Journal de bord

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Le lustre de Groß-Umstadt

gross-umstadt-kronleuchter

200 000 pièces, 60 000 pampilles de cristal et 532 ampoules de 100 W. 9 mètres de diamètre. Cristallerie Palme & Walter.

[Photo Walter Lindlar, AP. 1962.]

Photo du jour

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[Photo Mike Baker / AP.]

Trouvée via le blogue photo de MSNBC).

Précisions sur l’affaire Charles de Crespy le Prince

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Le 23 janvier dernier, j’avais évoqué l’affaire Charles de Crespy le Prince qui ébranle le marché de la photographie ancienne.

Un informateur, impliqué dans l’histoire, m’indique que les papiers utilisés dataient bien des années 1830-40, ce qui accrédite la thèse d’un effort élaboré de tromperie délibérée de la part du producteur de ces tirages.

Comme je l’écrivais, le moyen physique le plus évident pour authentifier la date d’un tirage photographique ancien, c’est de dater le papier. Mais si les faux sont faits sur papier d’époque, cela peut devenir très compliqué.

Les composés résultant du procédé chimique de création de l’image ne sont pas vraiment datables (allez donc faire parler des atomes de métaux ou d’hypothétiques molécules résiduelles des différents traitements avant rinçage final). Seules de grossières erreurs pourraient trahir le faussaire avec la chimie (par exemple, utiliser de l’acide éthylène diamine tétraacétique, découvert en 1935 et mal rincer l’épreuve…). Si le tirage est fait en respectant scrupuleusement les techniques de l’époque, ce qui se retrouve sur les fibres de cellulose sera en tous points similaire à un tirage d’époque.

Dans le procédé qui nous intéresse ici, les produits chimiques sont simples et limités en nombre (plus limités pour le positif papier salé — seulement sel et chlorure d’argent — que pour le négatif). L’épreuve est fixée au thiosulfate de sodium, dont l’usage photographique est découvert par John Herschel en 1819. Si tout est parfaitement fait, il n’est censé rester que de l’argent sur le papier.

En outre, analyser avec précision la chimie utilisée demande des moyens généralement coûteux (et parfois destructeurs) comme, par exemple, la spectrométrie, ce qui fait que le recours à ce type de techniques est encore peu commun dans l’expertise de photographies. D’autant qu’avec un faux réalisé dans les règles de l’art, des résultats probants ne sont pas garantis. L’analyse chimique ne peut dire que “c’est faux” ou “c’est peut-être vrai”. Si elle ne voit pas de falsification, elle ne sera qu’un élément parmi d’autres entrant en ligne de compte dans le processus d’expertise.

Je pensais :

Paul Messier est l’expert en papier utilisé pour la photographie le plus reconnu au monde. S’il dit que ce sont des faux, c’est probablement que le papier est postérieur à 1848.

L’informateur m’assurant que les papiers sont bien des années 1830-40, cela détruit ma supputation quant à l’analyse de Messier. Cet acteur m’oriente aussi sur ce qui, dans l’analyse, trahirait irréfutablement la fraude.

Le corpus d’œuvres de Charles de Crespy le Prince proposé à la vente comportait non seulement 185 épreuves tirées sur papier salé, mais aussi 73 négatifs sur papier ciré, des calotypes.

Les papiers utilisés pour les négatifs du procédé de Fox Talbot étaient souvent cirés (avant ou après ioduration) pour améliorer la translucidité, réduire le grain, rendre la surface plus lisse et résistante à l’abrasion. (L’idée de cirer le papier avant ioduration remonterait à 1842 sous la plume de Talbot si j’en crois Nicolas Le Guern dans Primitifs de la photographie, Gallimard-BNF, 2010). Aux mêmes fins, de nombreuses autres substances furent également testées pour la préparation du papier, comme des solutions alcooliques de résines naturelles, de camphre, ou encore des mélanges d’huiles et térébenthine. Tout photographe de l’époque se livrait à de nombreuses expérimentations et se voulait chercheur-découvreur.

Ainsi, la cire des négatifs a été analysée et elle comporterait des éléments qui n’existaient pas au milieu du XIXe siècle. (Les cires sont des composés organiques et les cires naturelles comme la cire d’abeille sont des assemblages de nombreux composés. Elles sont bien plus “causantes” que la chimie minérale des procédés photosensibles.)

Tout ceci est inquiétant pour le marché de la photographie et la confiance qui doit présider à toute transaction. Dans des conditions normales d’expertise, ces faux n’étaient pas décelables du premier coup d’œil, même si un faisceau de présomptions avait dissuadé certains spécialistes d’apporter leur caution à cette “découverte”, voire d’exprimer certaines réserves. Les principaux aspects qui devaient initier certains doutes, c’est que l’histoire était trop belle pour être vraie et que, comme je l’évoquais dans mon précédent billet, les sujets communs à tout le lot étaient hors-norme, dans une sorte de répétition obsessive :

Il y a quelque chose de très curieux dans ces photos de Charles-Édouard de Crespy le Prince, c’est que rien ne permet de les dater dans leurs sujets. Que des arbres, des rochers. Bref, de l’intemporel. Tout le corpus proposé à la vente est d’une rare homogénéité. Étrange.

Si un Henri Le Secq a fait des images tout à fait similaires, il n’a pas fait que ça.

Si j’en crois Rue89, les tirages étaient passés avant la vente entre les mains de Sylvie Aubenas. Si cette experte reconnue a émis des doutes, elle n’a pas non plus affirmé et fait savoir que c’était sûrement des faux. De même pour Patrick Lamotte, spécialiste de la photographie à l’atelier de restauration de la Bibliothèque nationale, qui n’aurait pas voulu se prononcer en l’absence d’analyses chimiques. On peut donc penser que ces faux sont loin d’être aussi grossiers que certains voudraient le laisser entendre avec la facilité du jugement a posteriori.

Seules des expertises scientifiques permettent de donner des réponses quand il y a doute (en dans le cas présent, ce sont elles qui seront au cœur des différentes actions judiciaires en cours). Il n’est cependant pas envisageable de faire passer en labo tout ce qui se vend sur le marché.

Enfin, cette histoire (qui fait suite à d’autres mic-macs dans le marché de la photo ancienne, genre affaire Hine-Rosenblum…) démontre, si besoin était, qu’il est possible de faire des faux très trompeurs, voire presque parfaits. Les “Crespy le Prince” n’en étaient pas (outre la question de la cire, il y avait toute une série de petites anomalies qui, réunies, auraient dû permettre de suspecter une fraude), mais ça tenait finalement à peu de choses, aisément surmontables par un faussaire plus soigneux.

Cette affaire est assez passionnante pour tout amateur de procédés anciens. J’aimerai beaucoup connaître la teneur exacte de ce fameux rapport d’expertise de Paul Messier.

Enfin, je m’interroge sur le faussaire et ses motivations. Il y a de nos jours des gens, comme par exemple Christopher A. Wright, qui savent très bien faire de vrais callotypes dans les règles de l’art. Mais il faut avouer que ces gens sont assez peu nombreux dans le monde… Quel amateur de procédés anciens a pu ainsi aller se compromettre dans cette histoire ? (Sachant que ces faux ont peut-être déjà un certain âge.)

Le mystère reste entier.

P.S. Une hypothèse qui m’est passée par la tête est que tous ces tirages seraient le fruit du travail d’un amateur explorant la technique du callotype, peut-être il y a plusieurs décennies. Et que ce serait une autre personne, indélicate, ayant mis la main sur ce lot de tirages, peut-être dans une brocante, qui aurait ajouté les éléments pour faire croire à l’imaginaire attribution à l’obscur Charles de Crespy le Prince, qui aurait ainsi construit l’histoire qui valorise ces négatifs et tirages. Mais ça ne colle pas trop avec le papier qui serait vraiment d’époque…

Marché véreux de la photo ancienne

Encore un scandale dans le marché de la photo ancienne…

[…] Si les acheteurs et l’expert Grégory Leroy refusent de livrer le document [une expertise de Paul Messier], c’est, disent-ils, parce qu’il est trop sensible : ce rapport serait tellement détaillé (30 pages) qu’il pourrait, s’il tombait entre de mauvaises mains - notamment celles des possibles faussaires - leur permettre de comprendre leurs erreurs.

C’est le marché de la photo ancienne qui serait en jeu… Leroy justifie :

« Le travail est magnifiquement fait. En ne transmettant pas ce document, je défends l’intérêt du marché et de mes clients contre d’éventuels faussaires qui se baladent dans la nature. »

La Brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) possède également le document classé confidentiel dans le cadre de l’enquête préliminaire. Elle a mandaté une nouvelle expertise, française celle-là.

[…] Grégory Leroy estime que la moitié du commerce de la photo ancienne en France (évalué entre 5 à 10 millions d’euros par an) est touché.

Acheteur de la vente, Jean-Claude Vrain renchérit :

« On sait qu’il y a beaucoup de faux dans l’art mais là, c’est à ma connaissance la première fois que tout le lot est composé de faux. C’est très inquiétant pour la photographie : c’est aussi la première fois qu’on mettrait à nu une véritable entreprise de faux à grande échelle, opérant pour des sommes aussi importantes. C’est le plus grand scandale auquel j’assiste depuis que j’achète. »

Rue89, Eleonore Gratiet-Taicher : “L’un des pionniers de la photo a-t-il été inventé de toute pièce ?

Quelques observations :

Il y a quelque chose de très curieux dans ces photos de Charles-Édouard de Crespy le Prince (voir les 83 lots ici), c’est que rien ne permet de les dater dans leurs sujets. Que des arbres, des rochers. Bref, de l’intemporel. Tout le corpus proposé à la vente est d’une rare homogénéité. Étrange.

D’autre part, même si c’était de vrais calotypes du milieu du XIXe siècle, la pauvreté de leurs sujets devraient enlever très considérablement de leur valeur.

Enfin, l’argument de Grégory Leroy, expert pour les ventes de photographies chez Artcurial, comme quoi il ne faut pas diffuser l’expertise, car elle mettrait en péril le marché… C’est regrettable.

Le seul moyen d’assainir ce marché véreux, c’est de parler des escroqueries au lieu de les cacher sous le boisseau, et d’être dans une démarche scientifique en communiquant le résultat des expertises, afin de faire progresser la recherche qui n’en est qu’à ses balbutiements.

Pour ce que j’en sais, seul aujourd’hui le papier permet d’irréfutablement dater quelque chose dans un tirage photographique, mais seulement le papier, pas la chimie qui est mise dessus. (Paul Messier est l’expert en papier utilisé pour la photographie le plus reconnu au monde. S’il dit que ce sont des faux, c’est probablement que le papier est postérieur à 1848.)

(Avec du vieux papier, je peux vous fabriquer des faux très convaincants.)

Mise à jour, 26 avril 2012 : Contrairement à ma supputation, le papier daterait bien des années 1830-40. Lire “Précisions sur l’affaire Charles de Crespy le Prince”.

$4,338,500

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Andreas Gursky, “Rhein II”. Le tirage photo le plus cher du monde.

The HDR hole

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Ça circule pas mal sur Google+, j’en ignore la source. C’est pas mal vu…

Entretien avec un tireur

Les palladio-platinotypes : des tirages photographiques à l’épreuve du temps”. Entretien avec Stéphane Gigandet, qui développe une intéressante plateforme de réalisation d’interviews en ligne.

Grande dame

Un documentaire de 1965 sur une grande dame de la photographie :

Dorothea Lange Part I: Under the Trees.

Dorothea Lange Part II: The Closer For Me.

Beaux mecs

Pour les filles et les gays : “My Daguerreotype Boyfriend”.

Photo du jour

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Je suis rarement content de mes propres photos, mais là, je ne sais pas trop pourquoi, j’adore mes tulipes.

Simulateur d’appareil photographique

Jouez avec la focale, l’ouverture, la sensibilité, la rapidité. Instructif pour les débutants (pour comprendre les trois principaux modes de prise de vue, manuel, priorité diaphragme, priorité vitesse), amusant pour tous.

Online SLR Camera Simulator.

Mon appareil est presque toujours en priorité diaphragme. C’est votre cas ?

Préserver

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Natori. Photo AP/Vincent Yu.

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Kesennuma. Photo AFP/Yasuyoshi Chiba.

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Natori. Photo AP/Sergey Ponomarev.

In Focus: “Japan Earthquake: The Long Road to Recovery”.

Sauvetage de mémoires

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À Ōfunato, un bénévole nettoie des photographies retrouvées dans les décombres. Photographie Toru Hanai/Reuters.

The Big Picture: “Japan’s crisis: one month later”.

Contrechamp

Photo: Paul Hansen

Photo: Paul Hansen, 2010.

Photo: Nathan Weber

Photo: Nathan Weber, 2010.

Last year while covering the Haitian earthquake aftermath, myself and several other photographers were in the downtown area of Port au Prince following local police as they attempted to maintain control over looting crowds. During the chaos Fabienne Cherisma, 15, was shot in the head by police and died instantly. During the next few minutes one of the images I made shows the scene and the many photographers capturing images of her lifeless body.

As it turns out one of those photographers, Paul Hansen, a staff photographer with the Swedish daily Dagens Nyheter, has won newspaper photographer of the year in the 67th annual Picture of the Year International competition at the Missouri School of Journalism.

I feel it is important to share with viewers a glimpse of the situation that surrounded Fabienne’s tragic misfortune.

Nathan Weber: “Haiti & Paul Hansen”.

Prison Photography: “Brouhaha in Sweden following Award to Paul Hansen for his Image of Fabienne Cherisma”.

A Photo Revolution

Chris Marquardt: The Invisible Camera”.

Sophistiqué…

Look Ma, no chromatic aberrations

So before I say anything else let me start by saying; I created this video to simply show that you should not be limited by your camera. Obviously there was a lot that went into this shoot including a professional model, hair and makeup, a studio, lighting, and a retoucher. We may create another video in the future where we shoot with only natural light but this video is simply about the camera. There are so many photographers who are obsessed with noise, sharpness, color, dynamic range, megapixels, chromatic aberration, moire, distortion, etc. So many photographers get wrapped up in the technical side that they forget how to take compelling images. This video is for them.

Fstoppers, Lee Morris: “The iPhone Fashion Shoot”.

Des nouvelles du Cabestan

Après un mois et demi d’activité, le bilan de l’expérience est très satisfaisant et il semblerait même que le projet soit viable. Sans aucune étude de marché, juste guidé par la passion, ma “start-up” a déjà rencontré un public réceptif à ce style d’offre qui sort un peu de l’ordinaire et le bouche-à-oreille fonctionne bien.

Le point essentiel, c’est 100% de clients heureux aux quatre coins du monde. (Enfin, quand ils reçoivent leur commande… À cet égard, nous ne féliciterons pas Chronopost qui traite les EMS en France. Une qualité de service juste pitoyable.) Il y a même des clients qui font des vidéos de déballage avec des chats (hmm ?).

Pour ce qui est de ce qui marche, il est clair que New York ou Gertrude, ça part beaucoup mieux que les bateaux. Il me faudra donc étoffer le catalogue dans ces directions (ou faire de la pub en direction des amateurs de voiliers).

Pour les prix de vente, on m’a plusieurs fois dit que je n’étais pas assez cher pour être crédible. Je suis assez cher pour gagner modestement ma vie (l’équivalent d’un SMIC français) si je vends une trentaine de tirages par mois, et pour le moment, ça me suffit. Et je suis déjà assez cher pour être considéré comme produit de luxe inaccessible à beaucoup. D’autre part, je l’expliquais à un nouveau montréalais, vivre de sa passion et choisir un confort de vie, ça a un coût et je suis prêt à le payer. Je pourrais certainement gagner bien plus d’argent en continuant à travailler dans le webomarketing, mais cela ne m’intéresse plus du tout et n’est aucunement enrichissant personnellement.

J’avais annoncé qu’une des étapes suivantes était de s’ouvrir à la photographie contemporaine, c’est chose faite aujourd’hui avec l’arrivée de Guy Verville, photographe montréalais (et ami aussi).

Photo Guy Verville.

En photo : Sans titre n° 1, Guy Verville, 2007.

[Si vous êtes photographe intéressé par ce type de commercialisation, les conditions sont assez simples : il faut que j’aime vos photos (pour les tirer avec amour), qu’elles me semblent avoir un minimum de potentiel commercial, et vous gagnez 50$ (37.5 €) par tirage vendu. Aucune avance sur recette.]

Je lance ma start-up

Après des mois de travaux préparatoires, je lance aujourd’hui ma petite entreprise.

Ceux qui me connaissent un peu savent que j’ai trois passions dans la vie, la mer, la photo et l’histoire. J’ai donc tenté de réunir les trois et d’en faire un semblant d’activité professionnelle. Après des années dans la publicité, le marketing, le “web 2.0”, j’ai ressenti le besoin de laisser l’esbroufe et le jetable de côté, pour de l’artisanat et du durable.

Le thème général, c’est de vendre des tirages photographiques de grande qualité, principalement réalisées en platine-palladium, à des prix raisonnables. Pour le moment, il y a une forte dominante “marine” parce que j’aime ça, mais c’est appelé à évoluer.

C’est une activité complètement artisanale. Ce ne sont pas des tirages argentiques faits en minilabs en Roumanie pour un euro pièce, et vendus comme des “photographies d’art” pour collectionneurs cinquante à cent fois plus cher. J’avais pensé un moment à une reconversion dans l’ébénisterie (j’adore le travail du bois), ce sera finalement la photographie à l’ancienne.

C’est une version bêta. C’est-à-dire qu’il peut y avoir des dysfonctionnements dans le site (je vous remercie de me les signaler) et que ce qu’il y a derrière n’est pas encore tout à fait rodé, il pourrait y avoir des incidents de démarrage, notamment au niveau logistique (les premiers clients essuieront les plâtres…). Bref, ce doit être considéré comme un chantier ouvert au public.

Quelles sont les phases suivantes ? D’ici trois semaines, présenter une activité de tirage à la commande pour les photographes. Et par la suite, proposer le site comme support de vente pour des photographes contemporains, notamment des passionnés qui travaillent avec le platine-palladium, mais aussi avec d’autres techniques alternatives comme le charbon, le cyanotype, la gomme bichromatée, etc. Je suis également à la recherche de photographes dont l’œuvre est exploitable en noir et blanc et qui seraient intéressés par ce genre de commercialisation (m’écrire). J’ai déjà quelques noms en tête…

Vais-je gagner de l’argent avec cette activité ? À vrai dire, je n’en sais rien et ce n’est pas vraiment le but, je crains que la passion et le plaisir aient pris le pas sur ce genre de considérations. Nous verrons bien… En tout cas, j’ai l’espoir de faire assez d’argent pour réinvestir et développer.

Mon ambition ? Si j’ai ne serait-ce qu’un seul client comme lui (non, ce n’est pas un déballage Gonzague…), je pense que mon bonheur sera complet. Voilà, donner du plaisir, c’est ma principale ambition.

Publicité gratuite. Si vous avez un blogue, ne vous privez pas de faire un lien vers ce site, ça aidera mon référencement. Je vous en serai chaleureusement reconnaissant.

Voilà, c’est un peu fébrile et ému que je lève le voile sur la Galerie du Cabestan. Commentaires bienvenus.

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Quizz photographique

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De quelle époque date cette photo ?

(Les experts qui connaissent déjà cette photo n’ont pas le droit de jouer. Merci…)

Chats en boîte

J’aime quand Narvic nous parle des chats et des marmottes, en voulant nous dire que ces objets-là ne sont guère digne d’attention. Parce que je me souviens très bien que la première chose que je me suis dit lorsque j’ai découvert Flickr, c’est précisément: c’est incroyable tous ces chiens et ces chats ! Un vrai choc. Cela faisait plus de vingt ans que j’étudiais la photo, mais aucun de mes livres, analyses savantes, kilos de doc, ne m’avaient révélé ce trait de la photographie privée: l’importance de cette présence-là. Narvic, ne ris pas, mais c’est fou ce qu’on voit dans une photo de chat. D’abord on voit qu’on ne l’avait pas vu, que Flickr nous fait découvrir quelque chose qu’aucun corpus n’était capable de nous dire. Ensuite, photographier son chien ou son chat nous raconte exactement à quoi sert la photographie. Avec Bourdieu, on peut admettre que photographier ses enfants, sa femme ou son beau-frère comporte une dimension sociale d’affichage et de convention. Mais lorsque Miranda, 14 ans, met en ligne trente photos d’affilée de son affreux matou, ces photos-là ne nous disent qu’une seule chose. Que la photo, ça sert à mettre de l’amour en boîte. Pour le consommer plus tard, comme des tranches d’ananas. Oui, je sais, c’est à peu près la même chose que ce que tente de nous dire Roland Barthes dans La Chambre claire - mais il ne le dit pas, il nous parle de présence, il nous parle d’histoire, mais il n’arrive pas à énoncer cette chose-là, autour de laquelle tourne tout son livre. Peut-être lui a-t-il manqué un chat. Il y a des évidences si difficiles à comprendre, qu’il faut beaucoup de temps et de patience pour les entrevoir.

André Gunthert : “Les chats, les marmottes et les fins de la participation”.

Miroir dans l’escalier

Cette photo de Karl, “Miroir dans l’escalier”, me fascine. On dirait un morceau de peinture à l’huile, comme volé d’un tableau d’Edward Hopper.

Miroir dans l'escalier.

銀座,日本