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Zut [jeudi 14 décembre 2006]

Si le prix de ma sincérité, c’est de le prendre du purin dans la gueule, je suis prêt à l’accepter. Ici, il n’y a rien à vendre, ni la société où je travaille (activité professionnelle prenante et passionnante dont je ne parle que très rarement), que je vais devoir quitter à regrets parce que mon pays n’accepte pas vraiment ce que je suis, ni même ma personne qui se serait abstenue pour son auto-promotion de bien de ses propres écrits qui ne la mettent pas en valeur, sans oublier les photos montrant son cul.

En épitaphe, j’aimerai qu’on puisse lire “il n’a pas été hypocrite” sans que cela ne puisse faire rire quiconque.

Il y a deux choses inestimables dans la vie, ce sont l’amitié et l’amour. J’ai appris à mes dépends que l’amitié pouvait se faire rare quand on avait perdu l’amour. C’est dans ces circonstances que l’on décompte les vrais amis, et c’est là que vous vous rendez compte trop souvent que vous avez trop des doigts d’une seule main pour les dénombrer. Songez-y.

P.S. Merci Patrick. Et une pensée émue à Nicolas, il sait pourquoi.

P.S. bis. Et j’aime bien les gens dont le cœur déborde.

C’est difficile d’expliquer comment un coeur déborde. Cela fait un peu mal, comme une sorte de raz-de-marée, sans doute l’afflux de la circulation sanguine, une accélération du pouls, qui donne une bouffée de chaleur, un peu trop de bruit dans les tympans et une envie de serrer contre soi ceux que l’on aime. Ou bien de crier. Ou bien de pleurer, de sangloter. D’expliquer, de se justifier, ce n’est pas normal de sentir tout cela à la fois, de ne pas pouvoir canaliser tout en même temps, les battements de son coeur au même rythme que des pensées qui ont des mots sans être ordonnés, et les mots qui ne vont certainement jamais assez vite pour être au diapason, sans parler de la cacophonie qu’ils feraient s’ils étaient prononcés.

Paris sous la neige [samedi 4 janvier 2003]

Il neige aujourd’hui sur Paris et le phénomène est assez rare pour qu’il mérite d’être signalé.

Mon lapin est tout content, ça lui rappelle son Québec.

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Fin d’année [mardi 31 décembre 2002]

La grande-mère maternelle de mon lapin, celle de Saint-Jovite, s’est éteinte, à 95 ans. Elle avait plus le goût. Parfois, les vieux, ils s’éteignent comme des chandelles arrivées à court de cire. Doucement, mais fatalement.

De fait, les chansons préparées pour la nuit de réveillon ne seront pas chantées et seront gardées pour l’année suivante.

Mot d’introduction [vendredi 27 décembre 2002]

Journée douce et pluvieuse sur Paris. Me voici donc avec un blogue… Reste à savoir qu’en faire. Je ne sais pas encore, on verra bien. Peut-être juste noter les petites choses que je ne souhaite pas oublier, mes indignations du moment, des mots d’esprit, des confidences aux proches sur ce petit espace personnel perdu dans l’immensité de la toile mondiale. Bref, une petite extension du Moi, lisible par tous et confiée à la postérité numérique.

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