Opera web evangelist Bruce Lawson provided .net with the following statement, outlining the company’s reasoning:
“Opera, along with Microsoft and Mozilla, announced at a CSS Working Group meeting that we would support some WebKit prefixes. This is because too many authors of mobile sites only use the WebKit-prefixed version, and not even the standard, unprefixed one, when it is available. This leads to a reduced user experience on Opera, Mobile Firefox and Mobile IE, which don’t receive the same shiny effects, such as transitions, gradients and the like, even if the browser supports those effects.
Ne serait-il pas plus simple de fonctionner de la manière suivante : le navigateur enlève tous les prefixes rencontrés, prend ce qu’il comprend et passe le reste ? (Ma question est peut-être stupide, mais j’aimerai bien comprendre.)
Il n’y a pas si longtemps, IE 6 était le navigateur dominant sur Internet. Techniquement parlant, le Web était plein de sites « optimisés-pour-IE6 ». Pour ce qui était des autres navigateurs… leurs utilisateurs n’avaient que leurs beaux yeux pour pleurer. IE 6 est mort à présent, cette époque est révolue, et tous les fabricants de navigateurs, y compris Microsoft, sont revenus dans le giron de la standardisation. Définitivement révolue, cette époque ? Pas vraiment… IE 6 a disparu, mais le problème est de retour.
WebKit, le moteur de rendu au cœur de Safari et de Chrome, installé dans les iPhones, iPads et les périphériques Android, est maintenant le navigateur ultra-dominant dans le Web mobile et techniquement, le Web mobile comporte de nombreux sites ne-fonctionnant-qu’avec-WebKit… Du coup, les autres navigateurs et leurs utilisateurs n’ont à nouveau que leurs yeux pour pleurer. De nombreux sites détectent l’Agent Utilisateur des navigateurs et filtrent les navigateurs non-WebKit. Tout comme par le passé avec IE 6, ce n’est pas une question d’innovation mais de monopole du marché par le matériel et les logiciels fournis avec celui-ci. Il y a cependant un aspect du problème que nous n’avions pas lors de l’ère IE 6 : ces sites Web sont également spécifiques à WebKit parce qu’ils utilisent des propriétés CSS expérimentales exclusivement préfixées par -webkit-* et sans utiliser leurs équivalents Mozilla, Microsoft ou Opera. Ainsi, même sans aucune détection du navigateur, ces sites Web apparaitront toujours cassés aux navigateurs ne reposant pas sur WebKit…
Dans beaucoup, voire dans la plupart des cas, les propriétés -webkit-* que ces sites spécifiques utilisent ont des équivalents -moz-*, -ms-* ou -o-*. Les dégradés, les transformations, les transitions, les animations, les coins arrondis sont tous et toutes suffisamment interopérables pour de pas dépendre du navigateur. Les créateurs de sites Web n’ont besoin que de quelques minutes pour rendre leurs sites compatibles avec Mozilla, Microsoft ou Opéra. Mais ils ne l’ont jamais fait.
Sans votre aide, sans une réaction forte, il n’y aura qu’une issue, dont nous sommes dangereusement proches : les autres navigateurs vont commencer à prendre en charge / implémenter eux-même le préfixe -webkit-*, en transformant une implémentation unique en un nouveau standard mondial. Cela transformera une part de marché en un standard de facto, une seule implémentation en un monopole mondial. À nouveau. Ça tuera notre processus de standardisation. La question n’est pas de savoir si ça va arriver, mais quand.
Laissez-moi être très clair : ce n’est PAS une situation hypothétique et je ne parle pas ici de quelque chose qui pourrait arriver. Tous les fabricants de navigateurs nous ont officiellement fait savoir que cela arrivera bien plus rapidement qu’on ne pourrait le croire parce qu’ils n’ont, je cite, « pas d’autre option ». Clarifions un autre point : ce n’est PAS un manque d’innovation de la part de ces fabricants de navigateurs, d’autant plus qu’ils supportent BIEN une propriété mais avec leur propre préfixe, suivant ainsi les règles du groupe de travail. Les préfixes constructeur n’ont pas échoué. Ils ne sont pas parfaits, mais ils préservent du chaos les auteurs de sites Web. Nous pouvons certainement les améliorer mais nous le pouvons uniquement si les préfixes constructeur restent des préfixes propres à chaque constructeur.
Cette situation s’est produite dans le passé avec IE 6, quand les navigateurs fonctionnaient uniquement sur les ordinateurs de bureau, et il a fallu dix longues années pour en sortir. Avec les milliards de navigateurs mobiles d’aujourd’hui, le Web pourrait ne jamais s’en remettre.
Dans le groupe “Web Standards” de LinkedIn, je viens de tomber sur ce qui ressemble à un vieux troll moisi :
On Friday I received a status report from the web development company doing the back end of my client’s new web site. In the report was an explanation about why the sidebar on the left side of the page had to be shorter than the main content panel when my Photoshop layout showed the sidebar and main content equal heights. Perhaps it was my naivete when I expected their css-based layout to do what tables used to. Maybe it has to do with the development company who doesn’t have a designer on staff to act as an advocate for the integrity of the client’s design. Or maybe it’s a bit of both.
After doing a search on how to make a css-based sidebar 100% the height of the content panel, I understood the problem. The css declaration “height:100%;” doesn’t do what it promises. The only solution is write a lot of additional css code to act as a hack or workaround and many of these solutions fall apart depending on the browser. It seems that those responsible for determining that css was the new page layout standard gave designers sub-standard tools to work with and didn’t fully think through the functionality.
In all of this I keep coming back to tables. The same layout for my client’s web site done in tables would have easily matched my Photoshop page layout. In spite of the fact that we are told that browsers may end their support for tables, it hasn’t happened yet and I don’t expect it to happen soon. Tables render the same across almost all major browsers and there are a lot of table-based sites out there
I have seen a lot of people bashing table-based design recently. However in defense of tables, a table-based layout can be created with a minimum of code. It doesn’t require a page and a half of additional code to make the layout work properly. I am seriously considering going back to tables for my own web design. I will only abandon tables when the W3C or whomever makes these decisions provides designers like me better tools that work more reliably.
Mark
Ma curiosité étant piquée, je suis allé voir ce que faisait ce “web designer”. Et j’ai compris que ce n’était pas un troll, qu’il était tout à fait sincère. Je pensais qu’on avait définitivement eu la peau du “table-based layout”, il y a encore des îlots de résistance. Pédagogie, pédagogie, et encore…
Brian Crescimanno has written a fine argument that this is a situation where pragmatism should win out over idealism, and that Mozilla should include support for H.264 (in addition to Ogg Theora) in Firefox. As he points out, it’s not as though Mozilla has never before supported proprietary formats (e.g. GIF). But Crescimanno’s best point is that Mozilla’s support for Ogg Theora is doomed because it’s technically inferior to H.264:
People and businesses are willing to embrace free software when it provides an equal or better product than the proprietary alternatives (see the success of Linux on the server). However, when free software doesn’t keep up with the best non-free products, people stay away (see the lack of success of Linux on the desktop). Simply put, there just aren’t that many people who share the same moral imperative as the Free Software Foundation; most of them just want it to work.
Put another way, “open and better” is a recipe for success; “open but worse” is a recipe for obscurity. Popular video publishing sites aren’t going to use Ogg Theora instead of H.264, and I think they’re very unlikely to support it in addition to H.264, either. Encoding and storage are expensive; supporting both would at least double those costs.
P.S. Si vous êtes branché zoophile (canards) et trolls (y a même du Ségolène Royal dedans), y a ça aussi. Et deux frères ennemis dans un seul billet, c’est mieux.
Daniel Glazman a souvent parlé de XHTML 2.0 comme d’un canard. Cela nous a valu plusieurs prises de bec mémorables. Cependant à la vue de ce qui se passe dans le groupe de travail, je ne peux m’empêcher de penser que Daniel n’avait pas tout à fait raison, et que je n’avais pas tout à fait tort. Cela nous donnera l’occasion d’une discussion à ParisWeb 2009. ParisWeb est une conférence organisée par des gens talentueux et avec des discussions toujours intéressantes. Venez nombreux. Ceci dit XHTML 2.0 n’avait que peu de chances de succès dans le domaine du Web ouvert depuis que les fabricants de navigateurs ont déclaré formellement ne pas vouloir implémenter XHTML 2 et concentrer leurs efforts sur HTML 5. Une décision a finalement été prise de fermer le groupe de travail XHTML 2. Nombreuses idées de XHTML 2.0 sont reprises dans le document de HTML 5. cela va clarifier le message auprès de la communauté.
Dans toute cette aventure, ce que j’ai appris le plus, ne fût pas vraiment la technologie, mais bien la vie et les relations tribales de pouvoir des communautés.
Interactivity is important but you know what else is really important? The back button. Ordinary people who have to use computers to get their daily jobs done, are sitting there in the web browser they really like the back button because applications are confusing, nobody has ever done an application that isn’t confusing some times and when you are confused you say “I will just get back out of here”. Anything that discards the function of the back button is a step backwards.
Nobody cares if your HTML is valid. Except you. If you want to. Don’t think for a second that producing perfectly valid HTML is more important than running your website, delivering features that delight your users, or getting the job done.
Vous avez élu Voyages-sncf.com, site favori de l’année 2008.
Toute l’équipe se joint à moi pour vous remercier de votre confiance et de votre fidélité.
Soyez sûrs que nous continuerons à mettre chaque jour notre expertise et notre passion pour faire de Voyages-sncf.com votre site favori en 2009, en 2010, en 2011… en 2020…
Rachel Picard
Directrice Générale
Heu, non, je n’ai jamais élu le site Voyages-sncf.com à quoique ce soit, et si on m’avait demandé, cela aurait plutôt été dans la catégorie “Pire site de l’année, et encore, quand il fonctionne”.
Les écrans de la présentation “Bonnes pratiques web” de François m’ont fait mourir de rire. C’est vraiment du vécu…
Le patron : « Plus gros le logo ! »
« Ma femme n’aime pas le rouge. »
« Mon fils a dit que c’était nul. »
Le directeur de communication : « Mettez une vidéo du patron sur la page d’accueil. »
« Il y a un bouton vers le rapport annuel ? »
« Faites un communiqué de presse pour annoncer le nouveau site web. »
« C’est pas sexy. »
« Mettez la dernière campagne de branding partout ! »
Le directeur financier : « On peut externaliser la production de contenus en Inde ou en Chine ? »
Le service marketing : « Il faudrait leur demander de remplir ce petit questionnaire (50 questions) avant d’aller plus loin. »
(Comment ça qu’est-ce qu’on fait avec les réponses ?)
Le service informatique : « Non.
Interdit.
Impossible.
Pas le temps.
On a déjà fait.
Tu as un budget ? »
Je ne regrette pas de ne plus entendre ces discours à longueur de journée.
Tourisme Montréal vient de lancer son nouveau site de promotion de la ville. Il a coûté 1,5 million de dollars canadiens (972 000 €).
D’un point de vue technique, pour un site de 2008, on regretta une conception entièrement à base de tables, un code non valide, une accessibilité quasi-nulle. Terriblement “old-school”.
Voir aujourd’hui ce genre de choses fait sourire :
Et du script.aculo.us, en veux-tu, en voilà… Faut faire Web 2.0…
Ce nouveau site s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle démarche marketing :
1. Clientèle cible
Le choix de ces cibles a été arrêté de par l’effet multiplicateur qu’elles génèrent. En effet, moins affectée par les freins économiques - force du dollar canadien, prix du carburant, nouvelle réglementation en matière de passeport -, que la clientèle du marché affaires, notre clientèle touristique cible effectue de nombreux voyages, et fait preuve d’une grande influence tant sur l’ensemble de ses pairs et sur son environnement que sur la clientèle du marché affaires (planificateurs de réunions et décideurs associatifs).
Nos activités publicitaires ciblent principalement - mais non restrictivement - deux entités distinctes en provenance des États-Unis (plus spécifiquement de New York et de Boston), du Canada (Toronto), du Royaume-Uni (Londres), de la France et du Mexique :
- les HHAU (hétérosexuels, hédonistes, aisés et urbains) - Identifié par Tourisme Montréal, ce groupe est composé « d’oiseaux urbains » jeunes, célibataires et branchés, âgés de 25 à 39 ans. Ils sont en grande partie des professionnels (60 % d’entre eux) dont le salaire annuel moyen dépasse le seuil des 75 000 $. Généralement très à l’aise avec la technologie, ils consultent les sites de voyages, mais aussi les blogues et sont membres de réseaux sociaux virtuels (Facebook et autres).
- les SKER (Spending Kids’inheritance) - Il s’agit de couples sans enfants, en grande partie des professionnels dont le revenu annuel moyen est, là encore, estimé à plus de 75 000 $. Âgés de 35 à 55 ans, ils sont des lecteurs assidus des sections « voyages » des magazines et des quotidiens.
Ah, et enfin, vous ne trouverez aucun lien vers le site de Tourisme Montréal, puisqu’on peut lire dans sa page “avis juridique” :
Il vous est interdit de créer dans d’autres sites Web des liens les reliant à ce site Web sans l’autorisation expresse du Propriétaire du site. (Pour obtenir cette autorisation, veuillez communiquer avec notre administrateur Web à info@tourisme-montreal.org).
Consternant. Je les prends donc au mot.
Le nouveau site de Tourisme Montréal, à 972 000 €, c’est un bon échantillon de ce qui ne faut pas faire en matière de web. Et je ne prends pas le temps de vous parler d’utilisabilité, de navigation et d’expérience utilisateur… La vocation de ce nouveau site est de “surprendre”, pour ma part, c’est plutôt réussi.
Le site de Tourisme Montréal est l’œuvre des sociétés Cactus.net et Sid Lee (ex. Diesel). Ucentric a été consulté au sujet de l’expérience utilisateur.
I’ve spent the last three days at Paris Web - a three day conference about web standards and accessibility held in Paris, France. Just to sum it up: although travelling through the city to reach the two different locations was more of a nightmare that I’d ever imagined, the conference itself was an amazing experience and I am happy to have been a part of it.
Paris Web shows the hallmarks of a conference that is organized by people who are simply passionate about bringing the good ideas of standardization and accessibility to the people and not to line their pockets.
The two day conference pass held in an IBM building with a state-of-the-art auditorium (I am still geeking out about the remote control and having a monitor in the stage to see my slides) and a more than adequate supply of coffee and beverages was 100 Euro for two days. The workshops, sadly enough (because of the strike) held in a school on the other side of town set back attendees for only 10 Euros!
These prices meant that you were able to reach the folk you normally can’t as they are not able to afford the ticket for much pricier conferences. Pending me, the low price did not mean you didn’t get a line-up of impressive speakers and great presentations. The list of speakers read like a who-is-who of the francophone web scene and included people from WaSP, the W3C, IBM and members of the prototype team.
J’essaie de bloguer de l’Insia, sur un Dell en plastique sous KDE, avec un vieux clavier qwerty tout pourri… Ne comptez donc pas sur moi pour le moindre accent ou autre coquetterie typographique. Je pollue du bruit de l’immonde clavier mécanique la présentation sur les “bonnes pratiques” assurée par Elie Sloim et, en guest star, Denis Boudreau.
Elie nous retrace l’aventure du projet Opquast. Il achète le public en offrant a chacun le memento publie chez Eyrolles. Nous entrons dans le concret avec l’exposition de quelques fiches extraites du référentiel qualité Opquast. Avec des points comme “Il est possible de revenir a la page d’accueil depuis toutes les pages” ou encore “Chaque page comporte un titre significatif et représentatif de son contenu”.
Plus technique, Elie nous présente les bonnes pratiques liées au serveur. “Le serveur envoie les informations relatives a la nature des contenus (présence ou absence de contenus a caractère sexuel), “Les entêtes envoyés par le serveur contiennent les informations relatives au jeu de caractère employé”, “Le serveur envoie les informations permettant la mise en cache des contenus”, etc.
Ces aspects serveur suscitent réactions et questions parmi l’assistance.
(Ahhh, je viens de découvrir le correcteur orthographique qui va me permettre de placer quelques accents.)
La conformité a 100%, dans le cadre d’un référentiel, n’est pas une obligation et pas forcement souhaitable. Il s’agit de s’inscrire dans une démarche qualité. Il faut demeurer pragmatique.
Elie expose le process de création des règles Opquast, au travers de propositions de bonnes pratiques qui furent écartées.
Mon-Opquast 2.5 (encore en version alpha) se veut un véritable outil de pilotage, notamment pour les entreprises possedant de nombreux sites. Certains points d’evaluation sont désormais automatisés via un validateur, qui recouvre environ 15 % du référentiel. Nous testons la page http://www.paris-web.fr/2007/. Ouf, pas trop d’erreurs…
Tous les aspects de la qualité Web ne peuvent faire l’objet d’une automatisation, une évaluation humaine est incontournable.
Pris par le temps, Elie se doit deja de conclure, avec les axes de développement futur du référentiel OpQuast. Faciliter le pilotage de parcs de sites, le travail en équipe, développer l’évaluation automatique (quand c’est possible).
Oui, je devrais vous parler de Paris Web 2007, vous dire combien c’est le résultat de l’agrégation de mecs et de nénettes super-bien.
Le genre de personnes dont vous ignorez le nom et même l’existence, mais qui s’activent en coulisses pour vous préparer un monde meilleur, plus respectueux des différences, plus ouvert. Des gens qui œuvrent pour Internet. Les grands fous. Mais, qui obtiennent cependant, au jour le jour, des résultats tangibles à force d’obstination.
Des gens biens, et dont je suis humblement fier qu’ils daignent me reconnaître au sein de leur petite et courageuse communauté. À Paris Web 2007, j’ai le sentiment de me sentir en famille, et ça me fait chaud au cœur. Alors, oui, je devrais vous gaver de Paris Web. Mais Paris Web ne sera pas ma dernière conférence.
Accessibilité. Un soin tout particulier a été pris pour rendre le site Internet de la Présidence de la République accessible au plus grand nombre et plus particulièrement aux personnes ayant un handicap visuel. Toutes les pages du site sont actuellement mises aux normes de codage de l’organisme W3C. Elles seront progressivement mises en conformité avec les recommandations W3C.
L’ensemble des pages contenant des textes officiels sera également compatible. Celles comportant des contenus mixtes (textes, hyperliens, iconographie) peuvent ne pas être compatibles.
L’association Paris-Web a le plaisir de vous annoncer la seconde édition de son cycle de conférences autour des problématiques de qualité, d’accessibilité et d’évolution des technologies web. Pour ce rassemblement majeur en France, nous recherchons des experts souhaitant partager leur retours d’expérience et leur métier.
Paris Web 2007 proposera deux jours de conférences et de tables rondes aux acteurs du web, les jeudi 15 et vendredi 16 novembre 2007. Le samedi 17 novembre sera réservé à des activités plus communautaires via des ateliers ou des débats.
Les interventions porteront sur la définition, la mise en œuvre et le contrôle de la qualité web. Cet objectif de qualité englobe les notions d’accessibilité et d’interopérabilité mais aussi les problématiques liées aux nouveaux formats et aux nouveaux usages du Web.
Dire que cela me fait vivre depuis 15 ans… Cependant, pas à ce niveau de gabegie.
Ce n’est même pas une question de public ou privé — je crois sais que l’on peut trouver bien pire dans nos entreprises du CAC 40 — je ne citerai pas de noms. C’est une question de crasse incompétence également répartie à tous les échelons du pouvoir.
[…] lors du Conseil municipal de ce lundi 5 mars, il est demandé aux élus d’autoriser un nouveau marché mais avec le même prestataire. Cette fois-ci, la complexité technique alléguée est telle qu’il est impossible, selon la municipalité, d’imaginer un instant recourir à un autre prestataire que Sopra Group. La délibération 20070149 de ce Conseil municipal prétend en effet : “Seul Sopra Group possède aujourd’hui les compétences techniques sur les réalisations faites pour permettre au portail de perdurer en production et de poursuivre son extension, sans que soit remise en cause toute sa base technique, l’architecture logicielle déployée et tous les développements réalisés sur cette architecture. Recourir à un fournisseur différent pour son maintien et son évolution obligerait à refaire la conception et les bases du portail, en renonçant à tout investissement financier et humain depuis 4 ans”.
6 millions d’euros, ça fait cher le site Web municipal réalisé par Sopra Group (non, ne regardez pas le code source de leur page d’accueil… ah… je vous avais prévenus…), avec des technologies tellement ouvertes que personne d’autre que les concepteurs ne semblent être en mesure de gérer le bousin (qui a dit prise d’otages ?).
“Les bonnes pratiques”, c’est un dépliant à la manière d’une liste de contrôle qui recense 153 critères du référentiel qualité Web Opquast. Un pense-bête à garder continuellement à côté du clavier… Et tout ça, pour la somme faramineuse de 5 €.
(Vous êtes dispensés d’écouter ma prestation, si vous ne devez en écouter que 3 ou 4, je vous recommande — dans l’ordre d’apparition — Tristan Nitot, Élie Sloïm, Daniel Glazman, François Nonnenmacher, Karl Dubost…)
David Latapie : “Paris Web 2006 : deux jours de folie”. “L’appareil-photo plein de photos ratées et le classeur de brouillons hâtivement rédigés, c’est avec un mélange de joie et d’appréhension que j’écris ce billet. Joie, parce que baigner dans la crème du Web français, entouré d’un tel enthousiasme, c’est jubilatoire…”
Stéphane Deschamps. “Merci !” “C’est marrant tous ces gens qui disent « bravo », ou, plus fort encore, « bravo Stéphane ». Je ne vous cache pas que c’est excessivement bon pour le moral, non non, je ne vous le cache pas. Mais ceux qui sont venus me le dire oublient une chose : tout ça n’a pu se faire que parce qu’eux tous ont cru que ça pouvait exister.”
Laurent Gloaguen : “Paris Web 2006, à chaud”. “Vraiment, les gars, vous nous avez offert 48 heures de pur bonheur.”
Aurélien Levy : “ParisWeb 2006 j’y étais et vous ?”. “J’ai eu la chance d’être parmi ceux qui ont pu assister à cet événement exceptionnel…”
Monique Brunel : “Paris Web 2006, essai transformé”. “Je suis désolée de remuer le couteau dans la plaie pour ceux qui auraient voulu y être et n’ont pas pu… c’était 3 jours de rêve, 3 jours de bonheur !”
Daniel Glazman : “ParisWeb 2006, mon opinion”. “Dix ans… Cela fait presque dix ans que je n’ai pas assisté ou participé à une conférence Web aussi bien organisée que celle de Paris Web 2006.”
Jean-Luc Grellier : “Paris Web 2006… l’accessibilité en question”. “Paris web 2006 est mort, vive Paris web 2007… c’est ainsi que pourrait tout aussi bien se résumer l’ambiance agréable mélangeant des experts, des sommités, des étudiants, des geeks, et des curieux…”
Vincent Battaglia : “Paris Web 2006 : mes réactions…”. “Voilà, j’ai trouvé ça génial, j’ai appris plein de choses et surtout, j’ai rencontré les gens qui font ce qu’est le Web francophone d’aujourd’hui”.
Tristan Nitot. : “Paris Web 2006 : succès sur toute la ligne”. “Les organisateurs. Ah, les organisateurs ! Les superlatifs manquent forcément pour chanter leurs louanges. Bénévoles, ils ont passé beaucoup de temps pour nous offrir une merveille !”
Raphael Goetter : “Paris Web 2006 ou ‘comment rassembler tout le gratin web’”. “Sous-titré ‘Design, Qualité et Accessibilité’, cet événement a réussi un double pari : celui de traiter durant deux jours de conception web propre et moderne et de rassembler toutes mes idoles en même temps au même endroit…”
Nicolas Tallet : “Paris Web 2006 : deux jours de pur bonheur !” “Paris Web 2006 était la conférence à éviter de manquer pour tous les gens intéressés par les standards du Web, l’ergonomie et l’accessibilité dans la langue de Molière…”
Jean-Marc Fontaine : “Compte-rendu de Paris Web 2006”. “Paris Web 2006 a été un véritable succès de mon point de vue et j’ai hâte de m’inscrire pour l’édition 2007 !”
Thierry Régagnon : “Paris Web 2006”. “C’est l’un des grands intérêts de l’évènement. On ne peut le limiter qu’aux présentations. Les rencontres et les discussions sont toutes aussi intéressantes et enrichissantes.”
Marie Alhomme : “La prochaine fois, on s’fait Bercy ?” “Pour ceux qui auraient faignantisé (oui, j’aime les néologismes, et alors ?) sur leur veille techno, et qui n’auraient donc pas entendu parlé de Paris Web 2006, il s’agissait d’une réunion sur la qualité et l’accessibilité du design web…”
Laurent Denis : “Paris Web 2006”. “Même si tous les participants l’ont déjà dit et redit, redisons-le en effet: ce fut magistralement organisé et mené de main de maître par Éric Daspet, Stéphane Deschamps, Adrien Leygues, Olivier Gendrin et leur entourage.”
Elie Sloïm : “Paris Web 2006 : carton plein”. “Tout ça ressemble à un conte de fées où tout le monde serait gentil, vaillant et motivé. Ben oui, mais je n’y peux rien, c’est vrai. Alors, croyez-moi ou pas : il s’est vraiment passé quelque chose à Paris Web 2006.”
Pascale Lambert-Charreteur : “Paris Web 2006”. “Non, mais franchement, vous imaginez ça ? Une obscure petite prof de province devant un parterre de 150 geeks ou assimilés ? A côtoyer des pointures telles que Tristan Nitot, Karl Dubost, Daniel Glazman, François Nonnenmacher, Laurent Gloaguen, Jean-Louis Carves, Elie Sloïm, Denis Boudreau, etc, etc, etc. ?”
François Nonnenmacher : “De l’envie et du conflit comme moteurs”. “Oui nous étions “entre nous”, mais c’était vrai pratiquement de l’ensemble de la salle, pas seulement du panel. Non nous n’étions pas ‘une bande de copains’, nous formions une communauté d’esprit.” — Et, “Capgemini.com, histoire d’un redesign”.
Clément Hardoüin : “Une journée à Parisweb 2006”. “C’est sans réserve que je participe au cirage de pompes généralisé (et mérité !) des organisateurs de Parisweb 2006…”
Franck Paul : “Paris Web 2006 - À froid”. “Et puis enfin j’ai aimé faire partie de cet aréopage de talents regroupés pendant ces deux jours. Je suis fier d’avoir pu y participer, d’avoir suscité des idées, d’avoir pu partager et rencontrer des grands noms. Un seul mot pour conclure : Encore !”
Mon actualité du moment, c’est bien sûr ma participation à Paris Web 2006.
Accessibilité, qualité et design : comment concilier ces trois approches dans une optique de production de sites web, avec les contraintes et les exigences liées à des processus « industriels » ?
C’est dans ce contexte de questionnement, et pour tenter de rapprocher ces facteurs parfois contradictoires que Paris Web 2006 a été créée. Cette manifestation en français se tiendra les 21 et 22 septembre 2006 à Paris.
Vendre les standards. Laurent Gloaguen fera partager sa connaissance de la commercialisation de la qualité Web, des arguments qui convainquent les décideurs, des choix techniques à faire dans un contexte de rentabilité, et illustrera les bénéfices des bonnes pratiques avec des exemples concrets.
J’avoue que le sujet “vendre les standards” me parait un peu obsolète de nos jours… Vers quoi pourrais-je faire évoluer mon intervention ? (Après 15 minutes à expliquer que la question première est caduque, bien entendu.)
Ou le retour du structurel sur le Web… Un mouvement de fond qui traverse actuellement le Web, un retour à l’originel, quand le balisage HTML était avant tout porteur de sens (ainsi les balises “address” ou “cite” qui catégorisaient leur contenu sans donner la moindre indication de la forme). Aujourd’hui, on peut retrouver du sens au code tout en gardant la forme grâce aux CSS. Hélas, il y a encore loin avant l’adoption généralisée de ces règles, si cela arrive un jour. Car les règles sont contraignantes. Heureusement, il y a des apôtres qui ont pris leur bâton de pélerin et portent la bonne parole : cessez le bricolage et l’anarchie, respectez les standards du Web.
En attendant, pour apporter ma modeste pierre à l’édifice, je me cultive sur le sujet. Ma prochaine étape sera d’arriver à vendre à un client un site XHTML conforme aux règles… Et çà, c’est pas gagné.
Si vous ne connaissez rien des standards, que XHTML n’évoque rien pour vous, allez donc visiter cette page.