La clientèle du porno en ligne est majoritairement réac et chrétienne. Ou l’attrait de l’interdit chez les frustrés.
Eight of the top 10 pornography consuming states gave their electoral votes to John McCain in last year’s presidential election – Florida and Hawaii were the exceptions. While six out of the lowest 10 favoured Barack Obama.
[…] States where a majority of residents agreed with the statement “I have old-fashioned values about family and marriage,” bought 3.6 more subscriptions per thousand people than states where a majority disagreed. A similar difference emerged for the statement “AIDS might be God’s punishment for immoral sexual behaviour.”
“One natural hypothesis is something like repression: if you’re told you can’t have this, then you want it more,” Edelman says.
[New Scientist, Ewen Callaway: “Porn in the USA: Conservatives are biggest consumers”.]
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Et puis le modèle s’est épuisé. Quand on réussit à gagner de l’argent sans talent particulier et avec des compétences de gestionnaires plus que médiocres, forcément, le jour où ça s’arrête on crie à la catastrophe. Ceux qui étaient et sont encore aux manettes, n’ont pas d’autre choix que d’annoncer la mort du secteur pour se dédouaner. Internet n’a eu qu’à donner une pichenette pour que tout s’effondre. [La Plume d’Aliocha : “La fin des haricots !”]
Cela s’applique aussi avec justesse à l’industrie du disque.
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StatCounter Global Stats. Où l’on voit que FireFox est bien mieux implanté en Europe qu’aux Amériques. L’effet Tristan Nitot ? Et que Mac OS représente 2,34 % du marché au Vatican qui tourne très majoritairement sous Windows XP.
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Le résultat d’une telle cacophonie pourrait, pour le gouvernement, être catastrophique: en d’autre temps, la gauche en aurait profité avec délice. Mais celle-ci est parfaitement inaudible. Tout se passe comme si Nicolas Sarkozy, avec ses “ouvertures” vers des personnalités issues de la gauche ou de la droite tradi, avait envahi l’ensemble du champs du débat public. Le débat droite-gauche s’est évanoui : depuis deux ans en France, c’est un débat droite-droite qui occupe les médias. Nicolas Sarkozy a inventé le couac organisé.
Que la gauche soit absente de cette discussion aboutit à un résultat curieux : cette semaine, c’est Nadine Morano, incarnation de la droite populaire et décoincée, qui incarne le “progressisme” et le “mouvement”…
[Rue89, Pascal Riché : “Homoparentalité : où est passée la gauche ?”]
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Jeffrey Zeldman: “Web Standards Test: Top 100 Sites”. Grosso modo, 1 sur 10, ce n’est pas très brillant.
P.S. Et le même jour, je tombe sur ça :
Nobody cares if your HTML is valid. Except you. If you want to. Don’t think for a second that producing perfectly valid HTML is more important than running your website, delivering features that delight your users, or getting the job done.
Coding Horror : “HTML Validation: Does It Matter?”
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Oui, Ce que je vous dis c’est l’évidence. Ah, mais si les gens fonctionnaient avec leur tête, mais les gens ils ne fonctionnent pas avec leur tête, ils fonctionnent avec leurs tripes. La politique c’est une affaire de tripes, c’est pas une affaire de tête, c’est pour ça que moi quand je fais une campagne, je ne la fais jamais pour les gens intelligents. Des gens intelligents, il y en a 5 à 6 %, il y en a 3 % avec moi et 3 % contre, je change rien du tout. Donc je fais campagne auprès des cons et là je ramasse des voix en masse. [Georges Frêche, président du conseil régional de Languedoc-Roussillon, via Arrêt sur Images.]
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Hervé de Charette embarrassé par le 93 rue Lauriston.
Ça me fait penser à Google qui a choisi l’ancienne Kommandantur de Paris pour établir ses bureaux, 38 avenue de l’Opéra…
Une bonne adresse à Paris, c’est le 122 rue de Provence.
Immeubles inanimés, avez-vous donc une âme ?
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Dans une autre dépêche AFP (…), la ministre est venue reprendre les critiques mis en évidence par l’UMP : « [les députés sont] actuellement inondés par les campagnes de désinformation conduites par des groupes de pression libertaires et minoritaires ». Le nom de la Quadrature du Net résonne évidemment. Commentaire du cabinet de Christine Albanel : « ce sont cinq gus dans un garage qui font des mails à la chaîne ». [PCinpact.com.]
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L’archevêque de Recife a justifié l’excommunication de la mère de la fillette, ainsi que de l’équipe médicale, en rappelant que « la loi de Dieu est supérieure à toute loi humaine. Alors, quand une loi promulguée par des législateurs humains est contraire à la loi de Dieu, cette loi n’a aucune valeur. » À propos du beau-père violeur, Mgr Sobrinho a noté qu’il « était contre l’avortement » : « Certes, ce qu’il a fait est horrible, mais il y a tant de péchés graves, et le plus grave est l’élimination d’une vie innocente. »
[La Croix : “Un évêque brésilien excommunie la mère d’une fillette de 9 ans ayant avorté”.]
L’archevêque de Recife (nord-est du Brésil) a excommunié la mère d’une enfant de 9 ans ayant avorté de jumeaux à la suite d’un viol, ainsi que toute l’équipe médicale, a-t-on appris de source médicale. […] “La grossesse comportait de hauts risques et mettait la vie de l’enfant en danger”, a déclaré à la presse le docteur Sergio Cabral qui a réalisé l’intervention mercredi dans un hôpital public de Recife, la capitale de l’Etat du Pernambouc.
La police a découvert que le beau-père de l’enfant abusait d’elle depuis qu’elle avait six ans, ainsi que de sa soeur aînée de 14 ans, handicapée de surcroît. Le beau-père de 23 ans, a avoué les délits et encourt 15 ans de prison.
L’interruption volontaire de grossesse est toujours interdite au Brésil, sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. Cela n’empêche pas un million de femmes d’avorter clandestinement, lors d’opérations qui coûtent la vie à des milliers d’entre elles chaque année, selon les autorités.
“L’état de la fillette s’appliquait aux deux cas et, comme médecins, nous ne pouvions pas faire courir de risques à une enfant de 9 ans, dont les organes ne sont pas encore formés”, a ajouté le docteur Cabral.
[Le Figaro / AFP : “Brésil: l’église excommunie une femme”.]
Hier, c’était la journée de la femme.
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Une photo vaut mieux qu’un long discours.
Et imaginez trois mois de déjections canines qui décongèlent d’un seul coup… On n’est pas dans la marde… Montréal, la grande classe internationale.
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Chacun le sait, le haut débit a déjà favorisé grandement la recrudescence du piratage sur internet. La mise en œuvre du nouveau plan, le plan France Numérique 2012, va encore accentuer ce phénomène, et il est grand temps que les créateurs organisent un modèle économique adapté à cette nouvelle phase de l’ère numérique.
Néanmoins, comme je l’ai répété tout au long de ce débat, le projet de loi a le mérite de proposer des solutions mesurées et pédagogiques au problème du petit piratage sur internet. Je suis satisfait que certains de mes collègues aient permis, par leurs amendements, l’ajout d’un volet éducatif en prévoyant la sensibilisation des collégiens aux phénomènes de téléchargement illicite et de « peer to peer ».
Je suis également satisfait de l’adoption d’un certain nombre de nos amendements, qui a permis d’enrichir le texte soumis au Sénat. Parmi les nouvelles dispositions ainsi insérées, j’en citerai quelques-unes en particulier : la garantie d’un plus grand respect des données personnelles des internautes ; la possibilité pour la HADOPI d’ordonner une suspension d’abonnement d’une durée plus courte – un mois seulement – que celle qui était initialement prévue par le texte ; la faculté pour l’abonné de contester un manquement ayant donné lieu à une recommandation de la HADOPI.
L’adoption de tous ces amendements va donc dans le sens d’un plus grand respect des droits des internautes.
Pour ce qui a trait au développement d’une offre légale sur internet, nous regrettons que nos différents amendements, pourtant peu contraignants, n’aient pas reçu l’aval du Sénat. Je me réjouis cependant que l’ensemble de mes collègues ait eu à cœur de faire avancer la question de la réforme de la chronologie des médias, laquelle n’est plus adaptée à l’économie des nouveaux supports. Nous resterons vigilants sur la réalité et sur la rapidité des progrès que feront le Gouvernement et les producteurs en faveur d’une offre légale adaptée aux attentes du public.
Madame la ministre, mes chers collègues, il reste encore, selon moi, beaucoup à faire pour assurer la protection et le développement de la création sur internet. Le projet de loi constitue un premier pas dans cette direction, que nous nous devons de soutenir, dans l’intérêt tant de la création et de l’industrie culturelle que des utilisateurs des contenus culturels en ligne.
Les sénateurs socialistes voteront donc ce projet de loi, en souhaitant vivement qu’il ne soit que la première étape d’une concertation constructive entre tous les acteurs du nouveau paysage numérique, auxquels nous faisons confiance.
[Serge Lagauche, séance au sénat du 30 octobre 2008, via Narvic, à lire également : “Hadopi et l’utopie de la cyberdémocratie”.]
Également au sujet de la loi AdosPipi :
Téléchargez-vous ?
Non, mais je vais souvent sur Deezer, je trouve formidable d’y trouver plus de 5 millions de titres gratuitement. L’autre soir, après avoir regardé le documentaire d’Eric Tabarly dans lequel il chante une très belle chanson de marin, on est allé avec mon fils écouter cette chanson sur Deezer. J’écoute aussi Tracy Chapman, Camille ou Barbara.
[20minutes.fr : entretien avec Christine Albanel, ministre de la Culture.]
Comme en agriculture, où les riches paysans de la Beauce se sont depuis longtemps cachés derrière les pauvres agriculteurs de montagne, pour obtenir des subventions dont ils étaient en fait les principaux bénéficiaires, les industries du cinéma et de la musique mettent maintenant en avant quelques créateurs et quelques chanteurs bien vus des puissants, pour maintenir d’indéfendables rentes de situation.
[…] À la fin du 18e siècle, les lois sur les droits d’auteurs ont été écrites pour protéger les créateurs contre les marchands. Au milieu du 19e siècle, telle fut aussi la raison d’etre des premières sociétés d’auteurs. Voilà qu’on prétend les utiliser pour protéger les marchands contre les créateurs ! Pire même, voilà qu’on prétend transformer les artistes en une avant-garde d’une police de l’Internet où sombrerait la démocratie.
Cette loi sera sans doute votée, parce qu’elle est le pitoyable résultat d’une connivence passagère entre des hommes politiques, de gauche comme de droite, toujours soucieux de s’attirer les bonnes grâces d’artistes vieillissants et des chefs d’entreprises bien contents de protéger leurs profits sans rien changer à leurs habitudes.
Cela échouera, naturellement. Pour le plus grand ridicule de tous.
[Jacques Attali : “Une loi scandaleuse et ridicule”.]
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Cette rigueur froide est mortifère. La foi catholique n’est pas avant tout le code de droit canonique. Pour couronner le tout, même si ce n’est qu’un effet ricochet, cette attitude, loin de servir l’Église, la rend inaudible. Et j’ai mal à mon Église lorsqu’elle justifie ses caricatures. J’ai l’intuition que le Christ aux outrages qui orne ce billet souffre également. [Koztoujours : “Ils n’ont pas excommunié la fillette”.]
Par ailleurs, ne vous privez pas de vilipender, conspuer et insulter Koztoujours, car comme tout bon chrétien, il a un fond masochiste et trouve son plus grand plaisir dans la stigmatisation. Oh, fais-moi mal, Johnny, Johnny, Johnny, envole-moi au ciel… zoum !
“Heureux serez-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.” — Bonne Nouvelle de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 5,1-12a).
Nul ne doute que la récompense de Koztoujours sera grande dans les cieux.
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M. Patrick Bloche. […] Cette disposition du texte est donc inconstitutionnelle ; elle remet également en cause, non seulement la Déclaration des droits de l’homme, mais aussi la Convention européenne des droits de l’homme. Il serait donc raisonnable de prendre en compte le principe démocratique élémentaire que soutient notre amendement.
Mme la présidente. Quel est l’avis de la commission ?
M. Franck Riester, rapporteur. La France est soumise à des principes de valeur supra-législative, qui garantissent effectivement l’intervention du juge en cas de procédure susceptible de conduire à une restriction des droits fondamentaux et des libertés ; c’est l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’article 66 de la Constitution. Toutefois, il ressort précisément des débats que nous avons depuis une heure que l’accès à l’Internet n’est précisément pas un droit fondamental.
Le texte ne privera pas les internautes de leur liberté de communiquer : ils pourront toujours le faire avec le téléphone ou n’importe quel autre moyen, y compris l’Internet, mais avec une autre connexion.
[Assemblée nationale, Première séance du jeudi 12 mars 2009.]
M. Philippe Gosselin. Je suis sidéré par le mépris avec lequel, chers collègues de l’opposition, vous considérez les artistes !
M. Jean-Pierre Brard. Vous parlez de Doc Gynéco ?
[Assemblée nationale, Seconde séance du jeudi 12 mars 2009.]
M. Franck Riester, rapporteur. M. Brard illumine souvent l’hémicycle de ses prises de parole, et pas seulement grâce à la couleur jaune soleil de sa veste, qui nous éclaire tous depuis le début de la journée !
Mme Martine Billard. Elle est plutôt jaune moutarde !
M. Franck Riester, rapporteur. Jaune moutarde, si vous préférez…
M. Jean-Pierre Brard. Je vais vous la faire monter au nez, moi !
[Assemblée nationale, Seconde séance du jeudi 12 mars 2009.]
Mme Christine Albanel, ministre de la culture. Par ailleurs, la caricature affreuse, qui consiste à présenter cette Haute autorité composée de magistrats…
M. Patrick Bloche. Non, pas des magistrats !
M. Christian Paul. Des robots !
Mme Christine Albanel, ministre de la culture. …à partir de l’ART comme une sorte d’antenne de la Gestapo est particulièrement ridicule. (Très vives protestations sur les bancs du groupe SRC.)
Mme Sandrine Mazetier. Ça suffit ! Qui a parlé de Gestapo ?
M. Christian Paul. Retirez ces propos immédiatement !
Mme Christine Albanel, ministre de la culture. Qu’aurais-je à retirer ? (Mmes et MM. les députés du groupe SRC se lèvent et apostrophent vivement Mme la ministre.)
M. le président. Laissez parler Mme la ministre !
Mme Christine Albanel, ministre de la culture. Vous présentez cette Haute autorité comme une instance policière, dangereuse, qui veut attaquer les libertés. C’est honteux !
M. Guy Geoffroy et M. Philippe Gosselin. Tout à fait !
Mme Christine Albanel, ministre de la culture. Ce n’est absolument pas cela.
M. Patrick Bloche. Retirez vos propos !
Mme Christine Albanel, ministre de la culture. Je retire le mot « Gestapo », mais la présentation que vous faites est absolument scandaleuse.
[Assemblée nationale, Troisième séance du jeudi 12 mars 2009.]
M. Christian Paul. J’interviens pour un rappel au règlement, car ce qui vient d’être dit me paraît dépasser très largement le cadre normal de l’échange républicain, que nous avons habituellement avec les membres de ce Gouvernement, dont nous ne partageons pas, le plus souvent, les options.
Madame la ministre, j’ai un sentiment de malaise depuis hier. Vous ne vous comportez pas, dans ce débat, dans cet hémicycle, en ministre de la culture. (Protestations sur les bancs du groupe UMP.)
Mme Muriel Marland-Militello, rapporteur pour avis de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales. Ça alors ! C’est honteux !
M. Christian Paul. Je l’ai dit hier à la tribune, vous ne vous comportez pas en ministre de la culture.
M. Guy Geoffroy. C’est insupportable ! Retirez ces mots !
M. Christian Paul. Dans ce pays, le ministre de la culture est aussi le ministre des libertés.
Plusieurs députés du groupe UMP. Retirez ces mots !
M. Christian Paul. Il recherche les bons équilibres.
M. Jean-Luc Warsmann, président de la commission des lois. Si ce n’était pas une femme, vous ne tiendriez pas le même discours !
[Assemblée nationale, Troisième séance du jeudi 12 mars 2009.]
M. Patrick Bloche. Accuser les députés de l’opposition de comparer, parce que nous critiquons votre projet de loi, l’HADOPI, à la Gestapo,…
M. Philippe Gosselin. Quel cinéma !
M. Patrick Bloche. À cause de la Gestapo qui était présente dans notre pays, il y a soixante ans, je n’ai jamais connu ma grand-mère paternelle, parce qu’elle est partie, le 31 juillet 1944, par le convoi 76 de Drancy et qu’elle a été gazée à son arrivée à Auschwitz le 4 août 1944. La Gestapo, c’est cela pour moi.
M’entendre dire, dans cet hémicycle où je siège depuis douze ans en respectant chacune et chacun, qu’en critiquant une haute autorité indépendante qui n’est pas encore mise en place, je ferais une référence historique aussi lourde me touche particulièrement. Je ne me sens pas insulté, mais je considère que Mme la ministre est allée au-delà des limites de son verbe. En tant que ministre de la culture, elle est aussi ministre des mots. Je pense que pour elle, les mots ont un sens. Pour ma part, je n’emploierai pas de grands mots car je suis bouleversé. Pour cette raison, je souhaite réunir mon groupe et je vous demande, monsieur le président, une suspension de séance.
[Assemblée nationale, Troisième séance du jeudi 12 mars 2009.]
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On m’accuse donc de démagogie, de récupération, et de malhonnêteté intellectuelle pour n’avoir pas appliqué à moi-même ce que je prêche aux autres. Cela m’a fait réfléchir, et j’en ai déduit que je devait en effet joindre le geste à la parole,
Je m’engage donc, dans les 30 jours qui viennent, à mettre GRATUITEMENT en téléchargement, l’intégralité de mes 50 livres, en format pdf, sur ce site ainsi que sur les réseaux P2P.
Tout mes ouvrages à venir le seront aussi, bien évidemment, ainsi que tout les livres qui ont fait l’objet d’une traduction (en plus de vingt langues).
La diffusion du savoir me tient à coeur, notamment auprès de la jeunesse, et je ne vois pas comment je pourrais faire la leçon aux artistes qui ne diffusent pas leur travail gratuitement, si moi-même je prive le public de mes ouvrages et de mon savoir, ce qui serait fort contradictoire.
[…] De plus, j’ai décidé que dorénavant, je ne demanderais plus de rémunérations ni en tant que consultant, ni pour n’importe quel autre poste que je me verrais offrir, que ce soit pour le privé, ou le gouvernement. En effet, je fait ce métier pour aider mon semblable, et non pas pour l’argent. Un peu d’amour et d’eau fraîche devrait suffire. Prenez en note.
[“Jacques Attali” : “Un nouveau départ”.]
Un gros “fake”. Mais qui est derrière ? Possiblement l’auteur de ce commentaire.
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Mais qui a des nouvelles de Jean-Paul Ney ?
(Je me suis étouffé de rire en lisant “encore un journaliste en prison”…)
Cela fait maintenant plus de 15 mois, que Jean-Paul Ney, journaliste d’investigation indépendant et reporter de guerre, est détenu en Côte d’Ivoire, à la MACA, prison d’Abidjan malheureusement tristement connue… Sous le chef d’inculpation d’atteinte à la sûreté de l’état, on reproche en réalité à Jean-Paul Ney d’avoir fait son travail de grand reporter d’investigation, travail qu’il effectue depuis plus de 10 ans…
En passant, quelle est l’actualité de Arash Derambarsh ? J’ai l’impression de rater plein de trucs.
— 8 commentaires.
Le professeur Brodeur, qui n’est pas fermé à la requête des avocats des deux agents, « même si leur identité a été largement diffusée, ils veulent préserver ce qui leur reste d’image privée », poursuit plus avant sur la question de l’individu dans le corps de police : « Prenez l’uniforme, dit-il. Le but d’un uniforme, c’est de fondre un individu dans la masse. Tout le monde est pareil, en uniforme. L’individu s’oublie. La tradition policière apporte un démenti à l’action individuelle. »
[Patrick Lagacé : “Policiers : le droit de tuer et le droit à l’anonymat”.]

Ma fréquentation des rues de Montréal apporte un démenti quotidien à la tradition policière. (Hmmm, ce charmant jeune policier au cul de bombasse moulé dans un pantalon de “battledress” trop petit et de coloris “rose shocking” que j’ai croisé près de Berri-UQAM… érection spontanée dans l’instant. Et cet autre aux jean’s “destroy” pleins de trous suggestifs… Par contre, le bas de pyjama à pois immortalisé par le Journal de Montréal, nan, vraiment, ça le fait pas…)
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Olivier est à vendre. Sans doute cher, mais votre entreprise le vaut bien.
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I’m an anglophone. Even though I’ve lived in Quebec my entire life, I’m seen as the enemy. No different than the Rest of Canada. It’s assumed that I’m just waiting for my chance to make it in Toronto or New York, and that I don’t really belong here because I don’t really want to be here. Though I love Quebec as much for its culture (which is inescapably intertwined with its language) as its politics (which is inescapably intertwined with language issues), because I use English more than French in my daily life I’m set aside from real Quebecers.
[Fagstein: “Le français, avant tout”.]
Je suis un anglophone. Même si j’ai vécu toute ma vie au Québec, j’y suis vu comme l’ennemi, de même façon que le Reste du Canada. Il semble entendu que je ne fais qu’attendre l’occasion de faire ma vie à Toronto ou à New-York, et que ne désirant pas réellement être ici, je n’appartiens pas vraiment au pays. Bien que j’aime le Québec, autant pour sa culture (inévitablement intriquée à la question de la langue) que pour sa politique (inévitablement intriquée à la question de la langue), parce que j’utilise plus l’anglais que le français dans ma vie quotidienne, je suis mis à part des vrais Québécois.
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Benoît XVI s’exprimait à bord de l’avion qui le conduisait à Yaoundé, où il doit atterrir vers 12 h HAE.
Il y a estimé que l’on ne pouvait « pas régler le problème du sida », pandémie aux effets dévastateurs en Afrique, « avec la distribution de préservatifs ». « Au contraire (leur) utilisation aggrave le problème », selon lui.
Le Vatican est opposé à toute forme de contraception autre que l’abstinence (totale ou temporaire) et réprouve l’usage du préservatif, même pour des motifs prophylactiques (prévention de maladies).
[Cyberpresse/Associated Press : “Benoît XVI: les préservatifs ne règleront pas le problème du sida”.]
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Entre un ministre de la culture inculte et un ministre des sciences créationiste, le Canada vise la marche haute du podium des pays qui arrivent à survivre malgré un gouvernement ignorant, incapable, incompétent et médiocre.
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“J’avais peur que le titre de mon nouveau blog soit trop proche de “Mescouilles” mais Séguéla ma dit que ça passerait nickel.” — FakeVersac.
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Meilcour se reconnaît incapable de verbaliser ses « égarements ». Autant Madame de Lursay plonge Meilcour dans la confusion, autant Versac tente de l’éclaircir et d’en faire son disciple. À travers son discours, véritable quintessence de la pensée libertine, on apprend que l’art de charmer est un art du verbe. Pour briller en société, il est obligatoire de connaître certaines règles, dont les plus importantes concernent le langage, la parole qui doit agir sur les interlocuteurs. Agir, oui, mais de quelle manière ?
Tout d’abord, en bon connaisseur, Versac prévient Meilcour qu’il ne doit pas faire attention au contenu de son discours mais à la façon de parler : plus pauvre est la matière de la conversation, plus important devient le mode d’expression par lequel on voudrait dissimuler le manque du contenu spirituel. Voilà comme argument les mots de Versac : « … mettre de la finesse dans ses tours et du puéril dans ses idées, prononcer des absurdités, les soutenir, les recommencer : voilà le bon ton, le ton de l’extrêmement bonne compagnie ». Ensuite, l’homme de bon ton, esquissant un sourire méprisant et affichant une fade causticité dans ses propos, doit bannir la sincérité et la vertu, valeurs inutiles dans un milieu dominé par les conventions : « C’est une erreur de croire que l’on puisse conserver dans le monde cette innocence des mœurs que l’on a communément quand on y entre, et que l’on y puisse être toujours vertueux et toujours naturel, sans risquer sa réputation ou sa fortune. Le cœur et l’esprit sont forcés de s’y gâter, tout y est mode et affectation ».
[…] Professeur de bienséances, Versac emploie un lexique du savoir rationnel : science, connaissances, science du monde, réflexions, raison, préceptes, principes, étude, savoir, penser, réfléchir, étudier avec soin, raisonner profondément, instruire, apprendre. La science qu’enseigne Versac est un modèle d’organisation discursive. Il a réussi à réduire l’art de plaire à quelques préceptes assez peu étendus à partir desquels il construit une théorie argumentative très méthodique, où les transitions d’un objet à l’autre sont nettement marquées : « Il faut d’abord se persuader… » , « Ce n’est pas tout : vous devez apprendre… » , « Ce n’est pas là le seul inconvénient… » , « Voilà tout ce que vous devez être ».
En outre, Versac fait constamment appel à l’expérience pour renforcer son opinion : « La façon dont j’ai appris dans le monde est une assez bonne preuve que je ne me trompe pas »; « J’ai vu beaucoup de ces gens »; « L’expérience y est totalement contraire »; « Vous éprouverez qu’on ne réussit »; « Examinez-moi… Voyez… Voyez… ».
Tout entier tourné vers le réel — qu’il tâche de déchiffrer en tant que vrai représentant des Lumières — Versac veut éclaircir le novice Meilcour sur le but ultime de son existence : vivre en harmonie avec le monde pour réussir : « Il faut savoir réussir dans le monde ! ». Outre les conseils qu’il donne quant à l’art de parler en société, le discours de Versac rend l’image d’un excellent « manieur » du verbe : séduisant, clair, convaincant. Autant de raisons pour qu’il agisse sur nous.
[Revue Arches, Lucia Marinescu, “Les égarements du cœur et de l’esprit ou la parole en action”.]
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Maître
HalimiAlimi déposera une requête devant le tribunal administratif contre le service public de la justice, coupable à ses yeux de manquements graves. “Tant que la chancellerie ne prendra pas la mesure des viols commis en milieu carcéral, cela continuera tous les jours. Aux États-Unis, 25 % des détenus sont violés. Je ne vois pas pourquoi les chiffres seraient différents en France”, ajoute l’avocat. Le verdict était attendu mardi 17 mars. [Le Monde : “Devant la cour d’assises de l’Essonne, le procès rare d’un viol en prison”.]
Un homme de 21 ans a été condamné à 6 ans de prison par la cour d’assises de l’Essonne, pour le viol d’un ancien compagnon de cellule, dans la nuit du 13 au 14 décembre 2006 à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne).
[…] Plaidant la relaxe, Maître Nadine Blanc-Deschamps, l’avocate de l’accusé, a estimé que la relation était devenue un viol dans l’esprit de la victime pour “calmer la jalousie” de son compagnon qui venait régulièrement lui rendre visite au parloir.
Dans sa plaidoirie, l’avocat de la victime, Maître Arié Alimi, a rappelé qu’il avait informé le juge d’instruction de l’homosexualité de son client, afin que celui-ci soit seul en cellule. En prison, “on considère que les homosexuels aiment ça, qu’ils sont moins réticents que d’autres”, a-t-il dit, évoquant le contexte de frustration sexuelle des détenus.
[AFP : “Viol d’un codétenu en prison : 6 ans”.]
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Mon électricien qui me dit :
— Ah, je pensais que vous étiez du lac Saint-Jean avec votre accent.
Le lac Saint-Jean, cette inquiétante région loin de tout, pleine de fantômes et de tares génétiques, où l’autochtone se nourrit de baies sauvages ?
Mais, qu’est-ce donc que cet accent ? Je n’ai pas trouvé d’exemple caractéristique sur le Web… Et comme j’ai cru comprendre qu’à Montréal, c’était plutôt considéré comme un accent de plouc (arrêtez-moi si je me trompe), j’aimerais bien savoir si oui ou non, j’ai l’accent du lac !
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Le pape a affirmé que l’avortement menaçait les fondements mêmes de la société. Sa position était connue, mais c’est la première fois depuis son élection en 2005 que Benoît XVI s’oppose aussi directement à l’avortement thérapeutique.
« Combien est amère l’ironie de ceux qui promeuvent l’avortement au rang des soins de la santé des mamans ! Combien est déconcertante la thèse de ceux qui prétendent que la suppression de la vie serait une question de santé reproductive », a-t-il déclaré.
S’il a condamné les violences sexuelles « indicibles » que subisssent les femmes en Afrique, il a aussi réprimandé les pays africains qui ont approuvé l’avortement dans certaines situations. Benoît XVI se référait au Protocole de Maputo, adopté par l’Union africaine en 2003, qui autorise « l’avortement médicalisé, en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du foetus ».
[Radio Canada : “Benoît XVI en rajoute”.]
L’article qui fâche le plus l’église catholique :
Article 14 — Droit à la santé et au contrôle des fonctions de reproduction
1. Les États assurent le respect et la promotion des droits de la femme à la santé, y compris la santé sexuelle et reproductive.
Ces droits comprennent :a) le droit d’exercer un contrôle sur leur fécondité;
b) le droit de décider de leur maternité, du nombre d’enfants et de l’espacement des naissances ;
c) le libre choix des méthodes de contraception ;
d) le droit de se protéger et d’être protégées contre les infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA ;
e) le droit d’être informées de leur état de santé et de l’état de santé de leur partenaire, en particulier en cas d’infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/SIDA, conformément aux normes et aux pratiques internationalement reconnues ;
f) le droit à l’éducation sur la planification familiale.
2. Les États prennent toutes les mesures appropriées pour :
a) assurer l’accès des femmes aux services de santé adéquats, à des coûts abordables et à des distances raisonnables, y compris les programmes d’information, d’éducation et de communication pour les femmes, en particulier celles vivant en milieu rural ;
b) fournir aux femmes des services pré et postnatals et nutritionnels pendant la grossesse et la période d’allaitement et améliorer les services existants ;
c) protéger les droits reproductifs des femmes, particulièrement en autorisant l’avortement médicalisé, en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus.
[Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes. Maputo, 10-12 Juillet 2003.]
Plus révélateur, c’est dans la communauté catholique que le décrochage est le plus spectaculaire : 55 % des fidèles ont aujourd’hui une image négative du pape. En six mois, il a perdu 36 points parmi ses ouailles ! Seuls les pratiquants mais d’une courte majorité, à 52 % éprouvent encore de la sympathie pour lui, si loin des 86 % qui ont accompagné son premier voyage en France à la mi-septembre. « Ne jouons pas sur les mots, c’est un effondrement. Si c’était un homme politique, je dirais qu’il n’a plus un grand avenir », analyse Jean-Daniel Lévy, directeur du département opinions au CSA.
[Le Parisien : “Les Français n’aiment plus le pape”.]
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Plus rapide, plus simple, plus sûr que jamais pour une navigation 100% plaisir !
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IE8 Explorer, ça semble lourd et indigeste.
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« Il faut se battre contre le système béké. On l’appelle comme ça en Guadeloupe. En France c’est le système sioniste, c’est exactement la même chose. Ce sont les esclavagistes. Il faut qu’on se libère ! », a-t-il lancé, affirmant que « le sionisme gangrène la France, c’est un danger ». Autre péril à combattre, « le repli communautaire ». « Il faut que la République retrouve son sens et que nous chassions toutes les organisations mafieuses du type le Crif, de la République », a annoncé l’humoriste. Le comique s’est toutefois défendu d’incarner « une candidature antisémite ». [Le Figaro : “Dieudonné candidat aux élections européennes”.]
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Au long cours de ma vie, j’ai eu l’occasion de naviguer quarante jours sur l’Atlantique en compagnie de Xavier Maniguet. C’était un bon marin. J’appréciais son humour noir et nous avions sympathisé, sa force de caractère fut une source d’inspiration. Il faisait partie de ces hommes que l’on aime ou que l’on déteste, sans demi-mesure.
J’apprends ce matin, via un blogue, qu’il a trouvé la mort hier. Pas dans son lit, mais dans un crash d’avion lors d’exercices de “touch and go” sur un glacier des Alpes. Bref, à l’image de sa vie, dans l’extrême.
Adieu Requin. Et merci.

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Le mot du jour : la broue.
Broue. n. f. Bière. Je te paye une broue. Par ext., mousse, écume. Broue-pub. Brasserie, bar où l’on vend des bières brassées sur place.
Avoir de la broue dans le toupet. Être très affairé, débordé.
Avoir la broue à la bouche. Être en colère, écumer de rage.
Pétage de broue. Vantardise, fanfaronnade, esbroufe. Péteux de broue. Vantard, fanfaron, prétentieux. Péter de la broue. Se vanter. Être prétentieux, se faire mousser. Parler à tort et à travers. Commenter sans utilité. Traiter avec condescendance. Sauver la France pour qu’a’continue à nous chier sur la tête, après, en riant de notre accent pis en venant nous péter de la broue en pleine face ! Michel Tremblay, La grosse femme d’à côté est enceinte, 1978.
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Brew. noun. Beer, ale.
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Freenet, Share, Mute, ANts et les autres ne préoccupent cependant pas encore les ayants droit. Ces réseaux ne sont en effet pas encore très fréquentés. « Le cryptage c’est compliqué, ça ne marche pas », a lancé fin mai Pascal Nègre, président d’Universal Music France. Marc Guez, directeur général de la SCPP, syndicat de producteurs de musique, s’est fait plus précis. « Si le peer-to-peer devient vraiment underground, alors on aura gagné une bataille ; pour l’instant, c’est trop grand public », a-t-il expliqué. [L’Expansion, juin 2008 : “La loi anti-piratage se casse les dents sur le P2P crypté”.]
En 1995, Internet, c’était encore underground, c’était compliqué (et c’était cher). En 2000, le partage de fichiers en peer-to-peer, c’était encore underground, c’était compliqué. Le problème des représentants de l’industrie musicale, c’est leur manque total de vision. Ils auront toujours un train de retard.
En attendant, The Pirate Bay lance le service de VPN iPredator.
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Interactivity is important but you know what else is really important? The back button. Ordinary people who have to use computers to get their daily jobs done, are sitting there in the web browser they really like the back button because applications are confusing, nobody has ever done an application that isn’t confusing some times and when you are confused you say “I will just get back out of here”. Anything that discards the function of the back button is a step backwards.
InfoQ: “Tim Bray on the Future of the Web”.
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f. That my liver be vacuum-packed and shipped, in whole or in part, to France, to there be used in a public appeal to persuade shoppers not to support the vile practice of force-feeding geese and ducks for foie gras; [PETA: “Ingrid Newkirk’s Unique Will”.]
Ce n’est pas un foie avarié de vieille anglaise végétalienne qui me fera renoncer au foie gras de canard. Qu’on donne le foie d’Ingrid à bouffer aux chats… Je suis sûr qu’ils vont adorer.
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Mercredi 25 mars 2009, le Conseil d’État examine les recours de la Sarl France Conditionnement Création, du Syndicat National des Entreprises Gaies, de la Sarl Men’s Club et de Mathieu Pitte visant à annuler le décret n° 2007-1636 du 20 novembre 2007 du ministre de l’Économie, des finances et de l’industrie relatif aux produits contenant des nitrites d’alkyle aliphatiques, cycliques ou hétérocycliques ou leurs isomères destinés aux consommateurs et ne bénéficiant pas d’une autorisation de mise sur le marché. [Source.]
Nous attendons la décision et les attendus du Conseil d’État avec impatience…
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Tout peut être arme par destination. L’Agence France Presse informe ce mercredi 25 qu’une femme de 81 ans a été tuée dans la nuit de lundi à mardi à Lourdes, violemment frappée par sa fille avec une lampe de chevet, une latte du lit, puis un crucifix.
Le diable se cache partout. La fille de la victime âgée de 34 ans aurait été prise « d’une crise de démence », selon le procureur de la République de Tarbes. « J’ai eu des visions dans un rêve. J’ai vu que j’étais le diable, que j’étais le mal », a déclaré la meurtrière présumée aux policiers.
Après son forfait, cette jeune femme a tout de même appelé le Samu. Les policiers l’ont trouvée couverte de sang, prostrée devant le lit sur lequel se trouvait le corps de sa mère.
[Libé Toulouse : “Lourdes: une vieille dame assassinée à coups de crucifix”.]
La religion, c’est dangereux.
(Merci Samantdi :-)
Une p’tite chanson pour Koztoujours en passant…
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Hmmm, j’embarque tout de suite.
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Une théorie fausse, mais largement répandue. Effectivement, l’argument invoqué par l’évêque de la taille du VIH par rapport à celle d’un spermatozoïde fait partie d’un ensemble de théories négationnistes du virus. Souvent nées dans les milieux ultraconservateurs américains, ces théories expliquent notamment que la taille du virus du sida, l’une des plus petites connues (90 à 120 nanomètres) serait suffisante pour lui permettre de s’infliltrer au travers de la membrane de latex.
On trouve sur Internet des sites entiers consacrés à cette prétendue inefficacité, propagée notamment par les milieux catholiques les plus conservateurs. Lors de la récente polémique déclenchée par les propos du pape, de nombreux commentaires sur les sites d’information ou de blogs reprenaient également cette théorie.
Or, ces arguments sont faux : une molécule d’eau, qui ne fait que 20 à 60 nanomètres, donc moins que le VIH, ne passe pas la barrière du préservatif. Ensuite, un virus ne se déplace pas seul dans le vide mais a besoin d’un milieu dans lequel se propager, en l’occurence le sperme ou le liquide vaginal, que le latex arrête également.
[Le Figaro : “Un évêque français doute de l’efficacité du préservatif”.]
(J’aime beaucoup le “journalisme de liens” pratiqué par le site du Figaro.)
Idée de bonne action du week-end : mettre des préservatifs dans le bénitier de l’église du coin.
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“Les cons, même quand ils sont sur internet, restent des cons. Internet leur permet juste de diffuser encore plus largement leur connerie.” [Authueil.]
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The Roman Catholic Church seized upon the tragedy of the Laurier Palace Theatre as an opportunity to block children’s access to the cinema in general, claiming that the cinema ruined the health of children, weakened their lungs, troubled their imagination, excited their nervous system, hindered their studies, overexcited their sinful ideas and led to immorality (“ruine la santé des enfants, affaiblit leurs poumons, affole leur imagination, excite leur système nerveux, nuit à leurs études, surexcite les désirs mauvais et conduit à l’immoralité”). [Wikipedia: “Laurier Palace Theatre Fire”.]
L’église catholique a toujours tenu des propos très scientifiques…
Résultat, une loi du 22 mars 1928 interdit le cinéma aux moins de 16 ans et sera en vigueur jusque dans les années 60. Il faut dire que rien ne pouvait se faire au Québec sans l’assentiment de l’église catholique.
Cette photo de l’inauguration du métro de Montréal, le 14 octobre 1966, est assez éloquente.
(Il s’agit du cardinal Paul-Émile Léger.)
Dieu merci, le Québec est sorti de cette noirceur, et les églises sont démolies ou à vendre pour en faire des immeubles d’habitation ou des salles de spectacle.
Les Québécois ont tourné le dos à la religion. Les catholiques pratiquants ne seraient plus que 5 % aujourd’hui, contre 80 % dans les années 1960. Or, l’Église possède un patrimoine immobilier considérable : 1 800 églises dans la province, dont près de 300 à Montréal. [Le Figaro : “L’Église de Montréal vend ses lieux de culte”.]
Aujourd’hui, le Québec est une société “post-moderne” définitivement débarrassée du virus catholique. Inutile de dire qu’il y fait bon vivre.
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C’est en ce sens que vous dites qu’une laïcité rigide peut aboutir en fin de compte à moins de laïcité ?
Exactement. Moi, personnellement, j’estime que la liberté de l’enseignement est une liberté démocratique. Mais qu’un militantisme laïque favorise les écoles privées confessionnelles, ça me paraît paradoxal. Et ça, personne ne veut en parler en France.
Vous mettez en opposition dans votre livre la « laïcité roseau », qui serait celle du Québec, et la « laïcité chêne ». Qu’entendez-vous par là ?
Une laïcité chêne, ça impressionne. On se dit: « Quelle bonne laïcité ! » Et puis, la mondialisation, les défis du XXIe siècle font qu’il y a des tempêtes et que le chêne va être déraciné. Alors qu’une laïcité roseau, bien sûr qu’elle est beaucoup moins impressionnante, bien sûr qu’elle fera beaucoup moins parler d’elle, mais au bout du compte, elle sera résistante et la tempête ne l’abattra pas.
La France a adopté la stratégie du chêne ?
La France a officiellement adopté la stratégie du chêne. Il y a un discours de laïcité chêne. Mais elle essaie malgré tout la stratégie du roseau parce qu’elle voit bien que celle du chêne ne marche pas. Du coup, c’est une stratégie dangereuse, car on n’ose pas dire ce que l’on fait et on ne fait plus ce que l’on dit.
[La Presse : entretien avec Jean Baubérot, “Le Québec, avenir de la France ?”.]
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