Le Figaro, Laure Daussy : Damien Delmer, “Je voudrais pouvoir mourir quand je souffrirai trop”.
Dimanche 2 novembre 2008, 1ère journée mondiale pour le droit de mourir, à l’initiative de l’association pour le droit à mourir dans la dignité.
Ça fait chier les cathos.
— 7 commentaires.
Il s’agit d’un groupe assez hétéroclite, où tous ne sont pas forcément informaticiens. « J’ai commencé comme modérateur dans les forums, explique Noé Cendrier, comédien. Aujourd’hui, je fais partie de l’équipe des contributeurs. Je suis particulièrement impliqué dans la partie conseils aux utilisateurs. Comme pour tous les projets open source, la dynamique au sein du groupe est particulièrement importante. On aime le logiciel libre et ce logiciel en particulier. On est une bande de personnes qui s’apprécient », souligne Noé Cendrier. [01net : “Comment DotClear s’est mis entre les mains de ses utilisateurs”.]
Heu, Noé, n’est-ce pas l’homme dont le rire est… heu… comment dire… inoubliable ? (Si oui, y a-t-il des enregistrements disponibles sur Internet ? — pour les jours bleus, ce serait d’utilité publique…)
À part de ça, la bande de clowns a sorti la 2.1.
— 2 commentaires.
“Les plus effarouchés d’entre vous peuvent venir sans crainte aucune : les intimidants blogueurs politiques de la République des blogs ne viennent plus depuis que Laurent a migré au Canada.” — Kozlika.
— 0 commentaire.
Zoila Augusta Emperatriz Chávarri del Castillo, alias Yma Sumac, princesse des Andes, est morte.
— 1 seul commentaire.
Barack Obama : 15 voix. John McCain : 6 voix. Taux de participation : 100 %. La dernière victoire démocrate à Dixville Notch remonte à 1968 (Hubert Humphrey/Richard Nixon).
CNN: “Dixville Notch has spoken: It’s Obama in a landslide”.
— 2 commentaires.
Je pronostique une victoire de John McCain, d’une très courte tête devant Barack Obama. Encore une fois, le prisme européen, et quelque peu bobo-intello aura occulté la capacité de l’Amérique profonde à se mobiliser. Je pense que certains américains, au dernier moment, ne pourront pas voter pour Barack Obama, par peur de l’inconnu. Je parie donc sur une victoire du candidat républicain, après de longs recomptages et moults rebondissements. [Luc Mandret.]
— 38 commentaires.
Over the Voice of America, Bobby Kennedy last week reminded the world that the U.S. has an Irish Catholic for President, and added: “There is no question about it. In the next 40 years a Negro can achieve the same position that my brother has.” And at Columbia, S.C., Howard University President James Madison Nabrit Jr. told the graduating class of Negro Benedict College: “Swifter than you can imagine, you will have all the rights and privileges of every other citizen in the U.S.” That time cannot come too swiftly for young Negroes of 1961—and the John Pattersons of the South can do little to stop them.
[Time Magazine, Jun. 02, 1961: “Crisis in Civil Rights”.]
— 2 commentaires.
Un peu de “live blogging”…
20 h 00. Caisse de bières, tortilla chips et mild salsa , je suis paré.
20 h 10. Twitter n’est toujours pas tombé. Son outil Election 2008 chauffe ! Le défilement des messages est hypnotique.
20 h 20. P’tin, Versac est ressorti de la naphtaline. C’est la nuit des morts vivants. (Hé, c’est passé Halloween…)
20 h 25. La carte de résultats de CNN.com est pas mal faite…
20 h 35. Kentucky et Caroline du Sud pour McCain. Sans surprise. 16 grands électeurs.
20 h 45. Le délicieux Jules blogue aussi en direct.
20 h 50. CNN donne la Pennsylvanie pour Obama, sans très grande surprise. 21 grands électeurs très attendus.
20 h 55. La Caroline du Nord s’annonce bien pour Obama, c’était serré. Les résultats de la Virginie sont attendus avec impatience.
21 h 00. Rappelons que Loïc Le Meur a prévu McCain gagnant.
21 h 10. McCain a-t-il des chances ?
21 h 15. L’Ohio, “état-baromètre”, est regardé de près. Belle avance d’Obama pour l’instant.
21 h 25. Sur le papier, McCain a encore ses chances… Mais elles sont minces.
21 h 35. On veut continuer à y croire du côté des Républicains. Ça va être dur…
21 h 40. CNN donne la Géorgie à McCain. Ça se confirme en Ohio pour Obama. Avance démocrate significative en Floride (51 % Obama pour 57 % des votes dépouillés, + 200 000 voix).
21 h 48. Merde, j’ai mis de la sauce salsa sur mon clavier.
21 h 50. Narvic se murge au Cahors, Versac au Crozes-Hermitage, je ne sais pas pour Jules.
21 h 52. Versac va se coucher. Petit joueur.
22 h 00. Nous attendons la grosse surprise, le résultat imprévu par les sondages. Mais, rien pour l’instant.
22 h 05. L’Ohio est gagné. La victoire d’Obama ne laisse plus grand doute. Reste à mesurer l’ampleur de la vague bleue.
22 h 10. C’est l’obamafolie à Montréal.
22 h 13. Pause pipi.
22 h 16. Verre de Sauvignon bien frais.
22 h 25. Obama a gagné, plus aucun doute possible. C’est arithmétique.
22 h 40. De nouveaux résultats tardent à tomber. La Floride semble acquise à Obama.
22 h 45. La Virginie, gagnée de peu par Obama.
22 h 55. Nous nous endormons. Le compteur reste scotché à 207 contre 135.
23 h 00. Les bureaux de la côte Ouest viennent de fermer. 297 contre 139.
Barack Obama est le 44e président des États-Unis d’Amérique. On vote encore en Alaska, mais tout le monde s’en fiche.
23 h 20. Joli discours de McCain. Je vais me coucher.
— 11 commentaires.
Une bonne nouvelle peut en cacher de moins bonnes…
Wikipedia: “California Proposition 8 (2008)”.
La faute aux jeunes ?
This is not a misprint: As California’s Proposition 8 to ban safe-sex marriage headed for defeat, the Associated Press commissioned a poll rooted in age groups. Senior citizens were slightly in favor of permitting gay marriage among consenting adults, but the age 30-and-younger group was strongly opposed.
No, we don’t have it backwards. This is a case where older people are the most sympathetic and tolerant toward personal freedoms and individual rights, than are people in the up-and-coming generation. Isn’t the reverse supposed to be typically true?
— 7 commentaires.
Préambule : Le premier qui vient me dire que ça va rien changer, que dans trois jours on sera revenu au train-train de la crise et toute cette sorte de choses, je lui mets un coup de 38 coqué dans le fondement.
Je n’ai pas osé y croire malgré tous les sondages et tous les signaux qu’on nous envoyait depuis les États-Unis de l’Amérique, parce que c’était trop, trop bien, trop classe, trop comme dans les films, trop comme dans les rêves. Je ne trouve pas de mots pour dire à quel point je suis épatée par le geste des Américains, je les embrasse tous, oui, même ceux qui n’ont pas voté pour Obama, parce que la démocratie c’est aussi le droit d’être un vieux con réactionnaire et minoritaire.
[…] Notez qu’ils mettent la barre très très haut, là. Je pense que si on veut faire aussi bien qu’eux en 2012, en élisant, au hasard, un homosexuel de gauche, il faut commencer maintenant. Et montrer que nous aussi, on peut.
[La vie secrète des mites : “Ich bin eine New Yorker”.]
— 7 commentaires.
Je viens de terminer une traduction en français du discours d’Obama, et je me rends compte que l’on m’a déjà précédé. Amusant d’observer les différences.
— 4 commentaires.
De bonnes cartes donnent de bonnes analyses.

[Cartographie New-York Times.]
Où l’on constate une radicalisation de la division entre deux Amériques.
Et n’oublions que la moitié des États-Unis est amère aujourd’hui.
Et c’est là que s’éclaircit mon analyse : Obama et les démocrates avec lui n’ont pas su rejoindre l’Amérique rurale profonde hors de la Nouvelle-Angleterre et de la région des Grands-Lacs, ce que Clinton avait réussi à faire. Il lui faudra donc aller vers ce terrain probablement pas naturel aux démocrates. Je lui souhaite d’être à la hauteur de ce grand défi : la crise qui s’en vient est profonde et les Etats-Unis que lui laissent le calamiteux Bush sont affaiblis.
Espérons qu’il sache construire des ponts qui aillent quelque part, les autres étant une spécialité de l’Alaska.
— 12 commentaires.

Tu dis que tu as zéro défaut ! Mais on ne sait toujours pas ce que tu as sous la ceinture ?
Mickael Vendetta : J’ai quelque chose d’au-dessus de la moyenne ! Un gros concombre… 19,5 cm.
Juste une question, comment ça se fait que tu restes en France ? À ta place, je verrai plus grand…
Mickael Vendetta : Je suis comme un messie en France. Il faut essayer de donner des rêves aux jeunes qui ont des problèmes.
Tu es une sorte de Jean-Claude Van Damme sans la ceinture noire, qui débine des théories tout aussi foireuses. Est-ce que tu es conscient que toute ta vie, tu seras pris aux sérieux par les seules personnes qui ont le même QI de yoghourt que le tien ?
Mickael Vendetta : Ça, c’est une personne qui est dans le désespoir. Van Damme disait que le meilleur conseil pour devenir une star, c’est de ne pas écouter les bruits du monde. L’important c’est d’écouter ses silences. Si on a un rêve, il faut y croire. C’est ça, Michael Vendetta.
Comment réagit ta famille ?
Mickael Vendetta : Elle se la pète, tu ne sais pas comment. J’ai deux frères, Raphaël et Benjamin, qui sont très fiers de moi. J’ai juste mon oncle qui critique. Mais bon, je l’énerve parce que je passe même sur des chaînes intello comme France 5. Les intellos, ils me comprennent pas.
Tu es vraiment aussi parfait que tu le dis ou aimerais-tu changer quelque chose dans ton physique ?
Mickael Vendetta : On me dit que je suis trop petit. Mais 1 m 75, c’est la taille parfaite. J’adore les grandes filles, quand je les promène, j’ai l’impression que c’est des poneys.
Tu parles beaucoup, mais sais-tu faire quelque chose de tes 10 doigts ?
Mickael Vendetta : Oui, la masturbation. C’est bon pour la santé. Si pas de fille au lit, je le fais 2 fois par jour. Je suis toujours super excité avant de me coucher. Tu peux pas dormir quand t’as le truc qui est prêt à l’action. C’est comme le sport, si on n’entretient pas, on faiblit.
— 14 commentaires.
Imaginez un blog sur lequel on publierait les croquis ou les idées (même farfelues) de candidats potentiels au design d’un nouveau sex-toy. En commentaire, tout le monde pourrait donner son avis, et faire évoluer le projet ou soumettre des suggestions… À la fin de chaque mois, on fait une petite sélection dans les projets reçus, et on fait fabriquer (on est en train de se renseigner sur les coûts de fabrication et les contraintes techniques) les godes du mois, qu’on met ensuite en vente, soit sur notre propre boutique en ligne, soit auprès d’autres marchands (et dieu sait que ce n’est pas ce qui manque) avec un système de royalties sur les ventes pour l’auteur du projet initial.
[Patrice Cassard : “Godemichel”.]
— 5 commentaires.
Dans l’indifférence générale, le Parti socialiste français vote…
(Oubliez la lettre E…)
— 7 commentaires.
Les citoyens de la Province ont le sourire aux lèvres.
Est-ce l’effet des températures exceptionnellement clémentes de cet été indien ? Nenni, le Québécois est réjoui en raison de l’arrivée du “temps des élections”. Le 8 décembre prochain, ils vont devoir renouveler la composition de leur Assemblée nationale (car le Québec, non content d’être Province, est également Nation). En ville, les panneaux électoraux apparaissent comme tricholomes de la Saint-Georges après l’ondée et donnent comme un air de fête colorée aux rues ensoleillées.
Je dois dire que l’enthousiasme généralisé de la population pour l’exercice démocratique fait chaud au cœur. Les Québécois n’ont pas à souffrir de la comparaison avec leurs voisins du Sud. Depuis une semaine, il n’est pas une conversation où l’on n’évoque point l’agréable surprise de ces élections anticipées. Je crois que l’on mesure la vigueur et la fierté d’un peuple à son attachement à la démocratie et à sa participation citoyenne. Il est superflu de vous dire que les termes d’apathie, de somnolence, de langueur, de torpeur ou encore de léthargie, ne peuvent qualifier que quelques rares électeurs bougons et blasés. Et quelle ne fut pas ma stupeur lorsque j’ai découvert que la plupart de mes amis étaient épris de droit constitutionnel… Glissez le thème “constitution” dans une conversation, et vos commensaux deviennent intarissables. Voilà qui est fort plaisant.
Ah, chers amis, quel beau pays qui est désormais mien. Je tenterai de vous initier, si l’envie vous chante, aux subtilités de la politique locale et de vous faire passionner vous aussi pour les enjeux de ce scrutin d’importance qui fait ici bruisser d’impatience et d’entrain.
Radio Canada : Élections Québec 2008.
— 6 commentaires.
Avec une participation de 55% au vote des motions, nous pouvons conclure que 45% des socialistes encartés s’en foutent. Cela en dit long sur l’état d’esprit des adhérents… (La participation avait été de 83% lors du congrès du Mans en 2005).
Plus sérieusement, la très bonne nouvelle du jour pour le PS, c’est le départ de Jean-Luc Mélenchon. Un important pas dans la voie de la clarification idéologique.
—
Avec son nouveau “look” hippie-chic décontracté, Ségolène Royal est sous les feux de la rampe et l’on croit avoir découvert le secret de sa nouvelle sérénité :
Depuis leur rencontre en 2006, on aperçoit souvent Bruno Gaccio et Ségolène Royal en compagnie l’un de l’autre, plus épanouis que jamais. A la veille du congrès de Reims, c’est auprès de Bruno que Ségolène Royal a trouvé le réconfort et le courage nécessaires pour affronter ce grand rendez-vous politique, qui décidera, entre autres, de son avenir au Parti Socialiste. Aperçue à ses côtés dans les rues de Paris la semaine dernière encore, elle paraissait sereine et apaisée.
Souvent présent à ses meetings, Bruno Gaccio – qui a partagé pendant plus de 15 ans la vie de Michèle Bernier, la fille du Professeur Choron, avec laquelle il a eu deux enfants – est le compagnon de l’ombre qui assiste avec délectation à l’éclosion d’une nouvelle femme.
Pas de doute, auprès de son ami Bruno Gaccio, Ségolène Royal a retrouvé un nouveau souffle.
[Voici : “Très complices”.]
— 1 seul commentaire.
— 11 commentaires.
Silverton, petite ville de 7414 âmes dans l’Oregon, proche de Portland, a élu le premier maire transgenre de l’histoire des États-Unis, Madame Stu Rasmussen, avec 13 points d’avance sur son concurrent.
Stu Rasmussen avait déjà été élu deux fois, en tant qu’homme, maire de la ville.
[Via MeFi.]
— 0 commentaire.
L’épisode V de la saga a posé des questions intéressantes sur le niveau de responsabilité de la puissance publique impériale en cas de dommage spécial et anormal subi par un sujet. A la 91e minute de l’empire contre attaque, l’on apprend en effet que Dark Vador veut tuer Yann Solo, dont la tête a été mise à prix par Jabba, et pourtant capturé par le chasseur de prime Django Fet. Le seigneur Vador indique à Django Fet que l’empire le dédommagera du préjudice subi, ce qui laisse supposer l’existence d’un régime de réparation. Cette réparation marque-t-elle une responsabilité sans faute pour rupture d’égalité devant les charges publiques (le préjudice est voulu et n’est pas accidentel comme dans le cas de la responsabilité pour risque ou pour faute) ? Est-elle plutôt accordée par un fonds d’indemnisation, mécanisme alliant rapidité et simplicité, mais ne permettant en principe qu’une compensation partielle ?
Dans tous les cas, notons l’inexistence d’une responsabilité contractuelle impériale. Dark Vador montre en effet à l’envi la possibilité pour les autorités de changer les termes d’un contrat (notamment la permission faite à Django Fet de garder la princesse Leila sur son vaisseau, rapidement dénoncée) sans contrepartie financière. Autrement dit, un pouvoir de modification unilatérale existe au profit de l’empire, sans compensation pour le cocontractant. Léon Blum aurait eu fort à faire pour convaincre les autorités galactiques impériale de la nécessité d’une équation financière dans ce type de contrats.
[Le blog Droit administratif : “Essai sur un système juridique d’il y a longtemps, dans une galaxie très lointaine”, via Jules.]
— 3 commentaires.
A capella tribute to John Williams, by Corey Vidal.
— 11 commentaires.
L’eau serait la première cause de mortalité dans le monde ? Buvez du vin.
— 8 commentaires.
“Il est vrai qu’internet présente des inconvénients par rapport aux publications classiques (il ne permet pas d’emballer le poisson).”
[Narvic : “Diffamation en ligne : une nouvelle loi inopportune, absurde et inconséquente”.]
— 0 commentaire.
“En 26 jours, environ 469 millions de spams ont été envoyés par les chercheurs, dont 350 millions faisant la pub de leur faux site. Résultat : à peine 28 ventes, soit moins de 0,00001 %.” [Écrans.fr : “Le spam, ça eût payé”.]
— 5 commentaires.
Roman vole au secours de Gérard Longuet, avec lequel il possède une certaine communauté d’esprit. Mais il n’a pas le talent d’Authueil pour défendre l’indéfendable… Seul point d’accord, Gérard Longuet est libre, libre d’être con et d’en faire preuve publique.
Il n’empêche que la campagne de calomnie qui commence, et au cours de laquelle les maîtres censeurs ne manqueront pas de rappeler l’appartenance passée de Gérard Longuet à Occident, ne laisse pas d’inquiéter sur la réalité de la liberté d’expression dans notre société.
Déjà, Christian Vanneste avait été condamné pour avoir affirmé la « supériorité » de l’hétérosexualité sur l’homosexualité, ce qui, d’un point de vue démographique, est assez peu contestable. Voilà qu’un élu du peuple risque d’être exclu de son parti car il a osé évoquer deux pratiques sexuelles différentes, l’une licite, l’autre illicite, dans la même phrase.
[…] Non, le rôle de l’école républicaine n’est pas d’inculquer la tolérance, mais des savoirs, des connaissances et des aptitudes. Je n’en ai pas parlé dans mon billet car ce n’était pas le sujet, mais confier un rôle moral à l’école, c’est se tromper lourdement. C’était aussi le sens du brillant discours de Sarkozy au Latran, mais, encore une fois, ce discours n’a pas été bien compris.
[…] Que l’homosexualité soit innée (génétique), ou acquise (socio-culturelle), on n’en sait rien. Dans le doute, mon avis est qu’il convient davantage d’aider les jeunes qui se croient homosexuels à aller vers l’autre sexe. Mais pas à l’école, là encore.
Je ne vois pas, pour finir, en quoi je manque de respect aux homosexuels. Je trouve simplement regrettable leur exclusivisme et leur refus de l’altérité. Libre à eux de faire ce qu’ils veulent… et à moi d’en penser ce que je veux.
[Criticus, Roman Bernard : “A-t-on encore le droit de s’interroger sur les frontières de l’homophobie ?”]
(Je me demande si Roman fait preuve d’exclusivisme hétérosexuel… ce serait dommage.)
Alain Piriou : “Quand Gérard Longuet assimile l’homosexualité à la pédophilie”.
— 35 commentaires.
Les blogues ont bien mauvaise presse ces temps-ci.
DeeDee a signé un contrat exclusif avec une régie publicitaire filiale d’un grand prestataire Internet, ce qui lui assure entre 800 et 1 800 euros par mois. Mais les relations se tendent : “Ils s’imaginent que si on tient un blog de mode, on est forcément une blonde décérébrée et ignare. Ils essaient de nous imposer des contrats improbables, de nous placer des billets sponsorisés sans rapport avec notre ligne éditoriale, et, quand on n’obéit pas, ils nous harcèlent.” Si les choses ne s’améliorent pas, elle envisage de changer de régie, ce qui ne devrait pas être difficile : ce secteur est en plein essor, la chasse aux blogueuses influentes bat son plein.
[Le Monde, Yves Eudes : “Profession blogueur”.]
Nous n’imaginions pas les tracas qu’il y a à tenir un blogue de fille…
Il fait alors un petit calcul et découvre qu’il pourrait gagner autant d’argent avec son blog que chez SFR. En août, il quitte son emploi et devient de facto blogueur à plein temps. Nowhere Else s’est imposé dans sa vie comme un instrument de reconversion professionnelle et de promotion sociale : “Je gagne toujours le smic, mais à 30 ans, je me sens libre pour la première fois de ma vie. Je vais aussi toucher les Assedic.” [Ibid.]
Je m’étonne des largesses de l’assurance chômage.
(Les liens dans les citations sont de mon cru, le site du Monde réussissant la performance de publier un long article sur le sujet sans aucun lien externe…)
— 9 commentaires.
Ségolène Royal est candidate à la tête du PS. Décidée à amorcer la formation de sa future majorité sans attendre les bourrasques du congrès de Reims, Mme Royal veut écarter tout ce qui pourrait servir de prétexte à ceux qui, par principe, refusent un accord avec elle. Elle proposera dans les prochains jours une nouvelle organisation de la direction du PS. Un premier secrétaire (ou président) devrait chapeauter une direction composée d’un premier secrétaire délégué et d’une “équipe rajeunie”. En se portant candidate, Mme Royal considère qu’elle réduit le risque de voir une “contre-candidature” — celle de Martine Aubry, par exemple — émerger au dernier moment.
[Le Monde : “Ségolène Royal sera candidate à la direction du PS”.]
Cette sortie du frigo est-elle courageuse ou suicidaire ?
Malakine : “L’inexorable ségolénisation du PS” [via Juju.]
(Oui, je sais, je pourrais vous parler de politique québécoise, avec ses grands sujets comme les sapins de Noël à l’école, l’emplacement du CHUM ou les robes de Pauline… Mais j’ai la faiblesse de vouloir conserver les derniers lecteurs qui me restent.)
— 7 commentaires.

“Tout aura changé de mains le 12 novembre après-midi. C’était donc la dernière fois que l’on pouvait examiner les pauvres biens d’un homme qualifié d’enchanteur et de voyant. Il fallait l’être, voyant, pour supporter de vivre entouré d’un mobilier aussi hideux !” [Raphaël Sorin.]
Et d’imaginer Valérie Damidot en visite chez Julien Gracq.
— 1 seul commentaire.
Suivre l’évolution de l’épidémie de grippe en direct grâce aux moteurs de recherche : Google Flu Trends.
— 1 seul commentaire.
Coup de gueule : je crois qu’un jour on va réaliser que le Libre est tiré vers le bas par une batterie de connards amers, qui ont tendance à se regrouper pour troller dans les commentaires de LinuxFR, empêchant tout dialogue et tout progrès.
C’est quand même fou le contraste qu’il peut y avoir entre la qualité des dépêches et la furieuse odeur de merde qu’exhalent certains commentaires (pas tous, heureusement). Ah, si seulement cette énergie était utilisée pour améliorer les logiciels et les faire connaître… Microsoft aurait été condamné à faire des progrès depuis longtemps.
J’ajouterai une chose : je crois qu’un discours radical, sur le 100% Libre, déconnecte celui qui le tient de son auditoire. À ce jeu, on est considéré comme extrémiste et donc non crédible. Après, on fait comme on veut, comme on le sent. Mais regardez la réaction face à RMS de la plupart des gens : un barbu à sandales, pour eux, ne peut pas être sérieux. À tort, à mon sens. Mais la nature humaine est ainsi faite.
[Stanblog, Tristan Nitot : “La campagne d’adhésion de l’APRIL”.]
BTW, la campagne d’adhésion de l’April…
(Liens de mon cru.)
— 22 commentaires.
Dire que l’homosexualité est moralement inférieure à l’hétérosexualité est une absurdité, et dans la bouche d’un diplômé de philosophie, une énormité. La cour d’appel a eu raison de dire que les propos n’étaient pas tenus dans un débat de pensée, celle-ci avait déserté il y a longtemps. Mais ce n’est pas outrageant à l’égard des homosexuels ; à l’égard de l’intelligence, c’est une autre question.
Je ne pense pas qu’on puisse déduire de cette décision que le délit d’injure homophobe est en soi contraire à l’article 10 et de facto abrogé. Ce serait aller trop loin. La cour dit bien que les propos, s’ils pouvaient choquer, ne dépassent pas les limites de la liberté d’expression. A contrario, s’ils les dépassaient, ils tomberaient sous le coup de la loi. Que seraient des propos dépassant ces limites ? Le propos qui ne véhicule que l’expression de la haine et du mépris. Mais pas la sottise.
[Eolas : “Christian Vanneste définitivement relaxé”.]
— 10 commentaires.
Le retour d’Édouard.
Où la maison vous propose des à-côtés de la comédie humaine version amerloque de la part d’un Mathusalem new-yorkais homo porté de par sa nature perverse sur des causes perdues d’avance, que l’âge avancé a depuis longtemps rendu vicieux, cynique, mais en même temps sinistrement mièvre, et en fin de compte tout à fait superflu. Soit. Et rappelez-vous que γνῶθι σεαυτόν est la pire des malédictions.
— 4 commentaires.
Présenté comme le « principal mis en cause » dans la campagne de sabotages ayant visé la SNCF, Julien C. n’a rien de la caricature du squatter alternatif ou du marginal hirsute. Au contraire, cet ultra de 34 ans aurait pu avoir une vie sociale parfaitement intégrée s’il n’en vomissait pas les règles. Se réclamant de l’héritage d’Action directe, des Brigades rouges italiennes et d’un esprit libertaire post-soixante-huitard assez paranoïaque, ce fils de cadre supérieur a confortablement grandi à Paris où il a suivi ses études jusqu’à intégrer l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Fasciné par le romantisme de la clandestinité, le jeune intellectuel, taiseux au téléphone, vivotait reclus dans une ferme communautaire de Tarnac (Corrèze). Un mode de vie altermondialiste, qu’il mettait volontiers entre parenthèses lorsqu’il revenait sur Paris. Il y dispose d’un coquet appartement dans le XXe arrondissement, qu’il partage avec sa compagne. Âgée de 26 ans, cette dernière y a été interpellée lors du coup de filet. Le petit-bourgeois en rupture de ban — mais roulant en Mercedes — est connu pour violences et dégradations.
[Le Figaro, Christophe Cornevin : “Sabotage du rail, l’ADN au cœur de l’enquête”.]
Tout ce qu’on sait de ces anonymes qui tiennent à le rester, c’est qu’ils se retrouvent dans des ruines retapées du centre de la France, où ils cultivent fruits, légumes et idées. Ils sont cinq, ont entre 24 et 35 ans. Certains ont fait des études, d’autres pas. Les membres du Comité invisible sont les petits-enfants d’Auguste Blanqui, les enfants de Guy Debord, les parents des insurgés à venir. Le 22 avril, ils n’iront pas aux urnes, parce qu’ils en sont là : « De gauche à droite, c’est le même néant qui prend des poses de cador ou des airs de vierges, les mêmes têtes de gondole qui échangent leurs discours d’après les dernières trouvailles du service communication. » Ils ont écrit « l’Insurrection qui vient », un ouvrage construit comme « l’Enfer » de Dante, en sept cercles. […] « L’insurrection qui vient » a le mérite d’envisager nos lendemains, et surtout de proposer les moyens d’y croire. Ce qui n’est pas rien.
[Le Nouvel Observateur, Elsa Vigoureux, avril 2007 : “Qui est le Comité invisible ?”]
En attendant, je gère. La quête de soi, mon blog, mon appart, les dernières conneries à la mode, les histoires de couple, de cul… ce qu’il faut de prothèses pour faire tenir un Moi ! Si « la société » n’était pas devenue cette abstraction définitive, elle désignerait l’ensemble des béquilles existentielles que l’on me tend pour me permettre de me traîner encore, l’ensemble des dépendances que j’ai contractées pour prix de mon identité. Le handicapé est le modèle de la citoyenneté qui vient. Ce n’est pas sans prémonition que les associations qui l’exploitent revendiquent à présent pour lui le « revenu d’existence ».
L’injonction, partout, à « être quelqu’un » entretient l’état pathologique qui rend cette société nécessaire. L’injonction à être fort produit la faiblesse par quoi elle se maintient, à tel point que tout semble prendre un aspect thérapeutique, même travailler, même aimer. Tous les « ça va ? » qui s’échangent en une journée font songer à autant de prises de température que s’administrent les uns aux autres une société de patients. La sociabilité est maintenant faite de mille petites niches, de mille petits refuges où l’on se tient chaud. Où c’est toujours mieux que le grand froid dehors. Où tout est faux, car tout n’est que prétexte à se réchauffer. Où rien ne peut advenir parce que l’on y est sourdement occupé à grelotter ensemble. Cette société ne tiendra bientôt plus que par la tension de tous les atomes sociaux vers une illusoire guérison. C’est une centrale qui tire son turbinage d’une gigantesque retenue de larmes toujours au bord de se déverser.
« I AM WHAT I AM. » Jamais domination n’avait trouvé mot d’ordre plus insoupçonnable. Le maintien du Moi dans un état de demi-délabrement permanent, dans une demi-défaillance chronique est le secret le mieux gardé de l’ordre des choses actuel. Le Moi faible, déprimé, autocritique, virtuel est par essence ce sujet indéfiniment adaptable que requiert une production fondée sur l’innovation, l’obsolescence accélérée des technologies, le bouleversement constant des normes sociales, la flexibilité généralisée. Il est à la fois le consommateur le plus vorace et, paradoxalement, le Moi le plus productif, celui qui se jettera avec le plus d’énergie et d’avidité sur le moindre projet, pour revenir plus tard à son état larvaire d’origine.
« CE QUE JE SUIS », alors ? Traversé depuis l’enfance de flux de lait, d’odeurs, d’histoires, de sons, d’affections, de comptines, de substances, de gestes, d’idées, d’impressions, de regards, de chants et de bouffe. Ce que je suis ? Lié de toutes parts à des lieux, des souffrances, des ancêtres, des amis, des amours, des événements, des langues, des souvenirs, à toutes sortes de choses qui, de toute évidence, ne sont pas moi. Tout ce qui m’attache au monde, tous les liens qui me constituent, toutes les forces qui me peuplent ne tissent pas une identité, comme on m’incite à la brandir, mais une existence, singulière, commune, vivante, et d’où émerge par endroits, par moments, cet être qui dit « je ». Notre sentiment d’inconsistance n’est que l’effet de cette bête croyance dans la permanence du Moi, et du peu de soin que nous accordons à ce qui nous fait.
[Comité invisible : “L’insurrection qui vient”, La Fabrique éditions, 2007.]
Il n’y a cependant pas besoin d’amener les gens dans une impasse pour susciter une insurrection. Et se prendre pour Debord quarante ans après est une triste farce : l’histoire ne se répète qu’en ridicule. Le sacre de Sarkozy aurait bien plus de vertu pour « colérer » le peuple, face à l’inflation illimitée du contrôle qui répond sans espoir à l’effondrement du système, que la lecture de cette centaine de page.
Les seules armes démocratique étant le cocktail Molotov et les pavés, il ne faut surtout pas faire parler les armes, on serait perdant à coup sûr.
Voilà dons un drôle de petit ouvrage, qui constitue en soi une excellente littérature, mais une impasse politique majeure. Et cette absolutisation de la communauté n’augure rien de bon : discours de secte ordinaire avec ses arrières mondes et sa réalité invisible… Le julien qui à écrit ces pages aurait mieux fait de s’abstenir en fin de compte, lui qui ne vit pas d’illégalisme, mais peut tout bonnement compter sur sa famille. Un gros bébé qui refuse de grandir et se croit encore à l’époque des indiens métropolitains.
[Sable : “À propos du livre du Comité invisible”.]
Les lois ne sont pas faites pour défendre l’intérêt général. Elles sont faites pour défendre les intérêts de la bourgeoisie. Comme ces lois ne peuvent être changées par un processus légal, on ne peut les changer que par un rapport de forces. Or, ce rapport de forces est nécessairement illégal. Il n’existe pas dans l’histoire d’exemple de révolution qui se soit faite en respectant un processus légal. Pour ces raisons, le mouvement autonome est contre la démocratie représentative car il la considère comme une dictature. De mon point de vue, la seule véritable démocratie c’est celle que pratique le mouvement social : c’est la démocratie directe des assemblées générales.
Historiquement, le mouvement autonome est l’expression de cette démocratie directe née en Italie dans les assemblées ouvrières. Pour ma part, c’est cet engagement pour la démocratie directe qui fonde ma participation au mouvement autonome, dans une perspective autogestionnaire à la fois communiste et libertaire.
[Sébastien Schifres, dans un entretien avec Le Figaro.]
Wikipédia : “Tiqqun”.
— 8 commentaires.
Le clergé, moralement inférieur, est une menace pour l’humanité. Bon, à d’autres titres, on le savait déjà, hein…
— 2 commentaires.
Votre chat prépare-t-il votre meurtre ? Un guide indispensable pour déceler les signes avant-coureurs.

[Via Éric Dupin.]
— 1 seul commentaire.
Pourquoi les blogueurs ne comprennent pas que le blog est mort, et qu’on a tué la blogosphère ?
Michelle, Samantdi, Pierre, etc.
C’est parce qu’ils le prennent au premier degré. Il ne s’agit pas d’une mort clinique comme dans “le Roi est mort”. Il s’agit plutôt d’une mort spirituelle comme dans “Punk is dead” ou comme dans “Dieu est mort”.
[Houssein : “Blog is dead baby…”.]
— 3 commentaires.
Les écrans de la présentation “Bonnes pratiques web” de François m’ont fait mourir de rire. C’est vraiment du vécu…
Le patron :
« Plus gros le logo ! »
« Ma femme n’aime pas le rouge. »
« Mon fils a dit que c’était nul. »
Le directeur de communication :
« Mettez une vidéo du patron sur la page d’accueil. »
« Il y a un bouton vers le rapport annuel ? »
« Faites un communiqué de presse pour annoncer le nouveau site web. »
« C’est pas sexy. »
« Mettez la dernière campagne de branding partout ! »
Le directeur financier :
« On peut externaliser la production de contenus en Inde ou en Chine ? »
Le service marketing :
« Il faudrait leur demander de remplir ce petit questionnaire (50 questions) avant d’aller plus loin. »
(Comment ça qu’est-ce qu’on fait avec les réponses ?)
Le service informatique :
« Non.
Interdit.
Impossible.
Pas le temps.
On a déjà fait.
Tu as un budget ? »
Je ne regrette pas de ne plus entendre ces discours à longueur de journée.
— 10 commentaires.
Luxo Junior découvre les choses de la vie. [Via Kottke.]
— 14 commentaires.
À propos de subjectivité, il est justement intéressant de voir comment des discours logiquement équivalents d’un point de vue formel sont perçus différemment selon leur contenu. Par exemple :
- Le comportement des Noirs est une menace pour l’humanité.
- Le comportement des Juifs est une menace pour l’humanité.
- Le comportement des homosexuels est une menace pour l’humanité.
J’ai l’impression que si un député sortait une de ces deux premières phrases, on pinaillerait beaucoup moins pour décider que l’on est en présence de propos antisémites et racistes. Il y aurait beaucoup moins de blogueurs à tenter de les défendre, on ferait beaucoup moins de constructions intellectuelles et d’exégèses hasardeuses pour rendre ces idées acceptables. Non pas que la définition de l’antisémitisme ou du racisme soit moins floue que celle de l’homophobie (les discussions sans fin sur les affaires Siné et Dieudonné le montrent) ; c’est juste qu’il est moins besoin d’aller loin dans l’outrage pour que ce soit effectivement perçu comme un outrage. Il y a en moyenne davantage de gens à trouver inacceptable de s’interroger sur le danger des Noirs ou des Juifs, que de gens à trouver inacceptable de s’interroger le danger de l’homosexualité. La lecture de certains blogueurs pourtant modérés est édifiante à ce sujet ; c’est fou le nombre d’horreurs que ces gens peuvent sortir tout en étant sincèrement convaincus de ne pas être homophobes.
[Finis Africæ : “Subjectivité de l’homophobie”.]
— 20 commentaires.
Chagrin.
Quand Martine Aubry s’adresse « à Ségolène », elle s’interrompt: « Ah, une petite araignée… je ne sais pas si c’est un signe de bonheur ou de malheur ! », rigole-t-elle. [Libé.]
« J’ai tué l’araignée », lance Benoît Hamon, avant de commencer son discours. « C’est regrettable qu’il n’y ait pas de majorité. Mais ce n’est pas grave », dit-il.
— 2 commentaires.

Vous avais-je déjà confié que j’ai un fétichisme pour les oreilles décollées ?
— 13 commentaires.
D’emblée, ce congrès nous comble au delà de nos espérances les plus folles : on pensait bien que ça allait être ce désastre qui allait nous ouvrir un boulevard, certes ; mais franchement, franchement, pas à ce point.
C’est génial.
[Comité de Salut Public : “Pathétisme”.]
— 1 seul commentaire.

We may be living in the era of the email, but one young illustrator has proved that the art of correspondence is far from dead. While working for her degree at Glasgow School of Art Harriet Russell decided to find out exactly what lengths the men and women of the Royal Mail were willing to go to to ensure the safe delivery of her missives.
To put them to the test she concealed the addresses of 130 letters to herself in a series of increasingly complex puzzles and ciphers. Among the disguises she employed were dot-to-dot drawings, anagrams and cartoons. The answer, it seems, was very far indeed. Amazingly, only 10 failed to complete their journey back to her.
[The Independent: “Return to sender: Artist puts Royal Mail to the test”, via Karl.]
— 3 commentaires.
Lionel Jospin aurait acheté un pantalon rose dans les années 70. [Source.]
— 3 commentaires.
Je n’aime pas les enfants, et encore moins les enfants heureux. Ne cliquez pas, merci.
P.S. En parlant d’enfants, leur abandon était interdit au Nebraska — on se demande pourquoi — jusqu’à ce qu’une loi l’autorise récemment. Et les autorités de découvrir leur texte détourné dans son esprit au profit de l’abandon d’adolescents ingrats… Le Monde : “Adolescents abandonnés dans le Nebraska”, via Mr Peer.
P.S. 18 novembre :
Le Nebraska est le dernier État à avoir adopté une Safe Haven Law, en juillet dernier. Mais c’est aussi le seul État qui a oublié de fixer un âge limite. Les conséquences de cet oubli sont assez stupéfiantes : presque la totalité des 34 enfants abandonnés dans le refuge officiel du Nebraska depuis juillet ont plus de… 10 ans ! La presse nationale américaine fait grand tapage ces jours-ci d’une mère qui est partie de Floride pour se débarrasser de son fils de 12 ans au refuge du Nebraska. Il y a eu aussi une jeune fille de 14 ans. Il y a eu ce couple de l’Arkansas qui a porté ses quatre enfants au refuge. Quatre d’un coup. Paraît qu’ils ont embrassé l’asphalte de l’aérodrome en arrivant à Lincoln (la capitale du Nebraska).
Voilà tout à coup que le Nebraska, cet obscur État dont on ne parle jamais, soulève un immense intérêt. Un immense espoir aussi. Des milliers et des milliers de parents d’ados dans toute l’Amérique et même dans le monde entier rêvent ces jours-ci du Nebraska. Pas d’enquête, pas de travailleuse sociale, pas de question, tu conduis la bête au Nebraska et ça finit là. Fi-ni.
— 7 commentaires.
Un homme dépressif assassine sa (probable) maîtresse, âgée de 43 ans et mère de deux enfants, avant de se suicider. Que fait l’Assemblée nationale, celle là même qui a voté les peines planchers, la rétention de sûreté et le jugement des déments ?
Réponse : une minute de silence.
[…] Qu’on me comprenne bien. Le suicide est un drame terrible, mais tous ceux qui décident de partir ne se sentent pas obligés d’emmener quelqu’un avec eux pour le Grand Voyage, surtout si cette personne est mère de deux enfants. Et un meurtre est un meurtre, fût-il perpétré par un député.
Cette minute de silence de la part de la représentation nationale est obscène. Et de la part d’une majorité qui vote des textes répressifs comme d’autres avalent des petits fours, ce geste sonne comme l’hommage de l’hypocrisie au crime.
[Eolas : “Devinette”.]
— 11 commentaires.
Une ambiance détestable, des commentaires hargneux qui confinent à l’acharnement, des donneurs de leçons qui viennent me dire ce que je dois bloguer et comment je dois le faire, d’autres qui croient que Presse-citron leur appartient, les aigris, les pisse-vinaigre, les blasés et les je-sais-tout qui pourrissent l’esprit général que j’essaie d’imprimer à ce blog (et à mon job en général), le tout ajouté à une épreuve difficile que je traverse actuellement dans ma vie personnelle et qui me rend probablement très irritable, me conduisent à prendre un peu de recul et à fermer Presse-citron pendant une période indéterminée (probablement quelques jours tout au plus).
Je ne le fais pas de gaité de cœur car j’aime cette vie et le choix professionnel que j’ai fait, mais il en va de ma santé mentale et physique. En fait, c’est surtout la connerie humaine qui m’épuise.
Presse Citron : “Fermé pour cause d’inventaire”.
— 8 commentaires.
General Motors, au bord du gouffre, fait du lobbying Internet afin d’obtenir un fort soutien financier du gouvernement.
YouTube: “The U.S. Auto Industry and the Ripple Effect”.
Web Site: GM, Facts and Fiction.
Le message peut se résumer ainsi : la disparition de l’industrie automobile nord-américaine signifierait une crise sans précédent aux États-Unis et une grave menace pour la sécurité nationale.
GM, Ford et Chrysler emploient 239 000 étasuniens (sans compter la sous-traitance, 600 000 employés, et le réseau de vente), et payent 775 000 retraités (la “Generous Motors”).
— 6 commentaires.
Le PS a “perdu le sens du code de l’honneur”, a affirmé lundi Ségolène Royal, en critiquant l’appel du maire de Paris à voter Aubry et les dirigeants du PS qui “disent quelque chose et font le contraire”.
[…] L’ancienne candidate à l’Élysée en est persuadée, ses adversaires lui “reprochent d’être le symbole du changement”. Elle a qualifié leur union de “symptôme d’une mutation difficile” du PS. “Ma conviction profonde, c’est que les militants sont en avance” sur bien des responsables du parti, a-t-elle ajouté, mais “ce n’est pas la première fois que le vote des militants n’est pas respecté”.
[Le Monde : “Ségolène Royal dénonce la constitution d’un « front » contre elle”.]
Nous verrons l’état d’avance des militants jeudi…
« Il y a eu beaucoup d’injustice à l’égard des déclarations de Georges Frêche », a estimé sur France Inter Ségolène Royal, en soulignant que ce dernier avait été relaxé par « une décision de justice ». « C’est un élu important, c’est un maire qui a transformé la ville de Montpellier, c’est un homme cultivé, c’est un homme intelligent », a-t-elle ajouté. Certes, il a fait « beaucoup de maladresses mais s’il fallait exclure du Parti socialiste tous ceux qui ont fait des maladresses et qui ont dit des choses, notamment sur la candidate à l’élection présidentielle, bien plus répréhensibles (…), eh bien il y aurait beaucoup d’exclusions à prononcer », a poursuivi Royal. Or « ma volonté ce n’est pas d’exclure, c’est de rassembler ».
[Libération : “À deux jours du vote, le PS en ébullition”.]
À voir l’ampleur du front anti-Ségolène, nul ne doute qu’elle est très forte sur le rassemblement…
— 10 commentaires.
Ce soir, j’ai mangé pour la première (et dernière) fois de ma vie un hamburger Michigan, spécialité montréalaise. Imaginez un hamburger noyé sous de la sauce à spaghetti au goût étrange… vous avez le tableau. Je n’imaginais pas qu’il pouvait exister pire que la poutine.
Voilà, ça méritait d’être noté.
— 10 commentaires.
For 3 years you YouTubers have been ripping us off, taking tens of thousands of our videos and putting them on YouTube. Now the tables are turned. It’s time for us to take matters into our own hands.
We know who you are, we know where you live and we could come after you in ways too horrible to tell. But being the extraordinarily nice chaps we are, we’ve figured a better way to get our own back: We’ve launched our own Monty Python channel on YouTube.
No more of those crap quality videos you’ve been posting. We’re giving you the real thing - HQ videos delivered straight from our vault.
What’s more, we’re taking our most viewed clips and uploading brand new HQ versions. And what’s even more, we’re letting you see absolutely everything for free. So there!
But we want something in return.
None of your driveling, mindless comments. Instead, we want you to click on the links, buy our movies and TV shows and soften our pain and disgust at being ripped off all these years.
Always Look On The Bright Side of Life…
— 4 commentaires.
Victor-Lévy Beaulieu, candidat à Rivière-du-loup.
Ne riez pas, Victor-Lévy Beaulieu est un écrivain important, et se présente contre le leader du parti populiste ADQ, Mario Dumont.
— 2 commentaires.
Stéphane Guillon, très en forme… [Via Olivier.]
— 7 commentaires.
La seule qui échappe à son camp, c’est Ségolène Royal, comme elle l’a démontré durant la campagne présidentielle, de la même manière que le seul qui savait échapper à son camp à droite a été élu brillamment président de la République. C’est seulement cette femme qui, du côté de ses idées, qu’on les partage ou non, aura la capacité de surprendre, d’innover et de bouleverser. Elle aurait, j’en suis sûr, le désir de déverrouiller, de réveiller ce bloc idéologique, ce passé au bois dormant, elle aurait l’énergie pour rénover, elle offrirait du côté de la gauche, enfin du doute, de l’incertitude et de l’inédit. On ne pourrait pas écrire son programme et ses projets par coeur. Je ne dis pas qu’elle ferait l’ouverture à droite comme le président l’a faite à gauche mais au moins on aurait le bonheur d’attendre ce qu’elle à à dire avec de la curiosité et de l’espoir. Le tout n’est pas qu’on adhère mais qu’on ait envie de savoir. De connaître la suite. Ce que j’ai aimé chez elle, c’est qu’elle a parfois pensé contre elle et choqué ses affidés. C’est du courage.
[Philippe Bilger : “Ségolène Royal pour tous”.]
Manifestement, l’avocat général est tombé sous le charme de Ségolène…
— 8 commentaires.
C’est quoi tous ces mecs de droite qui voient Ségolène d’un bon œil ? Authueil, Jean-Michel Apathie, Philippe Bilger… Demain, Koztoujours ?
Le sentiment d’une proximité idéologique ? Des chroniqueurs hétérosexuels aveuglés par leur hormones ? Une sournoiserie bien cachée (Ségolène, meilleur moyen de faire exploser le PS…) ? Je me perds dans un faisceau de présomptions.
— 10 commentaires.
Quelques heures à peine après le drame de Thionville, au cours duquel le député UMP Jean-Marie Demange a assassiné une femme avant de se donner la mort, Nicolas Sarkozy a réuni à l’Elysée une cellule de crise. Il a ainsi expressément demandé aux ministres de l’Intérieur et de la Justice de préparer au plus vite un projet de loi permettant d’encadrer de manière plus stricte les sorties de l’Assemblée Nationale. “Les Français sont, à juste titre, choqués par ces crimes abominables. Il est temps de faire cesser ce laxisme”.
Parmi les objectifs déjà annoncés par Nicolas Sarkozy, la création d’un “fichier national des élus UMP” afin “d’améliorer la surveillance des députés susceptibles de représenter un danger pour autrui”. Le Président souhaite par ailleurs que soient mieux encadrées les sorties de l’Assemblée et du Sénat. “On ne peut pas laisser filer dans la nature chaque soir des centaines d’assassins potentiels. Il faut trouver un moyen de savoir où ils se trouvent et quand”.
[…] La garde des sceaux Rachida Dati se montrait plus mesurée sur les conditions d’application de la loi : “Les prisons sont déjà surpeuplées, là on risque l’embouteillage.” Il va donc falloir réfléchir à des moyens coercitifs alternatifs à la prison. Interrogée sur les pistes explorées par son ministère, Rachida Dati se montrait évasive. Avant d’ajouter dans un sourire : “Il y a déjà le conseil général des Hauts-de-Seine…”
[Le blog de Jean-Pierre Martin, un petit cadre dans une grosse boiboite : “Faut-il laisser en liberté les députés UMP ?”, via Guillermo.]
— 3 commentaires.
Pour la première fois, une décision de justice met en avant l’obligation des hébergeurs de collecter les données permettant d’identifier les internautes ayant mis en ligne du contenu. Dans un jugement du 14 novembre 2008, le TGI de Paris a estimé que Youtube n’avait pas rempli ses obligations d’hébergeur en ne collectant que l’adresse IP, l’adresse mail et le pseudonyme des internautes pouvant poster une vidéo sur la plateforme. Les juges rappellent que la LCEN impose aux éditeurs, en l’espèce les internautes, de communiquer leurs noms, prénoms, domicile et numéros de téléphone et que c’est aux hébergeurs de leur fournir les moyens techniques nécessaires pour satisfaire cette exigence. Ils en déduisent qu’en l’absence de décret précisant les données devant être collectées, Youtube devait demander toutes ces informations aux internautes. [Legalis : “Youtube, obligation de collecter les données permettant d’identifier les internautes”.]
Et pour les commentaires de blogues ? Nom, prénom, domicile et numéro de téléphone ?
— 11 commentaires.

Vous avez été nombreux à me signaler des publicités pour l’église de Scientologie en ces lieux… Et tout aussi nombreux à cliquer dessus (pour un gain d’environ 5 $). Alors, je confirme, Embruns est financé par la Scientologie. Cela ne me pose aucun problème déontologique de piquer quelques dollars dans les poches de Tom, Julia, John et Priscilla.
De plus, je suis pour la liberté des cultes. La Scientologie, est-ce plus ridicule ou dangereux que le christianisme ?
Enfin, si j’ai des lecteurs assez cons pour croire à la réincarnation, à Xenu et à la Confédération Galactique, après avoir cliqué sur une pub ici…
(Notez bien que je ne suis pas scientologue, mon truc à moi, c’est le culte de la grosse nouille sacrée.)
— 10 commentaires.
“La vie étant ce qu’elle est, nul n’exclura pas le coup de théâtre en question. Et puis, du point de vue du journaliste, il serait assez excitant. Mais enfin, s’il fallait parier un euro sur la victoire de l’une ou de l’autre, je le ferai plutôt sur la candidature de Martine Aubry.” [Jean-Michel Aphatie.]
— 0 commentaire.
Georges Frêche : « Si c’est Ségolène qui perd, c’est sa chance. » Pourquoi ? « Si elle perd, elle va perdre à 48 % et elle va rester tapie pendant deux ans hors des coups et des flèches pour préparer l’avenir. Et les autres, qui ont cinq présidentiables dans leurs rangs, se battront comme des chiens pendant deux ans », pronostique le président de la région Languedoc-Roussillon, exclu du PS en 2007, qui soutient Ségolène Royal. [Libération.]
Votez Ségolène !
— 8 commentaires.
Gigantesque éclat de rire en découvrant les nouvelles du matin. Martine Aubry gagne avec 42 voix d’avance, oui, 42, Royal réclame un nouveau scrutin et l’UMP salue “le talent d’auto-destruction” du Parti socialiste. La loi de Murphy est à l’œuvre…
Manuel Valls dénonce la tricherie. Mais il n’est pas sûr que si elle existe, elle soit unilatérale…
Contraste des fédérations, Ségolène obtient son meilleur résultat à La Réunion (92,68%) et son plus mauvais en Seine-Maritime (20,56%) à Mayotte (2,64%).
Royal contestera le résultat par « tous les moyens ». La présidente de Poitou-Charentes semble prête à aller au clash. Ségolène Royal contestera en effet le résultat de l’élection au PS par « tous les moyens politiques, juridiques et judiciaires », a averti samedi sur France 2 Manuel Valls, l’un de ses principaux lieutenants. « Nous sommes très déterminés à ne pas nous laisser voler cette victoire. Nous utiliserons tous les moyens politiques, juridiques et judiciaires pour contester cette victoire ». « J’appelle à une révolte des militants », a encore dit Manuel Valls, pour qui « il n’y a pas de victoire de Martine Aubry » et qui a renouvelé son exigence d’un nouveau vote. [Le Figaro.]
— 9 commentaires.
Entendu sur le Twitter d’Eric Meyer :
If code is poetry, then blogging software must be written by Vogons.
[…] Quand on voit certaines parties du code de Wordpress, on se dit que l’analogie n’est pas totalement fausse.
[Frédéric de Villamil : “Wordpress, code et poésie”.]
— 4 commentaires.
Je viens de me rendre compte que je vis à 67,7 kilomètres des États-Unis.
1. Prendre la direction sud-ouest sur Boulevard De Maisonneuve E vers Rue Fullum - 0,8 km
2. Tourner à droite sur Avenue Papineau - 0,3 km
3. Tourner légèrement à droite sur Route 134 - 3,4 km
4. Prendre la bretelle à gauche vers Boulevard Taschereau - 1,4 km
5. Prendre Aut 20 O/132 O vers Aut 10 O/La Prairie - 0,4 km 6. Prendre Route 132 W - 17,4 km
7. Continuer sur Autoroute 15 S (panneaux vers New York) Votre destination se trouvera sur la gauche - 44,1 km
Et mon lapin de me dire : “C’est pas les États-Unis, c’est le Vermont”.
P.S. Sauf qu’il a tort, c’est l’état de New-York… :-)
— 5 commentaires.
Mi-navrés, mi-amusés, nous observons le spectacle de la débâcle au Parti socialiste. Les frontières de l’indécence et du ridicule sont repoussées d’heure en heure. Et le citoyen de découvrir que la pratique démocratique au PS tient plus de la Sicile que d’Athènes, que les mots “unité” et “rassemblement” sont vides de sens dans la bouche des deux éléphantes qui se livrent à un combat de catch dans la boue, que le parti de la fraude et des tripatouillages entre amis n’est décidément pas prêt à être celui du pouvoir, qu’on s’y lance des procédures judiciaires en guise d’amabilités…
Certains se livrent à des comptes d’apothicaire, les chiffres sont fluctuants, comme en Gironde où Ségolène perd 41 voix et Martine en gagne 11. Seule certitude, le parti est profondément et durablement divisé.
Besancenot, Bayrou et Sarkozy engrangent les points… Même si Besancenot se refuse à se « réjouir d’un spectacle aussi lamentable », et qu’il n’a « pas envie de tirer sur une ambulance, simplement de constater définitivement que ceux et celles qui veulent résister définitivement à la politique du gouvernement ne peuvent pas compter sur le parti socialiste, quelle que soit sa direction, pour faire un vrai parti d’opposition à la politique du gouvernement. »
— 9 commentaires.
Le vrai problème n’est pas d’avoir quelques centaines de bulletins foireux, c’est de laisser les militants choisir entre la peste et le choléra, entre le reniement d’eux-mêmes au profit d’une “modernité” fantasque et floue, fonction des intuitions risquées de Royal, et la poursuite du même sous forme d’une nouvelle synthèse de la carpe et du lapin. Personne ne pouvait gagner, alors peu importe le résultat de ces élections-là. [Radical Chic : “Post-congrès, post-vote”.]
— 4 commentaires.
C’est du plus mauvais effet et on se demande comment un tel plantage est encore possible de nos jours. Lancée vendredi, par Viviane Reding, la commissaire européenne chargée de la société de l’information, et les ministres de la Culture de l’Union, la bibliothèque numérique Europeana était inaccessible quelques heures plus tard… L’internaute désireux de se connecter à ce site, qui compte deux millions d’oeuvres en ligne (livres, images, photos, films, musique, etc.), tombe sur cet avertissement en anglais uniquement — sérieux quand on fait profession de foi de multilinguisme — : « the Europeana site is temporarily not accessible due to overwhelming interest after its launch (10 million hits per hour). We are doing our utmost to reopen Europeana in a more robust version as soon as possible. We will be back by mid-December ». En bon français, cela signifie que le site a disjoncté face à l’afflux de visiteurs (10 millions de connexions par heure) et qu’il faudra attendre la mi-décembre pour qu’il puisse rouvrir… Soit dans un mois. Pour un plantage, c’est un beau plantage.
[Coulisses de Bruxelles, UE : “Europeana se plante magistralement…”]
Et là, c’est le drame. Bousculade à l’entrée, serveurs en rideau. Crac boum hue. A pu Europeana. Europeana.eu aujourd’hui, c’est un temps de chargement d’une minute trente (j’ai compté…) pour tomber sur le message suivant : “The Europeana site is temporarily not accessible…” Des sites pris d’assaut lors de leur ouverture, cela arrive. Des serveurs qui flanchent, c’est courant. Même le Grand Google a connu ce genre d’affres pour le lancement de Gmail ou d’Analytics. Mais visiblement, l’équipe de conception d’Europeana n’avait pas prévu un tel enthousiasme, une telle curiosité, une telle appétence, une telle bibliophilie planétaire. Faut dire aussi que l’annonce de l’ouverture avait largement dépassé l’étroitesse des frontières de l’union pour atteindre au communiqué de presse planétaire. […] De tout cela je retiens qu’il faut prendre l’épisode du lancement raté de ce grand projet pour ce qu’il est : une fable moderne pleine d’enseignements sur la mesure et le périmètre d’un service public numérique à l’heure et à l’ère de l’accès comme clé de voûte bibliothéconomique renouvellée.
[Affordance.info : “Europeana : 3 petits tours, et puis…”]
Les préoccupations des rares internautes qui ont pu voir Europeana : sexe et nazisme.
— 13 commentaires.
Qui décide alors qui est journaliste ? Un peu tout le monde et personne à la fois. C’est celui qui le dit qui l’est, si les autres sont d’accord… Et s’il ne le dit pas, il l’est peut-être quand même. Et si les autres ne sont pas d’accord, il l’est peut-être d’autant plus…
Y a-t-il un code, des normes, des outils et des techniques ? Oui et non. C’est selon. Ça va, ça vient. Ça dépend. Le journaliste qui a la « journalist’attitude » est, au fond, surtout un voleur. Il ne fabrique pas ses propres outils, il emprunte ceux des autres et il ne les rend pas toujours… Mais il est toujours aux aguets, et c’est toujours au plus ingénieux qu’il va tenter de chiper les siens.
Ma définition ne vous convient pas ? Qu’à cela ne tienne, j’en change aussitôt, et tout exprès pour vous. Alors vous, vous voyez les choses comment ? Parce que moi, je pense exactement le contraire.
[Novövision : “La position du journaliste”.]
(En lisant le titre “La position du journaliste” dans mon agrégateur, j’ai tout de suite pensé à quelque chose de scabreux…)
— 5 commentaires.
20h15 : « Une image désastreuse des femmes ». Chantal Brunel, porte-parole de l’UMP, et Christine Boutin regrettent que le duel entre Martine Aubry et Ségolène Royal pour le leadership du Parti socialiste « donne une image désastreuse des femmes ». « Il est suffisamment difficile pour les femmes de s’imposer en politique pour ne pas donner le spectacle affligeant que nous offrent aujourd’hui Ségolène Royal et Martine Aubry », et qui « dessert la cause des femmes », a déploré la ministre du Logement. [Le Figaro.]
Un fait marquant de cette passe élective et qui ne me semble pas relevé, c’est la débilité du discours qu’on nous a tenu sur la parité en politique, nous clamant que les femmes faisaient la politique différemment des hommes.
Avec les conditions de ces deux scrutins quasi féminins au PS, premier et deuxième tour, on aurait souhaité avoir confirmation dans l’affichage d’une différence plus “apaisante”, or ce n’est clairement pas le cas.
[thierryl.]
La parité n’a pas pour but d’avoir une politique apaisée ou maternisée, mais d’établir un rééquilibrage, de casser un monopole de fait hérité d’une époque et d’un modèle archaïque. C’est un geste fort et nécessairement controversé pour forcer les mentalités à bouger plus vite.
Le fait qu’on voie aujourd’hui deux femmes lutter “comme des hommes” — selon les termes de beaucoup — ne fait que donner du crédit à la parité ; il n’y a effectivement aucune raison qu’elles soient fondamentalement meilleures, mais aucune non plus pour qu’elles soient moins bonnes. Ayant constaté cela, et étant donnée la disproportion entre le nombre de femmes étudiant la politique et le nombre de femmes politiques, une mesure équilibrée permettant de corriger cette situation est a priori positive.
Forcer la parité aura déjà permis d’initier des débats nécessaires. Je donc trouve réjouissant de voir deux femmes lutter pour contrôler le PS — quelque soit le ridicule des enjeux ou de la situation. Nos partis ont beau pourrir sur place, notre société elle, avance malgré tout.
[manu.]
— 10 commentaires.
Le Parti socialiste, tout cassé, a plus besoin de recollement que de récolement.
RÉCOLEMENT, subst. masc. DR., ADMIN.
A. — Opération consistant à dénombrer un ensemble d’objets répertoriés dans un inventaire, ou à vérifier la conformité d’une opération, d’un objet à un ensemble de règlements ou de prescriptions contractuelles ; p. méton., procès-verbal de cette opération. Récolement d’inventaire ; récolement des meubles saisis, d’une coupe de bois ; procès-verbal de récolement. Une commission est chargée de l’examen de la comptabilité des fonds administratifs (…). Elle fait un récolement général du mobilier appartenant à l’assemblée (Règlement Ass. nat., 1849, p. 36). La principale originalité de cette organisation consiste dans le classement des livres par ordre d’entrée (…) dans un registre qui sert à la fois de registre d’entrée, d’inventaire, de classement, et de récolement (Civilis. écr., 1939, p. 48-5).
B. — Opération consistant à récoler (v. ce mot B) des témoins. (Dict. XIXe et XXe s.).
[ATILF.]
— 2 commentaires.
La presse “people” est déçue par la défaite de Ségolène.
Sans déconner, vous nous voyez balancer une photo d’Aubry en maillot de bain sur la plage de Berck ? Et faire une double “Piquez le look de Martine Aubry” ? Alors que Ségolène Royal, c’est du pur bonheur. Ségo en vacances, Ségo avec son meilleur ami Bruno Gaccio, Ségo fait son one-woman-show… D’ailleurs, élue première secrétaire ou pas, on va pas lâcher une si bonne cliente : la rivale de la fille Mauroy n’a pas fini d’occuper l’espace… À moins que… à moins que Martine Aubry ne quitte son second mari, Jean-Louis Brochen, pour se taper Kad Merad. [Low Blogging : “Martine Aubry a perdu”.]
— 15 commentaires.
Je ne sais pas s’il a été le meilleur, mais c’est le meilleur de Mario Dumont qu’on a vu. Précis, cinglant, capable d’aller au-delà de la petite phrase et, en bonus, un sourire qu’on ne lui avait pas vu depuis longtemps. Un peu trop hilare par moments, si ça se trouve. Pour des temps si graves, cela faisait léger. […] Au total, l’attaque a donc été menée essentiellement, et assez efficacement, par Mario Dumont, qu’on n’avait pas vu aussi en forme depuis, ma foi, une bonne élection. [Yves Boisvert, La Presse : “Le meilleur de Dumont”.]
Pardon ? Nan… J’ai comme le sentiment que je n’ai pas vu le même débat que M. Boisvert… Y avait-il un autre débat que j’ai raté ? Un incroyable bug informatique a provoqué un “chercher-remplacer” Marois-Dumont dans sa copie ? Pour ma part, j’ai trouvé Mario Dumont médiocre, terne, mal à l’aise, souvent effacé par ses comparses, parfois laborieux et inaudible, aux idées peu construites, comme un petit garçon invité à la table des grands. D’où vient cette immense différence de perception ?
De deux choses l’une, soit le texte de M. Boisvert tient de la partisanerie (ou de l’aveuglement partisan), soit c’est moi qui ne suis pas intellectuellement équipé, en manque de repères, pour juger d’un débat québéco-québécois-d’icitte.
Sinon, pas grand chose à dire de M. Charest qui est un animal politique solide et efficace, et c’est sans conteste Pauline qui fut ma grande révélation de la soirée. J’avais tendance à la sous-estimer, à la mépriser vaguement, mais offensive, pugnace avec le sourire, c’est elle qui s’est le mieux sortie de cet exercice du débat à trois, cela me paraît difficilement contestable. (Mais faudrait vraiment qu’elle change de coiffure…).
— 9 commentaires.
Voilà qui traduit une belle idée des blogueuses :
Le 8 décembre prochain, ELLE dévoilera le premier classement des blogs de femmes. Vous découvrirez alors la lauréate et les 20 premières classées de chacune de nos huit catégories (Mode, Beauté, Chroniqueuses, Dessinatrices, Cuisine, Créations, Mamans/bébés, Sexe-love).
Le terme créations doit couvrir je pense les loisirs créatifs (du type scrapbooking, point de croix). […]
On pourrait imaginer un classement parallèle des blogues d’hommes aussi caricatural : bricolage, chasse-pêche, voitures, vins et bières, sports, high-tech, photos de charme…
Le Petit Champignac : “Le classement des blogues de filles arrive”.
(Qu’en pense Émery, grand spécialiste des blogues de pintades ?)
— 10 commentaires.
Le principe de billet sponsorisé me dégoûte, je ne lui trouve aucune excuse. Pour moi un blog est un espace personnel, qui m’appartient et dans lequel je me projette, il est donc hors de question de vendre ou louer cet espace, qui s’apparente à un corps virtuel. Mais dans le contexte des blogs décrits plus haut, les questions de projection, d’espace personnel et d’intimité ne se posent pas. Tout simplement parce que ces blogs se caractérisent surtout par leur absence totale de personnalité et de créativité, et par leur ancrage dans des stéréotypes avilissants. Ces blogs sont tout sauf des espaces personnels. Et c’est ce qui me consterne le plus. La prolifération de blogs vides d’humanité, écrits par des gens sans passion.
[Mitternacht : “Les tièdes, je les vomis de ma bouche”.]
Je me demande où mettre la Mitternacht dans la classification Elle…
— 7 commentaires.
Enfin, le député Jean Dionis du Séjour (Nouveau Centre) a proposé d’assujettir les ordinateurs récents qui peuvent recevoir les chaînes de la TNT à la redevance (116 euros). « Cet amendement permettrait de dégager 50 millions d’euros de rentrées fiscales », explique son auteur. [Le Figaro : “Les députés veulent taxer micro-ordinateurs et vidéos sur le Web”.]
50 millions, ça fait 431 035 ordinateurs soumis à la redevance audiovisuelle.
Taxe sur les disques durs, taxe sur les supports numériques, taxes, taxes, taxes… dans le pays qui se voudrait nation numérique. Défiscaliser les ordinateurs personnels, voilà ce qui manquait dans le plan de M. Besson.
— 7 commentaires.
Entre Jacob Delafon et Marcel Duchamp… The Art Museum Toilets.
(Ça me rappelle que j’ai déjà baisé dans les toilettes d’un musée… Guimet en l’occurence. Et vous ?)
— 6 commentaires.
“Je baise. Je picole. Je cours nu sur la plage.” — Presse Citron.
—
P.S. Cadeau Bonux, une deuxième citation du jour :
“Cecilia Bengolea et François Chaignaud ont décidé de « rompre le consensus qui a, jusque-là, malgré tout préservé les anus de la chorégraphie ». Grand bien leur fasse !”
[Le Monde : “Pâquerette, performance ambiguë pour danseurs et godemichés”.]
— 9 commentaires.
On peut reprocher beaucoup de failles et de travers aux journalistes - je ne m’en prive pas - mais le fait est que le “journalisme” citoyen est incapable de donner du sens à un évènement soudain comme la tragédie de Bombay ou à un phénomène complexe comme la crise financière.
Hormis quelques carnets tenus par des experts et de rares billets ou documents visuels mis en ligne par de véritables témoins, la blogosphère apparaît de plus en plus comme une industrie du plagiat, un espace de bavardages souvent ineptes et un creuset de narcissisme pas forcément limité à l’adolescence. Cette dernière névrose est généralement (mal) travestie en posture d’influenceur autoproclamé.
Alain, une petite camomille ?
— 8 commentaires.
J’ai obtenu le résultat suivant :
You answered 29 out of 33 correctly — 87.88 %.
François Granger, moins bon que moi — je ne suis pas étonné —, a eu :
You answered 25 out of 33 correctly — 75.76 %.
Il me parait difficile d’obtenir moins de 60 % à ce test, tant certaines réponses sont évidentes (souvent par élimination des propositions farfelues).
Exemples de questions très, très difficiles :
6. The Bill of Rights explicitly prohibits:
A. prayer in public school
B. discrimination based on race, sex, or religion
C. the ownership of guns by private individuals
D. establishing an official religion for the United States
E. the president from vetoing a line item in a spending bill
21. Name two countries that were our enemies during World War II.
A. Canada and Mexico
B. Germany and Japan
C. England and Spain
D. China and Russia
D’autres sont plus corsées, notamment celles faisant référence à l’histoire des États-Unis. Ainsi, dans quel texte est-il dit qu’il devrait y avoir un “mur de séparation” entre l’église et l’État ?
Mais, dans l’ensemble, il suffit de quelques neurones et d’un minimum de culture américaine qui peut dater de vos années lycée. Sauf que :
WASHINGTON (AFP) – US elected officials scored abysmally on a test measuring their civic knowledge, with an average grade of just 44 percent, the group that organized the exam said Thursday. Ordinary citizens did not fare much better, scoring just 49 percent correct on the 33 exam questions compiled by the Intercollegiate Studies Institute (ISI).
Oups.
— 8 commentaires.
LibéRennes : “Sarkozy évoque Nantes, capitale de la Bretagne”.
— 9 commentaires.
Résumons les faits :
En 2000, le Parti libéral gagne brillamment les élections législatives et son chef, Jean Chrétien, devient premier ministre.
En 2003, le grand ennemi de Jean Chrétien au sein du Parti libéral, Paul Martin, s’empare sans surprise du Parti (90 % des voix). Jean Chrétien, en fin de carrière, ne se représentait pas.
Constatant qu’il a perdu l’appui de son propre parti et fatigué du pouvoir, Jean Chrétien démissionne du poste de premier ministre et prend sa retraite de la vie politique.
Sans élections, Paul Martin lui succède au poste de premier premier ministre en tant que nouveau chef du parti majoritaire.
En 2004, jouissant d’une bonne popularité, et trouvant sans doute la place de premier ministre agréable, Paul Martin déclenche des élections législatives anticipées.
Catastrophe imprévisible, un scandale politico-médiatico-financier ruine sa campagne électorale. Résultat, il n’engrange que 135 députés (la majorité est à 155), et le gouvernement devient minoritaire, à la merci d’une motion de censure.
Cahin-caha, ce gouvernement arrive quand même à se maintenir jusqu’à une motion de censure le 28 novembre 2005, ce qui est une belle performance. Le parlement est alors dissous, comme il est d’usage dans ce cas.
En janvier 2006, ce sont donc de nouvelles élections législatives, et c’est le Parti conservateur qui l’emporte, mais… sans majorité absolue à l’Assemblée.
Stephen Harper devient ainsi premier ministre du nouveau gouvernement minoritaire, encore plus minoritaire que le précédent. À croire que les Canadiens, qui ont souvent la culture du consensus, ont pris goût à ces gouvernements qui doivent mettre de l’eau dans leur vin, négocier âprement chacun de leurs projets, quémander une majorité pour chacune de leur loi. Comme on dit céans, “Y’a toujours moyen de moyenner !”… et le seul moyen d’un gouvernement minoritaire, c’est justement de “moyenner”.
Le mois dernier, en octobre 2008 donc, de nouvelles élections anticipées ont lieu car Stephen Harper croit, à la vue des sondages, en la possibilité d’obtenir enfin un gouvernement majoritaire. Résultat attendu… vous avez deviné… encore un gouvernement minoritaire (143 sièges) !
Ce nouveau gouvernement présente alors son projet de politique économique devant la toute nouvelle Assemblée. Imprudent et un peu arrogant, fort du fait qu’il est un peu moins minoritaire qu’auparavant, il fait des propositions musclées (réductions de dépenses drastiques) dont certaines assez provocatrices comme supprimer le financement des partis politiques par l’État. (Ne jamais toucher l’homme politique au niveau du portefeuille, très mauvais ça…)
Résultat : bronca généralisée. Menace de motion de censure… Et union sacrée de tous les partis d’opposition, Parti libéral, Bloc québécois, Nouveau parti démocratique et Parti vert !
Le vote de confiance aura lieu lundi, et il y a de très fortes chances que le gouvernement Harper soit renversé, au bout d’un mois d’existence…
Deux scénarios de profilent pour la semaine prochaine :
1. Une coalition Parti libéral et Nouveau Parti démocratique (du jamais vu) forme un nouveau gouvernement, avec la bienveillance du Bloc québécois.
2. Nouvelles élections législatives.
La personne qui détient en partie les clés, c’est la gouverneure générale Michaëlle Jean, représentante de la chef de l’État canadien, sa très gracieuse Majesté, reine du Canada, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, de la Jamaïque, de la Barbade, des Bahamas, de la Grenade, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, des îles Salomon, des Tuvalu, de Sainte-Lucie, de Saint-Vincent-et-Grenadines, d’Antigua-et-Barbuda, du Belize et de Saint-Christophe-et-Niévès, chef du Commonwealth des nations, chef de l’Amirauté britannique, gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre, seigneur de Man, Duc de Normandie (régnant sur les îles Anglo-Normandes), chef suprême des Fidji, Élisabeth II du Royaume-Uni.
C’est en effet elle qui autorise la dissolution de l’Assemblée au nom de la chef de l’État canadien, c’est elle qui avaliserait un éventuel gouvernement de coalition.
Problème du côté de l’opposition, Stéphane Dion le mal-aimé, chef du parti libéral, est en passe d’être remplacé après son échec aux législatives… Mais c’est justement le chef du Parti libéral qui devrait devenir le premier ministre de la coalition, et ce, avant que le parti ne désigne son nouveau chef en janvier 2009.
Notons aussi que les caisses des Partis sont vides après les élections d’octobre dernier… et que les citoyens n’ont aucune envie de retourner si vite dans l’isoloir.
En résumé, maxi-bordel.
Autant dire que je ne suis pas déçu par mon nouveau pays, aussi drôle que chez nous. De plus, j’aime beaucoup Stéphane Dion, je le vois bien Premier ministre.
—
P.S. Le Parti libéral et le Nouveau Parti Démocratique négocient très activement les conditions d’un gouvernement coalition.
P.S. bis.
À 17 h 30 aujourd’hui, le premier ministre Stephen Harper a reporté au 8 décembre (jour des élections québécoises) le vote décisif de la Chambre des Communes sur la mise à jour budgétaire de son gouvernement.
Le Canada se prépare donc à vivre une semaine fébrile et Gilles Duceppe, Jack Layton, Stéphane Dion et Stephen Harper à faire des choix déterminants et peut-être déchirants pour leurs avenirs respectifs, celui de leurs formations et la suite des choses au Canada.En gros, le premier ministre s’est donné une semaine pour se trouver un allié parmi les trois partis d’opposition et éviter la chute hâtive de son gouvernement minoritaire.
[Chantal Hébert : “8 décembre: grosse, grosse journée…”]
— 13 commentaires.
“embruns”, journal de bord | fins produits hypertextuels depuis 1996 | valid. | © 2010 laurent gloaguen.