Au moins, Twitter a résisté aux zillions de messages nous informant que GMail était “down”…
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Le bureau d’édition scolaire de l’université du Michigan a lancé une traduction collaborative en anglais des 70 000 articles de l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers (1751-1777) de Denis Diderot et Jean Le Rond d’Alembert :
Encyclopedia of Diderot & d’Alembert - Collaborative Translation Project.
Grâce aux Américains (qui font décidément beaucoup pour le patrimoine littéraire français), on trouve également une version en ligne de l’Encyclopédie dotée d’un puissant moteur de recherche :
University of Chicago, Department of Romance Languages & Literatures: The ARTFL Encyclopédie Project.
En outre, le support informatique nous a encouragés à concevoir ce projet comme une « édition vivante », c’est-à-dire une édition qui, au fil du temps, serait constamment corrigée, développée et améliorée. […] Afin de compenser les erreurs introduites au cours de la saisie des données, nous avons choisi de reproduire en images les pages de chaque volume pour en faciliter la comparaison et la vérification. En même temps que notre travail de correction, nous avons développé notre logiciel de recherche et de traitement des données. Trop souvent, nos utilisateurs se limitent à effectuer des recherches concernant un mot-clé ou une phrase simple, bien que ce type de recherche ne donne pas toujours les meilleurs résultats. L’utilisation de nos nouvelles fonctions de recherche et de traitement de résultats peut améliorer sensiblement la capacité du lecteur à se déplacer dans ce que Diderot lui-même décrit comme le « labyrinthe tortueux » qu’est l’Encyclopédie. Par exemple, une recherche visant à déterminer la fréquence d’occurences d’un mot classée par article ou une recherche affichant les résultats par tableaux de co-occurrences, peuvent fournir des pistes bien plus utiles.
[…] Cette version inclut non seulement les quatre volumes du Supplément à l’Encyclopédie, mais aussi les épreuves d’articles censurés ainsi que des documents relatifs aux poursuites judiciaires qu’intenta Luneau Boisjermain contre les éditeurs de l’Encyclopédie, le tout étant réunis dans le fameux « 18e volume ».
[…] Enfin, dans nos expériences, nous utilisons des algorithmes d’alignement de séquences empruntés à la bioinformatique afin d’essayer de trouver des séquences de texte (qui vont de plusieurs mots à des articles entiers) qui apparaissent dans l’Encyclopédie et dans des œuvres parues plus tôt telles que de l’Esprit des lois de Montesquieu. En développant ces techniques, nous espérons permettre aux chercheurs de parvenir à une meilleure compréhension de la dimension intertextuelle de l’Encyclopédie, et de mieux évaluer ainsi non seulement dans quelle mesure ses auteurs ont utilisé des sources antérieures, mais dans quelle mesure l’Encyclopédie elle-même a été accueillie et utilisée dans les décennies qui ont suivi sa publication. Pour en savoir plus sur la recherche en cours, voir ARTFL-PhiloMine bibliographie.
De l’autre côté de l’Atlantique, au pays des cocoricos, ça fait un peu pitié :
Dans le gr^nd nombre des opérations relatives a fEncyclo-
pêdie , les Libraires ne peuvent considérer comme liées à l’in-
térêt public, que celles analogues aux permissious. apparentes
ou tacites qui leur ont été accordées y celles qui frappent sor
leurs conditions avec- les Souscripteurs y 8íketíìu., celles concer-
nant l’exécution des réglemens : ils se sont attachés à répandtç
ter ces trois points la plus vive Jumiere» [réf.]
On ne peut pas dire que la Bibliothèque Nationale de France brille internationalement d’une grande “jumière”…
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La célèbre conférencière-consultante experte en Web Deux et réseaux sociaux est humiliée. Un nouveau classement des utilisateurs francophones du service Twitter la place en seulement 783e place. Sous le coup de l’émotion, Michelle Blanc s’est écriée “C’est de la merde”. Contactée par le créateur du classement, elle l’aurait traité “d’imbécile qui n’a rien compris aux nouveaux médias”.
Pire encore pour notre vedette du Web québécois, Michelle Blanc ne figure pas dans le classement francophone de Twitter Grader.
Interrogé par notre rédaction, Laurent Gloaguen, le blogueur français le plus influent d’Ahuntsic-Sud, a déclaré sur un ton flegmatique : “C’est sûr que pour foutre la merde, les classements, il n’y a pas mieux”.
Allo Vedettes : “Michelle Blanc atteinte dans sa fierté, mais pas vaincue”.
[Photo Jérôme Paradis.]
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À tous les salariés d’Amora recasés à Chevigny : j’espère que le charme de cette petite ville vous aidera à surmonter les inconvénients de cette ré-organisation, vous n’êtes pas des victimes, n’écoutez pas ces conneries, vous êtes forts.
À tous ceux qui ont perdu leur emploi (que ce soit à Amora ou ailleurs) : je vous souhaite de trouver très vite un travail, ayez confiance en vous, vous aussi, vous êtes plus forts que vous ne croyez.
À tous les journalistes socialo-bobos : arrêtez vos conneries ou changez de métier, vous n’êtes pas là pour réparer les pots cassés. Et achetez-vous une conscience, tant que vous y êtes.
Delphine Dumont : “Le terrible exode des ouvriers d’Amora”.
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“WWF Brasil and DDB Brasil would like to jointly express their regret for the unfortunate incident involving the ‘Tsunami’ ad for World Wildlife Fund Brasil. The ad does not convey either the philosophy of the client or that of its advertising agency. It was created and approved in late 2008, mistakenly, and was solely the result of lack of experience on the part of a few professionals from both parties involved. In no way was it done in bad faith or with disrespect to American suffering. WWF Brasil and DDB Brasil acknowledge that such an ad never should have been made, approved or published. We reiterate our apologies to all those who may have been offended by it. The two entities have worked together for three years to mobilize people, efforts and resources for the good of the environment. A single error should not obscure past successes, nor prevent future ones.”
P.S. Ah, ben zut alors : “Cette vidéo n’est plus disponible suite à une réclamation pour atteinte aux droits d’auteur soumise par DDB BRASIL.”. Vous pouvez la retrouver ici en moins bonne qualité.
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Le Daily Telegraph recense 50 choses en voie de disparition, ou déjà complètement disparues, à cause de l’Internet : “50 things that are being killed by the internet”.
La plus savoureuse étant le mythe de l’intelligence féline.
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Lorelle on WordPress: “Old WordPress Versions Under Attack”.
TechCrunch: “Security Threat: WordPress Under Attack”.
Robert Scoble: “I don’t feel safe with Wordpress, hackers broke in and took things”.
L’exploitation des problèmes de sécurité de WordPress (qui a longtemps eu la réputation d’un fromage suisse) me fait penser un peu à Windows. Plateforme dominante, etc.
Moralité : ne remettez jamais à demain une mise à jour de WordPress.
Et si vous craignez les hackers, Maciej a la solution : “Do not run this kind of software on a public server”. Radical.
You can use a program like wget or curl to generate a flat HTML version of your website from this local version, and then upload these files to your public server to share them with the world. Now there is no way you can get hacked, because your server is just serving static files. As a bonus, you don’t have to worry about your site ever going down because of database problems or excessive load. And as another bonus, you now have a remote backup of your blog.
If you want comments or other fanciness (why??), you might need a little more complicated setup than this. But the basic idea of keeping your administrative interface off the internet will save you endless angst as these exploits keep coming. WordPress has an especially terrible track record with security, but all these programs are just accidents waiting to happen.
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There’s one problem: I do not buy the premise of your story. […]
So who are these people who you say are part of this “rising tide of discontent” about Google? How do you measure it? How big is the tide?
How big was it? What is its impact? I don’t see it. I see journalists doing this story because they want to.
[…] With all respect, it appears to me that you have already drawn your conclusions and written your story…
Jeff Jarvis : “Google bigotry”.
Il y a un problème : je ne suis pas d’accord avec les présupposés de votre projet d’article. […]
Alors, qui sont ces gens qui feraient partie de cette « vague de mécontentement montante » au sujet de Google ? Comment la mesurez-vous ? Quelle est la taille de la vague ? Quel est son impact ? Je ne la vois pas. Ce que je vois, c’est des journalistes racontant cette histoire parce que tel est leur souhait.
[…] Avec tout mon respect, il me semble que vous avez déjà tiré vos conclusions et écrit votre article…
Jeff Jarvis : “Réponse aux anti-Google (et à une journaliste du Monde)”.
Le bon journaliste français ne rapporte pas l’info, il la crée. Quitte à faire plier les faits et à être équipé d’œillères… Le syndrome du “papier déjà écrit” avant de rencontrer les acteurs de l’info, de la manipulation de ces derniers au cours de l’entretien et de la sélection illustrative dans la matière première de ce qui arrange, est une plaie. Et un choc culturel pour un journaliste anglo-saxon.
D’ailleurs, c’est Laurent Joffrin qui promet aujourd’hui, non pas de rapporter les faits, mais d’écrire “le roman vrai de l’actualité”. Ça laisse rêveur.
P.S. Lire aussi, concernant le fond de l’intervention de Jeff Jarvis, “Le grand méchant Google et les nouvelles mythologies contemporaines” chez Jules.
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L’avantage d’être protestant réformé, c’est qu’on a pas d’institution officielle à défendre. Pas besoin de se contorsionner pour défendre des trucs indéfendables (les bourdes de Benoît), pour faire passer des pilules et avaler des couleuvres doctrinales (divorcés-remariés, mariage des prêtres, contraception…). On peut ainsi consacrer plus de temps à la recherche personnelle et au contenu de la Bible. Cela évite aussi de s’enfermer dans un ghetto communautaire, bien que ce soit à la mode de se communautariser.
Autheuil : “Laissez venir à moi les petits cathos”.
Koztoujours, le Chafouin, Edmond Prochain, lancent Sacristains.fr. Nous allons suivre cela…
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Paris Web 2009, du 8 au 10 octobre.
Il reste encore des places, sans doute pas pour longtemps…
(Les pauvres, il vont encore se bouffer du canard en plastique…)
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“Les éditeurs institutionnels n’apprécient pas que je brise l’omerta. Vous savez, dans ce milieu, tout le monde s’embrasse par-devant et s’encule par-derrière.”
Gilles Cohen-Solal, cité par L’Express.
J’aimerai tant travailler dans le monde de l’édition…
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80 à 90 % des fœtus atteints de trisomie 13 décèdent in utero, tant l’ampleur des malformations est importante. La moitié des enfants aboutissant à terme décèdent dans les trois mois qui suivent. Les rares qui survivent au delà de trois mois sont très lourdement handicapés.
Un couple catholique du Texas a choisi de mener la grossesse à terme.
Thomas a survécu 5 jours.
“Look at him!” Deidrea cried. “He’s beautiful!”
“Come on, sweetie,” she pleaded as labor nurse LeAnn Phelps laid her newborn on her chest. “You’ve got to cry for Mommy.”
Thomas mewled. Then he wailed, silencing the room.
Wide-eyed, T.K. watched the medical team evaluate his son. Thomas weighed nearly 7 pounds. There was a misshapen gap where his upper lip should’ve been. Though his heart rate was stable and steady, his ashen skin indicated oxygen deprivation caused by malformed heart valves. He had six fingers on each hand, another common effect of trisomy 13.
Giggling, T.K. called over his shoulder. “He’s got extra fingers on both hands, baby!”
“He is an overachiever,” Deidrea called back.
A nurse swaddled Thomas in a yellow blanket and laid him in T.K.’s arms.
“You’re such a fighter,” T.K. said, nuzzling his son.
“He’s Superman,” Deidrea said. “He’s got your chin, honey.”
“He got a goatee?” T.K. cracked.
Dallas News: “Carrollton couple celebrates son’s birth, and begins waiting for the end”.
The Lauxes also got a call from a Texarkana couple who’d heard of them from church friends. They were in their 20s and had just learned that their unborn baby had a fatal trisomy diagnosis.
They lacked many of the resources the Lauxes had – including specialists close to home, insurance covering every medical bill and hospice. And their preacher told them they’d go to hell if they terminated the pregnancy.
Deidrea spent an hour reassuring the husband that people who hadn’t been there couldn’t understand the choice they faced. The couple would know the right decision, she told him, and no one else should judge.
Ibid.
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Radio-Canada a obtenu copie d’une vidéo où Stephen Harper parle librement, une vidéo tournée à son insu par un étudiant.
“Si nous ne gagnons pas une majorité, ce pays sera gouverné par un gouvernement libéral appuyé de socialistes et de séparatistes.”
[…] Au cours de ce meeting à Sault-Sainte-Marie, auquel les médias n’avaient pas accès, Stephen Harper a également brandi la menace de l’abolition du registre des armes à feu et celle d’institutions publiques dominées par des « idéologues de gauche » si les conservateurs ne sont pas réélus.
“Imaginez combien d’idéologues de gauche ils vont nommer dans les tribunaux, les institutions fédérales, les agences, le Sénat.”
Radio Canada : “La stratégie de Stephen Harper”.
Socialiste, ici, c’est une grave injure, comme chez nos voisins du sud.
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It’s time to play. Cheese or font ?
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Pour le président du SNEP, Christophe Lameignère, la trop faible augmentation du marché légal de la musique numérique, alors que l’offre est bien plus importante qu’auparavant, doit beaucoup à la “malhonnêteté intellectuelle” et à la “démagogie” des opposants à la loi Hadopi, “qui ont redonné de l’entrain aux pirates”. “Ces gens-là, ils auraient vendu du beurre aux allemands pendant la guerre !”
Pour le directeur général du SNEP, David El Sayegh, “il faut une règle du jeu”, à l’image de la réglementation suédoise adoptée en avril dernier, dont la conséquence a été l’augmentation de 78% du marché numérique légal. N’hésitant pas à inviter Rousseau et Hobbes dans ce débat, il a ajouté : “Nous voulons un contrat social, pas un état de nature”.
Metro : “La musique a le blues”.
Au-delà de l’invective, le SNEP néglige qu’il n’existe pas une ligne de démarcation claire et précise entre ceux qui téléchargent et ceux qui achètent. Au contraire, les études réalisées par des institutions sérieuses et indépendantes, montrent que ceux qui téléchargent sont aussi ceux qui consomment le plus de biens et services culturels. Par conséquent, le SNEP en les combattant et en les insultant, comme ils le font, s’attaquent à leurs clients, le public, qui pourrait très bien commencer à trouver cela intolérable !
UFC Que Choisir : “100 points godwin pour le SNEP . Des excuses s’imposent.”
(Le titre est une référence au chef d’œuvre de Jean Dutourd, immortalisé à l’écran par Roger Hanin et Andréa Ferréol…)
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À tous ceux qui n’ont pas voté et protestent aujourd’hui, je dis bravo. Vous avez gagné. Vous avez su montrer qu’aujourd’hui encore on ne peut parler de démocratie, que la parole de peu de gens d’influence pouvait prendre le dessus sur des centaines d’autres qui se sont exprimés. Vous avez su montrer que la délation était une arme puissante et efficace. Belle leçon personnelle, belle leçon pour la communauté Twitter. Traitez-moi de manipulatrice, d’incompétente ou de ce que vous voulez, je n’ai pour ma part rien à me reprocher si ce n’est d’avoir eu la naïveté de croire que les gens pouvaient avoir du discernement et de défendre une cause en laquelle je crois.
J’aimerai aujourd’hui lancer un débat, un vrai cette fois ci ou chacun a sa chance : je vous le demande, que peut-on faire pour défendre la vérité et s’assurer que ce que les gens publient sur leur blog ou leur Twitter feed soit la juste représentation de la réalité ? Comment défendre la démocratie dans un systeme ne fonctionnant que sur l’influence de peu ? Devrait-on soumettre les bloggers aux règles du journalisme ? Nous parlons de liberté d’expression oui, mais celle-ci ne s’arrête t’elle pas la ou commence la liberté des autres ? Nous avions le droit et le devoir de défendre les voix des personnes ayant voté. Nous l’avons fait et je ne regrette rien. Vous nous avez jugé pour cela et n’avez pas cherché les preuves de ce qui etait affirmé. Aujourd’hui c’est nous mais demain ca pourrait être vous. Alors, parlons de transparence, de web 2.0, oui parlons-en.
Twestival Paris, Juliette : “Tombé de rideau”.
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Si l’on accepte alors qu’il puisse exister une morale naturelle, il en découle immédiatement que dissocier l’amour de l’enfant et l’enfant de l’amour est une erreur de méthode. D’où la prescription tout à fait naturelle de l’abstinence continue dans le célibat chaste et la continence périodique dans le mariage heureux. Si la monogamie correspond bien à la nature humaine et si la morale tend à conserver au mari cette prérogative d’être seul habilité à déposer des cellules reproductrices dans ce temple intérieur qu’est le corps de la femme, alors on en déduit très simplement les notions morales traditionnelles : la contraception, qui est faire l’amour sans faire l’enfant, la fécondation extracorporelle, qui est faire l’enfant sans faire l’amour, l’avortement, qui est défaire l’enfant, et la pornographie, qui est défaire l’amour, ne sont pas conformes à la dignité naturelle de l’homme.
Lorsque la technique nous donne emprise sur l’être humain très jeune, sur l’embryon qui peut même se former dans une fiole quasiment alchimique, et même revenir du froid le plus absolu, cette même morale nous apprend qu’aussi jeune qu’il soit, aussi fragile qu’il puisse être, l’embryon humain est un membre de notre espèce et, de ce fait, doit être protégé de toute exploitation. Il n’est pas un stock de pièces détachées où l’on puise selon besoins, il n’est pas une denrée périssable qu’on congèle ou décongèle à volonté, il n’est pas un bien de consommation qu’on pourrait vendre ou échanger, il est très exactement notre prochain, notre semblable, notre frère.
Jérôme Lejeune, “Existe-t-il une morale naturelle ?”, 1989.
Si ce respect de la nature humaine n’est pas un empêchement à la recherche, est-il un garde-fou ? Je serais assez fondé à le croire. J’en prendrai un exemple extrêmement récent, puisqu’il se discute ces jours-ci : la pilule abortive RU 486. Il s’agit d’une anti-progestérone, une fausse clef qui bloque le site sur lequel agit normalement la progestérone, hormone indispensable à la poursuite de la grossesse. En termes techniques, ce produit se nomme Mifepristone ; en termes pratiques, c’est le premier pesticide spécialisé anti-humain. On peut considérer, sans erreur de calcul je crois, que si ce produit est effectivement fabriqué industriellement, il tuera chaque année plus d’êtres humains que ne l’ont jamais fait Hitler, Staline et Mao Tsé Toung réunis !
Ibid.
Oui, de dire à vos lecteurs qu’ils ne se laissent pas impressionner. Quand Jean-Paul II a commencé son ministère, il a dit : n’ayez pas peur ! Et je pense qu’il faut dire aux catholiques qui sont obéissants au magistère, n’ayez pas peur, vous n’êtes pas ridicules en acceptant l’enseignement de l’Église, car c’est l’Église qui a les paroles de vie. Et quand il s’agit de l’avortement ou des manipulations génétiques, vous verrez qu’employer les mots ” les paroles de vie” est une vérité flagrante ; ceux qui n’acceptent pas le Magistère ont des paroles de mort.
En fait, il n’existe aucune différence de nature entre l’embryon, le foetus et l’enfant après sa naissance : il s’agit, dans tous les cas, d’une seule et même personne aux différents stades de son développement.
Dès le tout début, l’embryon est un minuscule être humain différent de sa mère, animé d’une vie propre. C’est d’ailleurs ce qui rend possible la fécondation extra-corporelle comme le fait de transplanter l’embryon conçu in vitro dans un utérus qui n’est pas celui de sa mère.
[…] J’étais, il y a huit jours, aux États-Unis, dans le Kansas, pour témoigner en faveur d’une jeune femme traînée devant les tribunaux pour avoir participé à l’une de ces opérations “rescue”. On m’a demandé si je ne pensais pas qu’elle avait des raisons de croire qu’elle protégeait une vie humaine en empêchant un avortement et j’ai répondu oui. C’est la seule réponse que je pouvais donner.
[…] J’ai dit une fois à l’un de vos congrès que le moyen d’empêcher l’arrivée d’un enfant, par la pillule, ou de les tuer dans le sein de leur mère par l’avortement, sont tels qu’aujourd’hui il n’y a pratiquement plus de sélection naturelle (les enfants qui viennent au monde ne sont pas forcément plus forts ou plus résistants que les autres) mais il y a par contre une sélection surnaturelle ; ce sont les familles qui croient en Dieu qui ont encore des enfants et ceux qui respectent le Créateur qui respectent également ses créatures.
Alors, on peut avoir l’impression que la morale a perdu, comme il est vrai que certains de ceux qui doivent normalement la défendre se taisent quand ils ne sont pas eux-mêmes dans l’erreur ; et pourtant, je ne suis pas pessimiste : peut-être la sélection surnaturelle dont j’ai parlé jouera-t-elle un rôle inédit dans l’histoire de l’humanité, ce que nos enfants ou nos petits-enfants verront peut-être. Deo juvente !
Jérôme Lejeune: “L’ embryon est un être humain”.
Comme les mages, comme chaque homme, les docteurs ont tout à apprendre à l’École de Jésus.
Jérôme Lejeune : “Les docteurs devant Jésus”.
Mais sans entrer dans le détail, qu’on réfléchisse un instant à la façon dont les mass médias accueilleraient la demande d’un prétendu thérapeute qui ferait campagne pour la modernisation de la guillotine afin de s’approvisionner ainsi en pièces détachées, saines, fraîches et prélevées selon les besoins de sa méthode !
Car, c’est bien de peine de mort qu’il s’agit quand on parle d’avortement.
Nul ne sait, si les télévisions officielles montreront un jour la vérité aux Français !
Jérôme Lejeune : “Le cri silencieux (réponses à quelques critiques)”.
Non, non, le problème de l’avortement est un symptôme. Certes il connaît une actualité brûlante. Mais le problème majeur est très exactement l’entreprise de destruction de la civilisation judéo-chrétienne, c’est-à -dire de l’idée qu’ont les chrétiens de la nature humaine. C’est cela qu’on veut faire disparaître ; l’avortement est un moyen. Un moyen très puissant, car il laisse des séquelles morales profondes, et parmi les femmes qui ont avorté, et parmi les avorteurs, et parmi ceux qui ont milité pour l’avortement. Ce sont des choses qui marquent profondément le cœur des hommes.
[…] Si le fœtus a été bel et bien éliminé par avortement délibéré, ce n’est pas d’un accident qu’il s’agit, c’est d’un homicide et l’expérimentateur devient complice.
[…] Je crois qu’on sollicite trop les scientifiques…
Oui. Chacun de nous risque de se laisser entraîner par ses convictions et, de temps en temps, de dépasser ce qu’il sait. Quand on ne le dépasse qu’un tout peut peu. c’est une imprudence. Quand on le dépasse beaucoup, c’est un abus de confiance.
Jérôme Lejeune : “Je n’aime pas qu’on parle d’éthique quand il s’agit de morale”.
Sourire de Marie : “Quelle valeur accordez-vous à la prière ?”
Professeur Lejeune : “C’est accorder son transistor intérieur, se relier au Créateur”.
L’attirance entre les deux sexes est la règle évidente, puisqu’un instinct ne peut se transmettre que s’il est favorable à la propagation. Aussi le commun langage qualifie de contre-nature tout commerce homosexuel. Presque inconnu à l’état libre il peut se voir chez les captifs comme la vache taurelière qui tente vainement de monter ses compagnes.
Mis à part de très rares constitutions anormales, comme certaines aberrations des chromosomes sexuels, ou certains cas d’intersexualité génétique ou hormonale, l’homosexualité humaine ne s’accompagne pas de perturbations décelables.
Pour expliquer cette fausse route, deux interprétations sont possibles. L’une envisage la masculinisation du cerveau chez la femme (ou sa féminisation chez l’homme) par un facteur chimique inconnu. Que le câblage cérébral qui préside à l’instinct sexuel puisse être ainsi perturbé serait d’une extrême importance : sur l’organisme en plein développement, un trouble de l’équilibre hormonal pourrait-il modifier le comportement génital ? Quel médecin oserait vérifier cette théorie par l’expérimentation chez l’homme ? Hélas certaines sociétés livrent à l’expérience des cohortes de jeunes filles offertes dès la puberté à la contraception chimique.
L’autre hypothèse est une fixation erronée, très précoce, invétérée par l’habitude comme l’avait subie le corbeau du Lorentz, qui élevé par lui, prenait finalement un corbeau pour un homme et l’homme pour un corbeau.
Les biochimistes d’une part et les éthologistes de l’autre ont peut-être tous deux une part de raison. La médecine et l’hygiène mentale en tireraient un grand profit.
Jérôme Lejeune : “Les instincts de l’amour”.
Ces quelques réflexions montrent cependant que l’hypothèse du couple originel a le très précieux avantage de pouvoir être décrite en termes d’événements chromosomiques directement analysables.
Par ailleurs, ce mécanisme de préservation des effets de dosage génétique ne requiert pas que chacune des étapes intermédiaires ait été favorable per se.
Enfin, il faut voir clairement que polygénisme et monogénisme s’opposent sur un point d’importance.
Dans la théorie du groupe, les hommes seraient les descendants de primates inégaux que mutation et sélection eussent progressivement rendus similaires.
Dans l’hypothèse du couple unique, les hommes sont frères, d’abord et entièrement.
Comment pourrait-on négliger la seule évidence biologique qui nous soit donnée : la pleine fraternité des hommes ?
Jérôme Lejeune : “Adam et Eve ou le monogénisme”.
Qui s’opposait aux théories racistes répandues dans les États-Unis des années 1925-1930 ? Car il ne faudrait pas croire que le racisme ait été une exclusivité germanique, il était très présent aux États-Unis où l’on stérilisait les idiots. Il y a eu des tas de procès là -dessus. Les Allemands l’ont repris. Qui, dans l’Allemagne hitlérienne, se souciait vraiment de la stérilisation de ceux qui étaient indésirables et finalement de l’élimination de ceux dont on jugeait que la vie ne valait pas la peine d’être vécue ? Qui s’en souciait beaucoup ? Peu de monde ! Et pratiquement aucun biologiste n’a pris la parole contre les lois eugéniques allemandes. Pourquoi ? À cause de la pression extraordinaire des mass-media, déjà extrêmement puissants à l’époque, et à cause aussi de la répression. À l’heure actuelle, la chose n’est pas fondamentalement différente. Il faut bien vous dire qu’il n’est pas possible aujourd’hui d’être un généticien appliquant sa spécialité en France et de dire publiquement que l’on est contre l’avortement. Quand on est vieux comme moi et qu’on a une situation déjà acquise depuis longtemps, on peut le dire, mais quand on entre dans la carrière et qu’on se verra refuser toutes les places, toutes les opportunités si on dit “moi je ne tuerai pas les enfants”, vous voyez le courage qu’il faudrait pour ça ?
“De l’avortement aux manipulations génétiques”, entretien avec Jérôme Lejeune.
Euthanazi : Cette horrible graphie n’est pas une faute d’orthographe. C’est une faute de l’Histoire. Le mot s’y trouve marqué, en lettres de sang.
Jérôme Lejeune : “Préface du livre La vie jusqu’au bout de Lucien Israël”, 1993.
Le procès en béatification de Jérôme Lejeune est ouvert.
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Parmi les réactions en chaînes qu’a suscité la diffusion hier de la vidéo du dérapage du ministre de l’intérieur, celle de Dominique Wolton détonne. Le sociologue des médias qui était l’invité de la matinale de RTL aujourd’hui exprime son scepticisme quant aux images du ministre reprises ensuite par LeMonde.fr. “Le problème ce n’est pas le fonctionnement d’internet, c’est le fonctionnement des médias”. Le sociologue considère la publication de la vidéo par le site LeMonde.fr comme un mélange des genres dommageable pour la profession du journalisme. Estimant que le journal n’a pas suffisamment mené l’enquête, il accuse les médias d’entretenir la suspicion et de créer un climat de populisme.
“Il y a deux espaces d’expression, un espace qui n’est pas légitime qui est internet et un espace légitime qui est celui des médias”. Pour le sociologue, Le Monde fait du journalisme “poubelle” en publiant une vidéo sans avoir mené l’enquête sur sa provenance ni sur ses auteurs.
RTL : “Les dérapages des politiques vus par le sociologue Dominique Wolton”.
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Je sais qu’on a ici affaire à de l’infotainment. Je sais que Mongrain n’est pas le seul énergumène qui pratique ce genre télévisuel. Le problème, c’est qu’il est le plus crédible de sa gang. L’autre problème, c’est qu’il y a des gens qui ne savent pas que c’est du pur divertissement. Il existe des petits Monsieur pis des petites Madame qui avalent tout ça, à grandes lampées, croyant dur comme fer la parole selon Saint-Mongrain, sans se poser de questions : Ben oui Gertrude, je te jure que c’est vrai tout ça, Mongrain l’a dit. Ça me pue au nez parce que ce genre de mascarade fait toujours des victimes et des dommages collatéraux. Ça me hérisse le poil parce que ces gens-là, qui croient tout et rien sans remettre en question, sans soupeser le pour et le contre, sans comparer les informations et sans se renseigner sur la véracité de certains faits, eh bien, ce monde-là, ÇA VOTE ! Demandez-vous pas pourquoi on réélit des zygotos aux quatre ans à l’Assemblée Nationale et au Parlement. Séparer le Mongrain de l’ivraie, c’est pas toujours une bonne idée.
Patrick Dion : “Séparer le Mongrain de l’ivraie”.
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So on behalf of the British government, and all those who live freely thanks to Alan’s work I am very proud to say: we’re sorry, you deserved so much better.
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Le parlement, a dit un vieux juriste anglais, peut tout faire, sauf changer une femme en homme, un homme en femme. Or, c’est précisément cette impossibilité que les partisans du suffrage féminin ont entrepris d’exécuter. La différence des sexes entraîne la différence des fonctions sexuelles ; et la différence des fonctions sexuelles crée la différence des fonctions sociales. Le prétendu « droit » de suffrage n’est qu’une forme des fonctions, des charges sociales, qui incombent à l’homme, soit à cause de sa conformation physique ou mentale, soit, surtout, à cause de sa situation et de ses devoirs de chef de famille. La principale fonction de la femme est et restera — quoi que disent et quoi que fassent, ou ne fassent pas, les suffragettes — la maternité, la sainte et féconde maternité, qui fait véritablement de la femme l’égale de l’homme et, à maints égards, sa supérieure. Or la maternité exclut forcément les charges trop lourdes — le service militaire, par exemple, — et les fonctions publiques. Si l’on persiste à parler de « droits », de « privilèges », je dirai que la maternité vaut à la femme le « droit » et le « privilège » de n’être ni soldate, ni électrice ; elle l’exempte des fonction et des charges publiques tout comme le sacerdoce, la magistrature et certaines hautes fonctions sociales soustraient ceux qui les exercent à l’obligation de servir à l’armée, dans les jurys, etc.
[…] Et qu’on ne s’y trompe pas, c’est la lutte, âpre, violente et générale, qui va s’engager entre les deux sexes. Les insanités du féminisme ont déjà troublé bien des cervelles féminines et masculines, éveillé chez une foule de femmes un tas d’idées baroques, d’instincts pervers, d’appétits morbides. L’effroyable fauchée des hommes valides, sacrifiés au monstrueux délire de la guerre, va poser partout, dans tous les domaines des réalités économiques et sociales, le problème des sexes. Il va même se poser sous une forme inquiétante dans sa sphère normale, le mariage, devenu impossible pour un grand nombre de femmes. Aux détraquées du féminisme, aux affranchies volontaires du « joug » marital et des charges de la maternité, aux prédicantes et pratiquantes de l’amour libre, de l’avortement et de la stérilité systématique, vont venir s’ajouter des millions de femmes saines de corps et d’esprit, naguère placées dans une situation normale, aujourd’hui privées de leur soutien naturel ou, qui pis est, chargées d’une loque masculine, débris de la guerre. Ces légions féminines vont monter à l’assaut des fonctions lucratives, jusqu’ici dévolues aux hommes.
[…] S’il n’y avait en cause que les pécores du féminisme, les dévoyées de l’égalité sexuelle ou les perruches huppées qu’on est convenu d’appeler les society women et dont la stérilité volontaire appellera au tribunal de Dieu l’accablant témoignage des malheureuses déjetées du ruisseau — celles-là au moins subissent ici-bas le poids de leur opprobre et ne couvrent pas leur honteux trafic d’un manteau d’hypocrite correction — on pourrait en prendre son parti. Mais il y a encore parmi nous un certain nombre de gens qui ont eu une mère, une vraie mère, qui ont une femme, une vraie femme, qui ont des filles dont ils veulent faire de vraies mères et de vraies femmes. Ceux-là n’ont pas le droit de laisser une bande de politiciens en quête de malsaine popularité, avilir leurs mères, leurs soeurs, leurs femmes et leurs filles au contact des détraquées et des émancipées qui ont entrepris de consommer la déchéance morale de la femme et la désorganisation de l’ordre social.
[…] Nos politiciens ont déjà saboté assez de choses, ils ont déjà ébranlé assez d’assises de l’ordre public, rompu avec assez de traditions nationales ; allons-nous, sans mot dire, leur permettre de s’attaquer jusqu’à la sainteté de nos foyers, jusqu’à la dignité de nos femmes ?
Henri Bourassa : “Le suffrage féminin”.
J’ai découvert ce texte chez Anne Archet, parmi d’autres pépites, de celles qui inspirent ce putride Maurice G. Dantec, réfugié politique au Canada…
Malgré ses écrits, Henri Bourassa est une gloire nationale de la Province. Il est ainsi honoré d’un long boulevard, d’une station de métro, et même d’écoles (tiens, ça ferait un bon texte pour les dictées…). Cela ne semble émouvoir pas grand monde, ni même les féministes québécoises. On me susurre alors à l’oreille : “Normal, les Québécois sont incultes”. Oh… Il se pose d’une manière plus générale la question de la légitimité de bien des figures historiques, comme l’a étudié avec beaucoup de piquant l’historien Marcel Trudel (je vous recommande chaudement sa série “Mythes et réalités dans l’histoire du Québec”, rééditée à prix modique à la Bibliothèque québécoise).
Les Québécois se souviennent, mais de peu de choses, et de façon sélective. Ce qui nous ramène au texte d’Anne Archet qui revient sur les polémiques autour du Moulin à paroles.
(Enfin… il y a bien encore une rue Alexis Carrel en France… Mes félicitations à l’équipe municipale de la ville de Buc.)
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Image Orange: “Join us”.
20 Minutes : “Une employée se défenestre chez France Telecom”.
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Ils sont facétieux chez “Désirs d’Avenir”… J’imagine qu’il s’agit de souligner l’offensivité de leur héroïne.
Mug à vendre 14 euros sur la boutique de Désirs d’Avenir.
Le fichier html s’appelle “tasse-a-sa-memere.html”. Rhooo…
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Admirez ce mélange de tradition et modernité… Tellement lybien…
La photographe algéroise Zohra Bensemra a réalisé un reportage, dont cette photographie est extraite, sur le grand spectacle donné pour le 40e anniversaire de la prise de pouvoir de Muammar al-Kadhafi en Lybie, pour le compte de l’agence Reuters.
La légende de Reuters est :
Performers reproduce the scene of a hanging during a ceremony to celebrate the 40th anniversary since Muammar Gaddafi seized power in Libya, at former U.S. base Matega in Tripoli August 31, 2009. Military bands, 400 dancers, aerobatic planes and fireworks are set to electrify a hot and drowsy Tripoli as Muammar Gaddafi throws Libya’s biggest party to mark four decades since taking power. REUTERS/Zohra Bensemra (LIBYA ANNIVERSARY POLITICS)
Cette photo est reprise par le Figaro Magazine avec la légende ambiguë :
La corde au cou sous les lasers blafards et les lumières de boîte de nuit, ces condamnés à mort sont des acteurs du spectacle qui a célébré avec faste, mardi dernier, les quarante ans de pouvoir sans partage du dirigeant libyen Muammar al-Kadhafi. Composé d’une trentaine de tableaux, la « comédie musicale » a enchaîné deux heures de musique, d’illuminations et de danse avec la participation de centaines de danseurs et cavaliers de Libye, de Tunisie, du Maroc, d’Egypte et d’Ukraine. Etaient notamment présents Alain Joyandet, secrétaire d’Etat français à la Coopération, Hugo Chavez, Mahmoud Abbas, l’émir du Koweït et le ministre espagnol des Affaires étrangères (Zohra Bensemra/Reuters)
Ce qui devient chez une blogueuse outrée (sur un blogue que j’apprécie par ailleurs) :
Interrogé sur la question des droits de l’homme, Joyandet assure s’en occuper tout le temps et souligne que la France ne renonce pas à ses valeurs. Et tout de suite, la preuve en images. Voici un exemple d’un des spectacles, d’une des “activités culturelles” auxquelles la France a contribué : [photo.]
Ce que vous voyez ci-dessus, dans une très impressionnante photo publiée par le Figaro Magazine, ce sont des condamnés à mort, acteurs d’une « comédie musicale » ayant enchaîné deux heures de musique, d’illuminations et de danse.
Découvrant cette image frappante chez cette dernière, m’étonnant qu’elle n’ait pas fait plus le tour de la presse, qu’elle n’ait provoqué aucune réaction internationale, et trouvant une telle scénographie avec des condamnés à mort hautement improbable dans ce spectacle ayant, entre autres, pour vocation de redorer l’image internationale de la Lybie, j’ajoute ce commentaire au milieu des “hou, hou, cémal, trop la honte, vilain dictateur” — commentaire resté, je ne sais pourquoi, “en modération” jusqu’à l’heure présente :
Heu, j’ai des doutes sur l’interprétation de la photo. Ne s’agirait-il pas d’une reconstitution d’un événement de l’histoire lybienne ? Comme par exemple la pendaison de l’indépendantiste Omar Mukhtar par les Italiens ? Bref, quelle était la légende du Figaro Magazine accolée à cette photo ?
Je me pose des questions, parce que ça parait un peu gros et que je ne trouve pas de reprises de cette info. Merci de m’éclairer.
Ayant après retrouvé les légendes du Figaro et de Reuters, qui ne sont pas très informatives (ok, une scène de pendaison, je le vois bien, mais pourquoi ?), j’ai enfin trouvé l’explication sous la plume de Ian Black, correspondant du Guardian à Tripoli, ce qui rejoignait ma première intuition :
Large parts of the programme were devoted to Libya’s struggle against Italy, which occupied the country from 1911 until the second world war. One tableau recreated a mass hanging (designed to crush the anti-colonial resistance) complete with wooden gallows and dangling corpses.
The Guardian, Ian Black: “Extravagant celebrations in Libya to mark Gaddafi’s 40 years in power”.
Je n’ai aucune sympathie particulière pour le Guide suprême de la révolution de Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste, ou pour M. Alain Joyandet, secrétaire d’État chargé de la coopération et de la francophonie, et là n’est pas le sujet. Mais, ce qu’on peut faire dire à une image me passionne toujours autant, ainsi que l’aptitude à dégainer sans réfléchir (très commune chez les blogueurs et commentateurs, et encore plus chez les Touittereurs).
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Avec 62 000 followers, un record en France, Jean-Luc Raymond fait figure d’expert. Journaliste de formation, aujourd’hui consultant et spécialiste de la “fracture numérique”, il met ses connaissance de l’outil au service des entreprises.
[…] De fait, @jeanlucr suit, en retour, plus de 62 000 personnes. “Je ne peux pas lire l’intégralité des messages, j’ai quelques comptes sélectionnés que je suis avec un lecteur de flux RSS et je me connecte sur le fil principal où je saisis ce qui se dit sur le moment. La beauté de Twitter c’est l’évanescence de ces courts messages.” Il a beau en avoir fait une partie de son activité professionnelle, quand il parle gazouillis, son œil brille.
La popularité de @jeanlucr tient au contenu qu’il propose : une veille sur les réseaux sociaux – un sujet qui intéresse les utilisateurs – très pertinente et diffusée en français et en anglais. “J’ai commencé a twitter en anglais quand j’ai vu que je pouvais connecter avec des gens du Brésil comme d’Australie. Je suis entré en connexion avec des graphistes de Bucarest, si j’allais là-bas, je serais tout à fait accueilli, c’est tout de même surprenant !”
Alors comment faut-il s’y prendre pour être lu ? “Ce qui est le plus retweeté ce sont les éléments de réflexion, il faut bien écrire, avoir un contenu fort et engageant. Et puis ne pas se fier aux effets de mode : c’est sur le long terme qu’on se construit une véritable audience”.
[…] En fait Twitter place l’émetteur dans une situtation de média : ce qui compte c’est le contenu. Plus il est rare et précieux, plus il attire de gens. Jean-Luc Raymond le mesure bien : “Avec 62 000 lecteurs réguliers, j’ai une pression de l’audience. Modestement, je sais qu’en pointant vers un lien cela va avoir des conséquences, cela va être lu”.
Ce phénomène vient heurter les médias traditionnels. Quel titre de presse quotidienne ne rêverait pas d’ajouter 62 000 personnes à son audience ? Car les followers sont un peu plus que de simple lecteurs : des fidèles relais, prêts à rediffuser largement une information. Plus qu’un lectorat, une communauté.
A écouter Jean-Luc Raymond, le phénomène ne fait que commencer. Il prédit : “Twitter est là où étaient les blogs en 2001, ce n’est qu’un frémissement. Mais attendez un peu, l’outil n’est même pas traduit en français. Attendez la généralisation des smartphones, le développement de la mobilité… Ça va exploser.”
Le Monde, Thibaud Vuitton : “La course aux followers”.
Rien qu’à lire le nom de Jean-Luc Raymond, un grand vent de nostalgie s’engouffre.
(Les “néo-blogueurs d’après l’an 0 après LMM” ne peuvent pas comprendre. Désolé.)
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Quand je suis arrivé à Montréal et que j’ai pris une assurance pour mon logement, la préposée de la compagnie d’assurance m’a proposé un supplément « tremblement de terre ». Ca m’a fait éclater de rire. J’ai dit « Montréal n’est pas sur une zone sismique ». Elle a dit « C’est vrai, mais on la propose quand même, c’est seulement 20 $ par an. » Je lui ai demandé si elle avait un supplément astéroïde… Elle n’en avait pas. Je n’ai pas pris le supplément tremblement de terre. Mes inquiétudes ont des limites.
Marc Zaffran alias Martin Winckler : “« Si le virus A H1N1 mute… » ou l’escroquerie à l’échelle planétaire”.
Sauf qu’il existe bel et bien un risque et une histoire sismique à Montréal… J’y ai même déjà ressenti l’effet d’une légère secousse.

Pendant que les habitants de la Californie se croisent les doigts en attendant «the big one», les Québécois dorment sur leurs deux oreilles, convaincus d’être à l’abri de tout séisme majeur. Erreur! dit Alessandro Forte, professeur au Département des sciences de la Terre et de l’atmosphère, et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en modélisation de la dynamique terrestre.
Certes, le Québec ne se trouve pas à proximité d’une grande faille géologique, lieu de rencontre de deux plaques tectoniques. Malgré tout, la province, et surtout la vallée du Saint-Laurent, serait l’une des régions à plus haut risque sismique en Amérique du Nord.
Journal L’UQAM, Dominique Forget : “Risque sismique : après San Francisco, Montréal ?”
L’histoire a permis de constater que Montréal est située au cœur d’une zone à hauts périls sismiques. Un fort tremblement de terre en 1663 et l’activité sismique continue dans la vallée du Saint-Laurent témoignent de ce fait. Le risque sismique de Montréal est fort bien documenté, malgré l’absence de conscience populaire généralisée à ce sujet. Quand on sait que le bâti urbain dense comme celui de Montréal s’est fait avec beaucoup de remplissage, donc de sol meuble du point de vue géologique, il faut comprendre que les dommages résultant d’un tremblement de terre pourraient être considérables, notamment sur les infrastructures essentielles, les ponts et des installations à risque industriel.
Il y a un mois, un séisme a provoqué une consternation inexprimable [à Montréal]. La première secousse qui ne dura que deux à ou trois minutes endommagea plus de 300 maisons, de nombreuses cheminées sont tombées, des murs fendus, des personnes furent blessées, une fille fut tuée ; des averses de pierres se répandirent partout, comme jetées par des mains invisibles ; enfin il y avait un effroi si universel que les maisons ont été désertées, les gens ont dormi dans les jardins, les bêtes poussaient des cris perçants redoublant de ce fait les craintes des hommes.
Beaucoup ont fui et sont venus à Québec de peur d’être ensevelis sous les ruines de cette pauvre ville. Le plus fâcheux est que cela n’est pas fini. Il n’est point de jour où il ne se fasse pas sentir ; quelques puits sont entièrement taris et les chemins apparaissent labourés.
Lettre de Sœur Duplessis de Sainte-Hélène, Supérieure de l’Hôtel-Dieu de Québec, le 20 octobre 1732.

Séismes Canada : “ L’Est du Canada”.
Séismes Canada : “Un survol des dommages causés par les séismes de l’Est du Canada de 1925, 1929, 1935, 1944 et 1988”.
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Une excellente synthèse de la situation, qui est un extrait du livre “La fin des journaux et l’avenir de l’information” de Bernard Poulet [Le débat/Gallimard] à lire chez Acrimed.
Les publicitaires n’ont pas vocation à financer la presse et l’information. Ce n’est pas leur métier, et les journaux, les radios ou les télévisions ne sont pour eux que des « supports », dont les « contenus » ne sont pas nécessairement des « news ». La migration des budgets publicitaires semble irrépressible. Un seul exemple, celui du Figaro : entre 2003 et 2007, son chiffre d’affaires publicitaire est tombé de 120 millions d’euros à 80 millions, et les revenus engendrés par les petites annonces sont passés de 97 millions d’euros à 25 millions. C’est tout le modèle économique des médias d’information qui est déstabilisé. Les journaux ont été les premiers touchés, mais désormais toute la chaîne de l’information est menacée.
[…] En 2007, une étude de Goldman Sachs estimait qu’il faudrait au moins cinq ans pour que les revenus « digitaux » des journaux compensent les pertes de la publicité sur le papier. Depuis, cette prévision est considérée comme beaucoup trop optimiste, et la publicité en ligne récupérée par les sites d’information des journaux risque de ne jamais réussir à compenser celle qui est perdue dans le papier. Les investissements publicitaires ne sont pas infinis, et les parts de marché qui sont détournées vers de nouveaux « supports » électroniques sont généralement perdues pour de bon. Enfin, la multiplication des supports offerts aux annonceurs et leur fragmentation provoquent mécaniquement une baisse tendancielle du coût des annonces et donc, là aussi, des revenus des médias.
Ce bourgeonnement des nouveaux « supports » ne veut pas dire que tous les nouveaux entrants (sites Internet, TV numériques, journaux gratuits, moteurs de recherche, sites sociaux, jeux, etc.) auront les moyens de vivre de la publicité ; mais simplement qu’ils captent suffisamment d’argent pour ruiner une partie des médias d’information traditionnels. Quand un quotidien français qui peine à mettre ses comptes à l’équilibre (c’est le cas de la plupart d’entre eux) perd brusquement 10 % de son chiffre d’affaires publicitaire, captés par les nouveaux acteurs du numérique, il est immédiatement menacé de faillite. Nous le constatons tous les jours.
[…] Il faut tordre le cou à un lieu commun qui voudrait que « jamais l’apparition d’un nouveau média ait fait disparaître ceux qui le précédaient ». L’affirmation a des allures d’évidence : la radio n’a pas fait disparaître la presse écrite, la télévision n’a pas tué la radio, et la multiplication des chaînes télé n’a pas ruiné les grands networks. On oublie de préciser que les grands quotidiens généralistes, qui, en France, diffusaient plusieurs millions d’exemplaires au début du XXe siècle et qui comptaient encore des dizaines de titres après 1945, ne sont plus que quatre — Ouest-France, Le Parisien-Aujourd’hui en France, Le Monde et Le Figaro — à atteindre ou dépasser, parfois péniblement, les 400 000 exemplaires, que les grandes radios généralistes ont vu leur audience divisée par deux depuis les années 1980 et que les grandes chaînes de télévision perdent chaque année des dizaines de milliers de spectateurs.
Acrimed, Bernard Poulet : “Publicité, les journaux asphyxiés”.
Bernard Poulet est rédacteur en chef à L’Expansion. Il a été auparavant rédacteur en chef de L’Événement du Jeudi, puis de Courrier international.
Vous pouvez également retrouver les notes laudatives de lecture de ce livre par Narvic — “Ce livre est le meilleur que j’ai lu depuis bien longtemps”.
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Moi aussi, j’ai une capacité de grossièreté absolument hors du commun. Demandez à mes amis. Moi aussi je suis capable de sortir des horreurs sans nom sur le dos des absents. Moi aussi j’ai une gueule grande comme ça, et j’ai conscience que la vie en société c’est jouer un rôle en permanence, sachant qu’il vaut mieux être un épouvantable connard cynique et ricanant que tout le monde prendra plaisir à détester avec gourmandise qu’un gentil garçon honnête et modeste que tout le monde prendra pour un benêt. Moi aussi je suis capable de regarder quelqu’un droit dans les yeux en lui murmurant des méchancetés dont je sais que ça va l’écorcher vif. Moi aussi je suis capable de draguer des étudiantes en lettres avec des sous-entendus graveleux qui les feront pouffer en faisant semblant d’être choquées. Moi aussi je suis capable d’adopter avec les gens ce mélange de paternalisme affectueux et de coups de fouets cinglants, de doser flatteries et vacheries en jouant sur les egos pour parvenir à mes fins.
Je suis définitivement fait pour ce boulot.
Comité de Salut Public : “Révélation”.
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NosDéputés.fr est lancé aujourd’hui. Une initiative qui devrait être appréciée à sa juste valeur dans les couloirs de l’Assemblée française.
Alors que DeputésGodillots avait (à tort) une image poujadiste auprès des députés surveillés, ce nouveau site “vise à proposer un nouvel outil de médiation entre les citoyens et leurs représentants à l’Assemblée Nationale, d’une part en valorisant le travail parlementaire des députés et d’autre part en leur permettant le dialogue avec les citoyens”.
“Ayant compilé la totalité des 300 000 interventions en commissions et en hémicycle, 50 000 questions écrites et 30 000 amendements de la 13e législature, nous sommes aujourd’hui en mesure de proposer une vision synthétique de l’activité de chaque député. C’est également l’occasion de proposer aux citoyens d’observer, analyser et commenter ces travaux”, expliquent les fondateurs.
La base de données sera par ailleurs enrichie d’informations exclusives et jusque là inédites comme les relevés de présence en commission, ou le champ lexical de chaque député. Ce dernier outil doit permettre “d’évaluer son expertise”, estime NosDeputes.fr.
Numerama : “Les députés sous observation citoyenne”.
Grâce aux graphiques et tableaux, on découvre des députés inexistants comme Sandrine Hurel, députée SRC de la 11e circonscription de Seine-Maritime (qui est pourtant toujours en vie selon son site), des élèves médiocres comme François Baroin, député UMP de la 3e circonscription de l’Aube, ou François Bayrou, député non-inscrit de la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, des élèves moyens comme Élisabeth Guigou, députée SRC de la 9e circonscription de Seine-Saint-Denis, des députés actifs comme Patrick Bloche, député SRC de la 7e circonscription de Paris ou même sur-actifs comme Jean-Pierre Brard, député GDR de la 7e circonscription de Seine-Saint-Denis.
J’aime beaucoup le RSS par députés qui permet de suivre l’activité de ses chouchous. Un site impressionnant dans sa réalisation et ses possibilités, malgrè quelques bogues de démarrage.
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Veut-on que dans 10 ans l’information soit entièrement low cost et contrôlée par les fournisseurs d’accès ? Si l’on tient à continuer à avoir une information de qualité et aider les quotidiens payants à rémunérer leurs journalistes, il faut trouver une solution. Le marché ne peut pas pourvoir à tout. Le système de financement du cinéma en France a sauvé ce secteur et permis son essor. Pourquoi ne pas imaginer que les fournisseurs d’accès Internet acceptent d’augmenter légèrement leurs tarifs et reversent ce surplus aux éditeurs de presse et à leurs sites ?
Influencia : entretien avec Laurent Joffrin, directeur de Libération.
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Mais l’aspect le plus délicat du boulot concerne le volet financier qui risque de provoquer un tir de barrage nourri des acteurs de l’Internet. Dans ce domaine, la mission Zelnik va d’abord se livrer à un inventaire des ressources financières de l’ensemble des acteurs du numérique avant d’imaginer les moyens de les faire participer au financement de la culture. C’est un secret de polichinelle, la question de la taxation des fournisseurs d’accès et des moteurs de recherche sera bien au cœur des travaux de cette mission chargée de donner une autre image des industries culturelles auprès des internautes.
Écrans, Christophe Alix : “Zelnik : faire du légal un tube”.
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Être au plus proche du paradis → http://lcg.net/-/7e.
Les blogueurs répliquent aux éditeurs de presse en Allemagne → http://lcg.net/-/6z.
Fait divers typiquement breton → http://lcg.net/-/6x.
Sur le modèle des Alcooliques Anonymes, S.M.A.A. Meeting → http://lcg.net/-/7g.
Les plus belles queues du monde → http://lcg.net/-/7f.
Avant/après (cliquez sur les photos) → http://lcg.net/-/77.
Vieux gadgets nippons → http://lcg.net/-/78.
Je suis curieux de connaître l’origine et la légende de cette image → http://lcg.net/-/79.
Be Happy With Your Penis Size → http://lcg.net/-/7a.
In Wal-Mart’s Image → http://lcg.net/-/7b.
Ketchup passé de date → http://lcg.net/-/7c.
Vincent Van Google → http://lcg.net/-/7d.
L’avenir indispensable de la réalité augmentée → http://lcg.net/-/7h.
(C’est du billet de rattrapage pour ceux qui ne me suivent pas sur Twitter…)
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Florent Pagny mangeant un morceau de Comté au milieu d’un téléfilm de TF1, ça coûte 9 000 € hors taxes.
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Heu, LOL ?
Et ce n’est pas un fake.
Même si le .org redirige actuellement sur le .com :
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À l’heure où les défections se multiplient autour de Ségolène Royal, l’ex-candidate à l’Élysée peut compter sur un renfort discret, dont l’influence se révèle croissante dans la bagarre politique. C’est André Hadjez, son compagnon. Un homme d’affaires de 58 ans. “Il m’a aidé à concevoir le nouveau site Internet de Désirs d’avenir”, confie Royal. Un site “simplifié”, “plus réactif”, bâti en deux mois et doté d’une rubrique intitulée “Rétablir la vérité”. Elle est destinée à démentir les rumeurs malveillantes. “Cette idée, c’est André qui l’a eue, un homme très doué en multimédia et… très amoureux”, glisse Royal.
Mais son rôle est loin de se résumer à quelques conseils et à un appui affectif. Depuis des semaines, Hadjez se démène pour décrocher des fonds. L’argent, c’est le nerf de la guerre en politique. A la mi-juillet, il fait parvenir, via Désirs d’avenir, une facture de 41 860 euros, dont L’Express a eu connaissance, à Pierre Bergé. Le patron de la fondation Yves Saint Laurent est, depuis longtemps, le principal soutien financier de Ségolène Royal. On lui demande de bien vouloir régler “des prestations nouvelles sur le site de Désirs d’avenir”. Trois chantiers sont prévus : la création d’une “télévision sur Internet diffusant deux heures par jour”, la mise en place d’une “boutique de vente de produits” estampillés Désirs d’avenir et l’installation d’une “arborescence téléphonique surtaxée pour produire des ressources”.
En voyant la note, les services comptables du mécène tiquent. Plusieurs éléments attirent leur attention. Tout d’abord, le prestataire choisi par Désirs d’avenir, l’entreprise Andecom, n’est pas un acteur connu du marché de l’Internet (il ne dispose pas de site). Selon les registres du tribunal de commerce de Paris, cette société vogue à mille lieues du cyberespace. Son objet est “l’édition, la distribution de livres, de jeux de société, l’édition, la publication de concept audiovisuel, la publicité, l’achat, la vente, l’exploitation des droits et licences liées au nom et à l’image de personnes et de marques”. Et, surtout, ô surprise, son patron se révèle être un certain… André Hadjez ! Un nom qui ne figure pas sur la facture. Du coup, le versement des 41 860 euros, dont le principe était pourtant acquis, est suspendu.
L’Express, Marcelo Wesfreid : “Ségolène Royal, les camarades et le compagnon”.
Fail !
Allez, une petite idée cadeau pour André et Ségolène :

P.S. Pour l’anecdocte, mon mari rentre du boulot, voit le site DA sur mon écran : “C’est le site des Témoins de Jehovah, le Watch Tower ?”
Ségolène Royal a perdu toute crédibilité dans le domaine des nouvelles technologies pour de très longues années. N’est-ce pas, par ailleurs, cette femme qui prétendait inspirer la campagne Obama sur le Net ?
P.S. bis. Ne ratez pas la section “Petites annonces solidaires”…

P.S. ter. Et la citation du jour appartient à Benoît Thieulin, de la Netscouade :
“C’est presque un suicide numérique : née sur Internet, elle y sombre… Assez triste quand même ; quel gâchis…”
— 31 commentaires.
#crétins Lutte contre les socialo-communistes-nazis-mulsumans-avorteur-euthanasieurs → http://lcg.net/-/7p
#taille Les hommes d’Alaska sont-ils plus honnêtes que ceux de Washington D.C. ? Ou bien est-ce l’effet de la population noire ? → http://lcg.net/-/7j
#sodomie Géographie étasunienne → http://lcg.net/-/88
#tomate Problème de gestion de temps ? Passez au moins deux Pomodori sur ce site → http://www.pomodorotechnique.com/
#webdesign OMG Royal Fuhrer → http://lcg.net/-/7v
#webdesign Pigeonnés → http://lcg.net/-/80
#webdesign Audit de site web → http://lcg.net/-/86
#web Deathwatch → http://lcg.net/-/85
#0911 Collection of stories, videos, and photos submitted by people → http://lcg.net/-/83
#science Le téléphone s’envoie en l’air → http://lcg.net/-/87
#thewildone Laurel et Hardy en moto → http://lcg.net/-/82
#cul Chaque matin, habillez-vous de fraîcheur → http://lcg.net/-/7l
#comics Captain America Intimacy → http://lcg.net/-/84
#marshmallow Oh, The Temptation → http://lcg.net/-/7o
#apple Snow Leopard → http://lcg.net/-/7x
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[…] Il s’agit donc, je le répète, de créer un vrai média, pour lequel j’ai absolument besoin de forces vives pour l’alimenter.
En ce qui concerne la photo de fond qui a surpris, j’assume totalement l’avoir choisie sur une base de donnée gratuite d’internet, parce qu’elle me plaisait, tout simplement, et que je voulais à l’occasion de ma vidéo, qui allait être beaucoup regardée, un nouveau fond d’écran.
Mais bien évidemment, si vous avez de meilleurs [sic.] idées, nous pouvons imaginer de la changer, y compris pourquoi pas, toutes les semaines, sur proposition des comités locaux. Dès maintenant nous remettons l’entête précédente que j’avais conçue pour le site, à la une de chaque page. La nouvelle photo de fond de la page d’ouverture pourrait être choisie par le comité de Montpellier, lieu de notre fête du 19 septembre.
Je reconnais avoir été sans doute un peu vite pour faire en sorte que le site évolue, mais cette erreur d’appréciation vous a donné l’occasion de réagir et nous a permis de recevoir beaucoup de propositions de participation de bénévoles pour travailler sur le site.
Par ailleurs, en ce qui concerne les insinuations fielleuses diffusées par la presse –un journal allant même jusqu’à dire que nous vendons à Désirs d’Avenir des coups de poing américains – je tiens à dire qu’aucune facture n’a été présentée à Désirs d’Avenir pour la construction de ce nouveau site [et oui, elle aurait été présentée directement à Pierre Bergé]. Mieux, nous avons réalisé des économies, car ce nouveau site coûtera en fonctionnement 12 fois moins cher que le précédent, et près de 100 fois moins que le tout premier. Nous réalisons également une économie de charges salariales de 62 000 euros par ans, grâce à l’engagement de militants bénévoles.
Merci de continuer à dire ce que vous pensez pour que nous fassions mieux. Je compte sur vous, j’ai besoin, face à toutes les attaques, de votre engagement.
Amitiés fidèles,
Heu… LOL ?
Couche de finition ? Cerise sur le gâteau ? Encore plus navrant ? Yes, she can.
On remarquera qu’elle n’a pas utilisé le site Désirs d’Avenir pour publier ce texte… Normal, il est toujours en “error 500” une fois sur deux.
Par ailleurs, elle regrette d’avoir reçu bien peu d’aide de ses militants [les pigeons qui ont cru à la “démocratie participative” sauce Ségolène] sur le chapitre Internet :
J’ai lancé il y a trois mois sur le site un appel à idées et à personnes ressources pour faire évoluer le site, le faire monter en puissance, et y créer de nouvelles rubriques. Je n’ai reçu que très peu de propositions.
L’hilarité commence à céder la place à la pitié.
Comme dit Yann Leroux : un “j’ai merdé” aurait été plus classe.
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Alors, là, on ne me la fait pas, je suis un professionnel du Web qui a roulé sa bosse… Ce n’est pas au vieux singe aguerri qu’on va apprendre à faire la grimace.
Ségolène vient de changer encore une fois sa page d’accueil, et désormais, il n’y a plus aucun doute possible, il s’agit de la plus magnifique opération de buzz marketing jamais conçue par une équipe politique. Hortefeux oublié, traîtrises au PS, Martine Aubry, Borloo bourré, Hadopi, etc. ils sont tous enterrés. Ségolène est trop forte.
Côté graphisme, comme le souligne Eolas, même le grand Étienne Chouard n’a jamais réussi une telle performance.
Chapeau bas, l’artiste !

Si ce n’est pas du lourd ça !
Et le soin apporté dans les détails de la supercherie est tout bonnement époustouflant ! Je connais peu d’agences web sur le marché qui auraient pu réussir un tel exploit.
Regardez le nouveau bandeau, par exemple :

Le bouton “Cliquez ici” avec le relief et l’ombrage qui vont bien. OMG. OMFG. Putain, du grand art. Au pixel près. Et plus c’est gros, plus ça passe. La mystification maîtrisée à son summum ! Tous les codes du Web avant 1999 sont impeccablement respectés. Je suis scié.
Et ce petit truc charmant que vous pourriez ne pas noter, le titre de cette page html, ce petit clin d’œil geek (on dirait du xkcd) :
“Welcome to the Frontpage.”
Et tout est de la même eau… GÉNIAL !
Tout est si parfait, consistant, homogène… C’est de la dentelle. De l’art je vous dis ! Nous avons tous été bluffés ! Seule Ségolène pouvait imaginer cette stratégie de com inouïe en totale rupture.
(Non, je n’arrive pas à croire que Ségolène elle-même ait fait le fond d’écran dans MS Paint, assise sur les genoux de Dédé.)
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Médias met en évidence une constatation que la démocratie ne cesse de vérifier. Interdire, occulter, réprimer les pensées sulfureuses ou scandaleuses, loin de les affaiblir, les renforce. Le meilleur exemple en est la très longue interview que Emmanuelle Duverger et Robert Ménard ont offerte à Marc-Edouard Nabe. Ce dernier, la plupart du temps, est nimbé d’une aura sombre et délétère. Quelqu’un d’infréquentable même s’il a ses admirateurs et ses amis dont un excellent écrivain comme Dominique Noguez. Il y a de la secte dans le culte de Nabe. J’ose dire qu’à force, il bénéficiait d’une réputation d’autant plus splendide qu’on n’avait jamais l’occasion d’aller y voir de près ! Avec Médias, c’est fait. Je n’ai plus l’ombre d’une illusion. L’éructation systématique, l’extrémisme permanent, la posture du maudit éclatant de rage et de fureur, une vanité sans pareille, un parler même plus vrai mais convenu à force d’intensité appliquée et mécanique, c’est Marc-Edouard Nabe. Sa haine d’Yves Calvi, un “honnête homme” dans le monde des médias, est symptomatique. Nabe se trompe mais crie fort. Epuisant à la longue et pour pas grand-chose. Moralité : pour dégoûter des dissidents, il faut les entendre et les lire, pas les cacher dans un coin de la République.
Philippe Bilger : “Médias à célébrer”.
(Rappelons que Robert Ménard est un grand défenseur de la liberté d’expression.)
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Rien. Pas un blog ou un forum où les participants pourraient échanger et proposer ; pas un outil qui permettrait au “pouvoir de l’intelligence collective et au devoir de partager les savoirs” de se développer. Autant dire que le nouveau site, au delà de son ergonomie discutable et de son esthétique vétuste, contredit par sa construction l’ambition qu’il se donne.
C’est du reste, au delà du résultat, la méthode de conception qui pose problème.
En effet, la conception et la réalisation du site n’ont pas été confiées à des professionnels. Pis, c’est le compagnon de Ségolène Royal qui a été missionné pour le projet, nonobstant son défaut d’expérience dans le domaine de l’Internet politique et de la conception de sites.
Amateurisme et népotisme, voici les deux mamelles de cet échec, qui suscite, au delà de la farce d’un jour, des questions sur la pratique du pouvoir dans la galaxie ségoliste.
Il est toujours périlleux de se reposer sur un proche ; surtout au détriment de ses équipes. Cela peut faire naître un sentiment de favoritisme. Et de la rancœur lorsque les résultats du favori se révèlent piètres. Ajoutez à cela la déception franche de militants pourtant favorables au projet de Désirs d’avenir, et l’on devine que les choses ne seront pas si simple.
[…] Jusque-là, les accusations de naïveté ou d’incompétence n’ont guère pesé sur le destin de l’ancienne candidate à l’élection présidentielle. Mais il pourrait en être autrement aujourd’hui, dans la mesure où tout ceci rentre dans le cadre étroit de la tactique politique. Et que cela se voit.
Diner’s room : “Les désirs ont-il encore un avenir ?”
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#infantilisation La BD du jour.
#miaou The Mean Kitty Song in HD - Le mec est mignon.
#segomania Ségolène cherche un nouveau fond d’écran.
#poubelle-info Twitt du jour.
#déco Fish Bowl.
#cute Kissing quest makes Taiwan woman a web sensation.
#cute Serial Kisser in Paris - Album.
#gay Les Dieux du Stade 2010 : la vidéo.
#surprise Réaction d’un jeune socialiste face au nouveau site de Ségolène.
#alcologeek “@glazou : tiens, pas con du tout comme idée…”
#w3c Why doesn’t google.com validate?
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“Car le Safari ?”
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“Un jour vous pourrez écrire sur un vrai site où on vous prendra au sérieux ! Mais d’ici là, il va falloir réviser un ou deux fondamentaux du journalisme…”
Dieu merci, pour notre dose de rire quotidien, et contrairement aux informations non-vérifiées de LePost.fr, Jean-Marc est en plein forme.
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Des attaques et des insinuations de toute nature visent ma vie privée, comme par hasard au moment de la Fête de la Fraternité. Comme par hasard aussi au moment du grand déballage sur le « hold up » au Parti Socialiste et de l’attente de la vérité sur cette très grave révélation.
Je demande un minimum de respect pour ma vie privée et que cesse ce voyeurisme.
Je n’accepterai pas que l’on porte atteinte à l’honneur et à la considération d’un homme qui n’a rien à voir avec le milieu politique, pas plus que n’accepterai que mon engagement politique lui porte préjudice.
A aucun moment il n’a piloté le site Désirs d’Avenir et les propos diffamatoires selon lesquels il aurait été rémunéré par Désirs d’Avenir ou autrement relèvent de la pure calomnie.
Le nouveau site desirsdavenir.com que je souhaite, avec toute l’équipe de militants qui l’anime, sera plus clair et plus puissant à partir d’une nouvelle maquette accessible à tous (et pas seulement aux internautes confirmés), et va devenir le premier site évolutif entièrement animé par les adhérents de Désirs d’Avenir. Il va renforcer son rôle de laboratoire d’idées en appui sur les Universités populaires que j’ai créées. Il est en mutation et les félicitations comme les critiques constructives sont bienvenues. Le site précédent est toujours en ligne précisément pour continuer le débat sur www.desirsdavenir.com. Mais le nombre très élevé de connections (1,4 millions de connections en deux jours) ne nous permet pas de maintenir actives en permanence toutes les rubriques. Mais c’est un défi que nous allons relever dès le début de la semaine prochaine.
Le mouvement dérange, surtout quand c’est pour avoir un temps d’avance. J’appelle toutes celles et ceux que les méthodes dénigrent, à venir rejoindre Désirs d’Avenir, lieu paisible et fraternel.
J’ai besoin de toutes celles et ceux qui pensent que le débat public ne doit pas tolérer les « boules puantes » comme disait le général de Gaulle. Il y a, dans tous ces ragots, une volonté bien basse de nuire.
Tant pis pour tous ces esprits malfaisants : à nous regarder, ils s’habitueront.
Je sais aussi que cette cabale, tout comme le harcèlement de la presse people, visent à porter atteinte à la crédibilité de mon action et de ma parole, à déstabiliser mon entourage, à faire douter toutes celles et ceux qui ont envie d’avancer. Je leur demande d’être forts et de tenir bon.
Je ferai à Montpellier un discours important sur la Fraternité, la France, les défis d’aujourd’hui, sur la façon et les raisons d’espérer.
C’est vous, citoyens respectueux et éclairés qui m’aideront à tenir bon en ces temps mouvementés.
Je compte sur vous comme vous pouvez compter sur moi.
Je trouve que Ségolène joue de moins en moins bien sa partition favorite : la victime.
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#miaou Kikinou d’amour. #segomania “En techno, Ségo a trois ans d’avance”. #japoniais Unbelievable Cat-friendly House Design from Japan. #google ストリートビューのプライバシーについて. #fête שנה טובה ומתוקה.
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L’ex-candidate a décidé d’attaquer, dénonçant les complots et livrant quelques méchants en pâture à ses partisans.
Attaquer la presse d’abord, parce que le “mediabashing”, ça marche toujours. Ségolène Royal s’est donc fait applaudir par les 2000 personnes présentes, dénonçant “le microcosme parisien, dérouté par ma liberté, par mon refus de m’assujettir à leurs codes, à leurs compromissions”. Attaquer les absents ensuite, ces responsables qui s’éloignent d’elle, “quelques notables de la politique en attente de jours meilleurs allant faire leur marché ailleurs”. Et Royal d’en appeler au peuple des “désirants d’avenir”, l’invitant à “rétablir la vérité [nom d’une rubrique de son site, une idée, dit-elle, de son compagnon André Hadjez], sur les faits, sur les paroles, sur les manipulations, sur les faux consensus”. Et à refuser de plier “sous les critiques, les dénigrements, les malveillances, les ‘boules puantes’ comme le disait le général de Gaulle! “
[…] Samedi, Royal a voulu acter une nouvelle épopée. Elle a appelé à accompagner le dépassement du Parti socialiste. Un terme vague? “Ce mot de dépassement, c’est prendre acte des limites du système partisan. Ségolène est passée à autre chose, elle voit plus grand que le seul PS”, dit sa porte-parole Najat Vallaud-Belkacem.
[…] Samedi, on sentait les absences des fidèles récemment écartés ou écoeurés. Dominique Besnehard n’est plus là pour être le griot de sa candidate, et ses amies les stars ont manqué à l’appel. Restait simplement un peuple ségoléniste forcément aimant, et inconditionnel, même quand il ne comprend plus. “Ségolène, c’est un TGV, une locomotive ; nous, on est les wagons derrière, on a parfois du mal à suivre, soupire Francine, arrivée des Hauts-de- Seine, après dix heures de car. Je lui fais confiance, elle reprend les choses en main, mais parfois je suis perdue.” Et Francine de regretter le départ de Jean-Pierre Mignard, meilleur ami de Royal et président débarqué de Désirs d’avenir: “La méthode est un peu cavalière.” D’autres fans n’ont pas ces états d’âme. “Les médias accusent tout le temps Ségolène”, assène le jeune Lyonnais Karim. Heureux sont les croyants assiégés.
Le Journal du Dimanche, Cécile Amar : “Ségolène contre le reste du monde”.
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Using data from the social network Facebook, they made a striking discovery: just by looking at a person’s online friends, they could predict whether the person was gay. They did this with a software program that looked at the gender and sexuality of a person’s friends and, using statistical analysis, made a prediction. The two students had no way of checking all of their predictions, but based on their own knowledge outside the Facebook world, their computer program appeared quite accurate for men, they said. People may be effectively “outing” themselves just by the virtual company they keep.
The Boston Globe: “Project ‘Gaydar’”.
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Il est plus que temps que le profane sache cette vérité profonde de la discipline juridique : le droit, à l’instar de l’amour, c’est plus amusant à trois.
Diner’s room : “Jouons un peu avec l’amnistie, l’inéligibilité et nos petits camarades”.
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On a déjà enseigné l’anatomie humaine à partir de la dissection du porc. “Un très grand nombre d’expériences sont faites sur le cochon et des produits nécessaires à la santé humaine en sont tirés. Le porc n’est pas seulement utile à la pharmacie, il l’est aussi à la chirurgie: plusieurs de ses organes peuvent être transplantés chez l’être humain”. Et comme si ce n’était pas assez : “sa viande présente la même saveur que la chair humaine”.
Gastronote, Françoise Kayler : “Le cochon, une lecture troublante”.
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Fin 2008, Damien Bancal publie un petit article sur Zataz.com pour faire état de la découverte d’une faille sur le serveur FTP d’une multinationale dont il a ordre aujourd’hui de taire le nom.
Numerama : “Condamné en appel, Zataz en a ‘plein le cul’ et songe à fermer”.
L’obligation de taire le nom ne s’applique qu’à Damien Bancal. Il s’agit donc de Forever-France, filiale française de Forever Living Products, société de vente multiniveau de produits cosmétiques fondée par Rex Maughan (comme déjà dit ici en janvier dernier).
De toutes façons, il ne faut pas chercher bien loin.
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Bon, c’est un peu moins joli derrière :
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</td>
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But never has he ruffled so many feathers, especially among academics, as he has this week, slamming evolutionary theory as untrue, inherently un-Christian and the driving force behind some of the most horrendous catastrophes of the 20th century, including Adolf Hitler’s plan to destroy “inferior races.”
“You can see where [Hitler] clearly takes Darwin’s ideas to some of their logical conclusions and compares certain races of people to lower evolutionary life forms,” Cameron says. “If you take Darwin’s theory and extend it to its logical end, it can be used to justify all number of very horrendous things.”
People.com: “Kirk Cameron Stands Behind Controversial Darwin Statements”.
The Huffington Post: “Ex-Actor To Distribute 50,000 Altered Darwin Books”.
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Ce n’est pas moi qui le dis, c’est HEC Montréal :
Nos analyses montrent également qu’une partie de plus en plus importante des écarts de niveau de vie observés entre le Québec, d’une part, et l’Ontario, le Canada et les États-Unis, d’autre part, s’explique par des choix de mode de vie. Les québécois, en choisissant de moins participer au marché du travail ou d’y participer avec moins d’intensité acceptent implicitement un niveau de vie plus faible. C’est un choix légitime.
HEC, “Productivité et prospérité au Québec - Bilan 1981-2008”.
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Encore une fois, j’ai été mal cité par un journaliste malhonnête. Patrick Lagacé, un ancien du Journal de Montréal, recyclé à La Presse, me pisse du vinaigre à petits jets, sur son « blogue ». Il prétend que je l’ai traité d’ordure, un soir, sur la rue près de chez nous. Or, c’est faux, et archi faux. Complètement faux. Je demande qu’on rectifie les faits. J’exige qu’on rétablisse la vérité. Je veux des excuses publiques. Jamais je n’ai traité le « blogueur » de La Presse d’ordure. D’ailleurs, j’ai toujours trouvé le mot ordure trop français, trop parisien, pas assez enraciné. Faut quand même garder une certaine classe!
En vérité, ce soir là, j’ai traité le « blagueur » de La Presse, non pas d’ordure (terme trop peu poétique à mon goût) mais bien de restant d’égout, de quart à vidanges, de fond d’poubelle, de morceau d’cochon, d’enfant d’chienne, de rat sale, de bâtard de pourriture, de mangeux d’marde, de licheux d’cul, de pissette molle et d’insignifiant successeur d’André Pratte. Je vous épargne le reste par respect pour les chastes oreilles des distingués lecteurs de Lagacé.
L’histoire est pourtant simple. Je croise un trou d’cul au coin de la rue et, incapable de me retenir, je le traite bien simplement de trou d’cul. Et voilà que le trou d’cul en question, sans doute insulté d’avoir été traité de trou d’cul, se fend, c’est le cas de le dire, d’un éditorial enflammé. Tout ça pour si peu! Panne d’inspiration sans doute! À force d’écrire des niaiseries, jour après jour, on finit naturellement par manquer de sujets. Ce n’est pas une raison pour étirer la sauce et transformer ses minables histoires personnelles en roman à succès.
Pierre Falardeau : “Le recyclage des ordures”.
Pierre Falardeau est mort hier. Les hommages embarrassés comme obligés aflluent. On attend encore celui de Patrick Lagacé.
La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y aura pas d’Elvis Gratton IV.
“Pierre Falardeau a la réputation d’être une grande gueule. Il attaque, insulte, et souvent il dépasse les bornes pour faire valoir son point de vue. Mais le cinéaste est également un créateur timide, tendre et pudique, qui s’inquiète parfois de son personnage public.”
Archives Radio Canada “Pierre Falardeau, en toute liberté”.
Cyberpresse a ressorti un texte de Marc Cassivi sur sa page d’hommage à Falardeau :
Avec le temps, à force d’inepties, de monomanie et de raccourcis intellectuels, Pierre Falardeau est devenu un grotesque mononcle bigot, de moins en moins drôle et de plus en plus burlesque. Une épave aigrie en attente du financement d’Elvis Gratton VIII, prêt à hypothéquer son oeuvre pour garnir son portefeuille. L’incarnation même de son plus célèbre personnage.
La Presse, Marc Cassivi : “Elvis Falardeau”.
Oups, boulette vite corrigée.

P.S. 28 septembre. Patrick Lagacé, avec retard. Qui renvoie sur Marc Cassivi.
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So you think you can tell Arial from Helvetica?
J’ai eu 20 sur 20 (meilleur que John Gruber). Seul le logo de Mattel (question 11) m’a demandé réflexion.
Et vous ? (Sans tricher…)
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Par erreur, le gouvernement canadien a mis en vente des lots d’argenterie provenant la résidence officielle du Gouverneur général, Rideau Hall. Parmi ces lots figuraient ces paniers en argent, qui n’appartiennent même pas au Canada, puisque laissés en dépôt par le Palais de Buckingham.
Ces jolis paniers sont des cadeaux pour le mariage du Duc d’York, futur George V avec la Princesse Mary de Teck, le 6 juillet 1893.
Un heureux citoyen de Luskville, près de Gatineau, a acheté ces kilos d’argent royal pour la somme de 532 $ (336 €) le 18 mai dernier.
Découvrant sa grosse bourde, le gouvernement fédéral a dû débourser 50 000 $ pour récupérer ces paniers, ainsi que 45 150 $ pour d’autres babioles dispersées dans ses ventes de garage.
Source : Radio Canada, “Ottawa rachète des antiquités à fort prix”.
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Telus va encore plus loin dans cette stratégie marketing à deux vitesses. Sa filiale à bas prix Koodo a fait un gros tapage l’automne dernier en qualifiant les frais excédentaires de « dégueulasses » et « sordides » dans des publicités. Tout cela pendant que sa société mère continuait - et continue toujours - à exiger 7,70$ par mois à ses clients pour l’accès au réseau sans fil et au service 911.
[…] Les experts, pour leur part, sont partagés. La plupart indiquent qu’il est tout à fait normal qu’une entreprise, quelle qu’elle soit, cherche à différencier ses marques avec des stratégies marketing distinctes. Mais de là à dénoncer ouvertement des frais qu’elle collecte de l’autre main, il y a un pas énorme.
« De dépeindre votre truc comme dégoûtant d’un côté, et comme étant une bonne chose de l’autre, c’est contradictoire », dit Brahm Eiley, président du Convergence Consulting Group, une firme torontoise spécialisée en télécoms.
Selon David Soberman, professeur à l’École de gestion Rotman de l’Université de Toronto, les trois géants profitent du fait que la majorité des consommateurs ignorent les liens de parenté qui existent avec leurs filiales à rabais. « On pense toujours que les gens sont beaucoup plus au courant des informations qu’ils ne le sont en réalité. Il y aura toujours 10% ou 15% de la population qui est au courant, mais la vaste majorité ne le sait pas. »
[…] « Ils essaient de présenter leurs marques à rabais comme des entreprises distinctes, et c’est là toute l’idée, dit-il. Une bonne partie des consommateurs ne réalise pas que Koodo appartient à Telus, et c’est exactement ce que Telus veut ! Cela leur permet d’offrir des prix différents, de faire leur marketing différemment, ce qui leur ouvre un autre segment. »
Selon Jean-François Ouellet, professeur agrégé à HEC Montréal, cette distinction nette constitue une « excellente stratégie » des trois géants. « En marketing, à partir du moment où vous déterminez le segment de clientèle auquel vous voulez vous attaquer, la meilleure chose à faire est de vous trouver un positionnement extrêmement différencié. La quintessence de ça, c’est quand vous créez des marques différentes. »
Quant au fait de vouloir masquer les liens de parenté entre les diverses filiales, il n’y a rien là d’anormal, d’après M. Ouellet. « Bell ne veut pas que les clients sachent que Solo et Virgin, c’est la même chose, de la même façon que Volkswagen ne veut pas vous sachiez qu’Audi, c’est aussi Volkswagen. »
La Presse Affaires, Maxime Bergeron : “Téléphonie sans fil, le double discours d’une industrie”.
Vous pouvez acheter ce Jean-François Ouellet, professeur à HEC, 349 $ de l’heure via PayPal :
ExpertExpress. Votre expert-conseil en marketing. Abordable.
L’idée est simple. Appuyez sur le bouton “Acheter maintenant” ci-après et vous serez acheminé vers le site sécurisé de PayPal, où vous pourrez compléter votre dépôt de 50% sur l’achat d’une heure de services-conseils au tarif de 349$ (taxes en sus). Le dépôt sera au montant de 196.97$ inculant les TPS et TVQ. Une fois cette transaction complétée, vous serez acheminé vers un calendrier interactif où vous pourrez sélectionner la plage horaire qui vous convient le mieux pour votre séance de consultation. Celle-ci peut se tenir en face à face à HEC Montréal (3000, chemin de la Côte-Ste-Catherine, à Montréal), par téléphone ou encore par l’entremise de l’outil Skype. La facturation est effectuée par la société du professeur Jean-François Ouellet (6667261 Canada Inc.). Notez que le paiement final sera exigé après la séance de consultation et pourra être réglé par carte de crédit ou virement PayPal
Moderne ! Quelle star ce Jean-François.
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Avec plein de morceaux de gens que j’aime dedans.
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Fist Expo, c’est à Strasbourg. Je n’ai pas trouvé Crisco dans la liste d’exposants.
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Je trouve cette photo de la plage d’Atlantic City, prise en 1906, fascinante. Notamment avec ces femmes à ombrelles à la silhouette si particulière entraînant des réminiscences impressionnistes (Monet, Renoir, Boudin, Caillebotte, Seurat) et cette foule qui parait si proche dans l’instantané tout en étant si éloignée dans le temps…
Et voilà que Matoo cherche le détail et m’apporte un décryptage, hmmm, orienté :

(FAP = Fille à pédé.)
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Jeu du jour : Sauras-tu retrouver le gentil pédophile dans cette image ?
(Indice : la plante verte n’est pas pédophile.)
Et oui, encore…
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