays touchés par la catastrophe, non seulement pour la ressource halieutique, mais surtout en permettant une “exposition médiatique” sur les écrans des téléviseurs occidentaux bien supérieure et plus prolongée qu’elle ne le serait normalement, et de mobiliser les bonnes âmes et d’ouvrir les porte-monnaies.
On ne fait pas de l’humanitaire avec des bons sentiments, mais avec du marketing. Choquant, mais tellement vrai.
L’année dernière, il y a eu 30 000 morts à Bam, en Iran. Les morts ont bien vite quitté les écrans… Quant au 30 000 morts (estimation ONU) au Darfour, tout le monde s’en fout. Et, c’est normal, ce sont des nègres. Un petit suédois rescapé dans un hôtel de grand luxe, ça fait pleurer Margot, c’est plus télégénique, c’est plus rentable.
Et n’oublions pas aussi que les grands pontes des médias et du JT de 20 heures font le deuil de leurs lieux de villégiature favoris, avec comme pensée “mon dieu, cela aurait pu m’arriver” ou “irais-je encore aux Maldives après tout ça?” Les processus de proximité et d’identification sont essentiels dans la mobilisation du coeur humain.
Une victime occidentale n’a pas la même valeur, ni même les mêmes droits (à l’image par exemple), que celle de ces pays naturellement déshérités. C’est dans l’ordre des choses.
P.S. J’ai le sentiment qu’encore une fois France 2 s’est illustrée dans la médiocrité… Et oui, encore une fois, TF1 fait du meilleur boulot. Ça fait mal de l’écrire.
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J’imagine que tout le monde sera heureux d’apprendre que Marc-Olivier Fogiel, qui séjournait à l’hôtel Méridien de Phuket, est sain et sauf. [Source.]
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J’ai le sentiment d’être devenu un produit :
http://www.amazon.com/exec/obidos/ASIN/B0002Q38KQ/
[Via Mouche.]
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Le responsable des questions humanitaires de l’Onu, Jan Egeland, avait qualifié lundi de “pingres” — sans les nommer — certains pays riches qui ne consacrent qu’environ 0,1% ou 0,2% de leur Produit National Brut (PNB) à l’aide au développement, au lieu des 0,7% promis dans la Déclaration du Millénaire en 2000.
Les Etats-Unis, qui ont consacré 0,1% de leur PNB en 2003 à l’aide humanitaire internationale, s’étaient immédiatement sentis visés.
[AFP, Bush répond aux critiques sur l’aide humanitaire des Etats-Unis.]
(Pour réf., la France consacre 0,4 % de son PNB, et loin devant se trouvent les pays scandinaves avec 0,9 % pour la Norvège et 0,8 % pour le Danemark.)
Mais George a la solution miracle : une coalition !
La coalition est pour l’heure composée des Etats-Unis, de l’Inde, de l’Australie et du Japon, mais le chef de la Maison Blanche a déclaré qu’il s’attendait à ce que d’autres pays se joignent à ce groupe.
“Nous l’emporterons sur cette destruction”, a-t-il dit devant la presse dans son ranch au Texas. “Nous nous tiendrons à leurs côtés quand ils commenceront à reconstruire”, a-t-il ajouté à propos des pays sinistrés. Il s’agit, a-t-il dit d’un “terrible désastre” qui va “au-delà de notre compréhension”. (…)
“Nous en sommes toujours à l’étape de l’aide immédiate. Cependant, lentement mais sûrement, on connaîtra l’ampleur du problème, particulièrement quand viendra l’heure de la reconstruction des infrastructures.”
[AP, le président Bush annonce la création d’une coalition internationale pour coordonner les secours.]
Cette histoire de coalition et reconstruction, cela ne vous rappelle pas quelque chose ?
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Mario me souhaite pour 2005 “des arrivées au Québec moins tumultueuses, mais de la polémique sur mon carnet à longueur d’année !”
Pour le premier point, cela ne dépend pas de moi, mais pour le second, je promets de m’y appliquer.
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Médias en crise, par Ignacio Ramonet. Définitivement à lire. [Via Mediatic.]
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J’en parlais l’autre jour (Megatsunamis), voici [via Coco Blog] quelques compléments :
- Mega-Tsunami To Devastate US Coastline,
- des infographies présentant la propagation de la vague,
- More about Mega-Tsunamis.
Quand on titre “Mega-Tsunami To Devastate US Coastline”, dans une perspective assez americano-centriste, cela cache le fait que c’est aussi tout l’arc antillais et les côtes du Brésil qui seraient dévastés. Comme quoi, même avant la catastrophe, ce sont les victimes blanches et riches qui attirent plus l’attention.
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Il y a aussi d’autres vagues, qui sont tout aussi meurtrières, mais qu’on feint d’ignorer. “Le décès de plus de 30 000 enfants chaque jour, pour des raisons qui auraient pour l’essentiel pu être évitées, passe inaperçu, assure le Pnud, une agence de l’ONU. Pourquoi ? Parce que ces enfants sont les victimes invisibles de la pauvreté.” Le manque d’accès aux médicaments pour lutter contre les trois maladies contagieuses les plus meurtrières entraîne la mort, chaque année, de 6 millions de personnes. En 2002, 610 000 enfants de moins de 15 ans ont été terrassés par le sida. Pourtant, les médicaments existent. Il y a trois ans, les pays riches avaient promis de mettre au pot d’un outil : le Fonds mondial contre les pandémies. Il a mobilisé à peine plus de 2 milliards de dollars. Il en manque plus du double pour 2005. “Il y a l’aide immédiate, basée sur l’illusion d’un Samu mondial, et à l’efficacité limitée, et l’aide à moyen et long terme, beaucoup plus utile, conclut Jean-Hervé Bradol, président de MSF France. Il y a un énorme cinéma sur l’aide d’urgence, mais les feux de la rampe vont s’éteindre très vite.”
[Libération, Une générosité de “pingres”.]
30 000 morts par jour, cela n’affole personne.
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Le président de la Croix-Rouge française, M. Jean-François Mattei.
Heu, ça vous donne envie de donner ?
Allez, un bon geste, oubliez la Croix Rouge.
Médecins du Monde. Médecins sans frontières.
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Ce droit fondamental est la liberté d’expression. Bien sûr, je ne vais pas au nom de la liberté d’expression exiger le droit pour quiconque d’insulter son prochain à l’envie. Mais ce délit, et c’est je crois la critique que lui adresse Mannig, rend passible de prison quiconque exprime une animosité envers certains corps constitués tandis que d’autres, jugés moins dignes d’attention par le législateurs, ont droit aux lazzis et quolibets sans pouvoir broncher. Il y a une rupture de l’égalité qui est l’essence de la République. D’où; viendrait que l’onne pourrait dire impunément à un policier ce que l’on pourrait sans risque aucun jeter à la face d’un poissonnier ? Il y a dans ce respect envers les serviteurs de la République, imposé par la peur et la coercition, un arrière goût d’aristocratie fort déplaisant.
[Un (long) billet chez Eolas, à lire.]
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Quand un site Web devient un livre : Revolution in the Valley, de Andy Hertzfeld.
Revolution in The Valley, The Insanely Great Story of How the Mac Was Made. Andy Hertzfeld. ISBN: 0-596-00719-1. O’Reilly.
Si j’avais une “wish-list”…
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“embruns”, journal de bord | fins produits hypertextuels depuis 1996 | valid. | © 2010 laurent gloaguen.